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Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence

Quarterly Report Aug 4, 2022

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Quarterly Report

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Rapport Financier semestriel 2022

Caisse Régionale Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence

Examen de la situation financière et du résultat Juin 2022. 4
1. La situation économique 4
1.1. Environnement Economique & Financier global 4
1.2. Environnement local & positionnement de la Caisse Régionale sur son marché 7
1.3. Activité de la Caisse Régionale 7
1.4. Les faits marquants 7
2. Analyse des comptes consolidés 7
2.1. Présentation du groupe de la Caisse Régionale 7
2.2. Contribution des entités du groupe de la Caisse Régionale 8
2.3. Résultat consolidé 8
3. Analyse des comptes individuels 8
3.1. Résultat financier sur base individuelle 8
3.2. Les Certificats Coopératifs d'Investissement 10
4. Evènements postérieurs à la clôture et perspectives pour le Groupe Caisse Régionale 10
4.1. Evènements postérieurs à la clôture 10
4.2. Les perspectives 2022 10
5. Informations diverses 11
5.1. Information spécifique sur les opérations réalisées dans le cadre de rachat de CCI autorisées par
l'Assemblée générale du 29 Mars 2022 11
5.2. Calendrier de publication des résultats 11
6. Informations prudentielles 11
6.1. Composition et pilotage du capital 11
Facteurs de risques 13
1. Facteurs de risques liés à la Caisse Régionale Alpes Provence et à son activité 13
1.1. Risques de crédit et de contrepartie 13
1.2. Les Risques Financiers 15
1.3. Les Risques opérationnels et risques connexes 18
1.4. Risques liés à l'environnement dans lequel la Caisse Régionale évolue 20
1.5. Risques liés à la stratégie et aux opérations de la Caisse Régionale 23
1.6. Risques liés à la structure du Groupe Crédit Agricole 24
2. Gestion des Risques 26
2.1. Appétence au Risque, Gouvernance & Organisation de la gestion des Risques 26
2.2. Dispositif de stress tests 28
2.3. Procédures de contrôle interne & gestion des risques 28
2.4. Risque de crédit 28
2.5.
2.6.
Risque de marché 37
Gestion du bilan 40
2.7. Les risques opérationnels 46
2.8. Les risques juridiques 48
2.9. Les risques de non-conformité 49
Comptes consolidés au 30/06/2022 50
CADRE GENERAL 50
ETATS FINANCIERS CONSOLIDES 51
NOTES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES 56
1. Principes et Méthodes applicables dans le Groupe, jugements et estimations utilisées 56
2. Principales opérations de structure et événements significatifs de la période 57
2.1 Principales opérations de structure 57
2.2 Information portant sur le périmètre de consolidation au 30 juin 2022 57
2.3 Autres événements significatifs de la période 58
3. Risque de crédit 58
3.1 Variation des valeurs comptables et des corrections de valeur pour pertes sur la période 58
3.2 Exposition au risque souverain 62
4. Notes relatives au résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 63
4.1. Produits et charges d'intérêts 63
4.2. Produits et charges de commissions 63
4.3. Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 63
4.4. Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres 64
4.5. Gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti 64
4.6. Produits (charges) nets des autres activités 64
4.7. Charges générales d'exploitation 65
4.8. Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles 65
4.9. Coût du risque 65
4.10. Gains ou pertes nets sur autres actifs 66
4.11. Impôts 66
4.12. Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 67
5. Informations sectorielles 67
6. Notes relatives au bilan 68
6.1. Actifs et passifs financiers à la juste valeur par résultat 68
6.2. Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 68
6.3. Actifs financiers au coût amorti 69
6.4. Passifs financiers au coût amorti 70
6.5. Immeubles de placement 70
6.6. Ecarts d'acquisition 71
6.7. Provisions 71
6.8. Dettes subordonnées 71
6.9. Capitaux propres 71
7. Engagements de financement et de garantie et autres garanties 72
8. Reclassements d'instruments financiers 73
9. Juste valeur des instruments financiers et informations diverses 73
9.1 Informations sur les instruments financiers évalués à la juste valeur 73
9.2 Variation du solde des instruments financiers valorisés à la juste valeur selon le niveau 3 76
9.3 Réformes des indices de référence 78
10. Parties liées 79
11. Événements postérieurs au 30 juin 2022 79
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés intermédiaires résumés 2022 80
Attestation du responsable de l'information financière semestrielle 81

Examen de la situation financière et du résultat Juin 2022.

1. La situation économique

1.1. Environnement Economique & Financier global

Premier semestre

Après une chute du PIB mondial de 3% en 2020, inédite depuis au moins quarante ans, l'année 2021 a été celle d'un rebond de l'activité tout aussi inédit, de plus de 6% – avec +5,7% Etats-Unis, +5,3% en zone euro et même +6,8% en France et +6,6% en Italie. 2022 s'annonçait comme l'année de la « normalisation », avec une croissance qui promettait de rester encore vigoureuse (+4,2% prévu en janvier 2022 par le FMI pour la croissance mondiale).

La hausse de l'inflation était cependant devenue l'inquiétude principale. Les prix des matières premières grimpaient. La demande des consommateurs, progressivement libérée des contraintes sanitaires et stimulée par les plans de relance (en particulier aux Etats-Unis), connaissait un vif rebond, tandis que l'offre très fortement perturbée par la pandémie peinait à y répondre. Ainsi, les chiffres d'inflation ne cessaient de surprendre à la hausse : aux Etats-Unis elle atteignait des niveaux inédits depuis quarante ans (+7,5% sur un an, en janvier) et la zone euro n'avait jamais connu une telle hausse des prix (5,1%). On pouvait néanmoins début 2022 escompter un ajustement progressif de l'offre à la demande et un retour rapide de l'inflation vers des niveaux plus proches des cibles des banques centrales.

La guerre engagée par la Russie contre l'Ukraine le 24 février a cependant constitué un nouveau choc puissant pour l'environnement mondial. Au terme de quatre mois de ce conflit, son issue militaire est loin d'être dessinée et l'on sait déjà que ses conséquences économiques et géopolitiques seront majeures et durables.

Plusieurs salves de sanctions contre la Russie ont rapidement été mises en place mais, au-delà, la guerre entraîne des coupures physiques de production, des liaisons commerciales et des exportations sur le territoire ukrainien. Le blocage de la mer Noire a des répercussions majeures sur toutes les exportations russes, mais aussi d'Asie centrale. Les perturbations de l'économie mondiale depuis lors sont en conséquence très fortes. L'Europe est touchée au premier chef.

Si la Russie et l'Ukraine ont globalement un poids faible dans l'économie mondiale (3,5% du PIB mondial en parité de pouvoir d'achat) et le commerce international, les deux pays n'en constituent pas moins des acteurs décisifs sur des produits essentiels, comme le gaz, le pétrole, le blé, les engrais ou des métaux indispensables à certains secteurs industriels (aluminium, nickel et palladium notamment). Certains secteurs et certains pays sont très dépendants de ces importations : près d'un quart du pétrole brut raffiné et un tiers du gaz naturel consommé dans l'Union européenne proviennent de Russie (2019), la Russie représente 38% du pétrole et 49% du gaz importés par l'Allemagne, elle fournit 40% du gaz naturel consommé par l'Italie qui produit son électricité à 43% à partir de gaz naturel. La Russie ne représente que 1,1% des exportations françaises et 1,5% de ses importations. Celles-ci sont néanmoins très concentrées sur les hydrocarbures (43%, en particulier du gaz naturel) et les produits de raffinage et cokéfaction (35%). Toutefois, la Russie n'est que le deuxième fournisseur en gaz de la France (20% du total) après la Norvège (40%), de plus, le gaz constitue une part très limitée du mix énergétique français.

C'est sur le prix des matières premières et de l'énergie que les impacts de la guerre se sont manifestés en premier lieu. Le baril de Brent a dépassé les 130 dollars début mars pour terminer le semestre autour de 120 dollars, soit une hausse de 55% depuis le début de l'année. Le prix du gaz naturel, très volatil au premier semestre 2022, a presque doublé entre la fin 2021 et fin juin 2022, alors que les prix étaient déjà en accélération rapide sur la seconde moitié de 2021. Le prix du blé a également été très chahuté terminant le semestre à 8,8 dollars le boisseau (après jusqu'à 12 dollars courant mars), soit un gain de 13% sur six mois et de 34% sur un an. En corollaire, l'inflation n'a cessé d'accélérer durant le semestre. En juin, elle a atteint 8,6% sur un an en zone euro, et 9,1% aux Etats-Unis. En France, les prix à la consommation ont crû de 5,8% (Insee) sur un an, soit une inflation inégalée depuis 1985.

Les impacts de la guerre russo-ukrainienne se traduisent par ailleurs par un recul important de la confiance des agents économiques. A titre d'exemple, en France, l'indicateur de confiance des ménages a chuté de 103 en juin 2021 à 82 en juin 2022, soit un niveau équivalent aux plus bas historiques de mi-2008 (81) et de mi-2013 (79). L'indice du climat des affaires également a chuté mais reste à 104 (113 en juin 2021) au-dessus de la moyenne de long terme (100) encore porté par l'élan post-Covid.

Ainsi, les effets immédiats de la guerre russo-ukrainienne se diffusent au travers de trois canaux principaux : la confiance en constituant une source d'incertitudes très fortes, l'offre en introduisant des pénuries d'intrants conduisant à des difficultés de production, la demande en nourrissant l'inflation qui vient réduire le pouvoir d'achat des ménages et peser sur les charges des entreprises. Mais, selon le degré d'éloignement et de dépendance et de robustesse post-pandémie, les pays sont très diversement affectés par ce nouveau choc. Toutefois, aucun n'échappe à l'accélération de l'inflation, qui pourtant était déjà élevée.

Par ailleurs, le semestre aura été émaillé de plusieurs confinements drastiques dans des grandes villes chinoise. Cela a contribué aux

perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales et alimenté l'inflation. L'économie chinoise a en conséquence très nettement ralenti : après 4,8% sur un an au premier trimestre, la croissance a fortement décéléré au deuxième trimestre (+0,4%), bien en-deçà des attentes.

Les Etats-Unis ont conservé une activité dynamique même si le PIB s'est contracté de manière inattendue au premier trimestre, de 1,5% (/T4-2021) en rythme annualisé. Mais ce recul s'explique essentiellement par des effets de déstockages et le creusement du déficit extérieur alors que la demande domestique (consommation et investissement productif) a nettement accéléré durant le trimestre. Dans le même temps, le marché du travail reste tendu avec un taux de chômage de 3,6%.

En zone euro, le PIB avait globalement retrouvé son niveau pré-Covid (T4-2019) dès le T3-2021, tout comme en France. En Italie, l'écart était quasiment comblé au T4-2021, tandis qu'il était encore de -1,1% en Allemagne et de -3,8% en Espagne. L'activité de la zone euro au T1-2022 a connu une progression modérée (+0,6% T2/T1 mais environ +0,2% sans les effets statistiques irlandais), freinée par la vague Omicron au début de l'année et les premiers effets de la forte hausse de l'inflation et de la guerre en Ukraine. Les dynamiques sont contrastées d'un pays à l'autre. Le marché du travail a cependant bien résisté à la crise sanitaire et le taux de chômage a atteint 7% au T1-2022 contre 7,7% au T4-2019.

En France, au premier trimestre 2022, le PIB s'est légèrement contracté (-0,2% /T4-2021) du fait d'un recul de la demande intérieure. Pénalisée par les restrictions sanitaires et un recul du pouvoir d'achat en raison de la poussée d'inflation, la consommation des ménages a reculé de 1,5% au T1. Au T2, le PIB devrait néanmoins progresser légèrement, grâce à une activité plus soutenue dans les services.

En Italie, en dépit d'un environnement conjoncturel défavorable, la croissance a résisté au premier trimestre. Le PIB a progressé de 0,1% (/T4-2021), porté principalement par l'investissement, tandis que la consommation reculait, pénalisée par la forte inflation. L'accélération de l'inflation et les difficultés d'approvisionnement, avec une confiance des agents économiques qui se dégrade, devraient entraîner un léger recul du PIB au T2.

Face à une inflation galopante, et alors que les perspectives macroéconomiques sont assombries par la guerre, tout particulièrement en Europe, la tâche des banques centrales n'en a été rendue que plus complexe. La lutte contre l'inflation est devenue néanmoins la préoccupation centrale et a conduit à une rapide accélération de la normalisation des politiques monétaires. L'objectif premier est désormais d'éviter que les anticipations d'inflation ne dérapent afin de prévenir l'enclenchement d'une spirale inflationniste délétère.

Depuis son brusque revirement hawkish fin 2021, la Fed n'a fait que durcir sa position, l'inflation ayant constamment surpris à la hausse au cours du premier semestre 2022. Cela s'est traduit par la première hausse de 75 points de base (pdb) des taux directeurs depuis 1994 lors du FOMC de juin 2022, après la hausse de 25 pdb en mars et une autre de 50 pdb en mai. Parallèlement la Fed a entamé la normalisation de son bilan, en le réduisant de 47,5 milliards de dollars par mois depuis juin, rythme qui sera doublé en septembre.

L'horizon du resserrement de la politique monétaire de la BCE s'est également rapidement rapproché au fur et à mesure du semestre. Fin juin, la BCE a arrêté les achats nets du programme d'urgence (PEPP) en mars et annoncé la fin des achats nets au titres de l'APP début juillet.

Sous l'influence de la forte poussée de l'inflation qui suscite des resserrements monétaires plus volontaristes, les taux d'intérêt de marché se sont nettement redressés et se sont révélés plus volatils. La courbe des taux américains fin juin était plate, les taux à deux ans et à dix ans s'établissant tous deux à 3%, soit une hausse respective de 229 et 152 pdb sur le semestre. Les taux allemands à deux ans ont gagné 119 pdb depuis fin 2021, à 0,5% au 30 juin, alors qu'ils étaient négatifs depuis sept ans, et le taux à dix ans a gagné 155 pdb à 1,4% (après deux ans et demi en dessous de zéro). L'OAT à 10 ans, à 2% fin juin, a augmenté de 176 pdb et le BTP 10 ans de 221 pdb (3,4%), amenant les spreads par rapport au Bund à respectivement 58 et 202 pdb. Dans ce contexte, l'euro a perdu 8% de sa valeur par rapport au dollar, pénalisé par le décalage des taux d'intérêt et des politiques monétaires et par des perspectives économiques davantage ternies en Europe par la guerre en Ukraine.

Enfin, du côté des marchés actions, après une certaine résistance au début de la guerre, les craintes d'un brusque ralentissement de l'économie, voire d'une récession, ont enflé tout au long du semestre. Celui-ci s'est soldé par des baisses sensibles des indices boursiers : après des records historiques tout début janvier (à plus de 7300 pour le CAC 40), le S&P 500 aura perdu 20,6% et le CAC 40 17,2% sur le premier semestre 2022. La baisse de l'Euro Stoxx 50 est du même ordre (-19,6%).

Perspectives

Alors que la situation militaire en Ukraine reste hautement incertaine, le scénario se fonde sur l'hypothèse d'un conflit durable, mais demeure empreint de risques extrêmement élevés. Les économies sont confrontées à des chocs d'offre et de demande eux-mêmes issus d'un choc puissant d'inflation en amont voire de pénuries de matières premières ou d'intrants essentiels : car, outre la guerre, le Covid sévit encore et les dommages collatéraux de la stratégie « zéro-Covid » chinoise sont manifestes. L'inflation est donc appelée à rester durablement élevée et pèse fortement sur les perspectives. L'inflation moyenne est anticipée à 8,3% aux États-Unis et 8% en zone euro en 2022 et devrait rester bien au-delà de la cible de 2% de la Fed ou de la BCE, à 4,7% et 5,4%, respectivement, en 2023.

Loin de l'épicentre du conflit, et encore portés par la sur-stimulation liée à leur stratégie anti-Covid, les États-Unis devraient démontrer une assez belle résistance en 2022. La croissance se maintiendrait à un rythme (2,6% en moyenne) supérieur à la tendance cette année. La situation financière des ménages est en effet saine, avec notamment une épargne toujours abondante. Concentrées

sur la partie basse du spectre des revenus, les fortes hausses de salaires alimentées par les tensions sur le marché du travail amortissent en outre partiellement la hausse des prix. Mais les facteurs de soutien se dissipent et les risques s'accumulent. Leurs effets devraient se matérialiser en 2023 entraînant un ralentissement marqué : la croissance resterait positive mais, à 1,5%, fléchirait sous son rythme potentiel.

En zone euro, fondamentaux solides du secteur privé et rebond post-Omicron ne font pas le poids face aux dégâts liés à la guerre. La réduction des livraisons de gaz et l'embargo sur le pétrole et le charbon russes constituent un choc négatif d'offre important mais encore contenu et localisé. Selon les possibilités de substitution et selon le rôle plus ou plus moins critique que le gaz occupe dans les processus de production, secteurs et pays sont diversement affectés. Alors que la réponse des salaires à la hausse de l'inflation est supposée modérée, les mesures des États en faveur des ménages et le soutien supplémentaire du surplus d'épargne accumulé avec la crise ne compensent pas entièrement la perte de pouvoir d'achat qui se traduit par un net ralentissement de la consommation des ménages. Soutenue par un acquis de croissance élevé, la croissance reste bonne sur l'année (2,5%) mais le rythme trimestriel est en moyenne à peine supérieur à zéro. Sous l'effet d'une modération de l'inflation, la croissance rebondit modestement au deuxième semestre 2023 pour atteindre 1,1% en moyenne sur l'année 2023 mais souffre de limitations de production dans certains secteurs. La probabilité du scénario de risque est néanmoins élevée : celui d'une coupure totale de l'approvisionnement en gaz russe dont l'impact pourrait coûter près de 2 points de croissance.

En France, la poursuite de la reprise des activités de service au second semestre, devrait permettre à la croissance d'atteindre 2,4% en moyenne en 2022. Malgré la mise en place du bouclier tarifaire et la prochaine « loi pouvoir d'achat » et même si le marché du travail reste dynamique, le pouvoir d'achat des ménages devrait reculer en 2022 alors que l'inflation atteindrait 6% (HICP) en moyenne sur l'année avant de ralentir progressivement en 2023 à 4,8% (HICP). Cela pèserait sur la consommation des ménages, qui continuerait cependant à progresser en 2023 avec le ralentissement de l'inflation et une normalisation de l'activité dans certains secteurs comme l'automobile. Particulièrement dynamique en 2021, l'investissement des entreprises continuerait à être soutenu par le plan de relance en particulier dans certains secteurs industriels, même si les probables pressions sur les marges et la remontée des taux d'intérêt devraient inciter certaines entreprises à repousser leurs investissements. Au total, la croissance est attendue à 1,3% en 2023. Le marché du travail resterait bien orienté malgré un ralentissement des créations d'emplois après une année 2021 exceptionnelle. Une légère remontée du taux de chômage en 2023 n'est pas exclue.

En Italie, les perspectives pour le second semestre 2022 restent orientées à la baisse. La volonté exprimée par les pays européens de limiter leur dépendance au gaz russe devrait occasionner davantage de tensions sur les prix. De plus, le recours plus important au gaz naturel liquéfié pour remplir les stocks stratégiques nourrirait également l'inflation des produits énergétiques qui se répercutera sur les autres catégories de biens. Les marges de manœuvre de la politique budgétaire pour limiter les effets négatifs de l'inflation seront en outre contraintes par les incertitudes politiques et un contexte de hausse des taux, qui risque de dégrader les conditions de financement des ménages et des entreprises. Enfin, l'enlisement du conflit en Ukraine donne également peu de perspectives à un redressement rapide de la confiance. L'économie italienne croîtrait encore de 2,5% en 2022 mais de seulement de 0,8% en 2023 quand se matérialiseront pleinement ces difficultés.

Du côté des pays émergent, le risque de stagflation plane lourdement. Les pays sont confrontés à un dilemme croissance/inflation aigu alors que les moyens propres à le résoudre sont minces (inexistants pour certains) et que le durcissement des conditions financières globales est un réel défi. Les pays émergents entrent donc dans une phase dangereuse qui menace les plus fragiles, fiscalement et/ou financièrement mais aussi socialement. Comme toujours, ils y entrent en ordre dispersé. La zone la plus sévèrement touchée est évidemment l'Europe centrale, tandis qu'à l'opposé, les pays du Golfe jouissent de leur rente énergétique. En ce qui concerne la Chine, la croissance ne devrait pas dépasser 4%. La deuxième partie de l'année va être marquée par les célébrations du 20e Congrès du Parti communiste chinois, avant lesquelles il y a peu de chance de voir les autorités lâcher du lest sur les mesures sanitaires. Dans ce contexte, seule la demande publique – et, éventuellement, la demande extérieure – pourra tirer la croissance.

Au fur et à mesure de l'accélération et de la diffusion de l'inflation, mais aussi du risque de la voir s'installer plus durablement, le discours puis les actions des banques centrales se sont durcis.

Les États-Unis sont naturellement en avance dans le resserrement monétaire et une nouvelle série de relèvements rapides, de 200 pdb au total, est attendue, portant le taux cible des Fed Funds à 3,50%-3,75% fin 2022. En dépit de la priorité accordée à l'inflation, le ralentissement anticipé de l'économie pourrait inciter la Fed à la prudence et à marquer une pause l'année prochaine : le taux des Fed Funds se stabiliserait en 2023. Par ailleurs, la normalisation du bilan de la Fed se poursuivra comme annoncé.

En zone euro, la BCE a initié un cycle de resserrement en juillet : après l'arrêt du PEPP en mars, les achats nets au titre de l'APP s'arrêtent début juillet et la BCE a effectué une première hausse de ses trois taux directeurs, plus importante qu'annoncé, de 50 pdb, portant le taux de dépôt à 0%, le taux de refinancement à 0,50% et le taux de prêt marginal à 0,75%. La priorité clairement accordée à l'inflation par la BCE devrait la conduire à opérer encore plusieurs hausses de taux d'ici mars 2023 (portant le taux de dépôt vers 1,5%). Elle les stabiliserait ensuite, face à des signes clairs de ralentissement économique qui la conduiront à un plus grand pragmatisme. Parallèlement, les remboursements de TLTRO au cours de 2023 devraient accentuer l'orientation restrictive de la politique monétaire, par le canal du resserrement quantitatif (réduction de la liquidité excédentaire et retour des collatéraux de la BCE vers les banques, puis les investisseurs).

Le mouvement de hausse des taux d'intérêt de marché du premier semestre a vocation à se poursuivre. En zone euro, il se double de tensions sur les primes de risque souverain, qui constituent un point de vigilance pour la BCE vis-à-vis de l'efficacité de la transmission de sa politique monétaire au sein de la zone euro. Le Bund à 10 ans atteindrait 2,5% fin 2022 pour diminuer ensuite jusqu'à 2,1% fin 2023. Les spreads devraient s'écarter pour atteindre 70 pdb pour l'OAT et 250 pdb pour le BTP italien fin 2023.

L'évolution de la politique monétaire et des taux recentre l'attention des marchés sur les trajectoires de dettes publiques ce qui contribue à l'écartement des spreads et pourrait faire ressurgir le risque de fragmentation financière. A cet égard, la BCE a précisé lors de sa réunion du 21 juillet les contours du programme « anti-fragmentation » annoncé en juin, avec, outre la flexibilité qu'elle s'accorde dans les réinvestissements du PEPP, le nouvel Instrument de protection de la transmission (TPI), qui consistera en des achats de titres de dette émis par le secteur public. Mais les critères de déclenchement de cet outil ne sont pas connus et il devra convaincre les marchés, à l'heure où une crise politique s'est ouverte en Italie, pour que l'élargissement des spreads reste contenu. Montant % Evol Montant en millions d'Euros 30/06/2022 30/06/2021 VARIATIONS

Aux États-Unis, la remontée agressive des taux directeurs devrait conduire à un taux Treasuries dix ans proche de 3,4% au T3 avant de redescendre vers 3% fin 2022 et 2,8% fin 2023, la courbe des taux étant inversée sur la période.

Événements postérieurs à l'arrêté des comptes qui ne sont pas de nature à ajuster les comptes clos au 30 Juin 2022

Néant

1.2. Environnement local & positionnement de la Caisse Régionale sur son marché

  • En 2022, le Crédit Agricole Alpes Provence poursuit son engagement de banque universelle
  • Des revenus d'activités en forte hausse (+ 6 %) dans un contexte de forte hausse de taux.
  • Un résultat net IFRS consolidé semestriel de 105,1 M€
  • Des risques maîtrisés et la poursuite d'une politique de couverture prudente
  • Un renforcement de la structure financière

1.3. Activité de la Caisse Régionale

Encours de collecte 24 404 23 817 587 2,5%
Encours de crédit 18 613 17 474 1 139 6,5%

L'activité commerciale a été soutenue sur le 1er semestre 2022, le CA Alpes Provence a poursuivi son rôle de banquier assureur et a accompagné ses clients notamment par son activité crédits.

L'encours consolidé de crédits est en hausse de +6,5%, tiré par les crédits habitat (+5,2%) et les crédits d'équipement (+7,6%) et crédits de trésorerie (+5,8%). La Caisse Régionale enregistre également une hausse de la collecte (+2,5%), notamment sur la collecte monétaire (+3%), les livrets (+9,3%) et l'assurance-vie (+1,5%).

Le CA Alpes Provence a poursuivi le développement de l'équipement de ses clients notamment en cartes bancaires (+2,1%), et en produits d'assurance des biens et des personnes avec un portefeuille de contrats qui progresse de +2,3 % à fin juin 2022.

1.4. Les faits marquants

FCT Crédit Agricole Habitat 2022

Au 30/06/2022, une nouvelle entité FCT Crédit Agricole Habitat a été consolidée au sein du groupe Crédit Agricole, née d'une opération de titrisation réalisée par les 39 Caisses régionales, le 9 mars 2022. Cette transaction est un RMBS français placé sur le marché. Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au FCT Crédit Agricole Habitat 2022 pour un montant de 1 milliard d'euros. Les titres seniors adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès d'investisseurs (établissements de crédit (50%), fonds d'investissement (25%), banques centrales (25%)). Dans le cadre de cette titrisation, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence a cédé, à l'origine, des crédits habitat pour un montant de 42,3 millions d'euros au FCT Crédit Agricole Habitat 2022. Elle a souscrit pour 5,9 millions d'euros de titres subordonnés.

Par ailleurs, l'entité FCT Crédit Agricole Habitat 2017 est sortie du périmètre, l'opération de titrisation émise sur le marché ayant été débouclée le 28 mars 2022.

Au 30 juin 2022, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence ayant participé aux opérations de titrisation Crédit Agricole Habitat a consolidé ses quotes-parts (analyse par silo) de chacun des FCT, le complément de prix de cession, le mécanisme de garantie ainsi que la convention de remboursement interne limitant in fine la responsabilité de chaque cédant à hauteur des « gains et pertes » réellement constatés sur les créances qu'il a cédées au FCT.

Provision Epargne Logement

Conformément aux instructions du groupe, la provision épargne logement a été mise à jour au 30/06/2022 ; une reprise de 9.3 M€ a été comptabilisée portant l'encours de provisions à 9,2M€ au 30 juin 2022.

2. Analyse des comptes consolidés

2.1. Présentation du groupe de la Caisse Régionale

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence présente des comptes consolidés. En accord avec l'Autorité de Contrôle

  • La Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence
  • 74 Caisses Locales de Crédit Agricole affiliées à la Caisse Régionale
  • 2 filiales immobilières portant les actifs immobiliers d'exploitation : SNC CAAP IMMO, & SAS CAAP IMMO GESTION
  • La filiale SAS CAAP Création, qui intervient sous forme de prise de participations en capital en capital dans les projets innovants du territoire
  • Les 3 Fonds dédiés : CAAP Régulier 1, CAAP Régulier 2 et CAAP Régulier 3
  • Les Sociétés Techniques de Titrisation représentant la quote-part de la Caisse Régionale dans les FCT CA Habitat 2018, 2019, 2020 et 2022 issues des opérations de titrisation des créances habitat des caisses régionales du groupe Crédit Agricole.
  • La filiale CAAP Immo Invest dédiée à la gestion du patrimoine et de l'immobilier

2.2. Contribution des entités du groupe de la Caisse Régionale

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence
74 Caisses Locales de Crédit Agricole affiliées à la Caisse Régionale
innovants du territoire
Les 3 Fonds dédiés : CAAP Régulier 1, CAAP Régulier 2 et CAAP Régulier 3
La filiale CAAP Immo Invest dédiée à la gestion du patrimoine et de l'immobilier
Prudentiel, la société mère, dite « entité consolidante » est composée de la Caisse Régionale et de ses 74 Caisses Locales. Le périmètre
de consolidation du Groupe Crédit Agricole Alpes Provence n'a pas évolué sur le premier semestre. Il est donc constitué de :
2 filiales immobilières portant les actifs immobiliers d'exploitation : SNC CAAP IMMO, & SAS CAAP IMMO GESTION
La filiale SAS CAAP Création, qui intervient sous forme de prise de participations en capital en capital dans les projets
Les Sociétés Techniques de Titrisation représentant la quote-part de la Caisse Régionale dans les FCT CA Habitat 2018, 2019,
2020 et 2022 issues des opérations de titrisation des créances habitat des caisses régionales du groupe Crédit Agricole.
Ces sociétés sont toutes consolidées selon la méthode de l'intégration globale.
2.2. Contribution des entités du groupe de la Caisse Régionale
Provence comme en témoigne le tableau suivant : Compte tenu de leur taille modeste, les filiales contribuent faiblement à l'activité et au résultat du Groupe Crédit Agricole Alpes
Caisse Régionale Caisses Locales FCT CREDIT AGRICOLE Total Filiales Fonds Dédiés CAAP Création
En milliers € Total
Produit Net 263 530 5 695 HABITAT
10 215
Immob.
1 144
104 -302 280 386
Bancaire
Résultat
Brut Exploitation
121 003 5 783 10 215 1 066 104 -411 137 760

2.3. Résultat consolidé

La filiale CAAP Immo Invest dédiée à la gestion du patrimoine et de l'immobilier
Ces sociétés sont toutes consolidées selon la méthode de l'intégration globale.
2.2. Contribution des entités du groupe de la Caisse Régionale
Compte tenu de leur taille modeste, les filiales contribuent faiblement à l'activité et au résultat du Groupe Crédit Agricole Alpes
Provence comme en témoigne le tableau suivant :
FCT CREDIT AGRICOLE Total Filiales
En milliers € Caisse Régionale Caisses Locales HABITAT Immob. Fonds Dédiés CAAP Création Total
Produit Net
2.3. Résultat consolidé
Le Résultat net consolidé du Groupe Crédit Agricole Alpes Provence atteint pour sa part 105.1 millions d'euros en progression de +
36.3 % par rapport au 1er semestre 2021. La présentation des soldes intermédiaires de gestion du compte de résultat consolidé
matérialise l'impact des retraitements liés aux normes IFRS sur le Produit Net Bancaire, le Résultat Brut d'exploitation, et le Résultat
Net :
VARIATIONS
Montant en K€ 30/06/2022 30/06/2021 Montant % Evol
Produit Net Bancaire 280 386 238 613 41 773
17,5%
Charges Générales d'Exploitation - 142 626 -
137 942
- 4 684
3,4%
Résultat Brut d'Exploitation 137 760 100 672 37 088
36,8%
Coût du Risque - 11 690 - 1 425 - 10 265
720,4%
Résultat d'Exploitation 126 070 99 247 26 823
27,0%
Résultat avant Impôt 126 263 99 266 26 997
27,2%
Impôt sur les bénéfices - 21 120 - 22 113 993
-4,5%
Résultat Net 105 143 77 153 27 990
36,3%
Résultat Net part du Groupe 105 143 77 153 27 990
36,3%
3. Analyse des comptes individuels
3.1. Résultat financier sur base individuelle
Montant en M€ Variations
30/06/2022 30/06/2021 Montants %
PNB 256,7 233,9 23 9,8%
Charges générales d'exploitation -
138,5
-
132,6
6 - 4,4%
Résultat brut d'exploitation 118,2 101,2 17 16,8%
Coût du risque - 7,3 -
0,6
7 - 1207,7%
Résultat d'Exploitation Résultat sur actifs immobilisés 110,9 0,1 100,7
-
0,3
10
0
10,1%
-149,6%

3. Analyse des comptes individuels

3.1. Résultat financier sur base individuelle

PNB 256,7 233,9 23 9,8%
Charges générales d'exploitation -
138,5
- 132,6 6 - 4,4%
Résultat brut d'exploitation 118,2 101,2 17 16,8%
Coût du risque -
7,3
- 0,6 7 - 1207,7%
Résultat d'Exploitation 110,9 100,7 10 10,1%
Résultat sur actifs immobilisés 0,1 - 0,3 0 -149,6%
Résultat avant impôt 111,0 100,4 11 10,6%
Impôt sur les bénéfices -
20,1
- 22,8 3 -11,7%
Dotations/Reprise FRBG & Provisions réglementées -
10,0
- 25,0 15 -
Résulat net 80,9 52,6 28,3 53,8%

Le Produit Net Bancaire

Dans les comptes individuels de la Caisse Régionale, le Produit Net Bancaire s'élève à 256,7 millions d'euros en hausse de 9,8 %. Il est porté par l'activité dynamique du premier semestre 2022. L'impact positif des emprunts à taux négatifs accordés par la BCE et la distribution de dividendes groupe contribuent également à cette évolution.

Les produits nets d'intérêts et revenus assimilés s'élèvent à 107.5 millions d'euros. La marge nette d'intérêts représente 41,9 % du total PNB contre 45,8 % à juin 2021 du fait de la progression des autres composants. La marge sur intérêts intègre l'effet de la baisse des taux et des réaménagements mais bénéficie de l'impact positif des produits issus des refinancements BCE.

Les produits nets de commissions

Les produits nets de commissions représentent 40,3% du PNB et s'établissent à 103,5 millions d'euros, en progression de 10,6%. La Caisse Régionale a poursuivi l'équipement de ses clients en assurance des biens et des personnes, assurance vie et prévoyance.

Les produits nets sur opérations financières

Les produits nets sur opérations financières s'établissent à 43,1 millions d'euros à mi année en progression de 41,9%. Cette hausse s'explique par la distribution de dividendes de SAS Rue la Boétie de 42,7 millions d'euros vs 27 millions d'euros en 2021.

Les charges de fonctionnement

A 138.5 millions d'euros à fin juin 2022, les charges de fonctionnement sont en augmentation de 4.4%, avec la hausse des charges de personnel (+ 4 %) et une augmentation des autres charges de fonctionnement de + 5 %, dans un contexte de crise sanitaire et économique.

Ventilation des charges générales d'exploitation :

Le Résultat Brut d'Exploitation

Au 1er semestre 2022, la Caisse Régionale dégage ainsi un résultat brut d'exploitation de 118.2 millions d'euros en hausse de 16.8%.

Les Provisions

Les charges relatives au coût du risque s'établissent à 7.3 millions d'euros contre 0.6 millions d'euros à juin 2021.

Cela traduit notamment :

  • Un risque sur provisions individualisées stable sur la période,
  • Des provisions non affectées sur créances saines & dégradées en dotation nette de 8,4 millions d'euros,
  • Des provisions sur risques et charges en reprise nette de 2 millions d'euros,

Le taux de Créances Douteuses et Litigieuses s'élève à 1,3 % des encours sur l'exercice.

Examen de la situation financière et du résultat semestriel 2022

Le taux de provisionnement des risques CDL atteint 60,2 %.

La Caisse Régionale poursuit sa politique prudente de couverture de l'ensemble des risques crédits, opérationnels, juridiques et sectoriels.

Par ailleurs, le résultat net sur actifs immobilisés enregistre une charge nette de 0,1 millions d'euros à juin 2022 contre une charge de 0.3 millions d'euros à juin 2021.

RESULTAT NET en millions d'euros

Une dotation au Fonds pour risques bancaires généraux a été comptabilisée à hauteur de 10 M€ à juin 2022.

Le Résultat Net

Après prise en compte de la charge fiscale, le résultat net social s'affiche à 80.9 millions d'euros.

3.2. Les Certificats Coopératifs d'Investissement

Après un détachement de dividende de 3.31 €, le Certificat Coopératif d'Investissement Alpes Provence se valorisait à 67.50 € au 30 juin 2022 contre 95.99 € au 30 Juin 2021.

4. Evènements postérieurs à la clôture et perspectives pour le Groupe Caisse Régionale

4.1. Evènements postérieurs à la clôture

Signature du closing The Camp et réception des fonds en date du 01 juillet 2022 conduisant à la reprise des dépréciations des encours de crédit pour un montant de 9M€ dans les comptes de la caisse régionale au 30 juin 2022.

4.2. Les perspectives 2022

Dans un contexte de sortie de crise sanitaire et d'environnement géopolitique incertain, le Crédit Agricole Alpes Provence, Banque Coopérative, accompagne chacun de ses clients dans une perspective de temps long. Toutes les équipes de la Caisse Régionale sont mobilisées pour soutenir l'économie du territoire, développer sa croissance et se positionne comme un moteur de ses transitions. La Caisse Régionale, au côté de ses clients, diversifie ses activités et conforte ses outils pour conseiller, financer et protéger tous les acteurs du territoire : particuliers, professionnels, agriculteurs, entreprises et collectivités.

Fidèle à ses valeurs, l'Assemblée Générale de la Caisse Régionale a encore attribué en 2022, près de 3 M€ répartis par tiers à :

  • La Fondation du Crédit Agricole Alpes Provence qui accompagne des projets dans les domaines de l'éducation, de la culture, de la santé, du patrimoine et de la recherche,
  • CAAP INNOV ECO, fonds de dotation pour le soutien au développement et à l'innovation économique sur ses territoires,
  • Ainsi qu'à des actions conduites sur le territoire dans le cadre de notre « Pacte Coopératif Territorial », à dimension sociétale et environnementale.

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence, qui a participé aux mesures de soutien annoncées par le Groupe Crédit Agricole pour ses clients entreprises et particuliers pendant la crise, continuera d'agir chaque jour dans l'intérêt de ses clients et de la société, avec la force de son modèle de banque régionale coopérative et mutualiste.

