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Société Fermière du Casino Municipal de Cannes

Quarterly Report Jun 28, 2023

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Quarterly Report

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SOCIETE FERMIERE DU CASINO MUNICIPAL DE CANNES

RAPPORT SEMESTRIEL D'ACTIVITE AU 30 AVRIL 2023

Société Fermière du Casino Municipal de Cannes (SFCMC) Société anonyme au capital de 2 102 184 euros Siège social : 1 Espace Lucien Barrière 06400 CANNES 695 720 284 R.C.S. CANNES

Sommaire

Pages
Déclaration des personnes responsables 2
Rapport semestriel d'activité 3
Comptes consolidés et annexe
Rapport des Commissaires aux Comptes

DÉCLARATION DES PERSONNES RESPONSABLES

Responsable du Rapport financier Semestriel

Monsieur Alain Fabre, Directeur Général, nommé le 19 décembre 2008, avec effet au 19 janvier 2009. Mandat renouvelé le 11 janvier 2018.

Attestation

J'atteste, à ma connaissance, que les comptes consolidés résumés pour le semestre écoulé sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité ci-joint présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l'exercice.

Contact Investisseurs

Responsable de l'information, de la communication financière et des relations avec les actionnaires

Monsieur Alain Boivert, Directeur Administratif et Financier Téléphone : 04.92.98.78.00 Télécopie : 04.92.98.78.79 1, Espace Lucien Barrière 06400 Cannes

SOCIETE FERMIERE DU CASINO MUNICIPAL DE CANNES

RAPPORT SEMESTRIEL D'ACTIVITE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION AU 30 AVRIL 2023

FAITS MARQUANTS DU SEMESTRE

Faits majeurs

✧ Renouvellement des concessions de casinos

Le 13 juillet 2022, la ville de Cannes a octroyé la concession du casino Croisette à une nouvelle société du groupe (Société d'Exploitation des Jeux et Loisirs du Croisette) pour une période de 12 ans, à compter du 1er novembre 2022. Le Groupe a ainsi constaté un nouveau droit d'utilisation pour une valeur de 11,5 M€.

✧ Remboursement PGE

Le Groupe, dans le cadre de l'épidémie de Covid, et pour permettre le financement à court terme de la société et ses filiales, avait obtenu lors des deux exercices précédents trois prêts garantis par l'Etat (PGE) pour un total de 50 millions d'euros :

  • Un premier prêt à hauteur de 20 M€ obtenu le 15 septembre 2020, pour lequel un échéancier a été obtenu jusqu'en septembre 2026 ;
  • Un deuxième prêt à hauteur de 10 M€ obtenu le 15 décembre 2020, et pour lequel aucun échéancier de remboursement n'a été conclu ;
  • Un troisième prêt à hauteur de 20 M€ obtenu le 25 juin 2021, et pour lequel un étalement du remboursement a été obtenu jusqu'en juin 2027.

Ainsi, compte tenu de sa trésorerie disponible et des étalements obtenus de 2,5 millions lors du premier semestre, la somme des PGE à rembourser au 30 avril 2023 s'élève à 37,5 millions d'euros.

ACTIVITES ET RESULTATS

Le chiffre d'affaires du Groupe au 30 avril 2023 s'établit à 41,7 M€ contre 37,0 M€ sur l'exercice précédent.

Le chiffre d'affaires hébergement enregistre une progression de 14,0% par rapport au premier semestre 2022 avec un taux d'occupation en évolution de 0,8 points (51,2% contre 50,4% en 2022) et des recettes moyennes par chambre en baisse de 56,6 euros (464,7€ contre 521,3€ en 2022). Si les hôtels cannois ont enregistré une évolution significative par rapport au premier semestre 2022 (+ 26,8% sur le Majestic et +53,1% sur le Gray d'Albion), l'hôtel situé à Saint Barthélémy a, pour sa seconde année d'exploitation, enregistré une forte baisse (-14,3%). L'absence de la clientèle russe et ukrainienne a fortement impacté l'hôtel Le Carl Gustaf (-1 million de CA hébergement au premier semestre) et ce contrairement aux établissements cannois.

Le chiffre d'affaires nourriture et boisson augmente de 15,8% (11,0 M€ contre 9,5 M€ en 2022) avec une évolution des nombres de couverts de 3,4 % (75 788 couverts en 2023 contre 73 269 en 2022).

Le produit brut des jeux augmente de 15,0% par rapport au 1er semestre 2022 et de 18% par rapport au 1er semestre 2019. Les entrées enregistrent une évolution de 23% (168 482 en 2023 contre 136 959 en 2022).

Les charges d'exploitation sont difficilement comparables avec l'exercice n-1 en raison de :

  • la gestion des charges très restrictive au premier semestre 2022 dans un contexte de crise « post covid » et en l'absence de visibilité sur le semestre à venir ;
  • l'inflation sur certaines charges d'exploitation (exemple énergie + 52% soit 600 k€) ;

  • l'augmentation de la masse salariale (dont grille des salaires en moyenne 5%, prime Macron, etc). Ces éléments avaient été intégrés pour la majeure partie dans la construction budgétaire.

Le Groupe enregistre au 30 avril, malgré un chiffre d'affaires inférieur aux budgets (-0,7M€) un EBE (hors IFRS 16) de +1,4 M€ pour un budget de 0,8 M€.

Pour rappel, la moyenne des EBE (hors IFRS16) du groupe SFCMC des exercices 2012-2019 était de - 2,2 millions.

Les états financiers consolidés résumés au 30 avril 2023 ont donc été arrêtés par le Conseil d'Administration le 28 juin 2023 selon le principe de continuité d'exploitation.

LES RÉSULTATS

Les comptes consolidés du Groupe SFCMC pour le premier semestre clos le 30 avril 2023 se présentent ainsi :

En millions d'euros 1er semestre
2021/2022
er semestre
1
2022/2023
Ecart