5. Informations diverses

5.1. Information spécifique sur les opérations réalisées dans le cadre de rachat de CCI autorisées par l'Assemblée générale du 29 Mars 2022

5.
Informations diverses
5.1.
Information spécifique sur les opérations réalisées dans le cadre de rachat de CCI
autorisées par l'Assemblée générale du 29 Mars 2022
Nombre de CCI inscrits au nom de la Caisse régionale au 31/12/2021 12546
Dont objectif de couverture des engagements pris envers les salariés 0
Dont objectif d'animation du marché dans le cadre du contrat de liquidité 5712
Dont objectif d'annulation 6834
Nombre de CCI achetés au cours de l'exercice 2022 7088
Dont objectif de couverture des engagements pris envers les salariés 0
Dont objectif d'animation du marché dans le cadre du contrat de liquidté 2166
Dont objectif d'annulation 4922
Volume des CCI effectivement utilisés à la réalisation de l'objectif poursuivi (1) 9150
Dont Couverture des engagements pris envers les salariés 0
Dont Animation du marché dans le cadre du contrat de liquidté 4228
Dont objectif d'annulation 4922
Nombre de CCI éventuellement réalloués à d'autres objectifs 0
Cours moyen d'achat des CCI acquis en 2022 74,21
Valeur des CCI acquis en 2022 évalués aux cours d'achat 525 976,00
Montant des frais de négociation 729,80
Nombre de titres cédés au cours de l'exercice 2022 2062
Dont objectif de couverture des engagements pris envers les salariés 0
Dont objectif d'animation du marché dans le cadre du contrat de liquidité 2062
Cours moyen des CCI cédés en 2022 75,24
Nombre de titres annulés au cours de l'exercice 2022 0
Nombre de CCI inscrits au nom de la Caisse régionale au 30/06/2022 17572
Valeur nette comptable unitaire de l'action
CCI acquis en couverture des engagements pris envers les salariés
82,85
CCI acquis dans le cadre du contrat de liquidité 0
86,19
CCI acquis en vue d'annulation 81,20
Valeur nette comptable globale des CCI 1455814,55
Valeur nominale du CCI
Pourcentage du capital social détenu par la Caisse régionale au 30/06/2022
15,25 €
0,24%
(1) Pour le contrat de liquidité, il s'agit de la somme brute du nombre de CCI achetés et cédés dans le cadre du contrat sur la période
considérée.
  • A animer le marché du titre dans le cadre d'un contrat de liquidité conforme à la charte de l'AFEI
  • A annuler les titres rachetés par voie de réduction de capital

5.2. Calendrier de publication des résultats

Cf. fichier déposé par la Caisse régionale Alpes Provence sur le site de l'AMF indiquant les publications. www.amf-france.org.

6. Informations prudentielles1

6.1. Composition et pilotage du capital

Dans le cadre des accords de Bâle 3, le règlement (UE) n°575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 (Capital Requirements Regulation, dit "CRR") tel que modifié par CRR n°2019/876 (dit "CRR 2") impose aux établissements assujettis (incluant notamment les établissements de crédit et les entreprises d'investissement) de publier des informations prudentielles. Ces informations sont à disposition sur le site internet suivant dans le document « Informations au titre du Pilier 3 »: https://www.creditagricole.fr/ca-alpesprovence/particulier/informations/informations-reglementees.html.

Situation au 30 Juin 2022

L'adéquation du capital en vision réglementaire porte sur les ratios de solvabilité et sur le ratio de levier. Chacun de ces ratios rapporte un montant de fonds propres prudentiels à une exposition en risque ou en levier.

1 En cours de validation

Fonds propres prudentiels phasés simplifiés (en milliers d'euros)
et ratios de solvabilité (en %)
30/06/2022 31/12/2021
FONDS PROPRES DE BASE DE CATEGORIE 1 (CET1) 1 542 337 1 558 558
dont Instruments de capital et réserves 2 938 946 2 919 934
dont Filtres prudentiels et autres ajustements réglementaires (1 396 608) (1 361 376)
FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATEGORIE 1 - -
FONDS PROPRES DE CATEGORIE 1 (TIER 1
)
1 542 337 1 558 558
25 650 20 057
FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2
FONDS PROPRES TOTAUX 1 567 987 1 578 615
TOTAL DES EMPLOIS PONDÉRÉS (RWA) 7 568 066 7 188 419
RATIO CET1
RATIO TIER 1
20,38%
20,38%
21,68%
21,68%
RATIO TOTAL CAPITAL 20,72%
TOTAL DE L'EXPOSITION EN LEVIER 21 412 022 21,96%
21 109 368
RATIO DE LEVIER 7,20% 7,38%

Au 30 Juin 2022, les ratios de solvabilité et le ratio de levier de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence sont au-dessus des exigences minimales qui s'imposent.

Facteurs de risques

Cette partie présente les principaux risques auxquels la Caisse régionale Alpes Provence est exposée.

1. Facteurs de risques liés à la Caisse Régionale Alpes Provence et à son activité

En complément des descriptions qualitatives et quantitatives présentées ci-après, le tableau ci-dessous présente, de manière générale, le montant des actifs pondérés relatifs aux principaux risques auxquels est exposé la Caisse Régionale :

(Actifs pondérés en millions
d'euros)
30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Risque de crédit 6 854 6 552 6 705
Risque de règlement livraison
Risque opérationnel 620 605 636
Risque de marché
Risque d'ajustement de
l'évaluation de crédit
94 31 27
Total des actifs pondérés 7 568 7 189 7 368

Les risques propres à l'activité de la Caisse Régionale Alpes Provence sont présentés dans la présente section sous les six catégories suivantes : (i) risques de crédit et de contrepartie, (ii) risques financiers, (iii) risques opérationnels et risques connexes, (iv) risques liés à l'environnement dans lequel la Caisse Régionale Alpes Provence évolue, (v) risques liés à la stratégie et aux opérations de la Caisse Régionale Alpes Provence et (vi) risques liés à la structure du Groupe Crédit Agricole.

Au sein de chacune de ces six catégories, les risques que la Caisse Régionale Alpes Provence considère actuellement comme étant les plus importants, sur la base d'une évaluation de leur probabilité de survenance et de leur impact potentiel, sont présentés en premier. Toutefois, même un risque actuellement considéré comme moins important, pourrait avoir un impact significatif sur la Caisse Régionale Alpes Provence s'il se concrétisait à l'avenir.

Ces facteurs de risque sont détaillés ci-dessous.

1.1. Risques de crédit et de contrepartie

1.1.1. La Caisse Régionale est exposée au risque de crédit de ses contreparties

Le risque d'insolvabilité de ses clients et contreparties est l'un des principaux risques auquel la Caisse Régionale Alpes Provence est exposée. Le risque de crédit affecte les comptes consolidés de la Caisse Régionale Alpes Provence lorsqu'une contrepartie n'est pas en mesure d'honorer ses obligations et que la valeur comptable de ses obligations figurant dans les livres de la banque est positive. Cette contrepartie peut être une banque, un établissement financier, une entreprise industrielle ou commerciale, un État ou des entités étatiques, un fonds d'investissement ou une personne physique. Le taux de défaut des contreparties pourrait augmenter par rapport aux taux récents historiquement bas, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait avoir à enregistrer des charges et provisions significatives pour créances douteuses ou irrécouvrables, ce qui affecterait alors sa rentabilité.

Bien que la Caisse Régionale Alpes Provence cherche à réduire son exposition au risque de crédit en utilisant des méthodes d'atténuation du risque telles que la constitution de collatéral, l'obtention de garanties, la conclusion de contrats de dérivés de crédit et d'accords de compensation, il ne peut être certain que ces techniques permettront de compenser les pertes résultant des défauts des contreparties. En outre, la Caisse Régionale Alpes Provence est exposée au risque de défaut de toute partie qui lui fournit la couverture du risque de crédit (telle qu'une contrepartie au titre d'un instrument dérivé) ou au risque de perte de valeur du collatéral. Par ailleurs, seule une partie du risque de crédit supporté par la Caisse Régionale Alpes Provence est couverte par ces techniques. En conséquence, la Caisse Régionale Alpes Provence est exposée de manière significative au risque de défaut de ses contreparties.

Au 30 juin 2022, l'encours de crédit en capital (classe de notation baloise) était de 18 613 millions d'euros. Celle-ci est répartie à hauteur de 81,2% sur la clientèle de détail, 18,8 % sur les entreprises, collectivités publiques et promotion immobilière. Le montant des actifs pondérés par les risques (RWA) relatifs au risque de crédit et au risque de contrepartie auxquels est exposé la Caisse Régionale étaient respectivement de 6.8 Milliards d'euros et 17 Millions d'euros au 30 Juin 2022.

Se référer au paragraphe « gestion des risques » pour des informations quantitatives sur l'exposition de la Caisse régionale au risque de crédit.

1.1.2. Toute augmentation substantielle des provisions pour pertes sur prêts ou toute évolution significative du risque de perte estimé par la Caisse Régionale lié à son portefeuille de prêts et de créances pourrait peser sur ses résultats et sa situation financière

Dans le cadre de ses activités de prêt, la Caisse Régionale Alpes Provence comptabilise périodiquement, lorsque cela est nécessaire, des charges pour créances douteuses afin d'enregistrer les pertes réelles ou potentielles de son portefeuille de prêts et de créances,

elles-mêmes comptabilisées dans son compte de résultat au poste "Coût du risque". Le niveau global des provisions de la Caisse Régionale Alpes Provence est établi en fonction de l'historique de pertes, du volume et du type de prêts accordés, des normes sectorielles, des arrêtés des prêts, de la conjoncture économique et d'autres facteurs liés au taux de recouvrement des divers types de prêts, ou à des méthodes statistiques basées sur des scénarios collectivement applicables à tous les actifs concernés. Bien que la Caisse Régionale Alpes Provence s'efforce de constituer des provisions adaptées, il pourrait être amené à l'avenir à augmenter les provisions pour créances douteuses en réponse à une augmentation des actifs non performants ou pour d'autres raisons (telles que des évolutions macroéconomiques et sectorielles), comme la dégradation des conditions de marché ou des facteurs affectant certains pays ou industries notamment dans le contexte actuel de crise. L'augmentation significative des provisions pour créances douteuses, la modification substantielle du risque de perte, tel qu'estimé, inhérent à son portefeuille de prêts non douteux, ou la réalisation de pertes sur prêts supérieures aux montants provisionnés, pourraient avoir un effet défavorable sur les résultats et la situation financière de la Caisse Régionale Alpes Provence.

Au 30 juin 2022, l'encours de crédit s'élevait à 18,6 milliards d'euros. Le montant des créances douteuses et litigieuses en Capital s'élevait à 246 millions d'Euros. Au titre du risque de crédit, les montants de provisions en capital, dépréciations cumulées, et des ajustements s'y rapportant s'élevaient à 148,14 millions d'euros.

Se référer à la note 4.9 « Coût du risque » des annexes aux comptes consolidés intermédiaires résumés.

1.1.3. Une détérioration de la qualité de crédit des entreprises industrielles et commerciales pourrait avoir une incidence défavorable sur les résultats de la Caisse régionale

La qualité du crédit des emprunteurs corporates pourrait être amenée à se détériorer de façon significative, principalement en raison d'une augmentation de l'incertitude économique et, dans certains secteurs, aux risques liés aux politiques commerciales des grandes puissances économiques. Les risques pourraient être amplifiés par des pratiques récentes ayant consisté pour les prêteurs à réduire leur niveau de protection en termes de covenants bancaires inclus dans leur documentation de prêt, ce qui pourrait réduire leurs possibilités d'intervention précoce pour protéger les actifs sous-jacents et limiter le risque de non-paiement. Si une tendance de détérioration de la qualité du crédit devait apparaître, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait être contraint d'enregistrer des charges de dépréciation d'actifs ou déprécier la valeur de son portefeuille de créances, ce qui pourrait se répercuter de manière significative sur la rentabilité et la situation financière de la Caisse Régionale Alpes Provence.

Au 30 juin 2022, l'encours de crédit en capital était sur les entreprises de 1 735 Millions d'euros, sur les collectivités publiques et assimilées de 1 290,4 Millions d'euros et 477,9 Millions d'euros sur la promotion immobilière.

1.1.4. La Caisse régionale pourrait être impactée de manière défavorable par des événements affectant les secteurs auxquels elle est fortement exposée

Les expositions crédit de la Caisse Régionale Alpes Provence sur des secteurs spécifiques auxquelles elle est exposée sont détaillées dans le paragraphe « gestion des risques » du rapport de gestion.

La filière « habitat » s'élève au 30 juin 2022 à 11 582.7 Millions d'euros, la filière « crédit à la consommation » 612.5 Millions d'euros soit près de 65.5 % des expositions au risque de crédit de la Caisse Régionale Alpes Provence.

La filière « professionnels » représente à cette même date une exposition de 2 179.1 Millions d'euros et la filière « agriculture » 574.9 Millions d'euros.

Se référer au paragraphe « Gestion des risques crédit »

1.1.5. La solidité et le comportement des autres institutions financières et acteurs du marché pourraient avoir un impact défavorable sur la Caisse Régionale

La capacité de la Caisse Régionale Alpes Provence à effectuer des opérations de financement ou d'investissement et à conclure des transactions portant sur des produits dérivés pourrait être affectée défavorablement par la solidité des autres institutions financières ou acteurs du marché. Les établissements financiers sont interconnectés en raison de leurs activités de trading, de compensation, de contrepartie, de financement ou autres. Par conséquent, les défaillances d'un ou de plusieurs établissements financiers, voire de simples rumeurs ou interrogations concernant un ou plusieurs établissements financiers, ou la perte de confiance dans l'industrie financière de manière générale, pourraient conduire à une contraction généralisée de la liquidité sur le marché et pourraient à l'avenir entraîner des pertes ou défaillances supplémentaires. La Caisse Régionale Alpes Provence est exposée à de nombreuses contreparties financières, y compris des courtiers, des banques commerciales, des banques d'investissement, des fonds communs de placement et de couverture ainsi que d'autres clients institutionnels, avec lesquels il conclut de manière habituelle des transactions. Nombre de ces opérations exposent la Caisse Régionale Alpes Provence à un risque de crédit en cas de défaillance ou de difficultés financières. En outre, le risque de crédit de la Caisse Régionale Alpes Provence serait exacerbé si les actifs détenus en garantie par la Caisse Régionale Alpes Provence ne pouvaient pas être cédés ou si leur prix ne leur permettait pas de couvrir l'intégralité de l'exposition de la Caisse Régionale Alpes Provence au titre des prêts ou produits dérivés en défaut.

Se référer à la note 3 des annexes aux comptes consolidés intermédiaires résumés.

1.1.6. La Caisse Régionale est exposée au risque pays et au risque de contrepartie concentré dans les pays où elle exerce ses activités

La Caisse Régionale Alpes Provence est exposée au seul risque-pays France, territoire où elle exerce son activité, c'est-à-dire au risque que les conditions économiques, financières, politiques ou sociales d'un pays dans lequel elle exerce ses activités, affectent ses intérêts financiers.

Se référer au paragraphe « Gestion des risques crédit »

1.1.7. La Caisse Régionale est soumise à un risque de contrepartie dans la conduite de ses activités de marché

Le groupe Crédit Agricole est soumis au risque de contrepartie dans la conduite de ses activités de marché. Toutefois la Caisse Régionale Alpes Provence n'exerce en son nom propre aucune activité de marché et ne détient pas en conséquence de portefeuille de négociation. Son exposition au risque de marché ne concerne que les valeurs détenues en banking book, traitées au paragraphe Risques financiers.

1.2. Les Risques Financiers

1.2.1. La fin de l'environnement de taux d'intérêt bas pourrait impacter la rentabilité et la situation financière de la Caisse Régionale

Ces dernières années, les marchés mondiaux ont été caractérisés par des taux d'intérêt bas ce qui est actuellement en train d'évoluer. Dans le contexte récent de remontée graduelle des taux d'intérêt, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait voir ses résultats notablement altérés par le renchérissement du coût de ses ressources (augmentation de la rémunération des passifs réglementés sous l'effet conjugué d'une hausse des taux courts et d'une hausse pérenne de l'inflation, ou un risque d'arbitrage par les clients des passifs non rémunérés), et par un risque de transmission partielle ou différée de la hausse des taux de marché aux crédits originés sous les effets conjugués d'une possible baisse de la nouvelle production et d'une concurrence renforcée. Les efforts déployés pour réduire le coût des dépôts pourraient être contrecarrés par la prédominance, des produits d'épargne réglementés (tels que le plan d'épargne logement (PEL)) rémunérés par des taux d'intérêt plus élevés

Par ailleurs, l'inflation est revenue au centre des préoccupations. Son accélération très vive a résulté de la combinaison de plusieurs facteurs : pressions subies en amont avec de fortes hausses des prix des matières premières et des goulets d'étranglement, tensions en aval issues du fort rebond de la consommation des ménages soutenue par des aides financières substantielles et une épargne élevée héritée de la crise de 2020, effets de base après une inflation très faible en 2020. Alors que l'offre demeurait restreinte au sortir de la crise (manque de main-d'œuvre ou de biens), la normalisation de la demande a engendré des hausses de prix dans des secteurs spécifiques notamment ceux préalablement très pénalisés par la pandémie (hôtellerie, restauration ou automobile). Outre les impacts indirects liés à la conséquence sur les taux d'intérêt, ces pressions inflationnistes pourraient avoir des impacts directs significatifs sur les charges de la Caisse Régionale Alpes Provence (salaires, achats).

1.2.2. Toute évolution défavorable de la courbe des taux pèse ou est susceptible de peser sur les revenus consolidés ou la rentabilité de la Caisse Régionale

La Caisse Régionale Alpes Provence au travers de son activité de banque de détail en France, est exposée aux variations de taux d'intérêt. Le montant de marge nette d'intérêts encaissés par la Caisse Régionale Alpes Provence sur une période donnée impacte de manière significative ses revenus et sa rentabilité pour cette période. Les taux d'intérêt sont sensiblement affectés par de nombreux facteurs sur lesquels la Caisse Régionale Alpes Provence n'a pas d'emprise. L'évolution des taux d'intérêt du marché pourrait affecter différemment les actifs porteurs d'intérêts et les intérêts payés sur la dette. Toute évolution défavorable de la courbe des taux pourrait diminuer la marge nette d'intérêts des activités de prêts de la Caisse régionale ainsi que sa valeur économique.

Analyse en valeur économique

À fin décembre 2021, en cas de baisse des taux d'intérêt dans les principales zones où la Caisse Régionale Alpes Provence est exposée2 , la valeur économique3 de la Caisse Régionale Alpes Provence serait positivement affectée à hauteur de + 30 M€ ; à l'inverse, à fin décembre 2021, elle serait négativement affectée à hauteur de – 241 M€ sur sa valeur économique en cas de hausse des taux d'intérêt. Ces impacts sont calculés sur la base d'un bilan en extinction sur les 30 prochaines années, c'est-à-dire sans tenir compte de la production future, et n'intègrent donc pas l'impact dynamique éventuel d'une variation des positions au bilan. La durée d'écoulement moyenne des dépôts sans maturité contractuelle (dépôts à vue et livrets d'épargne) hors institutions financières est plafonnée à cinq ans. ; le bilan retenu exclut les fonds propres et les participations conformément aux dispositions réglementaires relatives au risque de taux (Supervisory Outlier Test ou test des valeurs extrêmes).

Analyse en marge nette d'intérêts

En considérant un horizon de un an et l'hypothèse d'un bilan constant (soit un renouvellement à l'identique des opérations arrivant

2 Les chocs de taux d'intérêt retenus correspondent pour l'analyse en valeur économique aux scénarios réglementaires, à savoir +/- 200 pb en zone euro et+/- 100 pb en Suisse, et pour l'analyse en marge nette d'intérêts à un choc uniforme de +/- 50 pb.

3 Valeur actuelle nette du bilan actuel duquel la valeur des fonds propres et des immobilisations est exclue.

à terme), à fin décembre 2021, en cas de baisse des taux d'intérêt de -50 points de base dans les principales zones où la Caisse Régionale Alpes Provence est exposée (2), la marge nette d'intérêts de la Caisse Régionale Alpes Provence baisserait de – 19M€ ; à l'inverse, à fin décembre 2021, en cas de hausse des taux d'intérêt de +50 points de base dans les principales zones où la Caisse Régionale Alpes Provence est exposée, la marge nette d'intérêts de la Caisse régionale serait en hausse de + 19 M€ en année 1.

Ces sensibilités du produit net d'intérêts ci-dessus sont calculées d'une part avec un coefficient de transmission4 (ou pass-through rate) de 100%, soit une répercussion immédiate et totale de la variation des taux d'intérêt aux actifs et passifs (pour l'ensemble des instruments à taux variable déjà au bilan, et seulement pour les nouvelles opérations s'agissant des instruments à taux fixe) et d'autre part avec un maintien des dépôts à vue à leur niveau actuel élevé sans rémunération (reprise des hypothèses des tests de résistance de l'EBA) ; dans les faits, la variation de la marge nette d'intérêt se matérialiserait plus progressivement que le laissent supposer les résultats donnés ci-dessus.

On constate une inversion des sensibilités entre les deux approches : la valeur économique de la Caisse Régionale Alpes Provence baisse en cas de hausse des taux alors que la marge nette d'intérêt augmente.

La baisse de la valeur économique en cas de hausse des taux provient d'un volume de passifs à taux fixe globalement plus faible que les actifs à taux fixe sur les échéances à venir.

À l'inverse, la marge nette d'intérêts augmente en cas de hausse des taux, car la sensibilité des actifs renouvelés à une variation de taux est plus élevée que celle des passifs renouvelés, du fait de la présence au sein des passifs des fonds propres et des ressources de clientèle de détail (dépôts à vue et épargne règlementée) peu ou pas sensibles à la hausse des taux.

Les résultats de la Caisse Régionale Alpes Provence pourraient être également affectés par une variation des taux aussi bien à la hausse qu'à la baisse en cas d'inefficacité comptable des couvertures. De façon plus générale, la fin des politiques monétaires accommodantes pourrait conduire à des corrections importantes sur certains marchés ou catégories d'actifs, et à une hausse de la volatilité sur les marchés.

Enfin, toute augmentation des taux plus forte ou plus rapide que prévu pourrait menacer i) la croissance économique dans l'Union européenne, aux États-Unis et ailleurs, ii) éprouver la résistance des portefeuilles de prêts et d'obligations, et iii) conduire à une augmentation des créances douteuses et des cas de défaut. Plus généralement, la fin des politiques monétaires accommodantes pourrait entraîner des corrections importantes sur certains marchés ou catégories d'actifs (par exemple, les sociétés et emprunteurs souverains ne bénéficiant pas d'une notation investment grade, certains marchés actions et immobiliers) qui ont particulièrement bénéficié d'un environnement prolongé de taux d'intérêt bas et d'une importante liquidité. Ces corrections pourraient se propager à l'ensemble des marchés financiers, du fait notamment d'une hausse importante de la volatilité. En conséquence, les opérations de la Caisse régionale et ses activités pourraient être perturbées de manière significative.

1.2.3. Des ajustements apportés à la valeur comptable des portefeuilles de titres et d'instruments dérivés de la Caisse Régionale, ainsi que de la dette du Groupe Alpes Provence, pourraient impacter son résultat net et ses capitaux propres

La valeur comptable des portefeuilles de titres, d'instruments dérivés et de certains autres actifs de la Caisse Régionale Alpes Provence, ainsi que de sa dette propre inscrite dans son bilan, est ajustée à chaque date d'établissement de ses états financiers. Les ajustements de valeur effectués reflètent notamment le risque de crédit inhérent à la dette propre de la Caisse Régionale Alpes Provence, ainsi que des variations de valeur liées aux marchés taux et action. La plupart de ces ajustements sont effectués sur la base de la variation de la juste valeur des actifs et des passifs de la Caisse Régionale Alpes Provence au cours d'un exercice comptable, cette variation étant enregistrée au niveau du compte de résultat ou directement dans les capitaux propres. Les variations comptabilisées dans le compte de résultat, si elles ne sont pas compensées par des variations inverses de la juste valeur d'autres actifs, ont un impact sur le résultat net consolidé de la Caisse Régionale Alpes Provence. Tout ajustement à la juste valeur affecte les capitaux propres et, par conséquent, le ratio d'adéquation des fonds propres de la Caisse Régionale Alpes Provence. Le fait que les ajustements à la juste valeur soient comptabilisés pour un exercice comptable donné ne signifie pas que des ajustements complémentaires ne seront pas nécessaires pour des périodes ultérieures.

1.2.4. La Caisse Régionale peut subir des pertes liées à la détention de titres de capital

La valeur des titres de capital détenus par la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait décliner, occasionnant ainsi des pertes pour la Caisse Régionale Alpes Provence. La Caisse Régionale Alpes Provence supporte le risque d'une baisse de valeur des titres de capital qu'il détient dans l'exercice de ses activités de tenue de marché et de trading, principalement dans le cadre de la détention d'actions cotées, dans l'exercice d'activités de private equity et dans le cadre de prises de participations stratégiques dans le capital de sociétés en vue d'exercer le contrôle et d'influencer la stratégie de l'émetteur. Dans l'hypothèse de participations stratégiques, le degré de contrôle de la Caisse Régionale Alpes Provence peut être limité et tout désaccord avec d'autres actionnaires ou avec la Direction de l'entité concernée pourrait avoir un impact défavorable sur la capacité de la Caisse Régionale Alpes Provence à influencer les politiques de cette entité. Si la valeur des titres de capital détenus par la Caisse Régionale Alpes Provence venait à diminuer de manière significative, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait être contraint de réévaluer ces titres à leur juste valeur ou de comptabiliser des charges de dépréciation dans ses états financiers consolidés, ce qui pourrait avoir un impact défavorable sur ses résultats et sa situation financière.

4 Le coefficient de transmission est la sensibilité des taux à la clientèle à une variation des taux de marché

1.2.5. La Caisse Régionale doit assurer une gestion actif-passif adéquate afin de maîtriser son risque de pertes. Des replis prolongés du marché pourraient réduire la liquidité, rendant plus difficile la cession d'actifs et pouvant engendrer des pertes significatives.

La Caisse Régionale Alpes Provence est exposée au risque que la maturité, le taux d'intérêt ou la devise de ses actifs ne correspondent pas à ceux de ses passifs. L'échéancier de paiement d'un certain nombre d'actifs de la Caisse Régionale Alpes Provence est incertain, et si la Caisse Régionale Alpes Provence perçoit des revenus inférieurs aux prévisions à un moment donné, il pourrait avoir besoin d'un financement supplémentaire provenant du marché pour faire face à ses obligations. Bien que la Caisse Régionale Alpes Provence s'impose des limites strictes concernant les écarts entre ses actifs et ses passifs dans le cadre de ses procédures de gestion des risques, il ne peut être garanti que ces limites seront pleinement efficaces pour éliminer toute perte potentielle qui résulterait de l'inadéquation entre ces actifs et passifs.

L'objectif de la Caisse Régionale Alpes Provence en matière de gestion de sa liquidité est d'être en situation de pouvoir faire face à tout type de situation de crise de liquidité sur des périodes de temps prolongées.

Au 30 Juin 2022, la Caisse Régionale Alpes Provence affichait un ratio LCR (Liquidity Coverage Ratio – ratio prudentiel destiné à assurer la résilience à court terme du profil de risque de liquidité) de 162.01 % (5) supérieur au plancher réglementaire de 100 %.

1.2.6. L'évolution des prix, la volatilité ainsi que de nombreux paramètres exposent la Caisse Régionale à des risques de marché.

Les activités de la Caisse Régionale Alpes Provence sont impactées de manière significative par les conditions des marchés financiers qui sont, à leur tour, affectées par la conjoncture économique, actuelle et à venir, en France, en Europe et dans les autres régions du monde au sein desquelles la Caisse Régionale Alpes Provence opère. Une évolution défavorable des conditions du marché, de la conjoncture économique ou du contexte géopolitique pourrait à l'avenir mettre les établissements financiers à l'épreuve en complexifiant l'environnement au sein duquel ils opèrent. La Caisse Régionale Alpes Provence est ainsi fortement exposée aux risques suivants : les fluctuations des taux d'intérêt, des cours des titres, des taux de change, de la prime applicable à ses émissions obligataires ainsi que des prix du pétrole, des métaux précieux et autres matières premières.

La Caisse Régionale Alpes Provence est vulnérable à la volatilité et à l'augmentation des prix du pétrole, du gaz naturel et des produits agricoles tels que le blé, ce qui peut avoir un impact sur l'activité de financement des matières premières ainsi qu'un impact sur le secteur agricole français, qui représente une clientèle importante. Par ailleurs, la Caisse Régionale Alpes Provence est sensible à la potentielle volatilité des marchés qui serait engendrée par l'action concertée d'investisseurs, par le biais de plateforme de réseaux sociaux pour gonfler le prix de l'action de certains émetteurs ou de certaines matières premières. De telles activités, que l'action de la Caisse Régionale Alpes Provence soit la cible ou non, peuvent créer une incertitude sur les valorisations et engendrer des conditions de marché imprévisibles, et pourraient avoir des effets défavorables sur la Caisse Régionale Alpes Provence et ses contreparties. Si les conditions financières de la Caisse Régionale Alpes Provence ou de ses contreparties devaient se détériorer, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait subir des pertes.

La Caisse Régionale Alpes Provence utilise un modèle de "Value at Risk" (VaR) détaillé dans la gestion des risques pour quantifier son exposition aux pertes potentielles liées aux risques de marché. Au 31 décembre 2021, la VaR de la Caisse Régionale Alpes Provence s'élevait à 25,3 M€.

Il réalise également des stress tests afin de quantifier son exposition potentielle dans des scénarios extrêmes. Toutefois, ces techniques reposent sur des méthodologies statistiques basées sur des observations historiques qui peuvent s'avérer peu représentatives des conditions de marché futures. En conséquence, l'exposition de la Caisse Régionale Alpes Provence aux risques de marché dans des scénarios extrêmes pourrait être plus importante que les expositions anticipées par ces techniques de quantification. Dans le cadre du ratio de solvabilité, aucun emploi pondéré n'est constaté au titre du risque de marché.

1.2.7. Les évènements futurs pourraient s'écarter des hypothèses et estimations retenues par l'Equipe de Direction de la Caisse Régionale dans le cadre de la préparation des états financiers, ce qui pourrait engendrer des pertes imprévues

Conformément aux normes et interprétations IFRS en vigueur, la Caisse Régionale Alpes Provence est tenue de prendre en compte certaines estimations dans la préparation de ses états financiers, y compris notamment des estimations comptables pour déterminer les provisions pour pertes sur prêts, les provisions pour litiges futurs et la juste valeur de certains actifs et passifs. Si les estimations ainsi déterminées par la Caisse Régionale Alpes Provence s'avéraient substantiellement inexactes, ou si les méthodes permettant de déterminer ces estimations étaient modifiées dans les normes ou interprétations IFRS, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait enregistrer des pertes imprévues.

1.2.8. Les stratégies de couverture mises en place par la Caisse Régionale pourraient ne pas écarter tout risque de pertes

Si l'un quelconque des instruments ou stratégies de couverture utilisés par la Caisse Régionale Alpes Provence pour couvrir différents types de risques auxquels il est exposé dans la conduite de ses activités s'avérait inopérant, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait subir des pertes. Nombre de ses stratégies sont fondées sur l'observation du comportement passé du marché et l'analyse

5 LCR moyen à fin Juin 2022.

des corrélations historiques. Par exemple, si la Caisse Régionale Alpes Provence détient une position longue sur un actif, il pourra couvrir le risque en prenant une position courte sur un autre actif dont le comportement permet généralement de neutraliser toute évolution de la position longue. Toutefois, la couverture mise en place par la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait n'être que partielle ou les stratégies pourraient ne pas permettre une diminution effective du risque dans toutes les configurations de marché ou ne pas couvrir tous les types de risques futurs. Toute évolution inattendue du marché pourrait également diminuer l'efficacité des stratégies de couverture de la Caisse Régionale Alpes Provence. En outre, la manière dont les gains et les pertes résultant des couvertures inefficaces sont comptabilisés peut accroître la volatilité des résultats publiés par la Caisse Régionale Alpes Provence.

Au 30 Juin 2022, la Caisse Régionale ne détient pas de protections achetées sous forme de dérivés de crédits. Le montant notionnel des positions à la vente est nul. L'encours de swaps de macro-couverture s'élève à 5 936 millions d'euros.

Se référer au paragraphe « Gestion des risques »

1.3. Les Risques opérationnels et risques connexes

Le risque opérationnel de la Caisse Régionale inclut le risque de non-conformité, le risque juridique et également les risques générés par le recours à des prestations externalisées. Sur la période allant de 2019 à 2021, les incidents de risque opérationnel pour la Caisse Régionale se répartissent tel que suit : la catégorie "Fraude externe" représente 34 % des pertes opérationnelles, la pratique en matière d'emploi et sécurité (21 %), la catégorie "Exécution, livraison et gestion processus" représente 15 % des pertes opérationnelles, la catégorie "Clients, produits et pratiques commerciales" représente 14 % des pertes opérationnelles et les autres incidents de risque opérationnel se répartissent entre, les dommages occasionnés aux actifs physiques (15 %) et le dysfonctionnement de l'activité et des systèmes (1 %).

Par ailleurs, le montant des actifs pondérés par les risques (RWAs) relatifs au risque opérationnel auquel est exposé la Caisse Régionale s'élevait à 620.1 millions d'euros au 30 juin 2022.

1.3.1. La Caisse Régionale est exposée aux risques de fraude externe et interne

La fraude se définit comme un acte intentionnel effectué dans l'objectif d'obtenir un avantage matériel ou immatériel au détriment d'une personne ou d'une organisation perpétré en contrevenant aux lois, règlements ou règles internes ou en portant atteinte aux droits d'autrui ou encore en dissimulant tout ou partie d'une opération ou d'un ensemble d'opérations ou de leurs caractéristiques.

Du 1er janvier à fin juin 2022, le montant de la fraude avérée pour le périmètre consolidé du Groupe Crédit Agricole Alpes Provence s'élève à 430 K€ euros. La répartition des risques de fraude est la suivante (coût du RO pur net en date de comptabilisation) :

  • Fraude monétique : 88,35 %
  • Gestion des virements : 8,75 %
  • Fraude relative aux chèques : 1,91 %
  • Gestion des retraits et versements : 0,99 %

Dans un contexte d'augmentation des tentatives de fraude externe et de complexification de leurs modes opératoires (via notamment la cybercriminalité), les principaux enjeux résident désormais dans la proactivité des acteurs bancaires. La prévention de la fraude vise ainsi à préserver les intérêts de la Banque et à protéger les clients. Les conséquences de ces risques de fraude pourraient s'avérer significatives.

1.3.2. La Caisse Régionale est exposée aux risques liés à la sécurité et à la fiabilité de ses systèmes informatiques et de ceux des tiers

La technologie est au cœur de l'activité des banques en France, et la Caisse Régionale Alpes Provence continue à déployer son modèle multicanal dans le cadre d'une relation durable avec ses clients. Dans ce contexte, la Caisse Régionale Alpes Provence est confrontée au cyber risque, c'est-à-dire au risque causé par un acte malveillant et/ou frauduleux, commis virtuellement, avec pour intention de manipuler des informations (données personnelles, bancaires/assurantielles, techniques ou stratégiques), processus et utilisateurs dans le but de porter significativement préjudice aux sociétés, leurs employés, partenaires et clients. Le cyber risque est devenu une priorité en matière de risques opérationnels. Le patrimoine informationnel des entreprises est exposé à de nouvelles menaces complexes et évolutives qui pourraient impacter de manière significative, en termes financiers comme de réputation, toutes les entreprises et plus spécifiquement les établissements du secteur bancaire. La professionnalisation des organisations criminelles à l'origine des cyber-attaques a conduit les autorités réglementaires et de supervision à investir le champ de la gestion des risques dans ce domaine.

Comme la plupart des banques, la Caisse Régionale Alpes Provence dépend étroitement de ses systèmes de communication et d'information dans la conduite de l'ensemble de ses métiers. Toute panne, interruption ou défaillance dans la sécurité dans ces systèmes pourrait engendrer des pannes ou des interruptions au niveau des systèmes de gestion des fichiers clients, de comptabilité générale, des dépôts, de service et/ou de traitement des prêts. Si, par exemple, les systèmes d'information de la Caisse Régionale Alpes Provence devenaient défaillants, même sur une courte période, la Caisse Régionale Alpes Provence se trouverait dans l'incapacité de répondre aux besoins de certains de ses clients dans les délais impartis et pourrait ainsi perdre des opportunités commerciales. De même, une panne temporaire des systèmes d'information de la Caisse Régionale Alpes Provence, en dépit des systèmes de sauvegarde et des plans d'urgence qui pourraient être déployés, pourrait engendrer des coûts significatifs en termes de récupération et de vérification d'information. La Caisse Régionale Alpes Provence ne peut assurer que de telles défaillances ou interruptions ne se produiront pas ou, si elles se produisaient, qu'elles seraient traitées d'une manière adéquate. La survenance de toute défaillance ou interruption pourrait en conséquence impacter sa situation financière et ses résultats.

La Caisse Régionale Alpes Provence est aussi exposée au risque d'interruption ou de dysfonctionnement opérationnel d'un agent compensateur, de marchés des changes, de chambres de compensation, de banques dépositaires ou de tout autre intermédiaire financier ou prestataire externe de services auxquels la Caisse Régionale Alpes Provence a recours pour exécuter ou faciliter ses transactions sur instruments financiers. La Caisse Régionale Alpes Provence est également exposée au risque de défaillance des fournisseurs de service informatique externes, telles que les entreprises offrant des espaces de stockage de données "cloud". En raison de son interconnexion grandissante avec ses clients, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait également voir augmenter son exposition au risque de dysfonctionnement opérationnel des systèmes d'information de ses clients. Les systèmes de communication et d'information de la Caisse Régionale Alpes Provence, et ceux de ses clients, de ses prestataires de services et de ses contreparties, pourraient également être sujets à des dysfonctionnements ou interruptions en conséquence d'un cyber-crime ou d'un acte de cyber-terrorisme. La Caisse Régionale Alpes Provence ne peut garantir que de tels dysfonctionnements ou interruptions dans ses propres systèmes ou dans ceux de tiers ne se produiront pas ou, s'ils se produisent, qu'ils seront résolus de manière adéquate. Sur la période allant de 2019 à 2021, les pertes opérationnelles au titre du risque de dysfonctionnement de l'activité et des systèmes ont représenté 1 % des pertes opérationnelles.

1.3.3. Les politiques, procédures et méthodes de gestion des risques mises en œuvre par la Caisse Régionale pourraient l'exposer à des risques non identifiés ou non anticipés, susceptibles d'engendrer des pertes significatives

Les techniques et stratégies de gestion des risques utilisées par la Caisse Régionale Alpes Provence pourraient ne pas garantir une diminution effective de son exposition au risque dans tous les environnements de marché ou de son exposition à tout type de risques, y compris aux risques qu'il ne saurait pas identifier ou anticiper. Par ailleurs, les procédures et politiques de gestion des risques utilisées par la Caisse Régionale Alpes Provence ne permettent pas non plus de garantir une diminution effective de son exposition dans toutes les configurations de marché. Ces procédures pourraient également s'avérer inopérantes face à certains risques, en particulier ceux que la Caisse Régionale Alpes Provence n'a pas préalablement identifiés ou anticipés. Certains des indicateurs et outils qualitatifs que la Caisse Régionale Alpes Provence utilise dans le cadre de la gestion des risques s'appuient sur des observations du comportement passé du marché. Pour évaluer son exposition, la Caisse Régionale Alpes Provence applique des outils statistiques et autres à ces observations. Ces outils et indicateurs pourraient toutefois ne pas prédire efficacement l'exposition au risque de la Caisse Régionale Alpes Provence. Cette exposition pourrait, par exemple, naître de facteurs qu'il n'aurait pas anticipés ou correctement évalués dans ses modèles statistiques ou de mouvements de marché sans précédent. Ceci diminuerait sa capacité à gérer ses risques et pourrait impacter son résultat. Les pertes subies par la Caisse Régionale Alpes Provence pourraient alors s'avérer être nettement supérieures aux pertes anticipées sur la base des mesures historiques. Par ailleurs, certains des processus que la Caisse Régionale Alpes Provence utilise pour évaluer son exposition au risque sont le résultat d'analyses et de facteurs complexes qui pourraient se révéler incertains. Les modèles tant qualitatifs que quantitatifs utilisés par la Caisse Régionale Alpes Provence pourraient ne pas s'avérer exhaustifs et pourraient exposer la Caisse Régionale Alpes Provence à des pertes significatives ou imprévues. En outre, bien qu'aucun fait significatif n'ait à ce jour été identifié à ce titre, les systèmes de gestion du risque sont également soumis à un risque de défaut opérationnel, y compris la fraude.

Au 30 Juin 2022, la Caisse Régionale Alpes Provence a une exigence de fonds propres prudentiels de 65.3 millions d'euros, au titre de la couverture de la perte extrême estimée relative à ses risques opérationnels.

1.3.4. Tout préjudice porté à la réputation de la Caisse régionale pourrait avoir un impact défavorable sur son activité

Les activités de la Caisse Régionale Alpes Provence dépendent en grande partie du maintien d'une réputation solide en matière de conformité et d'éthique. Toute procédure judiciaire ou mauvaise publicité visant la Caisse Régionale Alpes Provence sur des sujets tels que la conformité ou d'autres questions similaires pourrait porter préjudice à sa réputation, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur ses activités. Ces questions englobent une gestion inadéquate de conflits d'intérêts potentiels ou d'exigences légales et réglementaires ou des problématiques en matière de concurrence, de déontologie, de blanchiment, de sécurité de l'information et de pratiques commerciales. La Caisse Régionale Alpes Provence est exposée à tout manquement d'un salarié, ainsi qu'à toute fraude ou malversation commise par des intermédiaires financiers, ce qui pourrait également nuire à sa réputation. Tout préjudice porté à la réputation de la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait entraîner une baisse d'activité, susceptible de peser sur ses résultats et sa situation financière. Une gestion inadéquate de ces problématiques pourrait également engendrer un risque juridique supplémentaire, ce qui pourrait accroître le nombre de litiges et exposer la Caisse Régionale Alpes Provence à des amendes ou des sanctions réglementaires.

Le risque de réputation est significatif pour la Caisse Régionale Alpes Provence et géré par la Direction des Risques de la Caisse Régionale Alpes Provence qui assure notamment la prévention et le contrôle des risques de non-conformité avec dans ce cadre, la prévention du blanchiment de capitaux, la lutte contre le financement du terrorisme, la prévention de la fraude et de la corruption, le respect des embargos et des obligations de gel des avoirs.

1.3.5. La Caisse Régionale est exposée au risque de payer des dommages intérêts ou des amendes élevés résultant de procédures judiciaires, arbitrales ou administratives qui pourraient être engagées à son encontre

Pour maîtriser ce risque, la Caisse Régionale Alpes Provence s'appuie sur un service juridique composé de 4 collaborateurs juristes. Leur rôle central est affirmé à tous les niveaux de l'organisation de la Caisse Régionale et leur intervention est totalement transversale

et intégrée dans le processus de décision. Leur action se situe ainsi en amont par la consultation systématique pour tous les contrats de la Caisse Régionale, la mise en place de tous les nouveaux processus et la mise en œuvre de toutes les obligations règlementaires ou en lien avec les Lettres Jaunes diffusées par CASA. Une veille juridique est organisée qui permet de s'assurer de la parfaite mise en œuvre de la réglementation dans les délais et les formes imparties. De la même manière, une surveillance est organisée en lien avec les publications de la BCE, de l'ACPR ou de l'AMF.

Dans une optique de traitement des litiges avérés, la Caisse Régionale Alpes Provence a mis en place des relations contractuelles avec quelques cabinets d'avocats choisis pour leur compétence reconnue dans leurs spécialités qui connaissent parfaitement notre organisation et nos modèles, nous assistent dans la prise de décision sur des sujets sensibles et nous accompagnent dans nos assignations. Par ailleurs, toute assignation dont fait l'objet la caisse régionale fait l'objet d'une analyse du risque judiciaire et d'un provisionnement adapté.

La Direction Contrôle des Risques a deux objectifs principaux : la maîtrise du risque juridique, potentiellement générateur de litiges et de responsabilités, tant civiles que disciplinaires ou pénales, et l'appui juridique nécessaire afin de permettre d'exercer ses activités. Les provisions pour litiges représentent 7.2 millions euros au 30 juin 2022, versus 6.1 millions d'euros au 31 décembre 2021.

1.4. Risques liés à l'environnement dans lequel la Caisse Régionale évolue

1.4.1. Les résultats d'exploitation et la situation financière de la Caisse Régionale peuvent être affectés par les perturbations de la situation économique mondiale et des marchés financiers résultant du conflit entre la Russie et l'Ukraine

Le conflit entre la Russie et l'Ukraine, ainsi que les mesures de sanctions économiques contre la Russie adoptées en réponse par un certain nombre de peuvent avoir des répercussions économiques et financières importantes, dont une hausse des prix des matières premières. Celles-ci pourraient avoir des effets négatifs sur la Caisse Régionale Alpes Provence et ses clients. Ces conditions peuvent évoluer au fur et à mesure de l'évolution du conflit.

1.4.2. La pandémie de coronavirus (COVID-19) en cours pourrait affecter défavorablement l'activité, les opérations et les performances financières de la Caisse Régionale.

Les incertitudes perdurent sur les évolutions de la situation sanitaire en Europe, du fait d'une certaine difficulté à continuer à faire augmenter le niveau de vaccination et de rappel de vaccination de la population, ainsi que du fait du développement de variants plus contagieux.

Des incertitudes subsistent quant aux dommages effectifs causés par la crise sur l'appareil productif (défaillances d'entreprises, goulots d'étranglement sur les chaînes d'approvisionnement mondiales) et le marché du travail (chômage).

De plus, les évolutions très inégales de l'épidémie et de la vaccination à travers le monde, en particulier dans certains pays émergents qui peinent à contrôler le virus, conduisent au maintien de mesures gouvernementales restrictives et continuent à perturber le commerce mondial et les chaînes d'approvisionnement ainsi que la mobilité internationale.

Dans ce contexte, la Commission européenne a revu à la baisse en juillet 2022 ses prévisions de croissance pour l'année 2022 à 2,6% pour la zone euro et 2,4 % pour la France. En dépit de l'effet des mesures de soutien mises en œuvre dans de nombreux pays, les effets de la pandémie sur l'économie et les marchés financiers à l'échelle internationale ont eu et sont susceptibles de continuer à avoir un impact défavorable significatif sur les résultats des métiers et la situation financière du Groupe Crédit Agricole. Cet impact incluait et pourrait inclure à l'avenir :

    1. Une baisse des revenus notamment (a) imputable à un ralentissement de la production dans certaines activités, (b) liée à une baisse des revenus de commissions et de frais, conséquence notamment de la moindre collecte en gestion d'actifs dans un contexte d'aversion au risque et d'une baisse des commissions bancaires et d'assurance, et (c) liée à une baisse des revenus dans la gestion d'actifs et l'assurance ;
    1. Une dégradation du coût du risque résultant de perspectives macroéconomiques moins favorables et de la détérioration des capacités de remboursement des entreprises et des consommateurs ;
    1. Un risque accru de dégradation des notations suite aux revues sectorielles de certaines agences de notation et suite aux revues internes des modèles de Crédit Agricole S.A. ;
    1. Des actifs pondérés par les risques (Risk Weighted Assets ou RWA) plus élevés en raison de la détérioration des paramètres de risque, qui pourraient à leur tour affecter la situation de capital du Groupe Crédit Agricole (et notamment son ratio de solvabilité) ; et
    1. Une dégradation de la liquidité du Groupe Crédit Agricole (affectant son ratio de liquidité à court terme (LCR)) due à divers facteurs comprenant notamment une augmentation des tirages des clients corporate sur les lignes de crédit.
    1. Ainsi, le coût du risque pourrait continuer à être affecté en 2022 par l'évolution de la situation sanitaire et macroéconomique mondiale, ainsi que par la détérioration des capacités de remboursement des entreprises (entreprises fragiles, fraudes révélées par la crise) et des consommateurs, par la dégradation des notations des contreparties dont les encours passent des Stage 1 à Stage 2, et par la sensibilité de certains secteurs, notamment :
    1. Touchés par les ralentissements voire par les ruptures des chaînes d'approvisionnement mondiales (automobile) ;
    1. Qui demeurent fragilisés par des changements structurels des habitudes de consommateurs induites par la crise sanitaire,

par exemple dans les secteurs de la distribution de biens non alimentaires. En outre, le secteur de l'immobilier commercial fait également l'objet d'un suivi rapproché, la crise sanitaire ayant accéléré les menaces préexistantes dans certains segments.

Enfin, en termes de solvabilité, la crise a eu pour principaux impacts sur le ratio de CET1 de la Caisse Régionale Alpes Provence, outre un niveau de résultat conservé plus modeste, une hausse des emplois pondérés liée aux dégradations de notations.

Le ratio CET1 non phasé de la Caisse Régionale Alpes Provence s'établit ainsi à 21.68 % au 31 décembre 2021 versus 19.36 % 31 décembre 2020. Cette évolution ne préjuge en rien du niveau qu'atteindra le ratio CET1 sur les prochains trimestres 2022. En particulier, l'incertitude reste forte sur l'évolution du taux de chômage, l'utilisation de l'épargne accumulée, le scénario sanitaire et, plus généralement, sur les conséquences de l'évolution de l'activité économique sur le résultat conservé, les emplois pondérés, les décisions des autorités publiques et les évolutions réglementaires.

1.4.3. Des conditions économiques et financières défavorables ont eu par le passé, et pourraient avoir à l'avenir, un impact sur la Caisse Régionale et les marchés sur lesquels il opère

Dans l'exercice de ses activités, la Caisse Régionale Alpes Provence est spécifiquement exposée de manière significative à l'évolution des marchés financiers et, plus généralement, à l'évolution de la conjoncture économique en France, en Europe et dans le reste du monde. Au 1er semestre 2022, 100 % du produit net bancaire de la Caisse Régionale Alpes Provence a été réalisé en France. Une détérioration des conditions économiques sur les principaux marchés sur lesquels la Caisse Régionale Alpes Provence intervient pourrait notamment avoir une ou plusieurs des conséquences suivantes :

  • un contexte économique défavorable pourrait affecter les activités et les opérations des clients de la Caisse Régionale Alpes Provence, ce qui pourrait accroître le taux de défaut sur les emprunts et autres créances clients ;
  • une évolution défavorable des cours des titres obligataires et des actions pourrait impacter une part importante des activités de la Caisse Régionale Alpes Provence, y compris notamment la rentabilité de ses activités de trading, de banque d'investissement et de gestion d'actifs ;
  • les politiques macroéconomiques adoptées en réponse aux conditions économiques, réelles ou anticipées, pourraient avoir des effets imprévus, et potentiellement des conséquences sur les paramètres de marché tels que les taux d'intérêt et les taux de change, lesquels pourraient à leur tour impacter les activités de la Caisse Régionale Alpes Provence les plus exposées au risque de marché ;
  • la perception favorable de la conjoncture économique, globale ou sectorielle, pourrait favoriser la constitution de bulles spéculatives, ce qui pourrait, en conséquence, exacerber l'impact des corrections qui pourraient être opérées lorsque la conjoncture se détériorera ;
  • une perturbation économique significative (à l'image de la crise financière de 2008 ou de la crise de la dette souveraine en Europe en 2011) pourrait avoir un impact significatif sur toutes les activités de la Caisse Régionale Alpes Provence, en particulier si la perturbation était caractérisée par une absence de liquidité sur les marchés, qui rendrait difficile la cession de certaines catégories d'actifs à leur valeur de marché estimée, voire empêcherait toute cession ;
  • des incertitudes plus fortes et des perturbations significatives sur les marchés peuvent accroître la volatilité. Ce qui pourrait avoir des conséquences défavorables significatives sur les activités de trading et d'investissement que la Caisse Régionale Alpes Provence exerce sur les marchés de la dette, des changes, des matières premières et des actions ainsi que sur ses positions sur d'autres investissements. Au cours des dernières années, les marchés financiers ont subi d'importantes perturbations accompagnées d'une forte volatilité, qui pourraient survenir à nouveau, exposant la Caisse Régionale Alpes Provence à des pertes significatives. De telles pertes pourraient s'étendre à de nombreux instruments de trading et de couverture auxquels la Caisse Régionale Alpes Provence a recours, notamment aux swaps, forward, futures, options et produits structurés. En outre, la volatilité des marchés financiers rend difficile toute anticipation de tendances et la mise en œuvre de stratégies de trading efficaces.

À ce titre, une détérioration supplémentaire des conditions économiques accroîtrait les difficultés et les défaillances d'entreprises et le taux de chômage pourraient repartir à la hausse, augmentant la probabilité de défaut des clients. L'accroissement de l'incertitude pourrait avoir un impact négatif fort sur la valorisation des actifs risqués, sur les devises des pays en difficulté, et sur le prix des matières premières.

En France, peut s'opérer une baisse de confiance sensible dans le cas d'une dégradation plus marquée du contexte social qui conduirait les ménages à moins consommer et à épargner par précaution, et les entreprises à retarder leurs investissements, ce qui serait dommageable à la croissance et à la qualité d'une dette privée qui a davantage progressé que dans le reste de l'Europe.

Il est difficile d'anticiper le repli de la conjoncture économique ou des marchés financiers, et de déterminer quels marchés seront les plus touchés. Si la conjoncture économique ou les conditions de marché en France ou ailleurs en Europe, ou les marchés financiers dans leur globalité, venaient à se détériorer ou devenaient plus volatiles de manière significative, les opérations de la Caisse Régionale Alpes Provence pourraient être perturbées et ses activités, ses résultats et sa situation financière pourraient en conséquence subir un impact défavorable significatif.

1.4.4. La Caisse Régionale intervient dans un environnement très réglementé et les évolutions législatives et réglementaires en cours pourraient impacter de manière importante sa rentabilité ainsi que sa situation financière

La Caisse Régionale Alpes Provence est soumise à une réglementation importante et à de nombreux régimes de surveillance dans les juridictions où la Caisse Régionale exerce ses activités.

Cette réglementation couvre notamment, à titre d'illustration :

  • les exigences réglementaires et prudentielles applicables aux établissements de crédit, en ce compris les règles prudentielles en matière d'adéquation et d'exigences minimales de fonds propres et de liquidité, de diversification des risques, de gouvernance, de restriction en termes de prises de participations et de rémunérations telles que définies notamment par (i) le Règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement (tel que modifié, notamment, par le Règlement (UE) 2019/876 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019 et par le Règlement (UE) 2020/873 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2020) et (ii) la Directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l'accès à l'activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d'investissement (telle que modifiée, notamment, par la Directive (UE) 2019/878 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019) telle que transposée en droit interne ; aux termes de ces réglementations, les établissements de crédit tels que la Caisse Régionale Alpes Provence doivent se conformer à des exigences de ratio de fonds propres minimum, de diversification des risques et de liquidité, de politique monétaire, de reporting/déclarations, ainsi qu'à des restrictions sur les investissements en participations. Au 30 Juin 2022, le ratio de fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) phasé de la Caisse Régionale Alpes Provence est de 20.38 % et le ratio global phasé de la Caisse Régionale Alpes Provence est de 20.72 % ;
  • les règles applicables au redressement et à la résolution bancaire telles que définies notamment par (i) la Directive 2014/59/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 établissant un cadre pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d'investissement (telle que modifiée notamment par la Directive (UE) 2019/879 du Parlement et du Conseil du 20 mai 2019 en ce qui concerne la capacité d'absorption des pertes et de recapitalisation des établissements de crédit et des entreprises d'investissement), telle que transposée en droit interne et (ii) le Règlement (UE) n° 806/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 juillet 2014 établissant des règles et une procédure uniforme pour la résolution des établissements de crédit et certaines entreprises d'investissement dans le cadre d'un mécanisme de résolution unique et d'un Fonds de résolution bancaire unique (tel que modifié, notamment, par le Règlement (UE) 2019/877 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019) ; dans ce cadre le Groupe Crédit Agricole est placé sous la surveillance de la BCE à laquelle un plan de redressement Groupe Crédit Agricole est soumis chaque année conformément à la réglementation applicable (pour plus d'informations, se référer à la section "Gestion des risques" de l'Amendement A01 de l'URD 2019). En outre, la contribution du Groupe Crédit Agricole au financement annuel du Fonds de résolution unique peut être significative. Ainsi, en 2021, la contribution du Groupe Crédit Agricole au Fonds de résolution unique s'établit à 479 millions d'euros en 2021 (ce montant intègre les 185 millions d'euros de trop-perçu entre 2016 et 2020 restitué au Groupe Crédit Agricole) ;
  • les réglementations applicables aux instruments financiers (en ce compris les actions et autres titres émis par Crédit Agricole S.A.), ainsi que les règles relatives à l'information financière, à la divulgation d'informations et aux abus de marché (Règlement (UE) n° 596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché) qui accroît notamment les obligations du Groupe Crédit Agricole en matière de transparence et de reporting ;
  • les politiques monétaires, de liquidité et de taux d'intérêt et autres politiques des banques centrales et des autorités de régulation ;
  • les réglementations encadrant certains types de transactions et d'investissements, tels que les instruments dérivés et opérations de financement sur titres et les fonds monétaires (Règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux) ;
  • les réglementations des infrastructures de marché, telles que les plateformes de négociation, les contreparties centrales, les dépositaires centraux et les systèmes de règlement-livraison de titres ;
  • la législation fiscale et comptable dans les juridictions où le Groupe Crédit Agricole exerce ses activités, et
  • les règles et procédures relatives au contrôle interne, à la gestion des risques et à la conformité.

En conséquence de certaines de ces mesures, le Groupe Crédit Agricole a notamment été contraint de réduire la taille de certaines de ses activités afin de se conformer aux nouvelles exigences créées par ces dernières. Ces mesures ont également accru les coûts de mise en conformité et il est probable qu'elles continueront de le faire. En outre, certaines de ces mesures pourraient accroître de manière importante les coûts de financement du Groupe Crédit Agricole, notamment en obligeant le Groupe Crédit Agricole à augmenter la part de son financement constituée de capital et de dettes subordonnées, dont les coûts sont plus élevés que ceux des titres de créance senior.

Le non-respect de ces réglementations pourrait avoir des conséquences importantes pour le Groupe Crédit Agricole : un niveau élevé d'intervention des autorités réglementaires ainsi que des amendes, des sanctions internationales politiques, des blâmes publics, des atteintes portées à la réputation, une suspension forcée des opérations ou, dans des cas extrêmes, le retrait de l'autorisation d'exploitation. Par ailleurs, des contraintes réglementaires pourraient limiter de manière importante la capacité du Groupe Crédit Agricole à développer ses activités ou à poursuivre certaines de ses activités.

De surcroît, des mesures législatives et réglementaires sont entrées en vigueur ces dernières années ou pourraient être adoptées ou modifiées en vue d'introduire ou de renforcer un certain nombre de changements, dont certains permanents, dans l'environnement financier global. Même si ces nouvelles mesures visent à prévenir la survenance d'une nouvelle crise financière mondiale, elles ont modifié de manière significative, et sont susceptibles de continuer à modifier, l'environnement dans lequel le Groupe Crédit Agricole et d'autres institutions financières opèrent.

  • Certaines des nouvelles mesures adoptées après la crise financière devraient ainsi être modifiées, affectant la prévisibilité des régimes réglementaires auxquels la Caisse Régionale Alpes Provence est soumise et nécessitant une mise en œuvre rapide susceptible de mobiliser d'importantes ressources au sein de la Caisse Régionale Alpes Provence. En outre, l'adoption de ces nouvelles mesures pourrait accroître les contraintes pesant sur le Groupe Crédit Agricole et nécessiter un renforcement des actions menées par le Groupe Crédit Agricole présentées ci-dessus en réponse au contexte réglementaire existant.
  • Par ailleurs, l'environnement politique global a évolué de manière défavorable pour les banques et le secteur financier, ce qui s'est traduit par une forte pression politique pesant sur les organes législatifs et réglementaires favorisant l'adoption de mesures réglementaires renforcées, bien que celles-ci puissent également impacter le financement de l'économie et d'autres activités économiques.

Étant donné l'incertitude persistante liée aux nouvelles mesures législatives et réglementaires dont l'ampleur et la portée sont largement imprévisibles, il est impossible de prévoir leur impact réel sur le Groupe Crédit Agricole, mais son impact pourrait être très important. Parallèlement, dans le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19, un certain nombre d'ajustements et de nouveautés réglementaires (ainsi que des reports quant à la date d'application de certaines règles notamment liées aux exigences prudentielles) ont été mises en place par les autorités nationales et européennes. Le caractère pérenne ou temporaire de ces ajustements et nouveautés, ainsi que l'évolution de la règlementation prise en lien avec ladite situation sanitaire, sont encore pour partie incertains, de sorte qu'il demeure difficile de déterminer ou de mesurer avec certitude leurs impacts réels sur le la Caisse Régionale Alpes Provence à ce stade.

1.5. Risques liés à la stratégie et aux opérations de la Caisse Régionale

1.5.1. La Caisse Régionale Alpes Provence pourrait ne pas être en mesure d'atteindre les objectifs qu'elle s'est fixée

La Caisse régionale Alpes Provence s'est fixée des objectifs commerciaux et financiers. Ces objectifs financiers ont été établis principalement à des fins de planification interne et d'affectation des ressources, et reposent sur un certain nombre d'hypothèses relatives à la conjoncture économique et à l'activité des métiers de la Caisse régionale. Ces objectifs financiers ne constituent ni des projections ni des prévisions de résultats. Les résultats actuels de la Caisse régionale sont susceptibles de s'écarter (et pourraient s'écarter sensiblement), à plusieurs titres, de ces objectifs, notamment en raison de la réalisation d'un ou de plusieurs des facteurs de risque décrits dans la présente section.

1.5.2. Le commissionnement en assurance dommages pourrait être affecté par une dégradation élevée de la sinistralité

Une dégradation élevée de la sinistralité en assurance dommages pourrait avoir pour conséquence une réduction des commissions que la Caisse Régionale Alpes Provence perçoit sur cette activité.

1.5.3. Des événements défavorables pourraient affecter simultanément plusieurs activités de la Caisse Régionale

Bien que les principales activités de la Caisse Régionale Alpes Provence soient chacune soumise à des risques propres et à des cycles de marché différents, il est possible que des événements défavorables affectent simultanément plusieurs activités de la Caisse Régionale Alpes Provence. Par exemple, une baisse des taux d'intérêts pourrait impacter simultanément la marge d'intérêt sur les prêts, le rendement et donc la commission réalisée sur les produits de gestion d'actif, et les rendements sur placement des filiales d'assurance. Dans une telle situation, la Caisse Régionale Alpes Provence pourrait ne pas tirer avantage de la diversification de ses activités dans les conditions escomptées. Par exemple, des conditions macroéconomiques défavorables pourraient impacter la Caisse Régionale Alpes Provence à plusieurs titres, en augmentant le risque de défaut dans le cadre de ses activités de prêt, en réduisant la valeur de ses portefeuilles de titres et les revenus dans ses activités générant des commissions. Lorsqu'un événement affecte défavorablement plusieurs activités, son impact sur les résultats et la situation financière de la Caisse Régionale Alpes Provence est d'autant plus important.

1.5.4. La Caisse Régionale est exposée aux risques liés au changement climatique

Les risques climatiques peuvent affecter la Caisse Régionale Alpes Provence de deux façons : directement en portant sur ses outils d'exploitation ou, indirectement, en affectant ses contreparties. Cela conduit à considérer les risques climatiques comme des facteurs de risques influençant les autres risques existants, notamment de crédit, volet pour lequel les impacts pourraient être significatifs pour les contreparties de la Caisse Régionale Alpes Provence, et, de fait, indirectement affecter la Caisse Régionale Alpes Provence. À titre d'exemple, lorsque la Caisse Régionale Alpes Provence prête à des entreprises dont les activités émettent des gaz à effet de serre, il se retrouve exposé au risque qu'une réglementation, ou des limitations plus strictes soient imposées à son emprunteur, ce

qui pourrait avoir un impact défavorable sur la qualité de crédit de ce dernier. De telles conséquences peuvent aussi naître des changements technologiques accélérant la transition vers une économie plus sobre en carbone, ou de changements de comportements des clients finaux. De la même manière, ces impacts défavorables peuvent être liés à des événements de risque physique – de type catastrophe naturelle, mais aussi changement sur le long terme des modèles climatiques (hausse des fréquences et des incidences d'évènements de type sècheresse, inondation, élévation du niveau de la mer …) – impactant négativement les contreparties de la Caisse Régionale Alpes Provence dans l'exercice de ses activités. Enfin, les impacts négatifs des contreparties sur d'autres facteurs environnementaux notamment de réduction/perte de biodiversité, ou usage des ressources peuvent dégrader la qualité de la contrepartie ou entrainer des risques de réputation.

Avec l'accélération des contraintes de transition pour lutter contre les changements climatiques, l'intensification des phénomènes climatiques aigus et l'enjeux de préservation des ressources, la Caisse Régionale Alpes Provence devra adapter ses activités et la sélection de ses contreparties de manière appropriée afin d'atteindre ses objectifs stratégiques et éviter de subir des pertes.

À travers le Plan moyen terme et sa stratégie climat, le Groupe Crédit Agricole s'est engagé à sortir totalement du charbon thermique en 2030, pour les pays de l'Union européenne et de l'OCDE, et en 2040 pour le reste du monde. Des engagements complémentaires ont été pris sur le pétrole et le gaz de schiste. Enfin, le Groupe Crédit Agricole a rejoint l'initiative Net Zero Banking Alliance, pour confirmer son implication dans l'accompagnement de l'économie vers un objectif de neutralité carbone en 2050, avec des jalons contraignants intermédiaires.

1.5.5. La Caisse Régionale est confrontée à une concurrence intense

La Caisse Régionale Alpes Provence est confrontée à une concurrence forte, sur tous les marchés des services financiers, pour tous les produits et services qu'il offre, y compris dans le cadre de ses activités de banque de détail. (données au 30 Avril 2022 : 18.6 % de part de marché sur les crédits et 16.1 % sur la collecte)

Les marchés européens des services financiers sont matures et la demande de services financiers est, dans une certaine mesure, corrélée au développement économique global. Dans ce contexte, la concurrence repose sur de nombreux facteurs, notamment les produits et services offerts, les prix, les modalités de distribution, les services proposés aux clients, la renommée de la marque, la solidité financière perçue par le marché et la volonté d'utiliser le capital pour répondre aux besoins des clients. Le phénomène de concentration a donné naissance à un certain nombre de sociétés qui, à l'instar de la Caisse Régionale Alpes Provence, ont la capacité d'offrir une large gamme de produits, allant de l'assurance, des prêts et dépôts aux services de courtage, de banque d'investissement et de gestion d'actifs.

En outre, de nouveaux concurrents compétitifs (y compris ceux qui utilisent des solutions technologiques innovantes), qui peuvent être soumis à une réglementation distincte ou plus souple, ou à d'autres exigences en matière de ratios prudentiels, émergent également sur le marché. Les avancées technologiques et la croissance du commerce électronique ont permis à des institutions n'étant pas des banques d'offrir des produits et services qui étaient traditionnellement des produits bancaires, et aux institutions financières et à d'autres sociétés de fournir des solutions financières électroniques, reposant sur la technologie de l'Internet, incluant la négociation électronique d'instruments financiers. Ces nouveaux entrants exercent des pressions à la baisse sur les prix des produits et services offerts par la Caisse Régionale Alpes Provence et parviennent à conquérir des parts de marché dans un secteur historiquement stable entre les acteurs financiers traditionnels. De surcroît, de nouveaux usages, notamment de paiements et de banque au quotidien, des nouvelles devises, tels que le bitcoin, et de nouvelles technologies facilitant le traitement des transactions, comme la blockchain, transforment peu à peu le secteur et les modes de consommation des clients. Il est difficile de prédire les effets de l'émergence de ces nouvelles technologies, dont le cadre réglementaire est toujours en cours de définition, mais leur utilisation accrue pourrait redessiner le paysage concurrentiel du secteur bancaire et financier. La Caisse Régionale Alpes Provence doit donc s'attacher à maintenir sa compétitivité en France ou sur les autres grands marchés sur lesquels il intervient, adapter ses systèmes et renforcer son empreinte technologique pour conserver ses parts de marché et son niveau de résultats.

1.6. Risques liés à la structure du Groupe Crédit Agricole

a) Si l'un des membres du Réseau rencontrait des difficultés financières, Crédit Agricole S.A. serait tenue de mobiliser les ressources du Réseau (en ce compris ses propres ressources) au soutien de l'entité concernée

Crédit Agricole S.A. est l'organe central du Réseau Crédit Agricole composé de Crédit Agricole S.A., des Caisses régionales et des Caisses locales, en application de l'article R. 512-18 du Code monétaire et financier, ainsi que de Crédit Agricole CIB et BforBank en tant que membres affiliés (le "Réseau").

Dans le cadre du mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du Code monétaire et financier, Crédit Agricole S.A., en sa qualité d'organe central, doit prendre toutes mesures nécessaires pour garantir la liquidité et la solvabilité de chacun des établissements membres du Réseau comme de l'ensemble. Ainsi, chaque membre du Réseau bénéficie de cette solidarité financière interne et y contribue. Les dispositions générales du Code monétaire et financier ont été déclinées par des dispositifs internes qui prévoient les mesures opérationnelles à prendre dans le cadre de ce mécanisme légal de solidarité financière interne. En particulier, ceux-ci ont institué un Fonds pour risques bancaires de liquidité et de solvabilité (FRBLS) destiné à permettre à Crédit Agricole S.A. d'assurer son rôle d'organe central en intervenant en faveur des membres du Réseau qui viendraient à connaître des difficultés.

Bien que Crédit Agricole S.A. n'ait pas connaissance de circonstances susceptibles d'exiger à ce jour de recourir au FRBLS pour venir au soutien d'un membre du Réseau, rien ne garantit qu'il ne sera pas nécessaire d'y faire appel à l'avenir. Dans une telle hypothèse, si les ressources du FRBLS devaient être insuffisantes, Crédit Agricole S.A., en raison de ses missions d'organe central, aura l'obligation

de combler le déficit en mobilisant ses propres ressources et le cas échéant celles des autres membres du Réseau.

En raison de cette obligation, si un membre du Réseau venait à rencontrer des difficultés financières majeures, l'événement sousjacent à ces difficultés financières pourrait alors impacter la situation financière de Crédit Agricole S.A. et celle des autres membres du Réseau ainsi appelés en soutien au titre du mécanisme de solidarité financière.

Le dispositif européen de résolution des crises bancaires a été adopté au cours de l'année 2014 par la Directive (UE) 2014/59 (dite "BRRD"), transposée en droit français par l'ordonnance 2015-1024 du 20 août 2015, qui a également adapté le droit français aux dispositions du Règlement européen 806/2014 du 15 juillet 2014 ayant établi les règles et une procédure uniforme pour la résolution des établissements de crédit dans le cadre d'un mécanisme de résolution unique et d'un Fonds de résolution bancaire unique. La Directive (UE) 2019/879 du 20 mai 2019 dite "BRRD2" est venue modifier la BRRD et a été transposée par Ordonnance 2020-1636 du 21 décembre 2020.

Ce dispositif, qui comprend des mesures de prévention et de résolution des crises bancaires, a pour objet de préserver la stabilité financière, d'assurer la continuité des activités, des services et des opérations des établissements dont la défaillance aurait de graves conséquences pour l'économie, de protéger les déposants, et d'éviter ou de limiter au maximum le recours au soutien financier public. Dans ce cadre, les autorités de résolutions européennes, dont le Conseil de résolution unique, ont été dotées de pouvoirs très étendus en vue de prendre toute mesure nécessaire dans le cadre de la résolution de tout ou partie d'un établissement de crédit ou du groupe auquel il appartient.

Pour les groupes bancaires coopératifs, c'est la stratégie de résolution de "point d'entrée unique élargi" ("extended SPE") qui est privilégiée par les autorités de résolution, par laquelle l'outil de résolution serait appliqué simultanément au niveau de Crédit Agricole S.A. et des entités affiliées. À ce titre et dans l'hypothèse d'une mise en résolution du Groupe Crédit Agricole, c'est le périmètre composé de Crédit Agricole S.A. (en sa qualité d'organe central) et des entités affiliées qui serait considéré dans son ensemble comme le point d'entrée unique élargi. Compte tenu de ce qui précède et des mécanismes de solidarité existant au sein du réseau, un membre du réseau Crédit Agricole ne peut pas être mis en résolution de manière individuelle.

Les autorités de résolution peuvent ouvrir une procédure de résolution à l'encontre d'un établissement de crédit lorsqu'elle considère que : la défaillance de l'établissement est avérée ou prévisible, il n'existe aucune perspective raisonnable qu'une autre mesure de nature privée empêche la défaillance dans des délais raisonnables, une mesure de résolution est nécessaire et une procédure de liquidation serait insuffisante pour atteindre les objectifs recherchés de la résolution ci-dessus rappelés.

Les autorités de résolution peuvent utiliser un ou plusieurs instruments de résolution, tels que décrits ci-dessous avec pour objectif de recapitaliser ou restaurer la viabilité de l'établissement. Les instruments de résolution devraient être mis en œuvre de telle manière à ce que les porteurs de titres de capital (actions, parts sociales, CCI, CCA) supportent en premier les pertes, puis les autres créanciers sous réserve qu'ils ne soient pas exclus du renflouement interne par la réglementation ou sur décision des autorités de résolution. La Loi française prévoit également une mesure de protection lorsque certains instruments ou mesures de résolution sont mis en œuvre, tel le principe selon lequel les porteurs de titres de capital et les créanciers d'un établissement en résolution ne peuvent pas supporter des pertes plus lourdes que celles qu'ils auraient subies si l'établissement avait été liquidé dans le cadre d'une procédure de liquidation judiciaire régie par le Code de commerce (principe NCWOL visé à l'article L. 613-57-I du Code monétaire et financier). Ainsi les investisseurs ont le droit de réclamer des indemnités si le traitement qu'ils subissent en résolution est moins favorable que le traitement qu'ils auraient subi si l'établissement avait fait l'objet d'une procédure normale d'insolvabilité.

Dans l'hypothèse où les autorités de résolution décideraient d'une mise en résolution sur le Groupe Crédit Agricole, elles procéderaient au préalable à la réduction de la valeur nominale des instruments de fonds propres du compartiment CET1 (actions, parts sociales, CCI et CCA), instruments de fonds propres additionnels de catégorie 1 et instruments de fonds propres de catégorie 2, afin d'absorber les pertes puis éventuellement à la conversion en titres de capital des instruments de Fonds propres additionnels de catégorie 1 et instruments de fonds propres de catégorie 26 . Ensuite, si les autorités de résolution décidaient d'utiliser l'outil de résolution qu'est le renflouement interne, elles pourraient mettre en œuvre cet outil de renflouement interne sur les instruments de dette7 , c'est-à-dire décider de leur dépréciation totale ou partielle ou de leur conversion en capital afin également d'absorber les pertes.

Les autorités de résolution pourraient décider de mettre en œuvre de façon coordonnée, à l'égard de l'organe central et de l'ensemble des entités affiliées, des mesures de réduction de valeur ou de conversion et le cas échéant de renflouement interne. Dans ce cas, ces mesures de réduction de valeur ou de conversion et le cas échéant ces mesures de renflouement interne s'appliqueraient à toutes les entités du réseau du Crédit Agricole et ce, quelle que soit l'entité considérée et quelle que soit l'origine des pertes.

La hiérarchie des créanciers en résolution est définie par les dispositions de l'article L. 613-55-5 du Code monétaire et financier en vigueur à la date de mise en œuvre de la résolution.

Les détenteurs de titres de capital et les créanciers de même rang ou jouissant de droits identiques en liquidation seraient alors traités de manière égale quelle que soit l'entité du Groupe Crédit Agricole dont ils sont créanciers.

L'étendue de ce renflouement interne, qui vise aussi à recapitaliser le Groupe Crédit Agricole, s'appuie sur les besoins de fonds propres au niveau consolidé.

6 Articles L. 613-48 et L. 613-48-3 du Code monétaire et financier.

7 Articles L. 613-55 et L. 613-55-1 du Code monétaire et financier.

L'investisseur doit donc être conscient qu'il existe donc un risque significatif pour les porteurs d'actions, de parts sociales, CCI et CCA et les titulaires d'instruments de dette d'un membre du réseau de perdre tout ou partie de leur investissement en cas de mise en œuvre d'une procédure de résolution bancaire sur le Groupe Crédit Agricole quelle que soit l'entité dont il est créancier.

Les autres outils de résolution bancaire dont disposent les autorités de résolution sont pour l'essentiel la cession totale ou partielle des activités de l'établissement à un tiers ou à un établissement relais et la séparation des actifs de cet établissement.

Ce dispositif de résolution ne remet pas en cause le mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du Code monétaire et financier, appliqué au réseau Crédit Agricole tel que défini par l'article R. 512-18 de ce même Code. Crédit Agricole S.A. considère qu'en pratique, ce mécanisme devrait s'exercer préalablement à toute mesure de résolution.

L'application au Groupe Crédit Agricole de la procédure de résolution suppose ainsi que le mécanisme légal de solidarité interne n'aurait pas permis de remédier à la défaillance d'une ou plusieurs entités du réseau, et donc du réseau dans son ensemble.

b) L'avantage pratique de la Garantie de 1988 émises par les Caisses Régionales peut être limité par la mise en œuvre du régime de résolution qui s'appliquerait avant la liquidation.

Le régime de résolution prévu par la DRRB pourrait limiter l'effet pratique de la garantie des obligations de Crédit Agricole S.A. consentie par l'ensemble des Caisses régionales, solidairement entre elles, à hauteur de leur capital, réserves et report à nouveau (la "Garantie de 1988").

Ce régime de résolution n'a pas d'impact sur le mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du Code monétaire et financier, appliqué au Réseau, ce mécanisme devant s'exercer préalablement à toute mesure de résolution.

Cependant, l'application au Groupe Crédit Agricole des procédures de résolution pourrait limiter la survenance des conditions de mise en œuvre de la Garantie de 1988, étant précisé que ladite Garantie de 1988 ne peut être appelée que si les actifs de Crédit Agricole S.A. s'avéraient être insuffisants pour couvrir ses obligations à l'issue de sa liquidation ou dissolution. Du fait de cette limitation, les porteurs de titres obligataires et les créanciers de Crédit Agricole S.A. pourraient ne pas pouvoir bénéficier de la protection qu'offrirait cette Garantie de 1988.

2. Gestion des Risques

Cette partie du rapport de gestion présente l'appétence au risque du Groupe, la nature des principaux risques auxquels le Groupe est exposé, leur ampleur et les dispositifs mis en œuvre pour les gérer.

  • L'information présentée au titre de la norme IFRS 7 relative aux informations à fournir sur les instruments financiers couvre les principaux types de risques suivants :
  • les risques de crédit ;
  • les risques de marché ;
  • les risques structurels de gestion de bilan : risque de taux d'intérêt global, risque de change et risque de liquidité, y compris les risques du secteur de l'assurance.
  • Afin de couvrir l'ensemble des risques inhérents à l'activité bancaire, des informations complémentaires sont fournies concernant :
  • les risques opérationnels ;
  • les risques de non-conformité.

2.1. Appétence au Risque, Gouvernance & Organisation de la gestion des Risques

2.1.1. Brève déclaration sur les risques

Le Conseil d'administration du Crédit Agricole Alpes Provence exprime annuellement son appétence au risque par une déclaration formelle. Pour l'année 2022, celle-ci a été validée le 25 Janvier 2022. La déclaration est une partie intégrante et directrice du cadre de référence de la gouvernance englobant la stratégie, le pilotage des risques et la gestion financière globale. Les orientations stratégiques de la déclaration d'appétence et du processus budgétaire sont cohérentes entre elles.

L'appétence au risque (Risk Appetite) de la Caisse Régionale est le type et le niveau agrégé de risque que la Caisse régionale est prête à assumer, dans le cadre de ses objectifs stratégiques.

  • La détermination de l'appétence au risque de la Caisse Régionale s'appuie en particulier sur :
  • La politique de crédit (Particuliers, Professionnels et Agriculteurs, Entreprises et collectivités, Professionnels de l'Immobilier et FEL),
  • La politique Financière (risques de marché, de taux, de liquidité).

La formalisation de l'appétence au risque permet à la Direction générale et au Conseil d'administration de définir la trajectoire de développement de la Caisse Régionale en cohérence avec le Plan Moyen Terme et de la décliner en stratégies opérationnelles. Elle résulte d'une démarche coordonnée et partagée entre la Direction du Contrôle permanents et des Risques et de la Direction financière.

  • La déclaration d'appétence au risque vise notamment à :
  • Engager les administrateurs et la Direction dans une réflexion et un dialogue sur la prise de risque

  • Formaliser, normer et expliciter le niveau de risque acceptable en lien avec une stratégie donnée ;

  • Intégrer pleinement la dimension risque/rentabilité dans le pilotage stratégique et les processus de décision ;
  • Disposer d'indicateurs avancés et de seuils d'alertes permettant à la Direction d'anticiper les dégradations excessives des indicateurs stratégiques et d'améliorer la résilience en activant des leviers d'action en cas d'atteinte de niveaux d'alerte par rapport à la norme d'appétence pour le risque ;
  • Améliorer la communication externe vis-à-vis des tiers sur la solidité financière et la maîtrise des risques.
  • L'appétence au risque de la Caisse Régionale s'exprime au moyen d'indicateurs clés dont notamment :
  • La solvabilité qui garantit la pérennité de la Caisse régionale en assurant un niveau de fonds propres suffisants au regard des risques pris par l'établissement,
  • La liquidité dont la gestion vise à éviter un assèchement des sources de financement du Groupe pouvant conduire à un défaut de paiement, voire à une mise en résolution,
  • Le résultat, car il nourrit directement la solvabilité future et la capacité de distribution aux actionnaires, et constitue donc un élément clé de la communication financière de la Caisse Régionale.
  • Les indicateurs clés sont déclinées en trois niveaux de risques :
  • L'appétence correspond à une gestion normale et courante des risques. Elle se décline sous forme d'objectifs budgétaires dans le cadre de limites opérationnelles, dont les éventuels dépassements sont immédiatement signalés à la Direction générale qui statue sur des actions correctrices ;
  • La tolérance correspond à une gestion exceptionnelle d'un niveau de risque dégradé. Le dépassement des seuils de tolérance sur des indicateurs ou limites clés déclenche une information immédiate au Conseil d'administration ;
  • La capacité reflète le niveau maximal de risques que la Caisse régionale pourrait théoriquement assumer sans enfreindre ses contraintes opérationnelles ou réglementaires.

Le dispositif d'appétence au risque du la Caisse Régionale s'appuie sur le processus d'identification des risques qui vise à recenser de la manière la plus exhaustive possible les risques majeurs de la Caisse Régionale et à les classer par catégorie et sous catégories selon une nomenclature homogène.

Profil de risque global :

L'activité de la Caisse Régionale est centrée sur l'activité de Banque universelle de proximité en France avec un stock de défaut faible et un taux de provisionnement prudent.

Le profil de risque de la Caisse régionale est suivi et présenté à minima semestriellement en Comité des risques de la Caisse Régionale et au Conseil d'administration. Le franchissement des niveaux tolérés des indicateurs ou des limites centrales du dispositif conduisent à l'information et à la proposition d'actions correctrices au Conseil d'administration. Les dirigeants effectifs et le Conseil d'Administration sont ainsi régulièrement informés de l'adéquation du profil de risque avec l'appétence au risque.

Au 30 juin 2022, les indicateurs d'appétence au risque de la Caisse Régionale se situent dans la zone d'appétence.

2.1.2. Organisation des risques

La gestion des risques, inhérente à l'exercice des activités bancaires, est au cœur du dispositif de contrôle interne de la Caisse Régionale, mis en œuvre par tous les acteurs intervenant de l'initiation des opérations jusqu'à leur maturité finale.

La responsabilité de la mesure des risques et de leur surveillance est assurée par la Direction du Contrôle Permanents et des Risques rapportant directement à la Direction générale.

Si la maîtrise des risques relève en premier lieu de la responsabilité des métiers qui assurent le développement de leur activité, la Direction du Contrôle Permanent et des Risques a pour mission de garantir que les risques auxquels est exposé la Caisse régionale sont conformes aux politiques risques définies par les métiers (limites globales et individualisées, critères de sélectivité) et compatibles avec les objectifs de croissance et de rentabilité de la Caisse régionale.

Afin d'assurer une vision homogène des risques au sein de la Caisse régionale, la Direction du Contrôle Permanent et des Risques assure les missions suivantes :

  • Coordonner le processus d'identification des risques et la mise en œuvre du cadre d'appétence au risque du Groupe en collaboration avec les fonctions Finances, GIE et Conformité et les lignes métiers ;
  • Fournir des avis indépendants à la Direction générale sur l'exposition aux risques induite par les prises de position des métiers (opérations de crédit, fixation des limites des risques de marché) ;
  • Assurer le recensement et l'analyse des risques dans les systèmes d'informations risques.

La gestion des risques structurels de gestion de bilan (taux, change, liquidité) ainsi que la politique de refinancement et le pilotage des besoins en capital sont assurés par la Direction financière de la Caisse régionale.

La surveillance de ces risques par la Direction générale s'exerce dans le cadre du Comité Financier, auquel participe la Direction du Contrôle Permanent et des Risques.

La Direction du Contrôle permanent et des Risques tient informés la Direction Générale et le Conseil d'Administration du degré de maîtrise du risque, les alertes de tout risque de déviation par rapport aux politiques risques validées. Elle les informe des résultats du dispositif de prévention. Elle leur soumet toute proposition d'amélioration du dispositif rendue nécessaire par l'évolution des métiers et de leur environnement.

Cette action s'inscrit dans le cadre des instances de gouvernance tout particulièrement :

  • Le Comité des risques (émanation du Conseil d'administration, cinq réunions par an) : analyse des facteurs clés de la déclaration d'appétence au risque du Groupe définie par la Direction générale, examen régulier des problématiques de gestion des risques et de contrôle interne de la Caisse régionale, revue de l'information semestrielle et du Rapport annuel sur le contrôle interne et sur la mesure et la surveillance des risques ;
  • Le Comité de contrôle interne (CCI, présidé par le Directeur général de la Caisse régionale, quatre réunions par an) : examine des problématiques de contrôle interne, valide l'information semestrielle et du Rapport annuel sur le contrôle interne, veille à ce que des systèmes d'identification et de mesure des risques, adaptés aux activités et à l'organisation de l'Entreprise, soient adoptés ;
  • Le Comité de Pilotage des Risques présidé par le Directeur général de la Caisse régionale : présentations mensuelles des risques crédits de la Caisse régionale tous marchés, synthèses de revues de dossiers réalisées, analyses filières, qualité de la notation ;
  • Le Comité Financier (Comité présidé par la Direction générale) : analyse les risques financiers de la Caisse Régionale et valide les orientations de gestion permettant de les maitriser ;

2.1.3. Culture des risques

La politique de « culture du risque » déployée au sein de la Caisse régionale s'articule autour des éléments suivants :

  • Le plan de formation réglementaire est revu annuellement et utilise principalement des programmes en « e-learning » ou présentiel élaborés au niveau du Groupe Crédit Agricole ou par la Caisse Régionale. Ce plan comprend plusieurs programmes dont une formation généraliste « culture du risque » décrivant notamment le rôle chacun dans le cadre de la mise en œuvre des 3 lignes de défense et une formation relative aux sanctions internationales.
  • L'ensemble des formations dédiées aux thématiques Risques Conformité sont détaillées plus avant dans ce rapport, citons néanmoins les formations « Clients en situation de fragilité financière », « RGPD »,
  • Une formations spécifique l'appétence au risque de la Caisse Régionale, appuyée sur les indicateurs figurant dans la matrice d'appétence a été dispensée aux administrateurs

La Caisse régionale promeut par ailleurs des normes éthiques et professionnelles, aussi bien élaborées en interne qu'en application de normes publiées par des organismes externes, selon les dispositifs suivants pour assurer leur bonne application et informer les instances dirigeantes :

  • La Charte des relations professionnelles est déployée depuis 2012 au sein de la Caisse régionale. Elle met en avant les 9 valeurs humaines, entrepreneuriales et mutualistes sur lesquelles se fonde la culture de l'entreprise.
  • Le Règlement Intérieur de la Caisse régionale est complété de plusieurs annexes et chartes :
    • Annexe relative au respect de la conformité et à la déontologie des salariés (nov-2017)
    • Charte communautaire du bon usage des ressources du Système d'Information (août-2016)
  • Annexe information détaillée sur les traitements des données personnelles des collaborateurs (mai-2018)

2.1.4. Suivi des risques sur base consolidée

Une information sur base consolidée, intégrant les filiales (contrôles permanents notamment) est présentée en Comité des Risques du Conseil d'Administration

2.2. Dispositif de stress tests

Se référer au paragraphe Impact des stress scénarios dans le Risque Crédit

2.3. Procédures de contrôle interne & gestion des risques

Se référer aux paragraphes gestion des risques

2.4. Risque de crédit

Les principes, méthodologies et dispositif de gestion du risque de crédit sont décrits de manière détaillée au sein du Rapport Financier annuel 2021, pages 94 à 106.

Le risque de crédit se matérialise lorsqu'une contrepartie est dans l'incapacité de faire face à ses obligations et que celles-ci présentent une valeur d'inventaire positive dans les livres de la Caisse Régionale. L'engagement peut être constitué de prêts, titres de créances ou de propriété ou contrats d'échange de performance, garanties données ou engagements confirmés non utilisés.

Définition du défaut

A partir du 1er janvier 2020, pour les marchés corporate, suite à la refonte de la définition du défaut au sein du Groupe Crédit Agricole, un débiteur entre en défaut lorsqu'il est constaté un arriéré significatif sur ses obligations de crédit pendant plus de 90 jours consécutifs ou lorsqu'un signe de probable absence de paiement (« indications of Unlikeliness To Pay (UTP) ») est identifié.

Cette définition s'applique à l'ensemble de la clientèle : Banque de détail et Grande clientèle incluant les administrations centrales, les autorités locales et les entités du secteur public.

Le statut de défaut s'applique au niveau débiteur. Ainsi, si un débiteur est en défaut, toutes ses obligations de crédit sont en défaut. Concernant la clientèle de la Banque de Détail, la notion de débiteur s'applique au niveau de chaque entité du Groupe contrairement aux clients appartenant à la Grande Clientèle pour lesquels la notion de débiteur s'applique au niveau du Groupe Crédit Agricole.

Un débiteur en défaut est reclassé en non-défaut lorsqu'à la fin des éventuelles périodes d'observation, les conditions de sortie du défaut sont respectées.

Cette nouvelle définition du défaut a été étendue aux marchés retail le 6 juillet 2020.

Prêts restructurés

Les restructurations au sens de l'EBA (forbearance) correspondent à l'ensemble des modifications apportées à un ou plusieurs contrats de crédit, ainsi qu'aux refinancements, accordés en raison de difficultés financières rencontrées par le client.

Dès lors que l'opération de restructuration au sens de l'EBA a été réalisée, l'exposition conserve ce statut de « restructuré » pendant une période a minima de 2 ans si l'exposition était saine au moment de la restructuration, ou de 3 ans si l'exposition était en défaut au moment de la restructuration. Ces périodes sont prolongées en cas de survenance de certains événements prévus par les normes du Groupe Crédit Agricole (nouveaux incidents par exemple).

Dans ce contexte, la Caisse Régionale a mis en œuvre des solutions d'identification et de gestion de ces expositions, adaptées à ses spécificités et à ses métiers, selon les cas : à dire d'expert, algorithmique ou une combinaison de ces deux approches. Ces dispositifs permettent également de répondre à l'exigence de production trimestrielle des états réglementaires sur cette thématique.

2.4.1. Objectifs & politique

La Politique Octroi de Crédit de la Caisse Régionale définit les principes de maîtrise des risques lors de l'octroi de nouveaux financements et de leur renouvellement. Elle évolue annuellement, en cohérence avec les règles d'instruction, sur proposition de la Direction des Crédits avec avis indépendant de la Direction du Contrôle Permanent et des Risques conformément à l'arrêté du 3 novembre 2014 et ses évolutions sont validées par le Conseil d'Administration. Les demandes de financements non conformes à la politique d'octroi crédits en cas de non-respect des règles d'exclusion ou de territorialité relèvent du Conseil d'Administration.

Elle fixe par marché :

  • les règles générales et spécifiques d'éligibilité à l'octroi de crédit (territorialité, éligibilité des clients, notation systématique et constitution des groupes de risque, opérations de crédit),
  • les limites individuelles et globales de financement,
  • les principes de délégations.

Elle rappelle les exclusions déontologiques (notamment les exclusions liées à la lutte contre le blanchiment d'argent & du terrorisme) ainsi que les exclusions et limitations spécifiques par marché voire par nature de financement compte tenu d'un niveau de risque élevé constaté. En 2022, la Politique d'octroi de Crédit a été ajustée afin de fluidifier les processus de décision.

2.4.2. Gestion du risque de crédit

Toute opération de crédit nécessite une analyse approfondie de la capacité du client à rembourser son endettement et de la façon la plus efficiente de structurer l'opération, notamment en termes de sûretés et de maturité. Elle doit s'inscrire dans la stratégie risques du métier ou de l'entité concerné et dans le dispositif de limites en vigueur, tant sur base individuelle que globale. La décision finale d'engagement s'appuie sur la note interne de la contrepartie et est prise par des unités d'engagement ou des Comités de crédit, sur la base d'un avis risque indépendant du représentant de la ligne métier Risques et contrôles permanents, dans le cadre du système de délégation en vigueur.

Le Conseil d'administration de la Caisse Régionale constitue la plus haute instance de décision de la Caisse Régionale en matière de crédit.

Principes généraux de prise de risque

L'Octroi de Crédit intègre systématiquement une analyse du dossier selon les critères Bâlois : Score, groupe de risque, notation, encours, garantie et délégation.

Les délégations d'octrois et de paiements sont proposées par le Directeur des Crédits, aux collaborateurs de la Caisse Régionale, en fonction des métiers exercés, dans le respect de la Politique d'Octroi de Crédits validée par le Conseil d'Administration.

Détermination du niveau de délégation

Les limites d'encours sont calculées par nature de financement :

  • les encours de crédits CT non causés ou assimilés
  • les encours intégrant MLT, Crédit-Bail et crédits CT causés ou assimilés
  • si l'une des limites après projet est dépassée alors le dossier est hors de ce niveau de délégation.

La limite de financement par emprunteur se calcule en encours bruts (engagements de la Caisse Régionale Bilan et hors bilan, non pondérés des garanties à l'exception de Foncaris), un emprunteur étant représenté par un Groupe de risque Bâle II. Ces limites individuelles sont plafonnées par les limites réglementaires.

Au même titre que la Politique Octroi de Crédit, le processus de décision intègre la mise en place d'un avis risque indépendant de la Direction du Contrôle Permanent et des Risques sur les dossiers des comités crédits Caisse Régionale lors de l'attribution des

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financements :

Les indicateurs de pilotage du risque qui permettent de vérifier la qualité de la gestion réalisée en agence poursuivent leur amélioration durant le 1er semestre 2022.

Pour rappel : une créance est dite irrégulière dès lors que le DAV est débiteur à partir du 6ème jour de retard ou que le prêt est en retard dès le 1er jour.

L'utilisation de l'outil national MesRisques permet de suivre les risques au quotidien en intégrant les évolutions réglementaires du nouveau défaut.

Méthodologies et systèmes de mesure des risques

Les systèmes de notation interne et de consolidation des risques de crédit

L'ensemble des crédits (bilan et hors bilan) de la Clientèle de Banque de détail de la Caisse Régionale est noté par l'outil LUC, avec des modèles IRB [PD, LGD, CCF] calibrés sur le périmètre de l'ensemble des Caisses Régionales. Des procédures de contrôle a posteriori des paramètres utilisés pour le calcul réglementaire des exigences de fonds propres sont définies et opérationnelles. Le modèle interne LUC est fondé sur des modèles statistiques établis sur des variables explicatives comportementales (ex : solde moyen du compte courant) et signalétiques (ex : secteur d'activité). L'approche utilisée peut être soit de niveau client (Particuliers, Agriculteurs, Professionnels et TPE) soit de niveau produit. La probabilité de défaut à 1 an estimée associée à une note est actualisée chaque année.

L'ensemble des crédits (bilan et hors bilan) de la Grande Clientèle (hors banques) de la Caisse Régionale, dont les tiers et groupes emprunteurs et cautions sont gérés dans le dispositif AGORA (évolution du dispositif Tiers & Groupes), commun à l'ensemble des entités du Groupe Crédit Agricole.

Ces mêmes tiers et groupes sont notés, par l'entité Responsable de l'Unicité de la Notation (RUN Tiers et RUN Groupe) désignée selon des règles internes au Groupe Crédit Agricole, au travers de l'outil ANADEFI qui délivre une note sur 15 positions, dont 2 de défaut. Les paramètres [PD, LGD, CCF] en approche IRB Fondation sont estimés au travers de l'outil OCE. Un suivi piloté par la Direction Des Risques Groupe et visant à normaliser l'usage des notes est réalisé trimestriellement.

Durant le premier semestre 2022, le système de notation Grande Clientèle a connu une modification des grilles entreprises permettant une approche plus resserrée.

Le guide de notation des entreprises mis à disposition par CASA précise la correspondance entre les notes de l'échelle maitre et les notes des différentes agences de notation et de la Banque de France : des alertes gestionnaires sont réalisées en cas d'incohérence.

La notation d'une Contrepartie par une Entité est réalisée pour le compte de l'ensemble des entités du Groupe Crédit Agricole. La légitimité de la notation revient à l'entité la plus apte à disposer des informations pertinentes rapidement. Ceci permet de mettre à jour la note dans les plus brefs délais. Cette entité est désignée RUN du Tiers : en principe c'est la Caisse Régionale ou l'entité qui porte la majorité de l'encours dans l'institution (arbitrage par Crédit Agricole SA si litige).

Au sein du Groupe Crédit Agricole, le Référentiel Tiers et Groupes accessible via Agora est le vecteur de diffusion de l'information sur la notation des contreparties. Il permet également la revendication du rôle de RUN.

La qualité et la complétude des données permettant l'élaboration de la note sont vérifiées et communiquées mensuellement à l'ensemble des Caisses Régionales au travers du kit Benchmark de Crédit Agricole SA.

Le suivi du taux de notation des tiers et des groupes fait l'objet d'un reporting en Comité de Pilotage des risques.

Depuis l'intégration à centrale de notation logée dans la Caisse Régionale Centre France en mars 2018, un contrôle exhaustif des éléments constitutifs de la notation CORPORATE est effectué préalablement à sa proposition, par la Centrale de Notation (CAN). La validation est réalisée par le Département du Contrôle Central des Risques rattaché à la Direction du Contrôle Permanent et des Risques après des contrôles supplémentaires qui sont de la responsabilité de la Caisse Régionale. Enfin, un contrôle sur pièces trimestriel est effectué par échantillonnage. Un reporting global de la qualité de la notation est réalisé annuellement en Comité de pilotage des risques.

Mesure du risque de crédit

Il s'agit du risque de crédit avant prise en compte de tout type de garantie reçue et tout type de compensation. Il reprend l'ensemble des engagements tirés et des engagements confirmés non tirés.

Le Groupe Crédit Agricole s'est doté d'un dispositif de notation interne permettant d'appréhender différents niveaux de risque à partir d'informations qualitatives et quantitatives de façon homogène à l'ensemble de ses portefeuilles.

Le principal objectif de cette notation est la hiérarchisation du risque d'un portefeuille afin d'en fixer les modalités de gestion qui couvrent :

  • les règles de délégation en matière de décision d'octroi et de renouvellement,
  • la fixation des conditions et de la rentabilité des opérations,
  • le pilotage du risque au travers de la répartition des encours portés par grade,
  • l'analyse dans le temps de la structure des portefeuilles en fonction des cycles économiques et des secteurs d'activité.

Ce dispositif est devenu un élément essentiel de l'appréciation de la qualité des actifs par les instances de décision et de contrôle interne ou externe. Les systèmes de notations externes viennent le compléter.

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Dispositif de surveillance

Les principes et modalités d'attribution du crédit précisés au travers de la politique Octroi crédit (limites), des règles d'instruction et des niveaux de délégation sont encadrés et contrôlés au travers d'un dispositif de surveillance régulier.

Au 30 juin 2022, le taux de créances douteuses est en baisse à 1,32% (y compris les créances titrisées) contre 1,38 % au 31 décembre 2021.

En complément, chaque Directeur Commercial réalise un reporting devant le Comité de Pilotage des risques des modalités de gestion de son portefeuille de clients et présente son plan d'action risque.

Un dispositif de surveillance est également mis en œuvre concernant les domaines de division et de partage des risques qui sont précisés dans la Politique Octroi de Crédit.

Processus de surveillance des concentrations par contrepartie ou groupe de contreparties liées

Sont considérées comme un même bénéficiaire « les personnes physiques ou morales qui sont liées de telle sorte qu'il est probable que si l'une d'entre elles rencontrait des problèmes financiers, les autres connaîtraient des difficultés de remboursement ». Conformément aux principes Groupe CASA de gestion des Tiers et des Groupes, sont ainsi présumés constituer un groupe de risques unique :

  • des structures juridiques distinctes mais dans les faits dirigées par une même personne physique ou morale (« direction de fait commune »),
  • les structures juridiques liées par des contrats de garanties croisées inconditionnelles, telles que cautions solidaires et garanties à première demande,
  • la maison mère, les actionnaires personnes physiques la contrôlant majoritairement au travers d'une société patrimoniale, ainsi que les sociétés détenues par la maison mère à plus de 50% (directement ou indirectement) ou consolidées en intégration globale, doivent au minimum être considérées obligatoirement comme faisant partie d'un même groupe.

Ces principes de fonctionnement ont été utilisés de façon opérationnelle depuis 2016, à la fois sur la banque de détail et sur la grande Clientèle.

La vérification de la correcte constitution et notation des groupes de risques est réalisée lors de la délivrance de l'avis risque ou par les experts engagements rattachés à chaque région.

La liste des 10 principales contreparties saines, sensibles, en défaut, par classe de notation est présentée au Comité de Pilotage des risques, permettant de vérifier la stabilité de notre risque de concentration. Par ailleurs, le suivi de la concentration des risques est réalisé au travers du dispositif des grands risques. Ce dispositif est complété par la présentation du dispositif des grands risques et des risques de concentration individuelle et sectorielle extrait du Kit pilier II de CASA qui place la Caisse Régionale Alpes Provence dans la moyenne des Caisses Régionales.

Processus de revue de portefeuille et de suivi sectoriel

Revues de portefeuille :

Le dispositif de révision des risques de crédit et de suivi sectoriel est piloté par le Contrôle Central des Risques. Les portefeuilles sont révisés à périodicité fixe par type de gestionnaire en fonction des niveaux de risque constaté. Les clients révisés en séance font l'objet d'une qualification du niveau de risque porté (sain, sensible, élevé). Lorsque nécessaire, des actions spécifiques de maîtrise du risque à réaliser par le gestionnaire sont décidées. Elles font l'objet d'un suivi régulier et d'un reporting en Comité de pilotage des Risques pour veiller à leur correcte mise en œuvre.

Le contexte économique a amené la Caisse Régionale à renforcer et réviser les critères de sélections des dossiers dans le cadre des revues de portefeuille. Les constats effectués en revue de portefeuille permettent d'identifier d'éventuels besoins complémentaires de constitution de provisions filières. Les actions décidées à l'occasion de ces revues font l'objet d'un suivi et d'un reporting assuré par le Département du Contrôle Central des Risques à la Direction Générale lors d'un Comité de Pilotage des Risques.

Surveillance :

Par ailleurs, le Contrôle Central des Risques identifie et suit les secteurs de financements présentant des niveaux de risque élevés (niveau de DL, niveau de Défaut, notation sensible, indicateurs macro-économiques et/ou tendance de marché dégradés ou pessimistes) pour une mise en œuvre éventuelle de nouvelles provisions filières.

Processus de suivi des contreparties défaillantes et sous surveillance

Les clients dont la durée d'irrégularité est supérieure à 60 jours sont automatiquement pris en charge par une structure de recouvrement spécialisé dans la mesure où le montant de l'irrégularité est supérieur à 500 €.

La systématisation de l'utilisation d'ATOURISK permet une identification dans chacun des portefeuilles de gestionnaires de l'ensemble des clients débiteurs à traiter de façon hebdomadaire.

Un suivi spécifique des prêts restructurés mis en œuvre en 2019 et poursuivi en 2020 comporte :

  • Un suivi et une fiabilisation des données mensuelles strictement conformes à la définition CASA
  • La mise en conformité réglementaire de la codification des financements éligibles à la classification « Forbearance »
  • Un dispositif de contrôle a été mis en œuvre conformément à la réglementation : contrôle de l'exclusion de l'algorithme CATS, contrôle du dire d'expert et contrôle des états financiers Finrep 18 et19

En complément, une gestion spécifique est réalisée pour les crédits restructurés dont l'impact sur notre stock de créances douteuses est significatif.

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  • Alerte hebdomadaire sur les principales entrées en défaut liées aux restructurations pour risque
  • Diffusion trimestrielle des contrats restructurés pour risque mentionnant la date et le montant de l'échéance ainsi que l'impact potentiel sur les encours de niveau groupe de risque en cas de passage en défaut

Processus de suivi des risques sur base consolidée

Les tableaux de bord produits par la CASA/DRG font l'objet d'une présentation en Comité de pilotage des Risques permettant de positionner la Caisse Régionale par rapport à la moyenne des Caisses Régionales et d'alerter sur les activités ou types de financements les plus sensibles (notamment la répartition des encours sain, sensible, en défaut et le niveau de provisions, l'évolution des encours sensibles, des encours en défaut)

En complément le kit benchmark permet de se positionner sur la qualité de la notation Entreprises qui fait également l'objet d'un bilan annuel conforme au modèle préconisé par CASA.

Les alertes sectorielles produites par CASA sont relayées par le Contrôle Central des Risques auprès des Directions de région et du marché des professionnels (notamment habitat, aéronautique, THR, construction, automobile, transport et commerce).

Processus de surveillance et de gestion du risque pays

Le risque sur une contrepartie peut dépendre d'un risque pays si cette contrepartie est soumise à un risque politique ou commercial lié à son pays de résidence, son pays de nationalité, son pays de contrôle, voire à un pays qui constitue son marché principal.

Le pays est considéré comme à risque, dès lors qu'il existe une limite de risques sur ce pays au niveau de CASA. Les pays à risque sont ceux dont la note est comprise entre C+ et F.

L'application du Corpus CASA, à savoir correcte alimentation du questionnaire qualitatif, est vérifiée sur les dossiers soumis à l'avis Risque indépendant.

Impact des stress scenarios

Le dispositif stress test pour le risque de crédit s'appuie principalement sur des modèles satellites qui relient l'évolution des paramètres de risques de crédit aux variables macroéconomiques et financières. Ces modèles font l'objet d'une revue indépendante et sont validés par le Comité Normes et Méthodologies du groupe Crédit Agricole au même titre que les modèles Bâlois. En complément, chaque année, le dispositif quantitatif de stress test est backtesté. En outre, depuis le 1er janvier 2018, ces modèles contribuent au calcul des ECL selon la norme IFRS9.

En cohérence avec la méthodologie EBA, les stress tests pour le risque de crédit s'appuient sur les paramètres Bâlois (PD, LGD, EAD) et visent à estimer l'évolution du coût du risque incluant le provisionnement sur les actifs non en défaut et également l'impact en emploi pondéré.

Dans l'optique du suivi et du pilotage du risque de crédit, la Direction des risques Groupe conduit, en collaboration avec les métiers et les entités concernés, un ensemble de stress

Un stress test crédit global est réalisé à minima annuellement dans le cadre budgétaire au niveau de la Caisse Régionale. Les travaux concernant la Caisse Régionale sont coordonnés par la Direction des Risques Groupe, qu'ils soient traités réglementairement en méthode IRB ou en méthode Standard. L'horizon d'analyse est fixé à 3 ans. Le processus de stress est intégré dans la gouvernance de l'entreprise et vise à renforcer le dialogue entre les filières risque et finance sur la sensibilité du coût du risque et des exigences en fonds propres à une dégradation de la situation économique. Outre leur utilisation dans les discussions budgétaires et le pilotage des fonds propres, les résultats des stress tests crédit globaux sont utilisés dans le cadre du calcul du capital économique (Pilier 2). Ils sont examinés par le Comité des Risques de la Caisse Régionale.

Les simulations adossées à un scenario économique sévère, plausible mais néanmoins peu probable au travers de l'utilisation de l'outil CASA visent à :

  • Mesurer la sensibilité du portefeuille à des scénarii défavorables
  • Identifier des poches de risques de concentration
  • Identifier des filières sensibles
  • Adapter les niveaux de provisionnements

A l'exercice de stress habituel, la Caisse Régionale a procédé en janvier 2021 à un exercice complémentaire dans le cadre de la crise Covid impactant les secteurs économiques les plus touchés ainsi qu'un exercice spécifique concernant les financements à Effet de Levier.

Mécanismes de réduction du risque de crédit

Garanties reçues et sureté

Les garanties prises sont destinées à améliorer les perspectives de remboursement d'une créance en cas de défaillance de la contrepartie. Conformément au dispositif Groupe CA, l'éligibilité Bâle II à la réduction du risque, et la valeur de la garantie sont déterminées de façon automatique dès sa création, en prenant en compte le type de la garantie, son rang, des informations sur le bien financé et sur l'emprunteur. La revalorisation se fait en automatique avec une périodicité dépendant du type de garantie et du bien mis en garantie, complété par un process manuel de revalorisation pour les dossiers de montant élevé.

Dans le cadre de l'actualisation de ses procédures d'octroi et d'instruction des financements aux clients professionnels et agriculteurs, la Caisse Régionale a mis en place un niveau de garanties minimum requis en fonction de la nature du financement, du score et du niveau de risque du client.

Utilisation des contrats de compensation

La Caisse Régionale a signé un contrat de collatéralisation (échanges quotidiens de collatéral) avec l'ensemble de ses contreparties interbancaires hors groupe ainsi qu'avec CACIB.

2.4.3. Exposition

Exposition maximale

2.4.3. Exposition
Exposition maximale Le total des actifs financiers au coût amorti s'élève à 22 054 M€ au 30 Juin 2022 en progression de 1.78 % sous l'effet de
l'augmentation des encours de la clientèle de détail, des grandes entreprises et de l'administration générale. Sur la même période,
les encours dépréciés sur base individuelle s'affichent en recul de – 1.8 % s'établissant à 246 M€.
Le taux de couverture des encours dépréciés sur base individuelle s'élève à 60.2 % sur le premier semestre 2022. La Caisse Régionale
poursuit ainsi sa politique de couverture prudente des risques crédit. 30/06/2022
Réduction du risque de crédit Autres techniques de
Exposition maximale au Actifs défenus en garantie rehaussement de crédit
En milliers d'euros risque de crédit Instruments financiers
reçus en garantie
Hypothèques Nantissements Cautionnements et autres
garanties financières
Dérivés de crédit
Actifs financiers à la juste valeur par résultat (hors titres à revenu
variable et actifs représentatifs de contrats en unités de compte)
145 962 - - - - -
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 63 595 - - - - -
Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI 82 367 - - - - -
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option - - - - -
Instruments dérivés de couverture 427 090 - - - - -
Total 573 052 - - - - -
30/06/2022
Réduction du risque de crédit
Exposition maximale au Actifs défenus en garantie Autres techniques de
rehaussement de crédit
Exposition maximale
Le total des actifs financiers au coût amorti s'élève à 22 054 M€ au 30 Juin 2022 en progression de 1.78 % sous l'effet de
l'augmentation des encours de la clientèle de détail, des grandes entreprises et de l'administration générale. Sur la même période,
les encours dépréciés sur base individuelle s'affichent en recul de – 1.8 % s'établissant à 246 M€.
Le taux de couverture des encours dépréciés sur base individuelle s'élève à 60.2 % sur le premier semestre 2022. La Caisse Régionale
poursuit ainsi sa politique de couverture prudente des risques crédit.
30/06/2022
Réduction du risque de crédit Autres techniques de
Exposition maximale au Actifs défenus en garantie rehaussement de crédit
En milliers d'euros risque de crédit
30/06/2022
Réduction du risque de crédit
Actifs défenus en garantie Autres techniques de
Exposition maximale au
risque de crédit
Instruments financiers Hypothèques Nantissements rehaussement de crédit
Cautionnements et autres
Dérivés de crédit
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables 151 541 reçus en garantie
-
- - garanties financières
-
-
dont : actifs dépréciés en date de clôture 45 - - - - -
Prêts et créances sur les établissements de crédit - - - - - -
dont : actifs dépréciés en date de clôture
Prêts et créances sur la clientèle
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
dont : actifs dépréciés en date de clôture - - - - - -
Titres de dettes 151 541 - - - - -
dont : actifs dépréciés en date de clôture
Actifs financiers au coût amorti
45
19 207 886
-
-
-
6 117 620
-
467 754
-
7 335 163
-
-
dont : actifs dépréciés en date de clôture 99 576 - 27 144 2 449 46 651 -
Prêts et créances sur les établissements de crédit 135 233 - -
dont : actifs dépréciés en date de clôture
Prêts et créances sur la clientèle
18 375 115 -
-
6 117 620 467 754 7 335 163 -
-
dont : actifs dépréciés en date de clôture 99 576 - 27 144 2 449 46 651 -
Titres de dettes 697 538 - - - - -
dont : actifs dépréciés en date de clôture
Total
-
19 359 427
-
-
-
6 117 620
-
467 754
-
7 335 163
-
-
dont : actifs dépréciés en date de clôture 99 621 - 27 144 2 449 46 651 -
30/06/2022
Réduction du risque de crédit
Exposition maximale au Actifs défenus en garantie Autres techniques de
rehaussement de crédit
En milliers d'euros risque de crédit Instruments financiers
reçus en garantie
Hypothèques Nantissements Cautionnements et autres
garanties financières
Dérivés de crédit
Engagements de garantie (hors opérations internes au Crédit 654 029 - - 199 943 - -
Agricole)
dont : engagements dépréciés en date de clôture
2 661 - - - - -
Engagements de garantie (hors opérations internes au Crédit
Agricole)
1 739 395 - 133 298 25 410 175 198 -
dont : engagements dépréciés en date de clôture 2 708 - - - 407 -
Total 2 393 424 - 133 298 225 353 175 198 -
dont : engagements dépréciés en date de clôture 5 369 - - - 407 -
L'exposition maximale au risque de crédit est décrite dans la note 3.1 de l'annexe aux états financiers consolidés.
Concentration
Diversification du portefeuille par zone géographique
La Caisse Régionale Alpes Provence exerce son activité en France sur son territoire.
30/06/2022
Réduction du risque de crédit
Exposition maximale au Actifs défenus en garantie Autres techniques de
rehaussement de crédit
risque de crédit

Concentration

Diversification du portefeuille par zone géographique

Diversification du portefeuille par filière d'activité économique

La Caisse Régionale Alpes Provence exerce son activité dans le seul métier de la banque de proximité. Les 10 secteurs portant la part

la plus importante des encours au 30 juin 2022 se répartissent comme suit :

Rang Secteurs Poids
1 Immobilier 28%
2 Services non marchands / Secteur public / Collectivités publiques 21%
3 Divers 10%
4 Agroalimentaire 9%
5 Santé / Pharmacie 6%
6 Energie 5%
7 Distribution / Industries de biens de consommation 4%
8 BTP 3%
9 Tourisme / Hôtels / Restauration 3%
10 Automobile 2%
Total 91%

Ventilation des encours de prêts et créances par agent économique

Les encours de prêts et créances par agents économiques figurent dans les notes 3.1 de l'annexe aux états financiers du Groupe Crédit Agricole Alpes Provence.

Dépréciation et couverture du risque

Politique de dépréciation et couverture du risque

Les dépréciations sur base individuelle

La Caisse Régionale applique une méthode de valorisation de la solvabilité du client défaillant.

La dépréciation comptabilisée sera d'un montant égal à la différence entre la valeur de la créance et la solvabilité estimée du client.

Les règles de couverture des risques relatifs aux procédures en cours ont été harmonisées en 2017 sur la base de la règle mise en œuvre en 2016 pour le TEG.

Les dépréciations sur base collectives

Depuis le 1er janvier 2018, la Caisse régionale a mis en place la norme IFRS9 en matière de dépréciation.

Les méthodes et outils utilisés pour le calcul des pertes de crédit attendues (Expected Credit loss - ECL) sont ceux du Groupe Crédit Agricole.

Afin d'évaluer les pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir et pour la durée de vie et déterminer si le risque de crédit des instruments financiers a augmenté de façon importante depuis la comptabilisation initiale, le Groupe Crédit Agricole s'appuie essentiellement sur les données utilisées dans le cadre du dispositif mis en œuvre pour les calculs réglementaires (dispositif de notation interne, évaluation des garanties et des pertes en cas de défaut).

Les informations macro-économiques prospectives (Forward Looking) sont prises en compte lors de l'estimation de la perte attendue avec deux niveaux distincts : le forward looking central (FLC) permettant d'assurer une homogénéité de la vision macro-économique pour l'ensemble des entités du Groupe s'appuyant sur des scenarios macroéconomiques prospectifs établis par le département des études économiques (ECO) de Crédit Agricole SA et le forward looking local (FLL) qui permet d'ajuster les paramètres du scénario central pour tenir compte des spécificités locales.

Les perspectives économiques sont examinées trimestriellement par le Comité de coordination IFRS9 qui regroupe les principales entités du Groupe ainsi que les Directions de Crédit Agricole SA impliquées dans le process IFRS9.

Au niveau local, l'appréciation prospective du scénario central est stressée pour certains portefeuilles de financements ou de clientèles. Pour cela, la Direction du Contrôle Permanent et des Risques s'appuie sur la comparaison des indicateurs risques de la Caisse régionale avec les indicateurs Groupe Crédit Agricole et nationaux. Elle utilise également les alertes recueillies dans le cadre de ses missions de revues des portefeuilles et d'avis risque indépendant.

La Direction du Contrôle Permanent et des Risques a révisé le scénario local au terme du 1er semestre 2022 pour tenir compte des conséquences de la guerre Russie Ukraine. Dans la continuité de 2021, le nouveau scénario vise à adapter le niveau de provisions aux risques sur le périmètre Corporate et Retail.

Encours d'actifs dépréciés

Les encours d'actifs financiers au coût amortis et dépréciés en Bucket 3 sont décrits en note 3.1 des comptes consolidés intermédiaires résumés. Ils s'élèvent à 256 millions d'euros au 30 Juin 2022 contre 262 millions d'euros fin 2021.

Coût du risque

Le coût du risque de la Caisse Régionale en données consolidées IFRS s'élève à 11.6 millions d'euros au 1er semestre 2022. Il s'affiche en augmentation de 10.3 millions d'euros par rapport au coût du risque du 1er semestre 2021.

en milliers d'euros juin-22 DEC 2021 juin-21
Dépréciations sur actifs sains (Bucket 1 et Bucket 2) -14 789 -25 787 -6 551
Bucket 1 : Pertes évaluée au montant des pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir -
3 540
21 954 9 260 -
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables 24 -
84
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti -
4 075
16 737 6 976 -
Engagements par signature 511 5 301 2 284 -
Bucket 2 : Pertes évaluée au montant des pertes de crédit attendues pour la durée de vie -
11 249
-
47 741
2 709
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables -
17
-
9
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti -
9 027
-
35 823
361 -
Engagements par signature -
2 205
-
11 909
3 070
Dépréciations sur actifs dépréciés (Bucket 3) 4 200 4 648 9 001
Bucket 3 : Actifs dépréciés 4 200 4 648 9 001
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables 120 -
124
47
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti 3 505 -
4 854
118 -
Engagements par signature 575 9 626 9 072
Autres actifs 4 -
1
1
Risques et charges -
2 066
819 3 914 -
Dotations nettes de reprises des dépréciations et provisions -12 651 -20 321 -1 463
Plus ou moins-values de cessions réalisées sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables dépréciés
Gains ou pertes réalisés sur instruments de dettes comptabilisés au coût amorti dépréciés
Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non dépréciés -
186
-
579
289 -
Récupérations sur prêts et créances 1 603 1 697 839
1 603 1 697 839
comptabilisés au coût amorti
comptabilisés en capitaux propres recyclables
Décotes sur crédits restructurés -
67
-
16
13 -
Pertes sur engagements par signature
Autres pertes -
389
-
867
499 -
Autres produits
Coût du risque -
11 690
-
20 086
1 425 -

2.4.4. Application de la norme IFRS 9 :

Evaluation du risque de crédit

Afin de tenir compte des effets du conflit russo-ukrainien et de la crise Covid-19, toujours présente sur la sphère économique, le Groupe a actualisé ses prévisions macro-économiques prospectives (forward looking) pour la détermination de l'estimation du risque de crédit pour l'arrêté du deuxième trimestre 2022.

Informations sur les scénarios macroéconomiques retenus au deuxième trimestre 2022 :

Le Groupe a utilisé quatre scénarios pour le calcul des paramètres de provisionnement IFRS 9 en production sur juin 2022, avec des projections qui se présentent comme suit à l'horizon 2023.

Ces quatre scénarios intègrent des hypothèses différenciées tant sur les effets de la crise covid-19 que sur les effets du conflit russoukrainien et ses répercussions sur la sphère économique (inflation en hausse, révision croissance PIB à la baisse).

Pour rappel, les projections macro-économiques s'appuient sur une fin d'année 2021 qui a enregistré une forte croissance du PIB en zone euro et aux Etats-Unis mais également le démarrage d'un choc d'inflation (core inflation à 5,5% sur un an à décembre aux Etats-Unis et 5% pour la Zone euro).

- PREMIER SCENARIO : « scénario central »

Il prévoit un scénario géopolitique « médian » avec une poursuite du conflit en Ukraine, des sanctions maintenues en 2022-2023 et une forme d'accord de sortie de crise à moyen terme.

Forte accélération de l'inflation en zone euro

L'inflation moyenne de la zone en 2022 progresserait très fortement pour refluer ensuite graduellement. Cela est lié à la reprise post Covid-19 et au conflit ukrainien, avec un choc sur les prix énergétiques et une hausse des prix des intrants (métaux, produits agricoles…). Plus globalement, on constate une hausse des coûts intermédiaires, des difficultés d'approvisionnement, une perturbation des chaînes de valeur et des risques de pénurie.

Ces chocs conduisent à une révision à la baisse de la croissance en zone euro. La production dans certains secteurs est affectée par la hausse des coûts intermédiaires et les perturbations des chaines de valeur. La profitabilité des entreprises est dégradée, d'où un freinage de l'investissement. Le pouvoir d'achat des ménages est diminué par le choc inflationniste. Les hausses de salaires restent assez modérées et la confiance se détériore. Les réserves d'épargne accumulées limitent ces effets négatifs mais un freinage de la consommation est tout de même observé.

Ces effets négatifs sont en partie amortis par des mesures de soutien budgétaire. Au total, la croissance 2022 est révisée de 4,1% à 3,3% en France et de 3,9% à 2,9% en zone euro.

Ce choc inflationniste conduit à un resserrement des politiques monétaires

Aux Etats-Unis, la Fed continue de relever ses taux d'intérêt de manière accélérée jusqu'au début de 2023 avant de les stabiliser. Le « Quantitative Tightening » est plus précoce et plus rapide que prévu. Toutefois, les hausses de taux longs sont plus mesurées, avec même un repli graduel à partir de mi-2022 (ralentissement de la croissance et freinage graduel de l'inflation).

En zone euro, le resserrement monétaire est plus prudent et moins rapide, l'inflation ayant augmenté plus tardivement. Après avoir stabilisé son bilan, la BCE commence à relever ses taux directeurs au second semestre 2022 et va continuer à les relever en 2023.

Les taux longs montent en zone euro, mais la courbe des taux s'aplatit à mesure que la BCE progresse dans son ajustement monétaire. Les spreads s'écartent en particulier en Italie à l'approche des échéances politiques mais la BCE s'emploiera à corriger des écartements injustifiés des spreads.

- DEUXIEME SCÉNARIO : Scénario « adverse modéré » (scénario un peu plus dégradé que le premier)

Scénario géopolitique : persistance et impact du conflit plus marqués que dans le scénario central.

Choc sur les prix énergétiques plus prononcé

La Chine décide de ne pas acheter massivement le pétrole russe et de ne pas compenser la baisse des achats européens ; les sanctions sont maintenues sur l'Iran et le Venezuela et la réponse de l'Arabie Saoudite est insuffisante. Ainsi, l'offre de pétrole se trouve réduite, la demande se concentre alors sur le pétrole du Moyen-Orient et de la Mer du Nord et on observe une forte tension sur les prix pétroliers en 2022-2023, qui avoisinent 180 dollars le baril. Choc d'inflation plus fort que dans le 1er scénario en 2022-2023.

La réponse budgétaire et monétaire reste mesurée

Les Etats européens ne réagissent pas massivement à ce choc inflationniste : les mesures de soutien budgétaire sont limitées. La Fed et la BCE remontent leurs taux un peu plus rapidement que dans le scénario central face à une inflation plus élevée et plus durable. Ceci affecte la croissance et a peu d'effet sur l'inflation. Le Bund reste assez bas (valeur refuge) mais les spreads France et Italie s'écartent (phénomène de fragmentation, inquiétudes sur la soutenabilité de la dette).

« Stagflation » en zone euro

La zone euro connait alors une phase de baisse du pouvoir d'achat, un net freinage de la consommation, une forte détérioration des profits des entreprises, une remontée du chômage ainsi que des faillites. Il n'y a cependant pas de repli annuel du PIB en 2022-2023, mais la croissance est très nettement ralentie. Un repli des marchés boursiers et correction mesurée sur l'immobilier sont prévus pour la zone euro dans ce scénario.

- TROISIEME SCÉNARIO : Scénario « favorable »

Dans ce scénario favorable, il est supposé que la Chine intervient dans les négociations liées au conflit russo-ukrainien et qu'un règlement du conflit se met en place plus rapidement que dans le scénario « central ». Les sanctions sont alors prolongées mais allégées sur la Russie. Les prix énergétiques baissent assez rapidement. On observe une accalmie progressive sur les prix des métaux et des céréales, mais certaines chaines de production restent durablement perturbées.

Dans la zone euro, ce scénario conduit à un net repli de l'inflation et un redressement de la confiance et des anticipations des agents économiques. On observe une reprise de la consommation liée à l'amélioration du pouvoir d'achat, à une confiance restaurée et à l'utilisation d'une partie du surplus d'épargne accumulé. L'amélioration des anticipations et la résorption partielle des tensions sur les approvisionnements conduisent à une reprise des dépenses d'investissement en 2022-2023.

Evolutions financières

Le resserrement de la Fed est plus mesuré que dans le scénario central, et les taux longs américain légèrement plus bas. De même, le Bund reste bas, un peu en deçà du niveau retenu dans le scénario central, en liaison avec l'évolution des taux longs américain et la politique de la BCE. Les spreads français et italiens sont du même ordre que dans le scénario central. La Bourse et les marchés immobiliers sont bien orientés.

- QUATRIEME SCÉNARIO : Scénario « adverse sévère » (scénario le plus dégradé)

Le choc du 2ème scénario est accentué sur les prix du pétrole et l'inflation.

Dans ce scénario, les sanctions sont renforcées, des problèmes d'approvisionnement encore plus marqués apparaissent. On constate une persistance du conflit, induisant une forte réduction des importations de pétrole russe par les pays européens. La Chine n'achète pas suffisamment de pétrole à la Russie pour libérer l'offre pétrolière du Golfe. Les sanctions sont maintenues sur l'Iran et le Venezuela et réponse de l'Arabie Saoudite s'avère insuffisante. Ainsi, on observe une hausse des prix du pétrole très prononcée : les prix pétroliers avoisinent 200 dollars le baril en 2022-2023. Le choc d'inflation est très fort.

Erreurs de politique monétaire

La principale différence par rapport au 2ème scénario tient aux politiques monétaires. Face aux chiffres très élevés d'inflation, la Fed remonte fortement le taux des Fed Funds au second semestre 2022 et en 2023, sans pour autant enrayer l'inflation : fortes inquiétudes des investisseurs et nette remontée des taux longs américains.

De même la BCE remonte ses taux plus nettement et plus rapidement que dans le scénario adverse modéré (remontée du Bund). Cela entraine une remontée beaucoup plus nette des OAT et des BTP italiens : il y a un phénomène de fragmentation, couplé à de fortes inquiétudes des investisseurs.

Légère récession en zone euro

On observe une forte hausse de l'inflation et une remontée significative des coûts de financement. Cela entraine une baisse du pouvoir d'achat et un très net ralentissement de la consommation. La zone euro connait alors une forte dégradation du climat des affaires et un léger repli des dépenses d'investissement, couplés à des risques spécifiques dans certains pays, en France notamment (conflits sociaux très marqués). De ce fait, il y a une légère récession en zone euro en 2023, ainsi qu'un net repli des marchés boursiers et une correction significative de l'immobilier.

Réf. Scénario central Adverse modéré Scénario favorable Adverse sévère
2021 2022 2023 2024 2025 2022 2023 2024 2025 2022 2023 2024 2025 2022 2023 2024 2025
PIB - ZE 5,2 2,9 2,4 1,8 1,4 1,8 0,6 1,1 1,2 3,9 2,9 1,7 1,3 1,0 -0,8 0,3 0,9
Tx Chômage - ZE 7,8 7,3 7,0 6,8 6,7 7,3 7,4 7,3 7,3 6,7 6,1 5,9 5,8 7,5 8,0 8,2 8,2
Tx inflation - ZE 2,6 6,5 3,0 2,5 2,0 7,9 4,8 1,3 0,7 5,3 2,3 1,5 1,2 8,6 4,5 0,8 0,6
PIB - France 7,0 3,3 2,1 1,8 1,5 2,4 0,9 2,0 1,6 4,0 2,5 2,0 1,7 1,9 -0,3 1,2 1,2
Tx Chômage - France 7,9 7,5 7,4 7,2 7,0 7,8 8,3 8,0 7,9 7,2 6,9 6,7 6,6 8,2 9,0 8,7 8,5
Tx inflation - France 1,6 4,2 2,5 2,3 1,8 5,5 3,9 0,9 0,5 3,6 2 1,7 1,4 6,1 4,6 0,6 0
OAT 10 ans 0,2 1,4 1,5 1,6 1,6 1,8 2,2 1,9 1,9 2,6 3,3 2,8 2,8 1 1,35 1,5 1,5
Le montant des provisions résultant de l'application des FLC et FLL est actualisé à chaque arrêté comptable trimestriel. Le tableau ci
dessous présente une synthèse de la pratique de dépréciation IFRS9 de la Caisse régionale au 30 juin 2022 :
EAD Crédits EAD Crédits Taux Bucket2 Dépréciations
IFRS9 Crédits
MAI 2022 MAI 2022 JUIN 2022
(M€) (M€)
HORS FILIERES 2 128 0,66% 4
CORPORATE FILIERES 2 146 23,87% 86
Total crédits CORPORATE 4 274 12,31% 90

Focus sur l'évolution des principales variables macroéconomiques dans les 4 scénarios :

Données au 30 juin 2022 :

PIB - ZE 5,2 2,9 2,4 1,8 1,4 1,8 0,6 1,1 1,2 3,9 2,9 1,7 1,3 1,0 -0,8 0,3 0,9
Tx Chômage - ZE 7,8 7,3 7,0 6,8 6,7 7,3 7,4 7,3 7,3 6,7 6,1 5,9 5,8 7,5 8,0 8,2 8,2
Tx inflation - ZE 2,6 6,5 3,0 2,5 2,0 7,9 4,8 1,3 0,7 5,3 2,3 1,5 1,2 8,6 4,5 0,8 0,6
PIB - France 7,0 3,3 2,1 1,8 1,5 2,4 0,9 2,0 1,6 4,0 2,5 2,0 1,7 1,9 -0,3 1,2 1,2
Tx Chômage - France 7,9 7,5 7,4 7,2 7,0 7,8 8,3 8,0 7,9 7,2 6,9 6,7 6,6 8,2 9,0 8,7 8,5
Tx inflation - France 1,6 4,2 2,5 2,3 1,8 5,5 3,9 0,9 0,5 3,6 2 1,7 1,4 6,1 4,6 0,6 0
OAT 10 ans
Analyse de sensibilité des scénarios macro-économiques dans le calcul des provisions IFRS 9 (ECL Stage 1 et 2) sur la base des
0,2 1,4 1,5 1,6 1,6 1,8 2,2 1,9 1,9 2,6 3,3 2,8 2,8 1 1,35 1,5 1,5
paramètres centraux :
Le scénario central est actuellement pondéré à 55 % pour le calcul des ECL IFRS 9 centraux du deuxième trimestre 2022.
Données au 30 juin 2022 :
Le montant des provisions résultant de l'application des FLC et FLL est actualisé à chaque arrêté comptable trimestriel. Le tableau ci
dessous présente une synthèse de la pratique de dépréciation IFRS9 de la Caisse régionale au 30 juin 2022 :
EAD Crédits EAD Crédits Taux Dépréciations
Bucket2 IFRS9 Crédits
MAI 2022 MAI 2022 JUIN 2022
(M€) (M€)
HORS FILIERES 2 128 0,66% 4
CORPORATE FILIERES 2 146 23,87% 86
Total crédits CORPORATE 4 274 12,31% 90
HORS FILIERES 13 769 7,25% 42
RETAIL FILIERES 1 870 35,46% 56
Total crédits RETAIL 15 639 10,63% 98
HORS FILIERES 15 897 6,37% 46
Total Caisse FILIERES 4 016 29,26% 142
Régionale Total crédits CR 19 913 5,09% 188
(*) Les provisions sont calculées sur les données trimestre – 1 mois
2.5.
Risque de marché
Les dispositifs de gestion et la méthodologie de mesure et d'encadrement des risques de marché sont précisés pages 106 à 108 du
Rapport Financier annuel 2021.

2.5. Risque de marché

Le risque de marché représente le risque d'incidences négatives sur le compte de résultat ou sur le bilan, de fluctuations défavorables de la valeur des instruments financiers à la suite de la variation des paramètres de marché notamment :

  • Les taux d'intérêt : le risque de taux correspond au risque de variation de juste valeur ou au risque de variation de flux de trésorerie futurs d'un instrument financier du fait de l'évolution des taux d'intérêt ;
  • Les taux de change : le risque de change correspond au risque de variation de juste valeur d'un instrument financier du fait de l'évolution du cours d'une devise ;

  • Les prix : le risque de prix résulte de la variation et de la volatilité des cours des actions, des matières premières, des paniers d'actions ainsi que des indices sur actions. Sont notamment soumis à ce risque les titres à revenu variable, les dérivés actions et les instruments dérivés sur matières premières ;

  • Les spreads de crédit : le risque de crédit correspond au risque de variation de juste valeur d'un instrument financier du fait de l'évolution des spreads de crédit des indices ou des émetteurs. Pour les produits plus complexes de crédit s'ajoute également le risque de variation de juste valeur lié à l'évolution de la corrélation entre les défauts des émetteurs.

2.5.1. Objectifs & politique

La maîtrise des risques de marché de la Caisse Régionale repose sur un dispositif structuré, comprenant une organisation indépendante des hiérarchies opérationnelles, des méthodologies d'identification et de mesure des risques, des procédures de surveillance et de consolidation. En termes de périmètre, ce dispositif couvre l'ensemble des risques de marché.

Dans un contexte de marché toujours marqué par la persistance de taux bas, les incertitudes économiques et les tensions géopolitiques mondiales, la Caisse Régionale a poursuivi une politique de gestion prudente des risques de marché en cohérence avec son cadre d'appétence aux risques.

2.5.2. Gestion du risque

Dispositif local et central

Le contrôle des risques de marché du Groupe Crédit Agricole est structuré sur trois niveaux distincts mais complémentaires :

  • Au niveau central, la Direction des Risques et Contrôles Permanents Groupe assure la coordination sur tous les sujets de pilotage et contrôle des risques de marché à caractère transverse. Elle norme les données et les traitements afin d'assurer l'homogénéité de la mesure consolidée des risques et des contrôles.
  • Au niveau de la Caisse Régionale, le Responsable de la Direction Centrale des Risques pilote et contrôle les risques de marché issus des activités. Ce Responsable est nommé par le Directeur Général de la Caisse Régionale et lui est directement rattaché.

Les comités de décision et de suivi des risques

Trois instances de gouvernance interviennent dans la gestion des risques de marché au niveau du Groupe Crédit Agricole :

  • le Comité des risques Groupe, présidé par le Directeur général de Crédit Agricole S.A., valide les limites globales encadrant les risques de marché de chaque entité lors de la présentation de leur stratégie risque et arrête les principaux choix en matière de maîtrise des risques. Il examine sur une base trimestrielle la situation des marchés et des risques encourus, au travers notamment de l'utilisation des limites et de l'observation des dépassements ou incidents significatifs
  • le Comité de surveillance des risques, présidé par le Directeur général de Crédit Agricole S.A., examine bimensuellement les principaux indicateurs de suivi des risques de marché ;
  • le Comité des normes et méthodologies, présidé par le Directeur des risques et contrôles permanents Groupe, est notamment responsable de la validation et de la diffusion des normes et des méthodologies en matière de pilotage et de contrôles permanents des risques de marché. Les missions du CNM s'inscrivent dans le cadre des recommandations du Comité de Bâle et des prescriptions de l'arrêté du 3 Novembre 2014 modifié, notamment celles relatives à la surveillance prudentielle sur base consolidée selon lesquelles les systèmes de mesure, de consolidation et de maîtrise des risques encourus doivent être cohérents entre eux à l'intérieur d'un même Groupe.

Ce dispositif est complété par les comités de risques locaux propres à la Caisse Régionale :

Le Conseil d'Administration

Il arrête la politique financière de la Caisse Régionale une fois par an sur proposition de la Direction Générale en terme de gestion financière tant par la décision de l'allocation cible au niveau de l'exposition de marché (exposition maximale autorisée concernant les classes d'actifs action, alternatif et obligataire de placement) que par la fixation des limites de risque financiers (marché et ALM) et de contreparties autorisées.

Il effectue deux fois par an à minima une revue de la mise en œuvre de cette politique financière telle que prévue par l'arrêté du 3/11/2014.

Le comité financier

Il met en œuvre la politique financière arrêtée par le Conseil d'Administration et supervise la gestion des fonds propres de la Caisse Régionale ; il suit l'évolution du portefeuille de titres et analyse la situation des disponibilités et de la trésorerie. Ce Comité est composé de l'ensemble du Comité exécutif, du Directeur Financier, du Directeur Central des Risques, du Responsable du Département Gestion Financière, des Responsables des Départements de la Comptabilité, du Contrôle Permanents et du Contrôle Périodique.

Les indicateurs de risque développés dans le chapitre suivant sont calculés hebdomadairement par l'unité Middle-Office. Cette unité, indépendante du service Trésorerie, contrôle sur la même fréquence les valorisations des titres détenus en portefeuille par la Caisse Régionale.

Méthodologie de mesure et d'encadrement des risques de marché

L'encadrement des risques de marché de la Caisse Régionale repose sur la combinaison de deux indicateurs de risque, donnant lieu à encadrement par des limites et / ou seuils d'alerte : les scénarios de stress et les indicateurs complémentaires (limites par catégorie d'actif, stop alerte).

La production des indicateurs de risque est réalisée hebdomadairement par la cellule Middle-Office (les données sur le stress sont estimées en attente des données communiquées par CASA en décalage d'un mois) dont la revue mensuelle est intégrée au plan de contrôle interne.

Indicateurs :

Les stress scénarii

  • Les scénarios stress groupe s'appliquant aux portefeuilles JVR, JCR et CAM. Ce stress est élaboré à partir d'une dégradation marquée sur le souverain France (+130 bp) qui se propage sur les autres titres souverains, corporate et bancaires, et en particulier sur les titres périphériques. Ce stress comporte un stress de spread mais pas de choc de taux. Ce scénario est revu annuellement par le CRG.
  • Les scénarios stress adverse 1 an ne s'appliquant qu'au portefeuille JVR, JCR et reprend pour chaque facteur de risque (action, spread de crédit, taux d'intérêt et inflation) la plus grande variation sur 1 an observée sur un historique long (supérieur à 10 ans). Cette approche permet de stresser l'ensemble du portefeuille de manière corrélée et durcit les chocs appliqués, provoquant une hausse des impacts pour la Caisse Régionale.
estimées en attente des données communiquées par CASA en décalage d'un mois) dont la revue mensuelle est intégrée au plan de
contrôle interne.
Indicateurs :
Les stress scénarii
Le suivi des risques de marché prenant la forme de « stress scénario » est calculé par Crédit Agricole S.A. : via l'outil RiskMetric.
Ces calculs de scénarios de stress, conformément aux principes du groupe, simulent des conditions extrêmes de marché et sont le
résultat de deux approches complémentaires :

revu annuellement par le CRG.
Les scénarios stress groupe s'appliquant aux portefeuilles JVR, JCR et CAM. Ce stress est élaboré à partir d'une dégradation
marquée sur le souverain France (+130 bp) qui se propage sur les autres titres souverains, corporate et bancaires, et en
particulier sur les titres périphériques. Ce stress comporte un stress de spread mais pas de choc de taux. Ce scénario est
Les scénarios stress adverse 1 an ne s'appliquant qu'au portefeuille JVR, JCR et reprend pour chaque facteur de risque
(action, spread de crédit, taux d'intérêt et inflation) la plus grande variation sur 1 an observée sur un historique long
(supérieur à 10 ans). Cette approche permet de stresser l'ensemble du portefeuille de manière corrélée et durcit les chocs
appliqués, provoquant une hausse des impacts pour la Caisse Régionale.
Date Arrete
Code_Entité
Libellé_Entité
Type_Portefeuille_IFRS
31/05/2022
81300
CR ALPES PROVENCE
PLA
CAM JVR
Encours comptable EUR
Plus ou moins value latente EUR
Mark to market EUR
Taille du Portefeuille EUR
455
-25
430
442
1 134
1 106
-28
657
430
-13
418
418
VaR EUR
Stress adverse 1 year EUR
0
9
0
-63
0
22
0
-118
0
9
0
-62
Stress Groupe
Ces stress, retraités des positions intragroupe conformément aux consignes du Groupe, sont encadrés par une limite et deux alertes
validées par le Conseil d'Administration :
-44 -55 -43 Reste
Position Casa (dernière diffusion) 31/05/2022 Réserves LCR
(1)
portefeuille
(2)
Limite
Stress Groupe JVR + JC (ex AFS)
Limite M€
-65
Mois de résultat (base N-1)
Stress M€
-41
Contrôle
OK
% limite
64%
-11 -30
Alertes
Stress Adverse 1 an JVR + JC (ex AFS)
-95 -61 OK 64% -19 -42
Stress Groupe Coût amorti (ex HTM) -75 -54 OK 72% -51 -2,8
Position Casa (dernière diffusion) 31/05/2022 Réserves LCR
(1)
Reste
portefeuille
Stress Groupe JVR + JC (ex AFS) -65 -41 OK 64% -11 -30
Mois de résultat (base N-1)
Alertes
Stress Adverse 1 an JVR + JC (ex AFS) -95 -61 OK 64% -19 -42
Stress Groupe Coût amorti (ex HTM) -75 -54 OK 72% -51 -2,8

Ainsi, l'impact du scénario catastrophe retenu par la Caisse Régionale est de -61 millions d'euros en stress adverse 1 an sur le portefeuille JVR ; et de -41millions d'euros sur le stress groupe pour le portefeuille JVR et de -54 millions d'euros sur le portefeuille CAM. Ces informations donnent lieu chaque mois à une communication au Comité Financier de la Caisse Régionale ainsi que chaque semestre au Conseil d'Administration.

Les limites par catégories d'actifs

La politique financière définit chaque année une limite d'allocation du portefeuille d'excédent de fonds propres par type d'actifs :

  • 8 % sur la gestion alternative
  • 10 % sur les marchés actions
  • 5% sur les FPCI
  • 45 % sur l'obligataire enregistré en titres de placement
  • 10% sur l'immobilier

8 % sur la gestion alternative

10 % sur les marchés actions

5% sur les FPCI

45 % sur l'obligataire enregistré en titres de placement

10% sur l'immobilier
Ces limites sont suivies par le Middle-Office et présentées dans les tableaux de bord hebdomadaires et mensuels.
Allocation au 30/06/2022 Limite Réel
ALTERNATIF
ACTION
FPCI
8%
10%
5%
0,3%
0,5%
1,7%
OBLIGATAIRE (PLACEMENT) 45% 28,6%
IMMOBILIER
Risque Action
Le risque action est la potentialité de pertes sur le portefeuille de placement, dues aux variations des marchés action, et traduites
10% 3,1%
dans le bilan et le compte de résultat par des provisions et des pertes réalisées en cas de revente.
Rappelons qu'en normes comptables françaises les moins-values latentes sont systématiquement provisionnées tandis que les plus

Risque Action

Rappelons qu'en normes comptables françaises les moins-values latentes sont systématiquement provisionnées tandis que les plusvalues latentes n'impactent pas le compte de résultat.

Dans le cadre de la gestion de son Banking book, la Caisse Régionale prend des positions sur les marchés actions principalement à travers de fonds. En transparence, cette exposition s'élève à 14 M€ au 30/06/2022 et se décompose de la façon suivante :

  • 0,5 millions d'euros via des parts d'OPCVM et des actions en direct dont 33 millions d'euros de moins-values latentes nettes*
  • 13,5 millions d'euros via des FPCI (hors parts non libérées) dont 2,6 millions d'euros de plus-values latentes nettes

* Dans le cadre de la restructuration de la dette du groupe Bourbon, la Caisse Régionale s'est vu notamment attribuer des actions de la Société Phocéenne de Participation pour un montant de 33M€ provisionnées à 100%.

La Caisse Régionale détient également des actions en direct issus de la restructuration de dettes clientèles.

A travers la prise de risque sur les marchés actions, la Caisse Régionale se fixe un objectif de création de plus-values latentes sous contraintes des limites de risque définies précédemment.

Le suivi du Risque Action est inclus dans le calcul hebdomadaire et mensuel des allocations maximales de l'excédent de fonds propres (10% sur les marchés actions). De plus, les performances de chaque ligne exposée aux marchés actions sont suivies quotidiennement par le Front-Office au regard des seuils de stop alerte (-10% de contre-performance sur chaque ligne).

Actions d'autocontrôle

Dans le cadre du contrat de liquidité du Certificat Coopératif d'Investissement Crédit Agricole Alpes Provence, la Caisse Régionale détenait, au 30/06/2022, 5 816 titres sur 732 771 émis, soit 0,79%.

Dans le cadre de son programme de rachat, la Caisse Régionale a mis en place, depuis mai 2016, un mandat d'achat pour annulation de ses Certificats Coopératifs d'Investissement.

Dans le cadre de ce mandat, la Caisse Régionale a acheté 57 460 titres dont 4 922 sur l'année 2022 et a procédé à l'annulation de 45 704 titres dont 2 685 sur l'année 2021.

Le mandat d'achat en voie d'annulation a été conclu avec Kepler Cheuvreux le 01/04/2022 pour une durée de 1 an.

Le nombre de titres auto-détenus au 30/06/2022 s'élève à 17 572 soit 2,40% avec une limite à 10% fixée par le Conseil d'Administration.

2.6. Gestion du bilan

L'organisation et le dispositif d'encadrement et de suivi de la gestion du bilan sont décrits pages 108 à 113 du Rapport Financier annuel 2021.

2.6.1. Gestion du bilan – Risques financiers structurels

La Direction Financière porte la responsabilité de l'organisation des flux financiers, de la mise en œuvre des refinancements, de la gestion actif-passif et du pilotage des ratios prudentiels.

L'optimisation des flux financiers au sein du Groupe Crédit Agricole est un objectif permanent. Dans ce cadre, la mutualisation des ressources excédentaires et la possibilité de couverture des risques induits contribuent à cette fin. Ainsi, les principes de gestion du Groupe assurent que les excédents et/ou les déficits en termes de ressources clientèle, notamment en provenance des Caisses régionales, sont remontés dans les livres de Crédit Agricole S.A. Cette mise en commun participe au refinancement des autres entités du Groupe (notamment Crédit Agricole Leasing & Factoring, Crédit Agricole Consumer Finance) en tant que de besoin.

Ce dispositif de centralisation à Crédit Agricole S.A. de la gestion de la liquidité permet d'en maîtriser et d'en optimiser la gestion

40

d'autant plus qu'il s'accompagne d'un adossement partiel en taux. Ainsi, le Groupe se caractérise par une forte cohésion financière et une diffusion limitée des risques financiers, de liquidité notamment. Les diverses entités du Groupe sont néanmoins responsables de la gestion du risque subsistant à leur niveau, dans le cadre des limites qui leur ont été dévolues.

Concernant la gestion ALM et la gestion du portefeuille Titres de la Caisse Régionale, les limites sont validées par le Conseil d'Administration sur proposition du Directeur Général. Le Conseil d'administration valide également les seuils d'alertes associés à ces limites. Ces limites font l'objet d'un suivi par Crédit Agricole S.A.

2.6.2. Le risque de taux d'intérêt global

Objectifs

La gestion du risque de taux d'intérêt global vise à stabiliser les marges futures de la Caisse Régionale contre les impacts défavorables d'une évolution adverse des taux d'intérêts.

Les variations de taux d'intérêt impactent en effet la marge d'intérêt en raison des décalages de durées et de type d'indexation entre les emplois et les ressources. La gestion du risque de taux vise par des opérations de bilan ou de hors bilan à limiter cette volatilité de la marge.

Gouvernance

Le Comité Financier de la Caisse Régionale est informé chaque mois de l'exposition au RTIG dont il est chargé de décider des orientations de gestion dans le cadre de la politique financière arrêtée par le Conseil d'Administration.

Il mène la politique de gestion du risque de transformation en taux (mais aussi en liquidité), suit l'évolution des couvertures à mettre en œuvre pour réduire le risque de taux et s'assure du respect des règles internes en matière de gestion actif/passif. Il veille au maintien de l'équilibre des grands postes du bilan et du hors bilan ; il analyse leur contribution aux résultats et surveille les limites de position, de transformation et de structure du bilan et du hors bilan.

Une analyse de la Caisse Régionale est réalisée par Crédit Agricole S.A trimestriellement. Elle examine l'évolution du gap synthétique de la Caisse Régionale et le respect des limites. Elle donne son positionnement par rapport aux autres Caisses Régionales en termes d'exposition au risque de taux.

Dispositif de mesure et d'encadrement

Mesure

La mesure du risque de taux s'appuie principalement sur le calcul de gaps ou impasses de taux.

Cette méthodologie consiste à projeter dans le futur les encours à taux connu et les encours indexés sur l'inflation en fonction de leurs caractéristiques contractuelles (date de maturité, profil d'amortissement) ou d'une modélisation de l'écoulement des encours lorsque :

  • le profil d'échéancement n'est pas connu (produits sans échéance contractuelle tels que les dépôts à vue, les livrets ou les fonds propres) ;
  • des options implicites vendues à la clientèle sont incorporées (remboursements anticipés sur crédits, épargne-logement…).

La définition de ces modèles repose habituellement sur l'analyse statistique du comportement passé de la clientèle complétée d'une analyse qualitative (contexte économique et réglementaire, stratégie commerciale…).

La cohérence des modèles entre les différentes entités du Groupe est assurée par le fait que ceux-ci doivent respecter les principes de modélisation validés par le Comité des normes et méthodologies. Leur validation est de la responsabilité du Comité actif-passif de l'entité et leur pertinence est contrôlée annuellement.

Les règles applicables en France sur la fixation du taux du Livret A, indexent une fraction de cette rémunération à l'inflation moyenne constatée sur des périodes de six mois glissants. La rémunération des autres livrets de la Banque de proximité du Groupe est également corrélée à la même moyenne semestrielle de l'inflation Le Groupe est donc amené à couvrir le risque associé à ces postes du bilan au moyen d'instruments (de bilan ou de hors bilan) ayant pour sous-jacent l'inflation.

Les risques sur options sont, quant à eux, retenus dans les impasses à hauteur de leur équivalent delta. Une part de ces risques est couverte par des achats d'options.

L'outil national Palma est utilisé pour calculer le risque de taux. Il remplace Cristaux 2 depuis l'arrêté de juin 2019. Cet outil est principalement alimenté via des processus nationaux de traitement de données s'appuyant sur des informations extraites des chaînes de gestion ou de la comptabilité. Celles-ci sont complétées par des données extraites de processus gérés localement (titres et dérivés principalement).

Dispositif de limites

La Caisse Régionale a adopté un ensemble de limites conforme au dispositif validé par le Comité Normes et Méthodes de Crédit Agricole S.A. du 18/12/2014. Ces limites permettent de borner la somme des pertes maximales actualisées sur les 30 prochaines années et le montant de perte maximale annuelle sur les 15 prochaines années en cas de choc de taux. Ainsi, les positions de risque de taux sont encadrées par :

Une limite exprimée comme un impact maximum en valeur actuelle nette pour un choc normatif à la hausse et à la baisse sur le gap considéré : c'est la limite de sensibilité de la VAN « Taux ». La limite en cas de stress scénario bâlois (choc de +/-

200bp) est ainsi fixée à 157,86 millions d'euros soit 10% des Fonds Propres prudentiels.

  • La limite de sensibilité de la VAN « Taux + Inflation » permettant d'encadrer l'exposition globale d'une évolution conjointe des taux et de l'inflation. Elle s'applique à la somme de l'impact VAN « Taux » défavorable et de l'impact VAN « Inflation » défavorable. La limite globale de sensibilité de la VAN « Taux + Inflation » est ainsi fixée à 205,22 millions d'euros soit 13% des Fonds Propres prudentiels.
  • Des limites sur les gaps permettant d'éviter une trop forte concentration de risque sur certaines maturités : c'est la limite de concentration par année. L'horizon est de 15 ans, l'indicateur utilisé est l'impact sur le PNB d'activité budgété. La limite à appliquer sur la première année glissante et sur l'année N+1 est fixée à 1112 millions d'euros. La limite à appliquer sur les années N+2 à N+15 est fixée à 890 millions d'euros.

Ces limites visent à protéger la valeur patrimoniale de la Caisse Régionale dans le respect des dispositions du Pilier 2 de la réglementation Bâle 3 en matière de risque de taux d'intérêt global et à limiter la volatilité dans le temps de la marge d'intérêts en évitant des concentrations de risque importantes sur certaines maturités.

La Caisse Régionale assure la couverture en taux des risques par le biais d'instruments financiers de bilan ou de hors bilan, fermes ou optionnels.

Evaluation du besoin en capital interne

Une mesure de l'évaluation du besoin en capital interne au titre du risque de taux est réalisée en tenant compte :

  • du risque de taux directionnel (calculé à partir des impasses) ;
  • du risque de taux optionnel (effet gamma des caps, principalement) ;
  • du risque comportemental (remboursements anticipés sur les crédits à taux fixe, notamment).
  • des limites sur l'exposition en risque de taux

Cette mesure est réalisée en s'appuyant sur un jeu de scénarios internes intégrant des déformations de la courbe de taux calibrés selon une méthode cohérente avec celle utilisée pour l'évaluation des autres risques mesurés au titre du Pilier 2.

Expositions

Les impasses de taux de la Caisse Régionale mesurent l'excédent ou le déficit de ressources à taux fixe. La mesure retenue est une mesure du risque dite « synthétique » correspondant à l'agrégation du gap de taux fixe, du gap de taux d'inflation ainsi que d'un équivalent delta reprenant les positions capées. Conventionnellement, un chiffre positif (négatif) représente un risque à la baisse (hausse) des taux sur l'année considérée. Il indique une sensibilité économique à la variation des taux d'intérêt. A1 glissante 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 Gap synthétique en EUR (en M€) 109 -230 -327 -183 2 -88 -163 -373 -185 -221

Les résultats de ces mesures au 30 juin 2022 sur le périmètre de la Caisse Régionale sont les suivants :

IMPASSE EN EUROS (AU 30 JUIN 2022)

A1 glissante 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031
Gap synthétique en EUR (en M€) 109 $-230$ າາ ¬
- 1
، ے ح
183 - -88 -163 າສາ 185 $-221$

L'impact cumulé sur les 30 prochaines années d'une hausse des taux de + 200 points de base correspond à un impact négatif de -105 millions d'euros (VAN « Taux »), soit 7% des fonds propres prudentiels de la Caisse Régionale. L'impact cumulé sur les 30 prochaines années d'une hausse des taux de + 200 points de base et d'une hausse de 100bp de l'inflation correspond à un impact négatif de - 121 millions d'euros (VAN « Taux & Inflation »), soit 8% des fonds propres prudentiels de la Caisse Régionale.

2.6.3. Risque de change

La gestion du risque de change est traitée de manière distincte selon qu'il s'agit des positions de change structurelles (réévaluées par OCI) ou des positions de change opérationnelles (réévaluées par PnL).

Le risque de change structurel

Le risque de change structurel résulte des investissements durables dans des actifs en devises étrangères. La Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence ne détient aucune participation dont la valeur est libellée en devises.

Le risque de change opérationnel

Le risque de change opérationnel résulte de l'ensemble des produits et charges de toutes natures en devises autres que l'euro (les provisions, les résultats nets dégagés par les filiales et succursales étrangères, les dividendes en devises, etc.) ainsi que des déséquilibres bilanciels. La Caisse Régionale n'est pas concernée par ce type de risque.

2.6.4. Risque de liquidité & financement

La Caisse Régionale est exposée, comme tous les établissements de crédit, au risque de liquidité, c'est-à-dire de ne pas disposer des fonds nécessaires pour faire face à ses engagements. Ces engagements comprennent notamment les obligations envers les déposants et les fournisseurs, ainsi que les engagements au titre d'emprunts et de placements. La réalisation de ce risque correspondrait, par exemple, à une crise de confiance générale des investisseurs des marchés monétaires et obligataires, ou à des retraits massifs des dépôts de la clientèle.

Objectif et politique

L'objectif de la Caisse Régionale en matière de gestion de sa liquidité est d'être en situation de pouvoir faire face à tout type de

situation de crise de liquidité sur des périodes de temps prolongées. Pour ce faire, le Groupe Crédit Agricole s'appuie sur un système interne de gestion et d'encadrement du risque de liquidité qui a pour objectifs :

  • le maintien de réserves de liquidité ;
  • l'adéquation de ces réserves avec les tombées de passifs à venir ;
  • l'organisation du refinancement (répartition dans le temps de l'échéancier des refinancements à court et long terme, diversification des sources de refinancement) ;
  • un développement équilibré des crédits et des dépôts de la clientèle.

Les indicateurs, les limites et les seuils d'alerte associés sont déclinés au sein de la Caisse Régionale. Ils sont suivis et calculés au sein de la Direction Financière, et font l'objet d'une consolidation afin de permettre un suivi du risque de liquidité sur le périmètre du Groupe Crédit Agricole. Le système intègre également le respect des contraintes réglementaires relatives à la liquidité. Le LCR, ainsi que les éléments du suivi de la liquidité supplémentaires (ALMM) font ainsi l'objet d'un reporting mensuel transmis à la BCE.

Méthodologie et gouvernance du système interne de gestion et d'encadrement du risque de liquidité

Crédit Agricole S.A., en tant qu'Organe Central du Groupe assure la liquidité des entités du Groupe. Cependant, chaque Caisse Régionale doit respecter indépendamment les limites de risques concernant la liquidité fixée au niveau du Groupe

Le système de gestion et d'encadrement de la liquidité du Groupe Crédit Agricole est structuré autour d'indicateurs définis dans une norme et regroupés en quatre ensembles :

  • les indicateurs de court terme, constitués notamment des simulations de scénarios de crise et dont l'objet est d'encadrer l'échéancement et le volume des refinancements court terme en fonction des réserves de liquidité, des flux de trésorerie engendrés par l'activité commerciale et de l'amortissement de la dette long terme ;
  • les indicateurs de long terme, qui permettent de mesurer et d'encadrer l'échéancement de la dette long terme : les concentrations d'échéances sont soumises au respect de limites afin d'anticiper les besoins de refinancement et de prévenir le risque de non-renouvellement du refinancement de marché ;
  • les indicateurs de diversification, qui permettent de suivre et piloter la concentration des sources de refinancement sur les marchés (par canal de refinancement, type de dette, investisseurs) ;
  • les indicateurs de coût, qui mesurent l'évolution des spreads de refinancement sur le court et le long terme et son impact sur le coût de la liquidité.

Dans le respect des règles fixées par le Groupe, le Conseil d'administration de la Caisse Régionale approuve le cadre de la gestion du risque de liquidité et fixe les limites des principaux indicateurs, traduisant ainsi les niveaux d'appétence au risque de liquidité de la Caisse Régionale.

Gestion de la liquidité

Afin d'assurer la gestion du risque de liquidité, la Direction financière est en charge pour le refinancement à court terme :

  • des levées de dettes courtes Termes (Emprunt à l'Organe Central ou Emission de NEUCP)
  • de la surveillance et la projection des positions de trésorerie.

Pour le refinancement à long terme :

  • de la planification des programmes de refinancement en fonction de ces besoins (Emprunt à l'Organe Central ou Emission de NEUMTN)
  • de l'exécution et du suivi des programmes au cours de l'année ;

Pluridisciplinaire et présidé par le Directeur Général, le Comité Financier valide les orientations de gestion (pilotage du programme de refinancement, validation des budgets de refinancement, pilotage de l'équilibre collecte/crédit…) sous contrainte de la Politique financière validée par le Conseil d'Administration.

Données quantitatives

Bilan cash au 30 Juin 2022

Le bilan cash est décrit ici après compensation (nettings) de certains éléments de l'actif et du passif dont l'impact est symétrique en termes de risque de liquidité. L'excédent de ressources stables du bilan cash, appelé "Position en Ressources Stables", s'élève à 3 165 millions d'euros. Le ratio des ressources stables sur emplois stables s'établit à 116.6% au 30 juin 2022.

Les ressources de marché long terme perdent 162 millions d'euros.

Réserves de liquidités

Les réserves de liquidité après décote atteignent 3 305 millions d'euros au 30 juin 2022 dont 2 223M€ de créances éligibles au refinancement Banques centrales.

Valeur de marché
Poche 1 Emission d'états de l'OCDE, garanties par des états de l'OCDE ou des organismes supranationaux 652
1a Qualité de crédit de niveau 1 633
1b Qualité de crédit de niveau 2 0
1c Qualité de crédit de niveau 3 19
Poche 2 Obligations sécurisées éligibles banque centrale 31
2a Qualité de crédit de niveau 1 31
2b Qualité de crédit de niveau 2 0
2c Qualité de crédit de niveau 3
Poche 3 Emissions corporates, entités du secteur public et autres contreparties éligibles BC 189
3a Qualité de crédit de niveau 1 83
3b Qualité de crédit de niveau 2 33
3c Qualité de crédit de niveau 3 73
Poche 4 Actions appartenant à un indice majeur 0
4a Actions appartenant à un grand indice boursier 0
4b Actions appartenant à un autre indice 0
Poche 5 OPCVM à VL quotidienne 92
5a OPCVM monétaire 0
5b OPCVM obligataire 53
5c Autres OPCVM 40
Poche 6 titres bancaires éligibles BC 0
6a Qualité de crédit de niveau 1 0
6b Qualité de crédit de niveau 2 0
6c Qualité de crédit de niveau 3 0
Poche 7 OPCVM à VL non quotidienne 30
7a OPCVM monétaire 0
7b OPCVM obligataire 0
7c Autres OPCVM 30
Poche 8a et 8b Autres titres non éligibles BC 87
Poche 9 & 8c Créances mobilisables auprès de la banque centrale (y compris autotitrisation) 2 223
Poche 10 Autres réserves mobilisables en central
3 305

La déclinaison des limites du système de gestion et d'encadrement de la liquidité du Groupe Crédit Agricole assure une adéquation au niveau local entre le risque de liquidité et sa couverture par les réserves.

Ratios réglementaires

Depuis le mois de mars 2014, les établissements de crédit de la zone euro ont l'obligation de transmettre à leurs superviseurs les reportings du Liquidity Coverage Ratio (LCR) définis par l'EBA (European Banking Authority). Le LCR a pour objectif de favoriser la résilience à court terme du profil de risque de liquidité des banques en veillant à ce qu'elles disposent d'un encours suffisant d'actifs liquides de haute qualité (HQLA, High Quality Liquid Assets) non grevés pouvant être convertis en liquidités, facilement et immédiatement, sur des marchés privés, dans l'hypothèse d'une crise de liquidité qui durerait 30 jours calendaires. Les établissements de crédit sont assujettis à une limite de 100% depuis le 1er janvier 2018.

En M€ Au 30/06/2022 CRCA Alpes Provence
COUSSIN DE LIQUIDITE 1 072
TOTAL DES SORTIES NETTES DE TRESORERIE 1 728
RATIO DE COUVERTURE DES BESOINS DE LIQUIDITE 162.01%

Le ratio NSFR (Net Stable Funding Ratio) est un ratio de stock (le LCR étant un ratio de flux) qui compare les actifs de maturité effective ou potentielle supérieure à un an, aux passifs de maturité effective ou potentielle supérieure à un an. La définition du NSFR attribue à chaque élément du bilan une pondération traduisant sa potentialité d'avoir une maturité supérieure à un an.

Le NSFR du 30/06/2022 n'est pas encore connu à la date de rédaction du rapport semestriel, au regard du planning de production de ce ratio.

En l'état actuel des textes et de notre compréhension, la Caisse Régionale respecte les exigences du ratio NSFR.

Stratégie et conditions de refinancement en 2022

La politique de gestion de la liquidité de la Caisse Régionale repose sur l'adossement global en capitaux et en durée des ressources aux actifs à financer. Elle se concrétise d'une part par une politique de collecte clientèle forte. Pour autant, au regard du contexte macro-économique, la collecte Clientèle globale de la Caisse Régionale a évolué faiblement, 0.8% en 2022.

D'autre part, la Caisse Régionale s'appuie sur des refinancements auprès de Crédit Agricole S.A. ou en interbancaire (via la mise en place d'un programme d'émission de titres NEU CP et NEU MTN).

Ainsi, la Caisse Régionale, a recours à des refinancements à taux de marché auprès de Crédit Agricole S.A. sous plusieurs formes :

  • Compte Courant de Trésorerie
  • Emprunts en blanc (jusqu'à 10 ans)
  • Avances globales.
  • Avances spécifiques (SFH, CRH…)

Afin de diversifier ses sources de refinancement, la Caisse Régionale a aussi recours à des émissions de Titres sur le marché interbancaire. L'encours d'émissions actives au 30/06/2022 est de :

  • 138 millions d'euros sous forme de NEU CP
  • 78 millions d'euros de NEU MTN

La Caisse Régionale bénéficie également du refinancement auprès de la Banque Centrale Européenne via des enveloppes distribuées par Crédit Agricole S.A. :

  • TLTRO : 1 954 millions d'euros au premier semestre suite à la crise du COVID
  • Avances spécifiques (BEI, BDCE, …)

Après de forts impacts dus notamment aux montants de TLTRO, les différents indicateurs de pilotage sont stables sur le premier semestre 2022 :

  • Consommation de la limite court terme toujours négative
  • Position en Ressource Stable fortement excédentaire
  • Pilotage du LCR proche de son niveau cible de gestion
  • Compte courant de trésorerie fortement excédentaire

2.6.5. Politique de couverture

Au sein de la Caisse Régionale, l'utilisation d'instruments dérivés répond à deux objectifs :

  • Apporter une réponse aux besoins des clients du Groupe ;
  • Gérer les risques financiers de la banque.

Il est à noter que certains instruments dérivés peuvent être détenus à des fins de couverture économique des risques financiers, sans toutefois respecter les critères posés par la norme IAS 39. Ils sont alors classés en instruments dérivés détenus à des fins de transaction.

Dans tous les cas, l'intention de couverture est documentée dès l'origine et vérifiée trimestriellement par la réalisation des tests appropriés (prospectifs et rétrospectifs).

La gestion du risque de taux d'intérêt global vise à concilier deux approches :

La protection de la valeur patrimoniale du Groupe, qui suppose d'adosser les postes du bilan/hors bilan sensibles à la variation des taux d'intérêt (i.e. de manière simplifiée, les postes à taux fixe) à des instruments à taux fixe également, afin de neutraliser les variations de juste valeur observées en cas de variation des taux d'intérêt. Lorsque cet adossement est fait au moyen d'instruments dérivés (principalement des swaps de taux fixe et inflation, caps de marché), ceux-ci sont considérés comme des dérivés de couverture de juste valeur (Fair Value Hedge) dès lors que les instruments identifiés (micro FVH) ou les groupes d'instruments identifiés (macro FVH) comme éléments couverts (actifs à taux fixe et inflation : crédits clientèle, passifs à taux fixe et inflation : dépôts à vue et épargne) sont éligibles au sens de la norme IAS 39 (à défaut, comme indiqué précédemment, ces dérivés, qui constituent pourtant une couverture économique du risque, sont classés en trading).

En vue de vérifier l'adéquation de la couverture, les instruments de couverture et les éléments couverts sont échéancés par bande de maturité en utilisant les caractéristiques des contrats ou, pour certains postes du bilan (collecte notamment) des hypothèses qui se basent notamment sur les caractéristiques financières des produits et sur des comportements historiques. La comparaison des deux échéanciers (couvertures et éléments couverts) permet de documenter la couverture de manière prospective, pour chaque maturité ;

La protection de la marge d'intérêt, qui suppose de neutraliser la variation des futurs flux de trésorerie associés d'instruments ou de postes du bilan liée à la refixation dans le futur du taux d'intérêt de ces instruments, soit parce qu'ils sont indexés sur des indices de taux qui fluctuent, soit parce qu'ils seront refinancés à taux de marché à un certain horizon de temps. Lorsque cette neutralisation est effectuée au moyen d'instruments dérivés (swaps de taux d'intérêt principalement), ceux-ci sont considérés comme des dérivés de couverture des flux de trésorerie (Cash Flow Hedge). Dans

ce cas également, cette neutralisation peut être effectuée pour des postes du bilan ou des instruments identifiés
individuellement (micro CFH) ou des portefeuilles de postes ou instruments (macro CFH).
Le tableau suivant présente les montants au 30/06/2022 et au 31/12/2021 des dérivés de couverture de juste valeur et des flux de
trésorerie : 31/12/2021
Valeur Marché 30/06/2022 Montant Notionnel Valeur Marché Montant Notionnel
(en millier d'euros)
COUVERTURE DE JUSTE VALEUR
positive
427 090
négative
63 795
6 380 308 positive
79 408
négative
297 675
5 812 178
Taux d'intérêt
Capitaux propres
427 090 63 795 6 380 308 79 408 297 675 5 812 178
Change
COUVERTURE DE FLUX DE TRESORERIE
20 978 30 000 2 595 20 079 100 000
Taux d'intérêt
Capitaux propres
20 978 30 000 2 595 20 079 100 000
Change
COUVERTURE D'INVESTISSEMENT NETS DANS UNE ACTIVITE A L'ETRANGER

2.7. Les risques opérationnels

Le risque opérationnel correspond au risque de pertes résultant de l'inadéquation ou de la défaillance des processus internes, des personnes, des systèmes ou d'évènements extérieurs, y compris les événements de faible probabilité d'occurrence, mais à risque de perte élevée.

La collecte des incidents permet de mesurer le coût du risque. Elle alimente les états COREP réglementaires. Les objectifs de la collecte des « incidents » opérationnels sont fondamentaux car ils s'inscrivent dans le cadre des exigences règlementaires et participent au processus de calcul des exigences en fonds propres dans le cadre du modèle interne retenu par le Groupe Crédit Agricole.

2.7.1. Organisation et dispositif de surveillance

Le dispositif de gestion des risques opérationnels, décliné au sein de la Caisse Régionale, n'a pas évolué au cours du 1er semestre 2022.

Collecte des Risques Opérationnels :

La collecte des incidents sur risques opérationnels est décentralisée auprès des unités déclarantes à l'aide du logiciel groupe [email protected]. L'analyse du risque et un contrôle de cohérence entre les passages des écritures comptables et les déclarations Olimpi@, sont effectués par le Département du Contrôle Permanent.

Une revue de la collecte avec les différentes unités responsables des domaines concernés, permet d'engager des plans d'actions visant à réduire le coût du risque opérationnel.

En % du PNB Global, le coût du risque opérationnel représente 0.54 % en pur brut (perte définitive hors Risque Frontière Crédit, en date comptable) au 1er semestre 2022.

Cartographie des risques opérationnels :

Les cartographies sont réalisées par la Caisse Régionale annuellement et exploitées avec une validation des résultats et plans d'action associés en Comité de contrôle interne et une présentation en Comité des Risques du Conseil d'Administration.

Ces cartographies interviennent dans le processus d'identification, de maîtrise et de réduction des risques opérationnels, donc dans l'engagement qualité de notre Caisse Régionale.

Elles sont complétées par la mise en place d'indicateurs de risque permettant la surveillance des processus les plus sensibles.

La campagne de cartographie 2022 est une cartographie ciblée sur les processus critiques et les évolutions prégnantes selon le plan de révision triennal. La campagne a été ouverte et lancée en juin par DRG/SRO. Les évolutions sur le périmètre notamment liées à nos filiales doivent être prises en compte comme chaque année dans la campagne de cartographie.

2.7.2. Méthodologie

En complément de la collecte, pour le calcul de l'Exigence de Fonds Propres au titre des risques opérationnels, l'analyse annuelle des scénarios majeurs est en cours : elle comprend l'ensemble des 17 scénarios étudiés selon la méthodologie du groupe Crédit Agricole, en méthode avancée (AMA : Advanced Measurement Approach). L'analyse des cotations sera remontée à Crédit Agricole SA en septembre 2022.

Au 30/06/2022, les exigences en Fonds Propres AMA + TSA (The Standard Approach) de la Caisse Régionale s'élèvent à 49.61 M€ et comprennent les add-on exigés par la BCE au titre des risques émergents et de la sévérisation de la diversification des risques à hauteur de 8.7 M€.

2.7.3. Assurances et couverture des risques opérationnels

L'activité Assurances de la Caisse Régionale est intégrée au Département Logistique et en lien permanent avec Direction Contrôle

Permanent Risques assurant ainsi la synergie entre le dispositif Risques Opérationnels et la couverture des risques par les assurances.

L'objectif étant de favoriser :

  • d'une part, la couverture des risques par les assurances et
  • d'autre part, la qualité de la collecte dans le cadre des dédommagements issus des sinistres.

En fonction des risques collectés, il est ainsi possible d'orienter efficacement les choix en matière d'assurance et d'en adapter la stratégie. Dans ce cadre, l'examen du coût du risque par rapport aux couvertures par les assurances, conduit la Caisse Régionale à revoir le cas échéant les choix de police retenus.

La politique assurance vise à encadrer les fonctions suivantes :

  • La gestion des contrats
  • Analyser la couverture des risques potentiels,
  • Détecter et s'adapter aux évolutions,
  • Effectuer les contrôles de cohérence des contrats souscrits pour actualiser les données chaque année qui impacteront nos cotisations,
  • Proposer de nouveaux contrats ou évolutions,
  • Assister et conseiller les correspondants à l'expression des besoins identifiés.
  • La gestion des sinistres
  • Déclarer les Sinistres,
  • Suivre les indemnisations,
  • Piloter l'activité.
  • La gestion budgétaire
  • Piloter les enveloppes budgétaires,
  • Maîtriser et optimiser les cotisations et le coût des sinistres.

La Caisse régionale a pour objectif de prendre la mesure la plus complète des risques opérationnels sur son périmètre et de couvrir ces risques par des polices adaptées afin de mettre en œuvre des couvertures visant à la maîtrise de ces risques.

Cette approche vise à : identifier, réduire et maîtriser ses propres risques par rapport aux résultats de la collecte des risques opérationnels, adapter la politique de couverture assurances de la Caisse, tout en respectant la réglementation en vigueur.

Les moyens :

La mise en œuvre de la politique « assurance pour compte » de la Caisse régionale s'appuie sur :

  • Une organisation dédiée,
  • Une organisation en coordination avec les services supports, particulièrement les départements Sécurité, RH, Logistique, Fiduciaire et Automates, Assurances, Contentieux Juridique et informatique pour déclarer et suivre les sinistres,
  • Des procédures de gestion, de déclaration et de suivi des sinistres,
  • Des procédures d'analyse des polices pour maîtriser les budgets et agrandir les couvertures,
  • Un système de reporting au travers de 2 Comités de Direction : « Comité de Contrôle Interne » / « Comité Sécurité ».

Le périmètre :

  • Les principaux biens sont :
  • Les locaux (professionnels, administratifs, commerciaux…),
  • Les terrains,
  • Les matériels (informatiques et autres),
  • Les véhicules (flotte).
  • Les personnes constituant l'entreprise sont :
  • Les administrateurs (CR, CL),
  • Les directeurs,
  • Les collaborateurs,
  • Les clients.
  • Ces biens et ces personnes peuvent être soumis à des risques :
  • de dégradation dus au temps,
  • liés à des évènements extérieurs.
  • Les principaux types de risques susceptibles d'affecter les personnes sont :
  • Les agressions,
  • Les accidents corporels,
  • L'invalidité,
  • Le décès.
  • Les principaux risques susceptibles de dégrader les biens peuvent être :

  • Les dégâts des eaux,

  • Les vandalismes,
  • Les incendies,
  • Les accidents (flotte ou mission collaborateurs),
  • La perte ou le vol de valeurs.

En couverture de tous ces risques, l'entreprise a souscrit différentes polices :

  • Des assurances de dommages
  • Dommages aux biens (multirisques bureaux),
  • Flottes automobile,
  • Mission collaborateurs.
  • Des assurances de personnes
  • Agressions Salariés et Clients,
  • Administrateurs,
  • Cadres de Direction.
  • Des assurances couvrant notre activité de banquier
  • Responsabilité civile professionnelle (activité de banquier),
  • Responsabilité des mandataires sociaux,
  • Responsabilité civile d'exploitation (accidents de nos clients en nos locaux),
  • Responsabilité de notre activité de courtier.
  • Des assurances couvrant des pertes financières spécifiques liées à notre activité de banquier
  • Globale de banque : détournements et escroqueries,
  • Globale de banque : hold-up et cambriolages,
  • Globale de banque : coffres loués à la clientèle,
  • Globale de banque : automates (DAB GAB).
  • Pertes Pécuniaires :
  • Remboursement de Franchises,
  • Commissions de Courtage Particuliers,
  • Commissions de Courtage Agri/Pro

2.8. Les risques juridiques

Le dispositif de gestion et de surveillance des risques juridiques est décrit au sein du Rapport Financier annuel 2021, pages 118 à 119

Les principales procédures judiciaires et fiscales en cours au sein de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence et de ses filiales consolidées par intégration globale sont décrites dans le rapport de gestion pour l'exercice 2020.

Les risques juridiques en cours au 30 Juin 2022 susceptibles d'avoir une influence négative sur le patrimoine de la Caisse Régionale ont fait l'objet de provisions qui correspondent à la meilleure estimation par la Direction des Risques sur la base des informations dont elle dispose.

Il convient de noter que le nombre d'assignations reçues est sous contrôle puisque le service juridique s'est vu délivrer 11 assignations depuis le 1er janvier 2022. Elles font systématiquement l'objet d'une analyse du risque judiciaire et d'un provisionnement adapté. Les provisions sont ensuite actualisées régulièrement lors de revues de portefeuille. Le montant global du stock s'élève à 7 millions d'euros au 30 juin 2022.

Comme indiqué dans son communiqué du 27 avril 2017 la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence a été assignée par quelques porteurs de CCI en vue d'obtenir le rachat de leurs titres. Cette action est initiée par l'Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM). Les arguments développés sont sans fondement et la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence est donc très confiante sur l'issue de cette procédure. Le Tribunal Judiciaire d'Aix en Provence a débouté l'ADAM de ses demandes dans le dossier qui l'oppose au Crédit Agricole Alpes Provence et contre toutes les autres Caisses Régionales concernées. L'ADAM a interjeté appel de la décision du Tribunal Judiciaire. Nous sommes confiants sur l'issue de cette procédure.

À ce jour, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence, n'a pas de procédure judiciaire ou d'arbitrage (y compris toute procédure dont la Société a connaissance, qui est en suspens ou dont elle est menacée), susceptible d'avoir ou ayant eu au cours des 12 derniers mois des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence.

Au Crédit Agricole Alpes Provence, le suivi et la maîtrise du risque juridique sont confiés au Service Juridique sous la responsabilité de la Direction du Contrôle Permanent et des Risques. Les missions du Service Juridique sont transversales et portent notamment sur :

  • La veille juridique,
  • L'assistance juridique des réseaux commerciaux et des fonctions supports,

  • La validation des contrats conclus par la Caisse Régionale,

  • La validation des publications et des communications commerciales de la Caisse Régionale,
  • L'analyse juridique des nouvelles offres et prestations proposées aux clients de la Caisse Régionale, notamment par sa participation et ses avis au pré-comité NAP,
  • La prise en charge des actions en responsabilité engagées à l'encontre de la Caisse Régionale (hors contentieux) en lien avec les Avocats mandatés,
  • Les relations avec les services de Police et de Gendarmerie dans le cadre des dépôts de plainte (incivilités et fraudes essentiellement) et signalements (abus de faiblesse) réalisés.

Le Service Juridique accompagne l'ensemble des fonctions supports de la Caisse Régionale dans la mise en œuvre effective de la Loi dite « Sapin II », relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, qui a instauré un dispositif complet de lutte contre les atteintes à la probité dans le monde des affaires.

Une veille juridique est organisée pour s'assurer de la parfaite mise en œuvre de la réglementation dans les délais et les formes imparties. Une surveillance des recommandations de l'ACPR et de l'AMF est elle aussi mise en place.

Le Service Juridique s'appuie régulièrement sur des cabinets d'avocats chargés de la défense des intérêts de la Caisse Régionale.

2.9. Les risques de non-conformité

Le dispositif de gestion et de surveillance des risques de non-conformité est décrit au sein du Rapport financier 2021, pages 119 à 120.

Le risque de non-conformité constitue le risque de sanction judiciaire, administrative ou disciplinaire, de perte financière ou d'atteinte à la réputation lié au non-respect de dispositions législatives, réglementaires, professionnelles ou déontologiques propres aux activités bancaires et financières.

Le Responsable du Contrôle de la Conformité, qui est également Responsable de la Conformité des Services d'Investissement (RCSI), veille sous l'autorité de la Direction du Contrôle Permanent et des Risques en lien avec les Service Juridique, le Responsable du Contrôle Permanent et l'ensemble des responsables des fonctions supports du Crédit Agricole Alpes Provence, au respect des normes professionnelles et déontologiques et aux procédures internes et notamment en matière de Sécurité Financière, de protection de la clientèle et de la réglementation en matière de commercialisation des produits et services.

Le périmètre de la Conformité s'articule autour des thématiques suivantes :

  • Déontologie : conflits d'intérêts, cadeaux et avantages, risque de conduite, …
  • Protection de la clientèle : respect des procédures entourant le conseil client, transparence des nouveaux produits et services…
  • Intégrité et transparence des marchés : contrôle de l'absence d'abus de marché, reporting des transactions, …
  • Sécurité financière : veille au respect des règles en matière de connaissance client, traitement des alertes, veille au respect du dispositif de gestion des sanctions internationales…
  • Veille au respect des dispositifs FATCA et EAI

Dans le cadre du plan de contrôle permanent annuel, des contrôles sont réalisés par le Service Conformité et par le Département Contrôle Permanent afin de s'assurer du strict respect des procédures internes.

Le reporting de ces contrôles est réalisé auprès du Comité de Contrôle Interne ainsi qu'au Comité Risques du Conseil d'Administration de la Caisse Régionale Alpes Provence.

Faits marquants du 1er semestre 2022

Sanctions Internationales

Dans le cadre du conflit Russie Ukraine, la Caisse Régionale a mis en œuvre l'ensemble des paquets de sanctions aussi bien Européennes qu'Américaines. Avec l'aide des équipes de Crédit Agricole SA, elle a accompagné ses clients particuliers comme professionnels face à des mesures qui ont été très évolutives et particulièrement complexes. En se protégeant du risque Sanctions, la Caisse Régionale a également protégé ses clients qui y étaient exposés.

Protection de la clientèle

La protection de nos clients a été renforcée notamment grâce l'équipement de nos clients en situation de fragilité financière avec notre offre adaptée (Offre « Budget protégé »).

Lutte contre le blanchiment et Financement du terrorisme (LCB FT)

La Caisse Régionale poursuit le programme groupe de révision de la connaissance client (KYC) lancé en 2021. Ce dernier s'appuie sur des solutions de scoring de risque faisant appel à l'intelligence artificielle afin de l'adapter à nos niveaux de risque LCB FT.

Conformément à la règlementation, le partage des informations de sécurité financière à l'intérieur du groupe Crédit Agricole a été renforcé avec d'optimiser la détection des clients à risque LCB FT.

Comptes consolidés au 30/06/2022

Les comptes consolidés sont constitués du cadre général, des états financiers consolidés et des notes annexes aux états financiers

CADRE GENERAL

.

Présentation juridique de l'entité

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence est une société coopérative à capital variable régie par le livre V du Code Monétaire et Financier et la Loi Bancaire du 24 janvier 1984 relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit. Elle a son siège social 25 chemin des trois Cyprès 13097 Aix en Provence, RCS 381 976 448 Aix en Provence, Code NAF 6419Z. Son territoire d'activités couvre les départements des Hautes Alpes, des Bouches du Rhône et du Vaucluse. Sont rattachés au Crédit Agricole Alpes Provence :

  • 74 Caisses Locales qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre,
  • 2 filiales immobilières portant les actifs immobiliers d'exploitation de la Caisse Régionale : SNC CAAP Immo et SAS CAAP Immo Gestion
  • la filiale CAAP Immo Invest exerçant une activité de gestion patrimoniale et foncière
  • les 3 fonds dédiés CAP Régulier 1, CAP Régulier 2, CAP Régulier 3,
  • la filiale SAS CAAP Création, intervenant sous forme de prise de participations en capital dans les projets innovants sur le territoire,
  • les Sociétés Techniques de Titrisation représentant la quote part de la Caisse Régionale dans les FCT CA Habitat 2018, 2019, 2020 & 2022 issues des opérations de titrisation des créances habitat des caisses régionales du groupe Crédit Agricole réalisées en avril 2018, mai 2019, mars 2020 et mars 2022.

Ces sociétés sont toutes consolidées selon la méthode de l'intégration globale.

Les Certificats Coopératifs (FR0000044323) émis par la Caisse Régionale Alpes Provence sont cotés sur la place de Paris.

ETATS FINANCIERS CONSOLIDES

COMPTE DE RESULTAT

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Intérêts et produits assimilés 4.1 206 669 408 825 204 751
Intérêts et charges assimilées 4.1 (85 427) (197 618) (92 331)
Commissions (produits) 4.2 128 726 244 703 116 351
Commissions (charges) 4.2 (26 906) (50 873) (24 227)
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 4.3 10 530 8 797 4 515
Gains ou pertes nets sur actifs/passifs de transaction 2 875 769 672
Gains ou pertes nets sur autres actifs/passifs à la juste valeur par résultat 7 655 8 028 3 843
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux
propres 4.4 47 197 34 434 27 833
Gains ou pertes nets sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres (30) 348 (198)
recyclables
Rémunération des instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux 47 227 34 086 28 031
propres non recyclables (dividendes)
Gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût 4.5 - 252 -
amorti
Gains ou pertes nets résultant du reclassement d'actifs financiers au coût amorti en - - -
actifs financiers à la juste valeur par résultat
Gains ou pertes nets résultant du reclassement d'actifs financiers à la juste valeur - - -
par capitaux propres en actifs financiers à la juste valeur par résultat
Produits des autres activités 4.6 2 456 10 155 3 907
Charges des autres activités 4.6 (2 859) (6 071) (2 186)
Produit net bancaire 280 386 452 604 238 613
Charges générales d'exploitation 4.7 (134 341) (261 756) (129 072)
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles 4.8 (8 285) (17 521) (8 869)
et incorporelles
Résultat brut d'exploitation 137 760 173 327 100 672
Coût du risque 4.9 (11 690) (20 086) (1 425)
Résultat d'exploitation 126 070 153 241 99 247
Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence - - -
Gains ou pertes nets sur autres actifs 4.10 193 (1 045) 19
Variations de valeur des écarts d'acquisition - - -
Résultat avant impôt 126 263 152 196 99 266
Impôts sur les bénéfices 4.11 (21 120) (35 106) (22 113)
Résultat net d'impôts des activités abandonnées - - -
Résultat net 105 143 117 090 77 153
Participations ne donnant pas le contrôle - - -
Résultat net part du Groupe 105 143 117 090 77 153

RESULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Résultat net 105 143 117 090 77 153
- -
Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi 4.12 5 328 1 919 1 627
Gains et pertes sur passifs financiers attribuables aux variations du risque
de crédit propre - - -
Gains et pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés en
capitaux propres non recyclables (1) 4.12 (8 001) 302 459 106 373
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux
propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence 4.12 (2 673) 304 378 108 000
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux
propres non recyclables des entreprises mises en équivalence - - -
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux
propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence 4.12 (1 160) (9 113) (3 710)
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux
propres non recyclables des entreprises mises en équivalence - - -
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables sur activités abandonnées - - -
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables 4.12 (3 833) 295 265 104 290
Gains et pertes sur écarts de conversion - - -
Gains et pertes sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux
propres recyclables 4.12 (2 914) 2 183 (296)
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture 4.12 (469) (6 604) (2 715)
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux
propres recyclables hors entreprises mises en équivalence 4.12 (3 383) (4 421) (3 011)
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux
propres recyclables des entreprises mises en équivalence - - -
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux
propres recyclables hors entreprises mises en équivalence 4.12 722 1 239 828
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux
propres recyclables des entreprises mises en équivalence - - -
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres - - -
recyclables sur activités abandonnées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres
recyclables 4.12 (2 661) (3 182) (2 183)
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres 4.12 (6 494) 292 083 102 107
- -
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux 98 649 409 173 179 260
propres
Dont part du Groupe 98 649 409 173 179 260
Dont participations ne donnant pas le contrôle - - -
(1) Montant du transfert en réserves d'éléments non recyclables 4.12 - 21 705 295

BILAN ACTIF

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2022 31/12/2021
Caisse, banques centrales 104 321 97 939
Actifs financiers à la juste valeur par résultat 6.1 340 598 290 641
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 63 595 12 953
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat 277 003 277 688
Instruments dérivés de couverture 427 090 82 003
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 6.2 1 872 585 1 875 350
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux
propres recyclables
151 541 149 302
Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par
capitaux propres non recyclables 1 721 044 1 726 048
Actifs financiers au coût amorti 6.3 22 053 983 21 667 180
Prêts et créances sur les établissements de crédit 2 981 330 3 269 215
Prêts et créances sur la clientèle 18 375 115 17 746 074
Titres de dettes 697 538 651 891
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux (357 274) 198 562
Actifs d'impôts courants et différés 107 116 105 193
Comptes de régularisation et actifs divers 175 874 415 150
Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées - -
Participation aux bénéfices différée - -
Participation dans les entreprises mises en équivalence - -
Immeubles de placement 6.5 63 978 56 506
Immobilisations corporelles 121 768 126 383
Immobilisations incorporelles 1 1
Ecarts d'acquisition - -
Total de l'Actif 24 910 040 24 914 908

BILAN PASSIF

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2022 31/12/2021
Banques centrales - -
Passifs financiers à la juste valeur par résultat 6.1 61 972 14 170
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 61 972 14 170
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option - -
Instruments dérivés de couverture 84 773 317 754
Passifs financiers au coût amorti 6.4 20 705 874 21 055 392
Dettes envers les établissements de crédit 12 138 983 12 113 044
Dettes envers la clientèle 8 243 924 8 280 194
Dettes représentées par un titre 322 967 662 154
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 21 207 57 809
Passifs d'impôts courants et différés 16 584 86
Comptes de régularisation et passifs divers 893 686 443 552
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés et activités
abandonnées - -
Provisions techniques des contrats d'assurance - -
Provisions 6.8 78 663 87 044
Dettes subordonnées - -
-
Total dettes 21 862 759 21 975 807
Capitaux propres 3 047 281 2 939 101
Capitaux propres part du Groupe 3 047 251 2 939 071
Capital et réserves liées 730 121 703 165
Réserves consolidées 1 751 527 1 651 862
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 460 460 466 954
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur - -
activités abandonnées
Résultat de l'exercice 105 143 117 090
Participations ne donnant pas le contrôle 30 30

TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES

Part du Groupe Participations ne donnant pas le contrôle
Capital et réserves liées Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
Capital Primes et réserves
consolidées liées
au capital (1)
Elimination des
titres auto
détenus
Autres
instruments
de capitaux
propres
Total Capital et
réserves
consolidées
Gains et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres
Gains et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres non
Total des gains et
pertes comptabilisés
directement en
capitaux propres
Résultat net Capitaux
propres
Capital
réserves liées
et résultat
Gains et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres
Gains et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres
Total des gains et
pertes comptabilisés
directement en
capitaux propres
Capitaux
propres
Capitaux
propres
consolidés
(en milliers d'euros)
Capitaux propres au 1er janvier 2021 Publié
413 215 1 934 770 (723) - 2 347 262 recyclables
(10 950)
recyclables
185 821
174 871 - 2 522 133 30 recyclables
-
non recyclables
-
- 30 2 522 163
Impacts nouvelles normes, décisions / interprétations IFRIC (2) - - - - - - - - - - - - - - - -
Capitaux propres au 1er janvier 2021 413 215 1 934 770 (723) - 2 347 262 (10 950) 185 821 174 871 - 2 522 133 30 - - - 80 2 522 163
Augmentation de capital 22 162 (124) - - 22 038 - - - - 22 038 - - - - - 22 038
Variation des titres autodétenus
Emissions / remboursements d'instruments de capitaux propres
-
-
-
-
58
-
-
-
58
-
-
-
-
-
-
-
-
-
58
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
58
-
Rémunération des émissions d'instruments de capitaux propres du 1er semestre 2021 - - - - - - - - - - - - - - - -
Dividendes versés au 1er semestre 2021 - (10 608) - - (10 608) - - - - (10 608) - - - - - (10 608)
Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle - - - - - - - - - - - - - - - -
Mouvements liés aux paiements en actions - - - - - - - - - - - - - - - -
Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires 22 162 (10 732) 58 - 11 488 - - - - 11 488 - - - - - 11 488
Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres - (295) - - (295) (2 183) 104 290 102 107 - 101 812 - - - - - 101 812
Dont gains et pertes sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non
recyclables transférés en réserves
- (295) - - (295) - 295 295 - - - - - - - -
Dont gains et pertes sur variation du risque de crédit propre transférés en réserves - - - - - - - - - - - - - - - -
Quote-part dans les variations de capitaux propres hors résultat des entreprises mises en équivalence - - - - - - - - - - - - - - - -
Résultat du 1er semestre 2021 - - - - - - - - 77 153 77 153 - - - - - 77 153
Autres variations - (137) - - (137) - - - - (137) - - - - - (137)
Capitaux propres au 30 juin 2021 (4) 435 377 1 923 606 (665) - 2 358 318 (13 133) 290 111 276 978 77 153 2 712 449 30 - - - 30 2 712 479
Augmentation de capital 20 836 - - - 20 836 - - - - 20 836 - - - - - 20 836
Variation des titres autodétenus - - (449) - (449) - - - - (449) - - - - - (449)
Emissions / remboursements d'instruments de capitaux propres - - - - - - - - - - - - - - - -
Rémunération des émissions d'instruments de capitaux propres du 2nd semestre 2021 - - - - - - - - - - - - - - - -
Dividendes versés au 2nd semestre 2021 - 13 - - 13 - - - - 13 - - - - - 13
Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle - - - - - - - - - - - - - - - -
Mouvements liés aux paiements en actions - 152 - - 152 - - - - 152 - - - - - 152
Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires 20 836 165 (449) - 20 552 - - - - 20 552 - - - - - 20 552
Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres - (21 410) - - (21 410) (999) 190 975 189 976 - 168 566 - - - - - 168 566
Dont gains et pertes sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non
recyclables transférés en réserves
- (21 410) - - (21 410) - 21 410 21 410 - - - - - - - -
Dont gains et pertes sur variation du risque de crédit propre transférés en réserves - - - - - - - - - - - - - - - -
Quote-part dans les variations de capitaux propres hors résultat des entreprises mises en équivalence - - - - - - - - - - - - - - - -
Résultat du 2nd semestre 2021 - - - - - - - - 39 937 39 937 - - - - - 39 937
Autres variations - (2 433) - - (2 433) - - - - (2 433) - - - - - (2 433)
Capitaux propres au 31 décembre 2021 456 213 1 899 928 (1 114) - 2 355 027 (14 132) 481 086 466 954 117 090 2 939 071 30 - - - 30 2 939 101
Affectation du résultat 2021 - 117 090 - - 117 090 - - - (117 090) - - - - - - -
Capitaux propres au 1er janvier 2022 456 213 2 017 018 (1 114) - 2 472 117 (14 132) 481 086 466 954 - 2 939 071 30 - - - 30 2 939 101
Impacts nouvelles normes, décisions / interprétations IFRIC
Capitaux propres au 1er janvier 2022 retraité
-
456 213
-
2 017 018
-
(1 114)
-
-
-
2 472 117
-
(14 132)
-
481 086
-
466 954
- -
- 2 939 071
-
30
-
-
-
-
-
-
-
30
-
2 939 101
Augmentation de capital 27 299 - - - 27 299 - - - - 27 299 - - - - - 27 299
Variation des titres autodétenus - - (343) - (343) - - - - (343) - - - - - (343)
Emissions / remboursements d'instruments de capitaux propres - - - - - - - - - - - - - - - -
Rémunération des émissions d'instruments de capitaux propres du 1er semestre 2022 - - - - - - - - - - - - - - - -
Dividendes versés au 1er semestre 2022 - (17 396) - - (17 396) - - - - (17 396) - - - - - (17 396)
Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle - - - - - - - - - - - - - - - -
Mouvements liés aux paiements en actions - - - - - - - - - - - - - - - -
Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires 27 299 (17 396) (343) - 9 560 - - - - 9 560 - - - - - 9 560
Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres - - - - - (2 661) (3 833) (6 494) - (6 494) - - - - - (6 494)
Dont gains et pertes sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non
recyclables transférés en réserves
- - - - - - - - - - - - - - - -
Dont gains et pertes sur variation du risque de crédit propre transférés en réserves - - - - - - - - - - - - - - - -
Quote-part dans les variations de capitaux propres hors résultat des entreprises mises en équivalence - - - - - - - - - - - - - - - -
Résultat du 1er semestre 2022 - - - - - - - - 105 143 105 143 - - - - - 105 143
Autres variations - (29) - - (29) - - - - (29) - - - - - (29)
Capitaux propres au 30 juin 2022 483 512 1 999 593 (1 457) - 2 481 648 (16 793) 477 253 460 460 105 143 3 047 251 30 - - - 30 3 047 281

(1) Réserves consolidées avant élimination des titres d'autocontrôle

Les réserves consolidées sont essentiellement constituées des résultats des exercices antérieurs non distribués, de montants relatifs à la première application des normes IFRS et de retraitements de consolidation. Les capitaux propres, part du Groupe, s'élèvent à 3, 047 milliards € au 30/06/2022 en hausse de 108 millions € sur la période. Cette évolution provient essentiellement des dividendes versés sur l'exercice (-17 M€), du résultat du premier semestre 2022 (+105 M€) et de l'augmentation du capital social des caisses locales (+ 27 M€).

Comptes consolidés semestriels résumés

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Résultat avant impôt 126 263 152 196 99 266
Dotations nettes aux amortissements et aux dépréciations des 8 283 17 521 8 865
immobilisations corporelles et incorporelles
Dépréciations des écarts d'acquisition et des autres immobilisations 6.9 - - -
Dotations nettes aux dépréciations et aux provisions 5 437 15 394 576
Quote-part de résultat liée aux entreprises mises en équivalence - - -
Résultat net des activités d'investissement (193) 1 045 (19)
Résultat net des activités de financement 450 844 428
Autres mouvements 10 113 (9 667) 22 259
Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant 24 090 25 137 32 109
impôt et des autres ajustements
Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit 165 039 1 286 676 1 404 200
Flux liés aux opérations avec la clientèle (703 944) (452 915) (249 022)
Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers (440 860) (523 223) (754 065)
Flux liés aux opérations affectant des actifs ou passifs non financiers 672 246 265 137 159 844
Dividendes reçus des entreprises mises en équivalence - - -
Impôts versés (6 984) (32 321) 2 217
Variation nette des actifs et passifs provenant des activités (314 503) 543 354 563 174
opérationnelles
Flux provenant des activités abandonnées
Total Flux nets de trésorerie générés par l'activité opérationnelle (A) (164 150) 720 687 694 549
Flux liés aux participations (1) (561) (9 687) (5 399)
Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles (3 055) (4 751) (4 479)
Flux provenant des activités abandonnées - - -
Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement (B) (3 616) (14 438) (9 878)
Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires (2) 9 896 32 322 11 515
Autres flux nets de trésorerie provenant des activités de financement (3) 16 347 (11 955) (4 064)
Flux provenant des activités abandonnées - - -
Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement (C) 26 243 20 367 7 451
Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalent de
trésorerie (D) - - -
AUGMENTATION/(DIMINUTION) NETTE DE LA TRÉSORERIE ET DES
ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE (A + B + C + D) (141 523) 726 616 692 122
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture 2 593 382 1 866 765 1 866 765
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 97 939 103 845 103 845
Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements
de crédit ** 2 495 443 1 762 920 1 762 920
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 2 451 859 2 593 382 2 558 887
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 104 321 97 939 108 471
Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements
de crédit ** 2 347 538 2 495 443 2 450 416
VARIATION DE LA TRESORERIE NETTE ET DES EQUIVALENTS DE
TRESORERIE (141 523) 726 617 692 122

* Composé du solde net du poste "Caisse, banques centrales", hors intérêts courus (y compris trésorerie des entités reclassées en activités abandonnées)

** Composé du solde des postes "Comptes ordinaires débiteurs non douteux" et "Comptes et prêts au jour le jour non douteux" tels que détaillés en note 6.3 et des postes "Comptes ordinaires créditeurs" et "Comptes et emprunts au jour le jour" tels que détaillés en note 6.5 (hors intérêts courus)

(1) Flux liés aux participations : cette ligne recense les effets nets sur la trésorerie des acquisitions et des cessions de titres de participation. Ces opérations externes sont décrites dans la note 2 "Principales opérations de structure et événements significatifs de la période". Au cours du premier semestre 2022, l'impact net des acquisitions sur la trésorerie de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence s'élève à (561) milliers d'euros, portant notamment sur les opérations suivantes :

  • Rachat d'actions propres pour 365K€ par la Caisse Régionales Alpes Provence

  • Prise de participation pour 100K€ dans Chef Basil par CAAP Création

(2) Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires : Le flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires comprend le paiement des dividendes versés par la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence à ses actionnaires, à hauteur de 17 396 milliers d'euros pour le premier semestre 2022 ainsi que l'augmentation de capital des Caisses Locales pour 27 299 milliers d'euros

(3) Ce poste comprend principalement les opérations d'émission et remboursement de titres seniors relatives à la mise en place de la titrisation 2022 et le démantèlement de la STT 2017 pour respectivement 37 279 milliers d'euros et (17 086) milliers d'euros

NOTES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES

1. Principes et Méthodes applicables dans le Groupe, jugements et estimations utilisées

Les comptes consolidés intermédiaires résumés de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence au 30 juin 2022 ont été préparés et sont présentés en conformité avec la norme IAS 34 relative à l'information financière intermédiaire, qui définit le contenu minimum de l'information, et qui identifie les principes de comptabilisation et d'évaluation devant être appliqués à un rapport financier intermédiaire.

Les normes et interprétations utilisées pour la préparation des comptes consolidés intermédiaires résumés sont identiques à celles utilisées par la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence pour l'élaboration des comptes consolidés au 31 décembre 2021 établis, en application du règlement CE n°1606/2002, conformément aux normes IAS/IFRS et aux interprétations IFRIC telles qu'adoptées par l'Union européenne (version dite « carve out »), en utilisant donc certaines dérogations dans l'application de la norme IAS 39 pour la comptabilité de macro-couverture.

Elles ont été complétées par les dispositions des normes IFRS telles qu'adoptées par l'Union européenne au 30 juin 2022 et dont l'application est obligatoire pour la première fois sur l'exercice 2022.

Celles-ci portent sur :

Normes, Amendements ou Interprétations Date de 1ère application :
exercices ouverts à compter du
Effet significatif dans le
Groupe
Amendement à IAS 16
Immobilisations corporelles - Produits antérieurs à
l'utilisation prévue
1
er janvier
2022
Non
Améliorations des IFRS cycle 2018-2020
- IFRS 1 Filiale devenant un nouvel adoptant,
- IFRS 9 Décomptabilisation d'un passif financier :
frais et commissions à intégrer dans le test des 10
%,
- IAS 41 Impôts dans les évaluations de la juste
valeur, et
- IFRS 16 Avantages incitatifs à la location
1
er janvier
2022
Non
Amendement à IFRS 3
Références au cadre conceptuel
1
er janvier
2022
Non
Amendement à IAS 37
Contrats déficitaires - coût d'exécution du contrat
er janvier
1
2022
Non

Normes et interprétations adoptées par l'Union Européenne non encore appliquées par le Groupe au 30 juin 2022

La norme IFRS 17 Contrats d'assurance publiée en mai 2017 remplacera la norme IFRS 4. Elle sera applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023.

La norme IFRS 17 définit de nouveaux principes en matière de valorisation, de comptabilisation des passifs des contrats d'assurance et d'appréciation de leur profitabilité, ainsi qu'en matière de présentation. Les travaux d'analyse et de préparation de mise en œuvre se poursuivent en 2022.

Compte tenu de l'absence d'activité d'assurance au sein de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence, la norme IFRS 17 n'aura pas d'impact attendu au niveau des comptes consolidés de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence au 1er janvier 2023.

Décisions IFRS IC pouvant affecter le Groupe

Concerne en particulier, la décision IFRS IC IFRS 9 / IAS 20 relative à la comptabilisation du TLTRO III.

Une troisième série d'opérations de refinancement de long terme a été décidée en mars 2019 par la BCE dont les modalités ont été revues en septembre 2019 puis en mars, avril et décembre 2020 en lien avec la situation de la Covid-19.

Le mécanisme de TLTRO III vise à proposer un refinancement de long terme avec une bonification en cas d'atteinte d'un taux de croissance cible des crédits octroyés aux entreprises et aux ménages, appliquée sur la maturité de trois ans de l'opération TLTRO à laquelle s'ajoute une sur-bonification rémunérant une première incitation supplémentaire et temporaire sur la période d'une année

de juin 2020 à juin 2021, puis une seconde incitation supplémentaire et temporaire sur la période d'une année de juin 2021 à juin 2022.

Pour rappel, le traitement comptable retenu par le Groupe depuis 2020 consiste à comptabiliser les bonifications dès que le Groupe estime avoir une assurance raisonnable que le niveau des encours éligibles permettra de remplir les conditions nécessaires à l'obtention de ces bonifications lors de leur exigibilité vis-à-vis de la BCE, c'est-à-dire au terme de l'opération de TLTRO III, et à rattacher cette bonification à la période à laquelle elle se rapporte prorata temporis. Ce traitement est maintenu pour l'arrêté comptable du 30 juin 2022.

Le groupe ayant atteint les conditions de performance nécessaires à la bonification et sur-bonification du TLTRO, le groupe bénéficiera de l'obtention de l'ensemble des bonifications et sur-bonifications à l'échéance de ce financement.

Ainsi, le Groupe a évalué les intérêts courus au taux de la Facilité de Dépôts - 50 bps flooré à - 100 bps sur la période spéciale de taux d'intérêt (1er janvier 2021 – 23 juin 2021 pour la période afférente à l'exercice 2021), compte tenu de l'atteinte des seuils propres à la première incitation pendant la période spéciale de référence. Sur la période spéciale de taux d'intérêt additionnelle (24 juin 2021 – 23 juin 2022)), le taux d'intérêt retenu est également le taux de la Facilité de Dépôts - 50 bps flooré à - 100 bps, compte tenu de l'atteinte des critères du niveau de crédits éligibles propres à la seconde incitation pendant la période spéciale de référence additionnelle.

2. Principales opérations de structure et événements significatifs de la période

2.1 Principales opérations de structure

FCT Crédit Agricole Habitat 2022

Au 30/06/2022, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat) a été consolidée au sein du groupe Crédit Agricole, née d'une opération de titrisation réalisée par les 39 Caisses régionales, le 9 mars 2022. Cette transaction est un RMBS français placé sur le marché.

Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au FCT Crédit Agricole Habitat 2022 pour un montant de 1 milliard d'euros. Les titres seniors adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès d'investisseurs (établissements de crédit (50%), fonds d'investissement (25%), banques centrales (25%)).

Dans le cadre de cette titrisation, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence a cédé, à l'origine, des crédits habitat pour un montant de 42,3 millions d'euros au FCT Crédit Agricole Habitat 2022. Elle a souscrit pour 5,9 millions d'euros de titres subordonnés.

Par ailleurs, l'entité FCT Crédit Agricole Habitat 2017 est sortie du périmètre, l'opération de titrisation émise sur le marché ayant été débouclée le 28 mars 2022.

Au 30 juin 2022, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence ayant participé aux opérations de titrisation Crédit Agricole Habitat a consolidé ses quotes-parts (analyse par silo) de chacun des FCT, le complément de prix de cession, le mécanisme de garantie ainsi que la convention de remboursement interne limitant in fine la responsabilité de chaque cédant à hauteur des « gains et pertes » réellement constatés sur les créances qu'il a cédées au FCT.

Provision Epargne Logement

Conformément aux instructions du groupe, la provision épargne logement a été mise à jour au 30/06/2022 ; une reprise de 9.3M€ a été comptabilisée portant l'encours de provisions à 9,2M€ à cette date.

2.2 Information portant sur le périmètre de consolidation au 30 juin 2022

Les états financiers consolidés incluent les comptes de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence et ceux de toutes les sociétés sur lesquelles, selon les dispositions des normes IFRS 10, IFRS 11 et IAS 28, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence dispose d'un pouvoir de contrôle, d'un contrôle conjoint ou d'une influence notable, hormis ceux présentant un caractère non significatif par rapport à l'ensemble des sociétés incluses dans le périmètre de consolidation.

Le périmètre de consolidation de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence n'a pas fait l'objet de variation significative par rapport au périmètre de consolidation du 31 décembre 2021 à l'exception des opérations de titrisation Crédit Agricole Habitat (débouclage 2017, souscription 2022). Le débouclage du FCT Crédit Agricole Habitat 2017 n'a pas eu d'impact dans les états financiers consolidés de la Caisse Régionale Alpes Provence au 30/06/2022.

Informations sur la nature et l'étendue des intérêts détenus

Le groupe Crédit Agricole Alpes Provence ne détient pas de co-entreprise au 30 juin 2022.

2.3 Autres événements significatifs de la période

Impacts liés aux opérations militaires en Ukraine

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence n'a aucune exposition directe avec des contreparties établies en Ukraine ou en Russie. Par conséquent, l'impact dans nos comptes consolidés au 30 juin 2022 reste limité.

Commissions d'assurance

Un nouveau protocole encadrant le mécanisme de comptabilisation des commissions emprunteur a été signé entre les Caisses Régionales et Predica conduisant à comptabiliser un pic de commission de 1,6M€ dans le compte de résultat de la Caisse Régionale Alpes Provence au 30 juin 2022.

3. Risque de crédit

3.1 Variation des valeurs comptables et des corrections de valeur pour pertes sur la période

(Cf. chapitre "Facteurs de risque – Risques de crédit")

Variation des valeurs comptables et des corrections de valeur pour pertes sur la période

Les corrections de valeur pour pertes correspondent aux dépréciations sur actifs et aux provisions sur engagement hors bilan comptabilisées en résultat net (Coût du risque) au titre du risque de crédit.

Les tableaux suivants présentent un rapprochement des soldes d'ouverture et de clôture des corrections de valeur pour perte comptabilisées en Coût du risque et des valeurs comptables associées, par catégorie comptable et type d'instruments.

Actifs financiers au coût amorti : Titres de dettes

Actifs sains
Actifs soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) Actifs soumis à une ECL à maturité (Stage 2) Actifs dépréciés (Stage 3) Total
Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur nette
(en milliers d'euros) brute pour pertes brute pour pertes brute pour pertes brute (a) pour pertes (b) comptable (a) + (b)
Au 31 décembre 2021 652 100 (209) - - - - 652 100 (209) 651 891
Transferts d'actifs en cours de vie d'un Stage à l'autre - - - - - - - -
Transferts de Stage 1 vers Stage 2 - - - - - -
Retour de Stage 2 vers Stage 1 - - - - - -
Transferts vers Stage 3 - - - - - - - -
Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 - - - - - - - -
Total après transferts 652 100 (209) - - - - 652 100 (209) 651 891
Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes 46 270 (29) - - - - 46 270 (29)
Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (1) 123 574 (49) - - 123 574 (49)
Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance (77 304) 20 - - - - (77 304) 20
Passages à perte - - - -
Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières - - - - - - - -
Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période - - - -
Changements dans le modèle / méthodologie - - - -
Variations de périmètre - - - - - - - -
Autres - - - - - - - -
Total 698 370 (238) - - - - 698 370 (238) 698 132
Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de
correction de valeur pour perte) (2) (594) - - (594)
Au 30 juin 2022 697 776 (238) - - - - 697 776 (238) 697 538
Encours contractuels des actifs financiers qui ont été sortis du bilan au cours de la période et qui font encore l'objet de mesures d'exécution - - - -

(1) Les originations en Stage 2 peuvent inclure des encours originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.

(2) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif)

Actifs financiers au coût amorti : Prêts et créances sur les établissements de crédit (hors opérations internes au Crédit Agricole)

Actifs sains
Actifs soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) Actifs soumis à une ECL à maturité (Stage 2) Actifs dépréciés (Stage 3) Total
Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur nette
(en milliers d'euros) brute pour pertes brute pour pertes brute pour pertes brute (a) pour pertes (b) comptable (a) + (b)
Au 31 décembre 2021 145 247 - - - - - 145 247 - 145 247
Transferts d'actifs en cours de vie d'un Stage à l'autre - - - - - - - -
Transferts de Stage 1 vers Stage 2 - - - - - -
Retour de Stage 2 vers Stage 1 - - - - - -
Transferts vers Stage 3 - - - - - - - -
Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 - - - - - - - -
Total après transferts 145 247 - - - - - 145 247 - 145 247
Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes (9 767) (1) - - - - (9 767) (1)
Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (1) 111 640 (5) - - 111 640 (5)
Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance (121 407) 4 - - - - (121 407) 4
Passages à perte - - - -
Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières - - - - - - - -
Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période - - - -
Changements dans le modèle / méthodologie - - - -
Variations de périmètre - - - - - - - -
Autres - - - - - - - -
Total 135 480 (1) - - - - 135 480 (1) 135 479
Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction
de valeur pour perte) (2) (246) - - (246)
Au 30 juin 2022 135 234 (1) - - - - 135 234 (1) 135 233
Encours contractuels des actifs financiers qui ont été sortis du bilan au cours de la période et qui font encore l'objet de mesures d'exécution - - - -

(1) Les originations en Stage 2 peuvent inclure des encours originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.

(2) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif), les variations des créances rattachées

Comptes consolidés semestriels résumés

Actifs financiers au coût amorti : Prêts et créances sur la clientèle

Actifs sains
Actifs soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) Actifs soumis à une ECL à maturité (Stage 2) Actifs dépréciés (Stage 3) Total
Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur comptable Correction de valeur Valeur nette
(en milliers d'euros) brute pour pertes brute pour pertes brute pour pertes brute (a) pour pertes (b) comptable (a) + (b)
Au 31 décembre 2021 16 165 250 (40 243) 1 626 940 (101 716) 261 819 (165 976) 18 054 009 (307 935) 17 746 074
Transferts d'actifs en cours de vie d'un Stage à l'autre (427 411) (3 693) 406 649 6 827 20 762 (10 019) - (6 885)
Transferts de Stage 1 vers Stage 2 (811 208) 3 180 811 208 (13 372) - (10 192)
Retour de Stage 2 vers Stage 1 392 764 (7 073) (392 764) 17 841 - 10 768
Transferts vers Stage 3 (1) (11 415) 218 (21 754) 2 986 33 169 (11 769) - (8 565)
Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 2 448 (18) 9 959 (628) (12 407) 1 750 - 1 104
Total après transferts 15 737 839 (43 936) 2 033 583 (94 889) 282 587 (175 995) 18 054 009 (314 820) 17 739 189
Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes 773 722 (353) (79 657) (15 853) (31 405) 19 791 662 660 3 585
Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (2) 2 302 323 (8 452) 136 020 (18 868) 2 438 343 (27 320)
Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance (1 528 601) 4 190 (215 651) 22 128 (25 939) 25 939 (1 770 191) 52 257
Passages à perte (5 425) 5 256 (5 425) 5 256
Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières - - (26) 6 (41) 14 (67) 20
Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période 3 909 (19 119) (12 001) (27 211)
Changements dans le modèle / méthodologie - - - -
Variations de périmètre - - - - - - - -
Autres - - - - - 583 - 583
Total 16 511 561 (44 289) 1 953 926 (110 742) 251 182 (156 204) 18 716 669 (311 235) 18 405 434
Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de
correction de valeur pour perte) (3) (34 438) (479) 4 598 (30 319)
Au 30 juin 2022 (4) 16 477 123 (44 289) 1 953 447 (110 742) 255 780 (156 204) 18 686 350 (311 235) 18 375 115
Encours contractuels des actifs financiers qui ont été sortis du bilan au cours de la période et qui font encore l'objet de mesures d'exécution - - - -

(1) Les transferts vers le Stage 3 correspondent à des encours classés initialement en Stage 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Stage 3, ou en Stage 2 puis en Stage 3.

(2) Les originations en Stage 2 peuvent inclure des encours originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.

(3) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif), les variations des créances rattachées

[Les entités concernées par l'octroi de prêts garantis par l'Etat (PGE) en soutien de l'économie suite à la crise sanitaire liée à la COVID-19 rajouteront un renvoi sur la ligne « Au 30 juin 2021 » et indiqueront :]

(4) Au 30 juin 2022, le montant des prêts garantis par l'Etat (PGE) accordés à la clientèle par la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence dans le cadre des mesures de soutien à l'économie suite à la crise sanitaire liée à la COVID-19 s'élève à 454 400 milliers d'euros [i.e. capital restant dû des PGE].

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres : Titres de dettes

Actifs sains
Actifs soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) Actifs soumis à une ECL à maturité (Stage 2) Actifs dépréciés (Stage 3) Total
Correction de valeur Correction de valeur Correction de valeur Correction de valeur
(en milliers d'euros) Valeur comptable pour pertes Valeur comptable pour pertes Valeur comptable pour pertes Valeur comptable pour pertes
Au 31 décembre 2021 144 169 (94) 4 897 (9) 236 (12 077) 149 302 (12 180)
Transferts d'actifs en cours de vie d'un Stage à l'autre (729) 30 729 (30) - - - -
Transferts de Stage 1 vers Stage 2 (729) 30 729 (30) - -
Retour de Stage 2 vers Stage 1 - - - - - -
Transferts vers Stage 3 - - - - - - - -
Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 - - - - - - - -
Total après transferts 143 440 (64) 5 626 (39) 236 (12 077) 149 302 (12 180)
Variations des valeurs comptables et des corrections de valeur pour pertes 7 793 (6) (4 849) 13 (191) 119 2 753 126
Réévaluation de juste valeur sur la période (9 784) 30 - (9 754)
Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (1) 105 704 (60) 10 (1) 105 714 (61)
Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance (88 127) 51 (4 889) 9 (191) 119 (93 207) 179
Passages à perte - - - -
Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières - - - - - - - -
Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période 3 5 - 8
Changements dans le modèle / méthodologie - - - -
Variations de périmètre - - - - - - - -
Autres - - - - - - - -
Total 151 233 (70) 777 (26) 45 (11 958) 152 055 (12 054)
Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction de valeur pour perte) (2) (514) - - (514)
Au 30 juin 2022 150 719 (70) 777 (26) 45 (11 958) 151 541 (12 054)
Encours contractuels des actifs financiers qui ont été sortis du bilan au cours de la période et qui font encore l'objet de mesures d'exécution - - - -

(1) Les originations en Stage 2 peuvent inclure des encours originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.

(2) Inclut les impacts relatifs à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes)

Comptes consolidés semestriels résumés

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres : Prêts et créances sur les établissements de crédit

Le groupe Crédit Agricole Alpes Provence ne comptabilise pas ce type d'actifs dans ses comptes consolidés au 30 juin 2022.

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres : Prêts et créances sur la clientèle

Le groupe Crédit Agricole Alpes Provence ne comptabilise pas ce type d'actifs dans ses comptes consolidés au 30 juin 2022.

Engagements de financement (hors opérations internes au Crédit Agricole)

Engagements sains
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Stage Engagements soumis à une ECL à maturité Engagements provisionnés Total
1) (Stage 2) (Stage 3)
Montant de Correction de valeur Montant de Correction de valeur Montant de Correction de valeur Montant de Correction de valeur Montant net de
(en milliers d'euros) l'engagement pour pertes l'engagement pour pertes l'engagement pour pertes l'engagement (a) pour pertes (b) l'engagement (a) + (b)
Au 31 décembre 2021 1 494 046 (5 600) 97 147 (9 045) 3 277 1 594 470 (14 645) 1 579 825
Transferts d'engagements en cours de vie d'un Stage à l'autre (64 898) (38) 64 898 (208) (246)
Transferts de Stage 1 vers Stage 2 (73 216) 259 73 216 (609) (350)
Retour de Stage 2 vers Stage 1 8 318 (297) (8 318) 401 104
Transferts vers Stage 3
Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1
Total après transferts 1 429 148 (5 638) 162 045 (9 253) 3 277 1 594 470 (14 891) 1 579 579
Variations des montants de l'engagement et des corrections de valeur pour pertes 167 972 35 (6 215) (1 407) (569) 161 188 (1 372)
Nouveaux engagements donnés (1) 702 329 (2 320) 42 029 (4 548) 744 358 (6 868)
Extinction des engagements (534 557) 2 225 (48 046) 5 097 (1 447) 1 (584 050) 7 323
Passages à perte (2) (2)
Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières
Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période 130 (1 957) (1) (1 828)
Changements dans le modèle / méthodologie
Variations de périmètre
Autres 200 (198) 1 880 882 1
Au 30 juin 2022 1 597 120 (5 603) 155 830 (10 660) 2 708 1 755 658 (16 263) 1 739 395

(1) Les nouveaux engagements donnés en Stage 2 peuvent inclure des engagements originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.

Engagements de garantie (hors opérations internes au Crédit Agricole)

Engagements sains
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Stage Engagements soumis à une ECL à maturité Engagements provisionnés Total
1) (Stage 2) (Stage 3)
Montant de Correction de valeur Montant de Correction de valeur Montant de Correction de valeur Montant de Correction de valeur Montant net de
(en milliers d'euros) l'engagement pour pertes l'engagement pour pertes l'engagement pour pertes l'engagement (a) pour pertes (b) l'engagement (a) + (b)
Au 31 décembre 2021 611 255 (4 206) 26 022 (12 174) 5 708 (2 628) 642 985 (19 008) 623 977
Transferts d'engagements en cours de vie d'un Stage à l'autre (13 140) 35 13 140 (853) (818)
Transferts de Stage 1 vers Stage 2 (13 702) 48 13 702 (944) (896)
Retour de Stage 2 vers Stage 1 562 (13) (562) 91 78
Transferts vers Stage 3
Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1
Total après transferts 598 115 (4 171) 39 162 (13 027) 5 708 (2 628) 642 985 (19 826) 623 159
Variations des montants de l'engagement et des corrections de valeur pour pertes 28 938 479 1 608 264 (994) 575 29 552 1 318
Nouveaux engagements donnés (1) 110 248 (1 191) 2 792 (327) 113 040 (1 518)
Extinction des engagements (81 290) 1 023 (1 164) 264 (1 731) 575 (84 185) 1 862
Passages à perte
Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières
Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période 647 327 974
Changements dans le modèle / méthodologie
Variations de périmètre
Autres (20) (20) 737 697
Au 30 juin 2022 627 053 (3 692) 40 770 (12 763) 4 714 (2 053) 672 537 (18 508) 654 029

(1) Les nouveaux engagements donnés en Stage 2 peuvent inclure des engagements originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.

Comptes consolidés semestriels résumés

3.2 Exposition au risque souverain

Le périmètre des expositions souveraines recensées couvre les expositions à l'Etat, hors collectivités locales. Les créances fiscales sont exclues du recensement. L'exposition aux dettes souveraines correspond à une exposition nette de dépréciation (valeur au bilan) présentée à la fois brute et nette de couverture.

Les expositions de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence au risque souverain sont les suivantes :

Activité bancaire
30/06/2022 Expositions nettes de dépréciations
Actifs financiers à la juste valeur par
résultat
Actifs financiers à la
juste valeur par capitaux
propres recyclables
Actifs financiers au
coût amorti
Total activité banque
brut de couvertures
Couvertures Total activité
banque net de
couvertures
Actifs financiers
détenus à des fins
Autres actifs
financiers à la
juste valeur par
(en milliers d'euros) de transaction résultat
Arabie Saoudite
Autriche
Belgique 4 863 18 938 23 801 23 801
Brésil
Chine
Egypte
Espagne 9 757 9 757 9 757
Etats-Unis
France 23 890 306 142 330 032 330 032
Grèce
Hong Kong
Iran
Irlande
Italie
Japon
9 666 9 666 9 666
Liban






Lituanie
Maroc
Pologne
Royaume-Uni
Russie
Syrie
Turquie
Ukraine
Yémen
Autres pays souverains 21 150 21 150 21 150
Total 49 903 344 503 394 406 394 406
31/12/2021 Expositions nettes de dépréciations
Actifs financiers à la juste valeur par
résultat Actifs financiers à la Total activité
Actifs financiers Autres actifs juste valeur par capitaux Actifs financiers au Total activité banque Couvertures banque net de
détenus à des fins financiers à la propres recyclables coût amorti brut de couvertures couvertures
de transaction juste valeur par
(en milliers d'euros) résultat
Arabie Saoudite
Autriche
Belgique 2 116 19 346 21 462 21 462
Brésil
Chine
Egypte







Espagne
Etats-Unis
France 23 327 244 332 267 659 267 659
Grèce
Hong Kong
Iran
Irlande
Italie
Japon
Liban
Lituanie
Maroc
Pologne
Royaume-Uni







Russie
Syrie
Turquie
Ukraine
Yémen
Autres pays souverains
Total


15 718
41 161

263 678
15 718
304 839

15 718
304 839

4. Notes relatives au résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

4.1. Produits et charges d'intérêts

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Sur les actifs financiers au coût amorti 190 720 372 530 184 968
Opérations avec les établissements de crédit 1 125 1 589 781
Opérations internes au Crédit Agricole 26 164 57 934 28 019
Opérations avec la clientèle 157 129 304 499 151 767
Opérations de location-financement - -
Titres de dettes 6 302 8 508 4 401
Sur les actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 492 239 364
Opérations avec les établissements de crédit - -
Opérations avec la clientèle - -
Titres de dettes 492 239 364
Intérêts courus et échus des instruments de couverture 15 457 36 056 19 419
Autres intérêts et produits assimilés - -
Produits d'intérêts (1) (2) 206 669 408 825 204 751
Sur les passifs financiers au coût amorti (42 298) (93 605) (43 991)
Opérations avec les établissements de crédit (899) (3 470) (1 882)
Opérations internes au Crédit Agricole (40 243) (83 883) (39 449)
Opérations avec la clientèle (1 435) (4 608) (2 897)
Opérations de location-financement - -
Dettes représentées par un titre 298 (1 644) 237
Dettes subordonnées (19) - -
Intérêts courus et échus des instruments de couverture (42 777) (103 241) (47 948)
Autres intérêts et charges assimilées (352) (772) (392)
Charges d'intérêts (85 427) (197 618) (92 331)

(1) dont 3 124 milliers d'euros sur créances dépréciées (Stage 3) au 30/06/2022 contre 6 262 milliers d'euros au 31/12/21 et 3 170 milliers d'euros au 30/06/21. (2) dont 32 milliers d'euros correspondant à des bonifications reçues de l'Etat au 30 juin 2022 contre 94 milliers d'euros au 31 décembre 2021 et 50 milliers d'euros au 30 juin 2021 [Les bonifications de l'Etat concernent les prêts effectués auprès de la clientèle.]

Les montants d'intérêts négatifs enregistrés en produits d'intérêts et charges d'intérêts sont respectivement de 25 295 milliers d'euros et 16 619 milliers d'euros.

4.2. Produits et charges de commissions

30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
(en milliers d'euros) Produits Charges Net Produits Charges Net Produits Charges Net
Sur opérations avec les établissements de crédit 137 (136) 1 595 (243) 352 385 (117) 268
Sur opérations internes au Crédit Agricole 6 801 (16 008) (9 207) 12 637 (33 193) (20 556) 5 984 (16 710) (10 726)
Sur opérations avec la clientèle 7 141 (700) 6 441 12 008 (1 514) 10 494 6 239 (612) 5 627
Sur opérations sur titres (27) (27) (50) (50) (32) (32)
Sur opérations de change 333 333 621 621 324 324
Sur opérations sur instruments dérivés et autres opérations de
hors bilan
208 (18) 190 932 932 108 108
Sur moyens de paiement et autres prestations de services
bancaires et financiers
113 988 (9 835) 104 153 214 417 (15 873) 198 544 103 119 (6 709) 96 410
Gestion d'OPCVM, fiducie et activités analogues 118 (182) (64) 3 493 3 493 192 (47) 145
Total Produits et charges de commissions 128 726 (26 906) 101 820 244 703 (50 873) 193 830 116 351 (24 227) 92 124

L'ensemble des produits et charges de commissions présentés ci-dessus sont portés par notre activité de banque de détail de proximité.

4.3. Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Dividendes reçus 642 1 578 688
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif détenus à des fins de transaction 2 800 762 659
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par
résultat
(4 851) 734 66
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur instruments de dette ne remplissant pas les critères SPPI 3 141 2 687 1 375
Gains ou pertes nets sur actifs représentatifs de contrats en unités de compte - -
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur par résultat sur option - -
Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés (hors résultat des couvertures
d'investissements nets des activités à l'étranger)
598 1 040 513
Résultat de la comptabilité de couverture 8 200 1 996 1 214
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 10 530 8 797 4 515

Le résultat de la comptabilité de couverture se décompose comme suit :

30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
(en milliers d'euros) Profits Pertes Net Profits Pertes Net Profits Pertes Net
Couverture de juste valeur 75 130 (74 837) 293 104 158 (104 132) 26 113 201 (113 107) 94
Variations de juste valeur des éléments couverts
attribuables aux risques couverts
14 598 (57 201) (42 603) 38 709 (62 351) (23 642) 47 210 (61 766) (14 556)
Variations de juste valeur des dérivés de
couverture (y compris cessations de couverture)
60 532 (17 636) 42 896 65 449 (41 781) 23 668 65 991 (51 341) 14 650
Couverture de flux de trésorerie 3 (114) (111) (175) (175) 5 5
Variations de juste valeur des dérivés de
couverture - partie inefficace
3 (114) (111) (175) (175) 5 5
Couverture d'investissements nets dans une
activité à l'étranger
Variations de juste valeur des dérivés de
couverture - partie inefficace
Couverture de la juste valeur de l'exposition au
risque de taux d'intérêt d'un portefeuille
d'instruments financiers
770 749 (762 731) 8 018 802 829 (800 684) 2 145 879 092 (877 977) 1 115
Variations de juste valeur des éléments couverts 125 478 (645 272) (519 794) 314 922 (487 910) (172 988) 390 264 (488 832) (98 568)
Variations de juste valeur des dérivés de couv. 645 271 (117 459) 527 812 487 907 (312 774) 175 133 488 828 (389 145) 99 683
Couverture de l'exposition des flux de trésorerie
d'un portefeuille d'instruments financiers au
risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de
couverture - partie inefficace

Total Résultat de la comptabilité de couverture (1) 845 882 (837 682) 8 200 906 987 (904 991) 1 996 992 298 (991 084) 1 214 (1) La remontée des taux longs sur le premier semestre 2022 a également impacté le résultat de couverture au travers de l'inefficacité Ester/Bor, générant

un produit de 7,2 millions d'euros.

4.4. Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Gains ou pertes nets sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables (30) 348 (198)
Rémunération des instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non
recyclables (dividendes)
47 227 34 086 28 031
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres 47 197 34 434 27 833

4.5. Gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Titres de dettes 252 -
Prêts et créances sur les établissements de crédit - -
Prêts et créances sur la clientèle - -
Gains résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti 252 -
Titres de dettes - -
Prêts et créances sur les établissements de crédit - -
Prêts et créances sur la clientèle - -
Pertes résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti - -
Gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti 252 -

Le groupe Crédit Agricole Alpes Provence n'a pas procédé à la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti sur le premier semestre 2022. En 2021, un actif au coût amorti avait été cédé en raison de sa maturité résiduelle et d'un faible écart entre le prix de cession et les flux de trésorerie contractuels restants dus.

4.6. Produits (charges) nets des autres activités

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Gains ou pertes sur immobilisations hors exploitation
Participation aux résultats des assurés bénéficiaires de contrats d'assurance
Autres produits nets de l'activité d'assurance
Variation des provisions techniques des contrats d'assurance
Produits nets des immeubles de placement 429 458 19
Autres produits (charges) nets (1) (832) 3 626 1 702
Produits (charges) des autres activités (403) 4 084 1 721

(1) La variation sur le premier semestre 2022 s'explique par la contribution de la filiale l'Immobilière d'A Coté qui est sortie du périmètre de consolidation en décembre 2021

4.7. Charges générales d'exploitation

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Charges de personnel (84 937) (165 085) (82 616)
Impôts, taxes et contributions réglementaires (1) (11 042) (10 626) (9 225)
Services extérieurs et autres charges générales d'exploitation (38 362) (86 045) (37 231)
Charges générales d'exploitation (134 341) (261 756) (129 072)

(1) Dont 5 198 milliers d'euros comptabilisés au titre du fonds de résolution au 30/06/22 contre 3 389 milliers d'euros au 31/12/21 et 3 389 milliers d'euros au 30/06/21

4.8. Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Dotations aux amortissements (8 285) (17 521) (8 869)
Immobilisations corporelles (1) (8 284) (17 520) (8 869)
Immobilisations incorporelles (1) (1)
Dotations (reprises) aux dépréciations
Immobilisations corporelles
Immobilisations incorporelles
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations
corporelles et incorporelles (8 285) (17 521) (8 869)

(1) Dont 3 695 milliers d'euros comptabilisés au titre de l'amortissement du droit d'utilisation au 30 juin 2022 contre 7 570 milliers d'euros au 31 décembre 2021 et 3 841 milliers d'euros au 30 juin 2021

4.9. Coût du risque

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Dotations nettes de reprises des dépréciations sur actifs et provisions sur engagements hors (14 789) (25 787) (6 551)
bilan sains (Stage 1 et Stage 2) (A)
Stage 1 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir (3 540) 21 954 (9 260)
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables 24 (84)
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti (4 075) 16 737 (6 976)
Engagements par signature 511 5 301 (2 284)
Stage 2 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour la durée de vie (11 249) (47 741) 2 709
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables (17) (9)
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti (9 027) (35 823) (361)
Engagements par signature (2 205) (11 909) 3 070
Dotations nettes de reprises des dépréciations sur actifs et provisions sur engagements hors 4 200 4 648 9 001
bilan dépréciés (Stage 3) (B)
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables 120 (124) 47
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti 3 505 (4 854) (118)
Engagements par signature 9 626 9 072
Autres actifs (C) 4 (1) 1
Risques et charges (D) (2 066) 819 (3 914)
Dotations nettes de reprises des dépréciations et provisions (E)=(A)+(B)+(C)+(D) (12 651) (20 321) (1 463)
Plus ou moins-values de cessions réalisées sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux
propres recyclables dépréciés
Gains ou pertes réalisés sur instruments de dettes comptabilisés au coût amorti dépréciés
Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non dépréciés (186) (579) (289)
Récupérations sur prêts et créances 1 603 1 697 839
comptabilisés au coût amorti 1 603 1 697 839
comptabilisés en capitaux propres recyclables
Décotes sur crédits restructurés (67) (16) (13)
Pertes sur engagements par signature
Autres pertes (389) (867) (499)
Autres produits
Coût du risque (11 690) (20 086) (1 425)

4.10. Gains ou pertes nets sur autres actifs

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Immobilisations corporelles et incorporelles d'exploitation 193 283 19
Plus-values de cession 195 541 19
Moins-values de cession (2) (258)
Titres de capitaux propres consolidés (1 328)
Plus-values de cession
Moins-values de cession (1 328)
Produits (charges) nets sur opérations de regroupement
Gains ou pertes nets sur autres actifs 193 (1 045) 19

4.11. Impôts

Charge d'impôt

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Charge d'impôt courant (20 201) (38 733) (23 556)
Charge d'impôt différé (919) 3 627 1 443
Total Charge d'impôt (21 120) (35 106) (22 113)

Réconciliation du taux d'impôt théorique avec le taux d'impôt constaté

Au 30 juin 2022

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisition, activités abandonnées et résultats des
entreprises mises en équivalence
126 263 25,83% (32 614)
Effet des différences permanentes 11 992
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences temporaires 226
Effet de l'imposition à taux réduit
Changement de taux
Effet des autres éléments (724)
Taux et charge effectifs d'impôt 16,73% (21 120)

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 30 juin 2022. Le total des impôts différés relatifs aux éléments imputés dans les capitaux propres s'élève à 438 milliers d'euros.

Au 31 décembre 2021

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisition, activités abandonnées et résultats des 152 196 28,41% (43 239)
entreprises mises en équivalence
Effet des différences permanentes 5 512
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit
Changement de taux
Effet des autres éléments 2 621
Taux et charge effectifs d'impôt 23,07% (35 106)

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 31 décembre 2021.

Au 30 juin 2021

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisition, activités abandonnées et résultats 99 266 28,41% (28 201)
des entreprises mises en équivalence
Effet des différences permanentes 5 422
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences
temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit
Changement de taux (2 085)
Effet des autres éléments 2 751
Taux et charge effectifs d'impôt 22,28% (22 113)

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 30 juin 2021.

4.12. Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

Est présenté ci-dessous le détail des produits et charges comptabilisés de la période.

Détail des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021 30/06/2021
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
Gains et pertes sur écarts de conversion
Ecart de réévaluation de la période
Transferts en résultat
Autres variations
Gains et pertes sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables (2 914) 2 183 (296)
Ecart de réévaluation de la période (2 936) 1 442 (494)
Transferts en résultat 30 (348) 198
Autres variations (8) 1 089
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture (469) (6 604) (2 715)
Ecart de réévaluation de la période (469) (6 604) (2 715)
Transferts en résultat
Autres variations
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des
entreprises mises en équivalence
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
hors entreprises mises en équivalence 722 1 239 828
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
des entreprises mises en équivalence
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur
activités abandonnées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables (2 661) (3 182) (2 183)
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi 5 328 1 919 1 627
Gains et pertes sur passifs financiers attribuables aux variations du risque de crédit propre
Ecart de réévaluation de la période
Transferts en réserves
Autres variations
Gains et pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non
recyclables (8 001) 302 459 106 373
Ecart de réévaluation de la période (8 001) 280 754 106 078
Transferts en réserves 21 705 295
Autres variations
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
des entreprises mises en équivalence
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables hors entreprises mises en équivalence (1 160) (9 113) (3 710)
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables des entreprises mises en équivalence
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables sur
activités abandonnées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables (3 833) 295 265 104 290
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres (6 494) 292 083 102 107
Dont part du Groupe (6 494) 292 083 102 107
Dont participations ne donnant pas le contrôle

5. Informations sectorielles

Information par secteur opérationnel

Le Groupe Crédit Agricole Alpes Provence exerce principalement son activité dans le secteur de la banque de détail de proximité. Les tableaux de formation du résultat ne sont donc pas ventilés selon d'autres critères. Les activités de la branche immobilière portées par la filiale consolidée CAAP Immo Invest, n'a pas sur le premier semestre 2022 d'impact significatif dans les comptes consolidés du groupe.

6. Notes relatives au bilan

6.1. Actifs et passifs financiers à la juste valeur par résultat

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 63 595 12 953
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat 277 003 277 688
Instruments de capitaux propres 10 094 9 314
Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI (1) 266 909 268 374
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Valeur au bilan 340 598 290 641
Dont Titres prêtés

(1) Dont 255 941 milliers d'euros d'OPCVM au 30 juin 2022 (contre 257 000 milliers d'euros au 31 décembre 2021)

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 61 972 14 170
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Valeur au bilan 61 972 14 170

6.2. Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

30/06/2022 31/12/2021
Valeur au Gains Pertes Valeur au Gains Pertes
(en milliers d'euros) bilan latents latentes bilan latents latentes
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur
par capitaux propres recyclables
151 541 36 (2 199) 149 302 898 (148)
Instruments de capitaux propres comptabilisés à la
juste valeur par capitaux propres non recyclables
1 721 044 514 271 (22 759) 1 726 048 521 251 (21 739)
Total 1 872 585 514 307 (24 958) 1 875 350 522 149 (21 887)

Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables

30/06/2022 31/12/2021
Valeur au Gains Pertes Valeur au Gains Pertes
(en milliers d'euros) bilan latents latentes bilan latents latentes
Effets publics et valeurs assimilées 49 903 (220) 41 161
Obligations et autres titres à revenu fixe 101 638 36 (1 979) 108 141 898 (148)
Total des titres de dettes 151 541 36 (2 199) 149 302 898 (148)
Prêts et créances sur les établissements de crédit
Prêts et créances sur la clientèle
Total des prêts et créances
Total Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par
capitaux propres recyclables
151 541 36 (2 199) 149 302 898 (148)
Impôts sur les bénéfices 478 (220)
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur
instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux
propres recyclables (nets d'impôt)
36 (1 721) 678 (148)

Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables

Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur instruments de capitaux propres non recyclables

30/06/2022 31/12/2021
Valeur au Gains Pertes Valeur au Gains Pertes
(en milliers d'euros) bilan latents latentes bilan latents latentes
Actions et autres titres à revenu variable 7 934 - - 7 934 - -
Titres de participation non consolidés 1 713 110 514 271 (22 759) 1 718 114 521 251 (21 739)
Total Instruments de capitaux propres comptabilisés à la
juste valeur par capitaux propres non recyclables 1 721 044 514 271 (22 759) 1 726 048 521 248 (21 739)
Impôts sur les bénéfices (14 957) - (15 173) -
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux
propres sur instruments de capitaux propres
comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres 499 314 (22 759) 506 078 (21 739)
recyclables (nets d'impôt)

Instruments de capitaux propres ayant été décomptabilisés au cours de la période

30/06/2022 31/12/2021
(en milliers d'euros) Juste Valeur
à la date de
décomptabi
lisation
Gains
cumulés
réalisés
Pertes
cumulées
réalisées
Juste Valeur
à la date de
décomptabi
lisation
Gains
cumulés
réalisés (1)
Pertes
cumulées
réalisées (1)
Actions et autres titres à revenu variable - - - - - -
Titres de participation non consolidés - - - 16 115 10 (21 715)
Total Placements dans des instruments de capitaux propres - - - 16 115 10 (21 715)
Impôts sur les bénéfices - - - -
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux
propres sur instruments de capitaux propres comptabilisés à
la juste valeur par capitaux propres recyclables (nets d'impôt)
- - 10 (21 715)
(1) Les profits et pertes réalisés sont transférés en réserves consolidées au moment de la décomptabilisation de l'instrument concerné.

6.3. Actifs financiers au coût amorti

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Prêts et créances sur les établissements de crédit 2 981 330 3 269 215
Prêts et créances sur la clientèle 18 375 115 17 746 074
Titres de dettes 697 538 651 891
Valeur au bilan 22 053 983 21 667 180

Prêts et créances sur les établissements de crédit

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Etablissements de crédit
Comptes et prêts 39 866 50 084
dont comptes ordinaires débiteurs non douteux (1) 27 696 40 911
dont comptes et prêts au jour le jour non douteux
Valeurs reçues en pension
Titres reçus en pension livrée 93 664 93 463
Prêts subordonnés 1 704 1 700
Autres prêts et créances
Valeur brute 135 234 145 247
Dépréciations (1)
Valeur nette des prêts et créances auprès des établissements de crédit 135 233 145 247
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires 2 319 865 2 454 534
Titres reçus en pension livrée
Comptes et avances à terme 526 232 669 434
Prêts subordonnés
Total Prêts et créances internes au Crédit Agricole 2 846 097 3 123 968
Valeur au bilan 2 981 330 3 269 215

(1) Ces opérations composent pour partie la rubrique "Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit" du Tableau des flux de trésorerie.

Prêts et créances sur la clientèle

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Opérations avec la clientèle
Créances commerciales 17 165 19 686
Autres concours à la clientèle 18 485 615 17 875 596
Valeurs reçues en pension - -
Titres reçus en pension livrée - -
Prêts subordonnés 915 913
Créances nées d'opérations d'assurance directe - -
Créances nées d'opérations de réassurance - -
Avances en comptes courants d'associés 38 681 47 457
Comptes ordinaires débiteurs 143 974 110 357
Valeur brute 18 686 350 18 054 009
Dépréciations (311 235) (307 935)
Valeur nette des prêts et créances auprès de la clientèle 18 375 115 17 746 074
Opérations de location-financement
Location-financement immobilier - -
Location-financement mobilier, location simple et opérations assimilées - -
Valeur brute - -
Dépréciations - -
Valeur nette des opérations de location-financement - -
Valeur au bilan (1) 18 375 115 17 746 074

(1) Au 30 juin 2022, le montant des prêts garantis par l'Etat (PGE) accordés à la clientèle par la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence dans le cadre des mesures de soutien à l'économie suite à la crise sanitaire liée à la COVID-19 s'élève à 454400 milliers d'euros [i.e. capital restant dû des PGE].

Titres de dettes

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Effets publics et valeurs assimilées 344 597 263 744
Obligations et autres titres à revenu fixe 353 179 388 356
Total 697 776 652 100
Dépréciations (238) (209)
Valeur au bilan 697 538 651 891

6.4. Passifs financiers au coût amorti

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Dettes envers les établissements de crédit 12 138 983 12 113 044
Dettes envers la clientèle 8 243 924 8 280 194
Dettes représentées par un titre 322 967 662 154
Valeur au bilan 20 705 874 21 055 392

Dettes envers les établissements de crédit

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Etablissements de crédit
Comptes et emprunts 2 968 2 467
dont comptes ordinaires créditeurs (1) 28 3
dont comptes et emprunts au jour le jour
Valeurs données en pension
Titres donnés en pension livrée 93 585 93 447
Total 96 553 95 914
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires créditeurs 158 225
Titres donnés en pension livrée
Comptes et avances à terme 12 042 272 12 016 905
Total 12 042 430 12 017 130
Valeur au bilan 12 138 983 12 113 044

(1) Ces opérations composent pour partie la rubrique "Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit" du Tableau des flux de trésorerie.

Dettes envers la clientèle

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Comptes ordinaires créditeurs 7 463 148 7 442 165
Comptes d'épargne à régime spécial 80 212 72 651
Autres dettes envers la clientèle 700 564 765 378
Titres donnés en pension livrée
Dettes nées d'opérations d'assurance directe
Dettes nées d'opérations de réassurance
Dettes pour dépôts d'espèces reçus des cessionnaires et rétrocessionnaires en représentation
d'engagements techniques
Valeur au bilan 8 243 924 8 280 194

Dettes représentées par un titre

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Bons de caisse 6 6
Titres du marché interbancaire
Titres de créances négociables (1) 216 374 575 799
Emprunts obligataires 106 587 86 349
Autres dettes représentées par un titre
Valeur au bilan 322 967 662 154

(1) La variation de 339 millions d'euros s'explique par les arrivées à échéance de CDN et BMTN émis par la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence

6.5. Immeubles de placement

(en milliers d'euros) 31/12/2021 Variations de
périmètre
Augmentations
(acquisitions)
Diminutions
(cessions)
Ecarts de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2022
Valeur brute 59 874 9 063 (1 177) 67 760
Amortissements et dépréciations (3 368) (678) 264 (3 782)
Valeur au bilan (1) 56 506 8 385 (913) 63 978

(1) Y compris immeubles de placement donnés en location simple

(en milliers d'euros) 31/12/2020 Variations de
périmètre
Augmentations
(acquisitions)
Diminutions
(cessions)
Ecarts de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2021
Valeur brute 49 850 36 990 (26 966) 59 874
Amortissements et dépréciations (2 531) (1 249) 412 (3 368)
Valeur au bilan (1) 47 319 35 741 (26 554) 56 506

(1) Y compris immeubles de placement donnés en location simple

6.6. Ecarts d'acquisition

Aucun écart d'acquisition n'a été constaté dans les comptes consolidés du groupe Crédit Agricole Alpes Provence.

6.7. Provisions

(en milliers d'euros) 31/12/2021 Variations
de
périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises
non
utilisées
Ecarts de
conversion
Autres
mouvements
(1)
30/06/2022
Risques sur les produits épargne-logement 18 426 (9 269) 9 157
Risques d'exécution des engagements par signature 33 653 42 012 (40 893) 34 771
Risques opérationnels 7 829 224 8 053
Engagements sociaux (retraites) et assimilés 7 643 2 179 (1 035) (4 497) 4 290
Litiges divers 9 472 2 801 (83) (425) 11 765
Participations
Restructurations
Autres risques 10 021 1 835 (665) (564) 10 627
TOTAL 87 044 49 051 (1 783) (51 151) (4 497) 78 663

(1) Les autres mouvements comprennent principalement l'impact de l'actualisation des engagements postérieurs à l'emploi suite à la variation du taux iboxx sur le premier semestre 2022 : comptabilisation d'un gain de 5 328 milliers d'euros par capitaux propres (Cf. Tableau de variation des capitaux propres)

(en milliers d'euros) 31/12/2020 01/01/2021
(1)
Variations
de
périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises
non
utilisées
Ecarts de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2021
Risques sur les produits épargne
logement
20 582 543 (2 699) 18 426
Risques d'exécution des engagements
par signature
36 671 85 165 (88 183) 33 653
Risques opérationnels 6 263 1 835 (269) 7 829
Engagements sociaux (retraites) et
assimilés
11 622 (427) 3 196 (3 473) (3 954) 7 643
Litiges divers 13 994 (296) 2 233 (855) (5 604) 9 472
Participations
Restructurations
Autres risques 6 915 8 019 (1 400) (3 513) 10 021
TOTAL 96 047 (427) (296) 100 991 (5 728) (104 222) 87 044

(1) Impact estimé de la 1ère application de la décision IFRS IC du 21 avril 2021 portant sur le calcul des engagements relatifs à certains régimes à prestations définies

6.8. Dettes subordonnées

Le groupe Crédit Agricole Alpes Provence ne comptabilise pas de dettes subordonnées dans ses comptes consolidés au 30 juin 2022.

6.9. Capitaux propres

Composition du capital au 30 juin 2022

Au 30 juin 2022, la répartition du capital et des droits de vote est la suivante :

Répartition du capital de la Caisse Régionale Nombre de titres
au 30/06/2022
% du capital % des droits de
vote
Certificats Coopératifs d'investissements (CCI) 732 771 9,83%
Dont part du Public 715 199 9,60%
Dont part autodétenue 17 572 0,24%
Certificats Coopératifs d'associés (CCA) 1 873 852 25,14%
Dont part Sacam Mutualisation 1 873 852 25,14%
Parts sociales 4 845 766 65,02% 100,00%
Dont 74 Caisses Locales 4 845 744 65,02% 100,00%
Dont 21 administrateurs de la Caisse régionale 21
Dont Sacam Mutualisation 1
Total 7 452 389 100,00% 100,00%

La valeur nominale des titres est de 15,25 euros et le montant total du capital est de 113 649 milliers d'euros.

Dividendes

Au titre de l'exercice 2021, l'Assemblée générale du 29/03/2022 de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence a approuvé le versement d'un dividende par part sociale de 0,34 euros et de 3,31 euros par CCI/CCA.

Par CCI Par CCA Par part sociale
Année de rattachement du dividende Montant Net Montant Net Montant Net
2018 3,75 3,75 0,44
2019 3,74 3,74 0,42
2020 1,63 1,63 0,37
2021 3,31 3,31 0,34

Dividendes payés au cours de l'exercice

Les montants relatifs aux dividendes figurent dans le tableau de variation des capitaux propres. Ils s'élèvent à 17 396 milliers d'euros en 2022.

7. Engagements de financement et de garantie et autres garanties

Engagements donnés et reçus

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Engagements donnés 2 438 588 2 254 757
Engagements de financement 1 755 658 1 594 470
Engagements en faveur des établissements de crédit
Engagements en faveur de la clientèle 1 755 658 1 594 470
Ouverture de crédits confirmés 739 499 781 828
Ouverture de crédits documentaires 9 041 3 439
Autres ouvertures de crédits confirmés 730 458 778 389
Autres engagements en faveur de la clientèle 1 016 159 812 642
Engagements de garantie 682 930 660 287
Engagements d'ordre des établissements de crédit 10 445 18 273
Confirmations d'ouverture de crédits documentaires 52 971
Autres garanties 10 393 17 302
Engagements d'ordre de la clientèle 672 485 642 014
Cautions immobilières 150 404 148 585
Autres garanties d'ordre de la clientèle 522 081 493 429
Engagements sur titres
Titres à livrer
Engagements reçus 7 338 901 7 055 381
Engagements de financement 21 124 27 357
Engagements reçus des établissements de crédit 21 124 27 357
Engagements reçus de la clientèle
Engagements de garantie 7 317 777 7 028 024
Engagements reçus des établissements de crédit 1 025 764 957 766
Engagements reçus de la clientèle 6 292 013 6 070 258
Garanties reçues des administrations publiques et assimilées 1 046 812 1 055 474
Autres garanties reçues 5 245 201 5 014 784
Engagements sur titres
Titres à recevoir

Instruments financiers remis et reçus en garantie

(en milliers d'euros) 30/06/2022 31/12/2021
Valeur comptable des actifs financiers remis en garantie (dont actifs transférés)
Titres et créances apportées en garanties des dispositifs de refinancement (Banque de France,
CRH …) 9 000 615 9 555 841
Titres prêtés
Dépôts de garantie sur opérations de marché 1 390
Autres dépôts de garantie
Titres et valeurs donnés en pension 93 585 93 447
Total de la valeur comptable des actifs financiers remis en garantie 9 094 200 9 650 678
Valeur comptable des actifs financiers reçus en garantie
Autres dépôts de garantie
Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés
Titres empruntés
Titres et valeurs reçus en pension 93 664 93 463
Titres vendus à découvert
Total Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés 93 664 93 463

Au 30 juin 2022 la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence n'a pas utilisé les titres souscrits auprès des "FCT Crédit Agricole Habitat" comme dispositif de refinancement.

Créances apportées en garantie

Au cours du premier semestre 2022, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence a apporté 9 000 615 milliers d'euros de créances en garantie dans le cadre de la participation du groupe Crédit Agricole à différents mécanismes de refinancement, contre 9 555 841 milliers d'euros au 31 décembre 2021. La Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence conserve l'intégralité des risques et avantages associés à ces créances.

En particulier, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence a apporté :

  • 7 212 788 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre des opérations de refinancement du Groupe auprès de la Banque de France, contre 7 757 075 milliers d'euros au 31 décembre 2021 ;
  • 216 062 milliers d'euros de créances hypothécaires à Crédit Agricole S.A. dans le cadre du refinancement auprès de la CRH (Caisse de Refinancement de l'Habitat), contre 267 565 milliers d'euros au 31 décembre 2021 ;
  • 1 571 765 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. ou à d'autres partenaires du Groupe dans le cadre de divers mécanismes de refinancement, contre 1 531 201 milliers d'euros au 31 décembre 2021.

8. Reclassements d'instruments financiers

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence n'a pas opéré sur le premier semestre 20222 de reclassement au titre du paragraphe 4.4.1 d'IFRS 9.

9. Juste valeur des instruments financiers et informations diverses

9.1 Informations sur les instruments financiers évalués à la juste valeur

Répartition des instruments financiers à la juste valeur par modèle de valorisation

Les montants présentés incluent les créances et dettes rattachées et sont nets de dépréciation.

Actifs financiers valorisés à la juste valeur

(en milliers d'euros) 30/06/2022 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 63 595 63 595
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Titres reçus en pension livrée
Valeurs reçues en pension
Titres détenus à des fins de transaction
Instruments dérivés 63 595 63 595
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat 277 003 186 325 33 362 57 316
Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat 10 094 1 567 8 527
Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI 266 909 186 325 31 795 48 789
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle 467 467
Titres de dettes 266 442 186 325 31 795 48 322
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe
Actions et autres titres à revenu variable
OPCVM
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Titres à la juste valeur par résultat sur option
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 1 872 585 150 709 1 711 258 10 618
Instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables 1 721 044 1 711 222 9 822
Instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables 151 541 150 709 36 796
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Titres de dettes 151 541 150 709 36 796
Instruments dérivés de couverture 427 090 427 090
TOTAL ACTIFS FINANCIERS VALORISÉS À LA JUSTE VALEUR 2 640 273 337 034 2 235 305 67 934
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs pour des
instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données observables
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données non observables
TOTAL DES TRANSFERTS VERS CHACUN DES NIVEAUX
(en milliers d'euros) 31/12/2021 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 12 953 12 953
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Titres reçus en pension livrée
Valeurs reçues en pension
Titres détenus à des fins de transaction
Instruments dérivés 12 953 12 953
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat 277 688 187 306 32 948 57 434
Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat 9 314 1 274 8 040
Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI 268 374 187 306 31 674 49 394
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle 425 425
Titres de dettes 267 949 187 306 31 674 48 969
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe
Actions et autres titres à revenu variable
OPCVM
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Titres à la juste valeur par résultat sur option
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 1 875 350 148 293 1 715 474 11 583
Instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables 1 726 048 1 715 426 10 622
Instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables 149 302 148 293 48 961
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Titres de dettes 149 302 148 293 48 961
Instruments dérivés de couverture 82 003 82 003
TOTAL ACTIFS FINANCIERS VALORISÉS À LA JUSTE VALEUR 2 247 994 335 599 1 843 378 69 017
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données observables 54 051
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données non observables
TOTAL DES TRANSFERTS VERS CHACUN DES NIVEAUX 54 051

Passifs financiers valorisés à la juste valeur

(en milliers d'euros) 30/06/2022 Prix cotés sur des
marchés actifs
pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 61 972 61 972
Titres vendus à découvert
Titres donnés en pension livrée
Dettes représentées par un titre
Dettes envers les établissements de crédit
Dettes envers la clientèle
Instruments dérivés 61 972 61 972
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Instruments dérivés de couverture 84 773 84 773
Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur 146 745 146 745
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données observables
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données non observables
Total des transferts vers chacun des niveaux
(en milliers d'euros) 31/12/2021 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 14 170 14 170
Titres vendus à découvert
Titres donnés en pension livrée
Dettes représentées par un titre
Dettes envers les établissements de crédit
Dettes envers la clientèle
Instruments dérivés 14 170 14 170
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Instruments dérivés de couverture 317 754 317 754
Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur 331 924 331 924
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données observables
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données non observables
Total des transferts vers chacun des niveaux

Changements de modèles de valorisation

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence n'a pas procédé à des changements de valorisation sur le premier semestre 2022.

Instruments financiers valorisés selon un modèle de niveau 3

9.2 Variation du solde des instruments financiers valorisés à la juste valeur selon le niveau 3

Actifs financiers valorisés à la juste valeur selon le niveau 3

Actifs financiers détenus à des fins de transaction
Tableau 1 sur 3
(en milliers d'euros)
Total Actifs
financiers valorisés à la
juste Valeur selon le
niveau 3
Créances sur les établissements de crédit Créances sur la clientèle Titres reçus en pension
livrée
Valeurs reçues en
pension
Titres détenus à des fins
de transaction
Instruments dérivés
Solde de clôture (31/12/2021) 69 017 - - - - - -
Gains /pertes de la période (1) (153) - - - - - -
Comptabilisés en résultat 647 - - - - - -
Comptabilisés en capitaux propres (800) - - - - - -
Achats de la période 3 918 - - - - - -
Ventes de la période (4 848) - - - - - -
Emissions de la période - - - - - - -
Dénouements de la période - - - - - - -
Reclassements de la période - - - - - - -
Variations liées au périmètre de la période - - - - - - -
Transferts - - - - - - -
Transferts vers niveau 3 - - - - - - -
Transferts hors niveau 3 - - - - - - -
Solde de clôture (30/06/2022) 67 934 - - - - - -
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat
Tableau 2 sur 3 Instruments de capitaux
propres à la juste valeur par
résultat
Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI Actifs représentatifs de contrats en unités de compte Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
(en milliers d'euros) Actions et
autres titres
à revenu
variable
Titres de
participation
non
consolidés
Créances sur les
établissements
de crédit
Créances
sur la
clientèle
Titres reçus
en pension
livrée
Valeurs
reçues en
pension
Titres de
dettes
Effets
publics et
valeurs
assimilées
Obligations
et autres
titres à
revenu fixe
Actions et
autres
titres à
revenu
variable
OPCVM Créances sur les
établissements
de crédit
Créances
sur la
clientèle
Titres
de
dettes
Solde de clôture (31/12/2021) 8 040 425 48 969
Gains /pertes de la période (1) 92 (15) 739
Comptabilisés en résultat 92 (15) 739
Comptabilisés en capitaux propres
Achats de la période 395 57 2 742
Ventes de la période (4 128)
Emissions de la période
Dénouements de la période
Reclassements de la période
Variations liées au périmètre de la
période
Transferts
Transferts vers niveau 3
Transferts hors niveau 3
Solde de clôture (30/06/2022) 8 527 467 48 322

Comptes consolidés semestriels résumés

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
Tableau 3 sur 3 Instruments de capitaux Instruments de dettes comptabilisés en à la juste valeur par capitaux propres recyclables
(en milliers d'euros) propres comptabilisés à la juste
valeur par capitaux propres non
recyclables
Créances sur les établissements
de crédit
Créances sur la clientèle Titres de dettes Instruments dérivés de
couverture
Solde de clôture (31/12/2021) 10 622
Gains /pertes de la période (1) (800) (169)
Comptabilisés en résultat (169)
Comptabilisés en capitaux propres (800)
Achats de la période 724
Ventes de la période (720)
Emissions de la période
Dénouements de la période
Reclassements de la période
Variations liées au périmètre de la période
Transferts
Transferts vers niveau 3
Transferts hors niveau 3
Solde de clôture (30/06/2022) 9 822 796

(1) Ce solde inclut les gains et pertes de la période provenant des actifs détenus au bilan à la date de la clôture pour les montants suivants :

Gains/ pertes de la période provenant des actifs de niveau 3 détenus au bilan en date de clôture (79)
Comptabilisés en résultat 721
Comptabilisés en capitaux propres (800)

Comptes consolidés semestriels résumés

Passifs financiers valorisés à la juste valeur selon le niveau 3

Le groupe Crédit Agricole Alpes Provence ne comptabilise pas de passifs financiers valorisés à la juste valeur selon le niveau 3.

Les gains et pertes comptabilisés en résultat liés aux instruments financiers détenus à des fins de transaction et à la juste valeur par résultat sur option et aux instruments dérivés sont enregistrés en "Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat" ; les gains et pertes comptabilisés en résultat liés aux actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres sont enregistrés en "Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres ».

9.3 Réformes des indices de référence

Le Groupe Crédit Agricole a mis en œuvre début 2019 un programme pour préparer et encadrer la transition des indices de référence pour l'ensemble de ses activités, avec une déclinaison en projets dédiés dans chaque entité impactée. Ce programme s'est inscrit dans les calendriers et standards définis par les travaux de place - dont certains auxquels le Crédit Agricole a activement participé et le cadre réglementaire européen (BMR).

Conformément aux recommandations des groupes de travail nationaux et des autorités, le Groupe a privilégié autant que possible des bascules vers les indices alternatifs par anticipation de la disparition des indices de référence tout en visant le respect des échéances fixées par la place voire imposées par les autorités et autant que possible les jalons incitatifs. D'importants investissements et une forte mobilisation des équipes support et des métiers ont été mis en œuvre pour adapter les outils et absorber la charge de travail induite par les transitions, y compris pour la modification des contrats. Il est à noter que les développements informatiques ont été très dépendants du calendrier de détermination des indices alternatifs cibles aux LIBOR et de l'émergence de standards de marché.

Bilan au 30/06/2022 des transitions et évolutions récentes :

La réalisation ordonnée et maitrisée de ces transitions a été assurée par l'ensemble des actions entreprises depuis 2019. Les travaux menés ont également permis de mettre les entités du Groupe en capacité de gérer les nouvelles offres de produits référençant des RFR (Risk Free Rates).

A l'échelle du Groupe Crédit Agricole, peu de contrats référençant l'EONIA ou les LIBOR CHF, EUR, GBP et JPY n'ont pas pu faire l'objet d'une renégociation contractuelle avant le 31 décembre 2021 ou être basculés sur un indice alternatif par activation de la clause de fallback. Le nombre de contrats encore en cours de renégociation contractuelle pour remplacer l'indice de référence est maintenant insignifiant à l'échelle des entités concernées, a fortiori au niveau du Groupe Crédit Agricole. Aussi, les LIBOR synthétiques ne sont utilisés par le Groupe que pour de très rares contrats.

Gestion des risques :

Outre la préparation et la mise en œuvre du remplacement des indices de référence disparaissant ou devenant non représentatifs au 31 décembre 2021 et la mise en conformité avec la réglementation BMR, les travaux du projet ont également porté sur la gestion et le contrôle des risques inhérents aux transitions des indices de référence, notamment sur les volets financiers, opérationnels, juridiques et conformité en particulier sur le volet protection des clients (prévention du « conduct risk »).

LIBOR USD :

En 2022, les travaux du programme de transition se poursuivent, notamment pour préparer la cessation de la publication du LIBOR USD ou sa non représentativité en juin 2023. Ce volet concerne en premier lieu la banque d'investissement CACIB, entité du Groupe la plus exposée à cet indice pour lequel les transitions des stocks de contrats débutent seulement. Il est anticipé que les transitions interviendront à partir du S1 2023 pour les dérivés et fin juin 2023 pour les dérivés non compensés couverts par le protocole ISDA. La mise en œuvre d'un dispositif législatif pourra être confirmé ultérieurement par les autorités britanniques sachant que les autorités américaines ont pour leur part déjà validé la désignation de taux de remplacement statutaires du LIBOR USD pour les contrats de droit américain.

Afin que les relations de couvertures comptables affectées par cette réforme des indices de référence puissent être maintenues malgré les incertitudes sur le calendrier et les modalités de transition entre les indices de taux actuels et les nouveaux indices, l'IASB a publié des amendements à IAS 39, IFRS 9 et IFRS 7 en septembre 2019 qui ont été adoptés par l'Union européenne le 15 janvier 2020. Le Groupe applique ces amendements tant que les incertitudes sur le devenir des indices auront des conséquences sur les montants et les échéances des flux d'intérêt et considère, à ce titre, que tous ses contrats de couverture sur les indices concernés, peuvent en bénéficier.

D'autres amendements, publiés par l'IASB en août 2020, complètent ceux publiés en 2019 et se concentrent sur les conséquences comptables du remplacement des anciens taux d'intérêt de référence par d'autres taux de référence à la suite des réformes. Ces modifications, dites « Phase 2 », concernent principalement les modifications des flux de trésorerie contractuels. Elles permettent aux entités de ne pas dé-comptabiliser ou ajuster la valeur comptable des instruments financiers pour tenir compte des changements requis par la réforme, mais plutôt de mettre à jour le taux d'intérêt effectif pour refléter le changement du taux de référence alternatif.

En ce qui concerne la comptabilité de couverture, les entités n'auront pas à déqualifier leurs relations de couverture lorsqu'elles

procèdent aux changements requis par la réforme et sous réserve d'équivalence économique.

Au 30 juin 2022, la ventilation par indice de référence significatif des instruments basés sur les anciens taux de référence et qui doivent transiter vers les nouveaux taux avant leur maturité est la suivante :

(en milliers d'euros) LIBOR USD Autres LIBOR : GBP, JPY
et CHF
Autres indices
Total des actifs financiers hors dérivés - -
Total des passifs financiers hors dérivés - -
Total des notionnels des dérivés 17 889 -

Les encours en LIBOR USD reportés sont ceux dont la date d'échéance est ultérieure au 30/06/2023, date de disparition ou de non représentativité des « tenors » JJ, 1 mois, 3 mois, 6 mois et 12 mois.

S'agissant des instruments financiers non dérivés, les expositions correspondent aux nominaux des titres et au capital restant dû des instruments amortissables.

10. Parties liées

Relations Caisses Locales – Caisse Régionale

Les 74 Caisses Locales détiennent 4 845 744 parts sociales sur le capital de la Caisse Régionale pour un montant global de 73,9 millions €. Le montant des comptes courants bloqués à la Caisse Régionale s'élève à 396 millions € au 30/06/2022.

Relations Filiales immobilières – Caisse Régionale

Le pôle immobilier de la Caisse Régionale se structure autour de trois entités :

  • (a) SAS CAAP Immo Invest : entrée dans le périmètre de consolidation de la Caisse Régionale courant 2019, elle a été créée en décembre 2018 avec un capital initial de 10K€. Deux augmentations successives de capital sur les exercices 2019 et 2020 l'ont porté à 65M€, une troisième augmentation de capital en 2022 l'amène à 90 M€ au 30/06/2022. Il est entièrement détenu par la Caisse Régionale. Elle a pour objet la gestion d'un patrimoine immobilier.
  • (b) (b) CAAP Immo Gestion gère les biens d'exploitation de la Caisse Régionale. Elle est détenue par la Caisse Régionale et le montant de cette participation consolidée s'élève à 62,6 millions €. De plus, la Caisse Régionale a consenti des avances en compte courant d'associé à sa filiale Caap Immo Gestion à hauteur de 36 millions d'euros.
  • (c) (c) CAAP Immo : cette filiale consolidée est détenue par CAAP Immo Gestion pour 38,2 millions €. Elle gère également une partie des biens d'exploitation de la caisse régionale.

Relations Fonds Dédié CAP Régulier 1 – Caisse Régionale

Créé en avril 2006, le capital du Fonds dédié CAP Régulier s'élève à 83,04 millions d'euros au 30 juin 2022, dont 83,03 millions € détenus par la Caisse Régionale.

Relations Fonds Dédié CAP Régulier 2 – Caisse Régionale

Crée en Juin 2010, le capital du fonds dédié Cap Régulier 2 s'élève à 30 millions €, dont 29,99 millions € détenus par la Caisse Régionale Alpes Provence.

Relations Fonds Dédié CAP Régulier 3 – Caisse Régionale

Crée en Juillet 2014, le capital du fonds dédié CAP Régulier 3 s'élève à présent à 46,7 millions € après une augmentation de capital de 16,7 M€ intervenue sur l'exercice 2021. Elle a été entièrement souscrite par la Caisse Régionale Alpes Provence. Le capital est détenu à plus de 99% par la Caisse Régionale Alpes Provence.

Relations SAS CAAP Création – Caisse Régionale

La SAS Caap Création a été créée en Novembre 2005, avec un capital social initial de 700 milliers € majoritairement détenu par la Caisse Régionale. Son objet est la prise de participation en capital dans les entreprises porteuses de projets innovants sur le territoire. Après une première augmentation de capital en 2016, le portant à 15 millions €, une nouvelle souscription de 3,5 millions € a été effectuée durant l'exercice 2019. Le capital social s'élève désormais à 18,5 millions €. Il est détenu à 100% par la Caisse Régionale. Au 30 juin 2022, le montant des participations prises par la SAS Caap Création s'élève à 8,5 millions €.

Relations Fonds commun de titrisation CA Habitat 2018, 2019, 2020 & 2022 – Caisse Régionale

Voir note 2.1 Principales opérations de structure

11. Événements postérieurs au 30 juin 2022

Signature du closing The Camp en date du 01 juillet 2022 conduisant à la reprise des dépréciations des encours de crédit pour un montant de 9M€ dans les comptes de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Alpes Provence au 30 juin 2022. Les fonds ont été versés à cette même date.

KPMG S.A. MAZARS 480, avenue du Prado CS 90021 13 272 Marseille Cedex 08 France

109 rue Tête d'Or CS 10363 69451 Lyon Cedex France

Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence

Siège social : 25, chemin des Trois Cyprès – 13097 Aix-en-Provence cedex 2

Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés intermédiaires résumés 2022

Période du 1er janvier 2022 au 30 juin 2022

Aux Sociétaires,

En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblé générale et en application de l'article L. 451-1-2 III du Code monétaire et financier, nous avons procédé à :

  • l'examen limité des comptes consolidés intermédiaires résumés de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence, relatifs à la période du 1er janvier 2022 au 30 juin 2022, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes consolidés intermédiaires résumés ont été établis sous la responsabilité de votre Conseil d'administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

1. Conclusion sur les comptes

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France.

Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes consolidés intermédiaires résumés avec la norme IAS 34 - norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.

2. Vérifications spécifiques

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes consolidés intermédiaires résumés sur lesquels a porté notre examen limité.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés intermédiaires résumés.

Marseille et Lyon, le 1er août 2022

Les Commissaires aux Comptes

KPMG Audit Département de KPMG S.A.

Mazars

Pierre-Laurent Soubra Emmanuel Charnavel Arnaud Latrace Associé Associé Associé

Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés intermédiaires résumés 2022

CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL ALPES PROVENCE

Société coopérative à capital variable régie par les dispositions du livre V du code monétaire et financier au capital de 113 648 932,25 €.

Siège social : 25, chemin des trois cyprès, 13097 Aix en Provence Cedex 2

381 976 448 R.C.S. Aix en Provence

Société de courtage d'assurance immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurance sous le n° 07019231

Attestation du responsable de l'information financière semestrielle

RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL 2022

Responsable de l'information relative à la Caisse Régionale :

Monsieur Serge Magdeleine, Directeur Général de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Alpes Provence

Attestation du Responsable :

J'atteste, à ma connaissance, que les comptes condensés pour le semestre écoulé sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Caisse Régionale Alpes Provence et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation,

Et, que le rapport semestriel d'activité ci-joint présente un tableau fidèle des évènements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l'exercice.

Fait à Aix en Provence le 29 Juillet 2022

Serge Magdeleine

Directeur Général

Attestation du responsable de l'information financière semestrielle

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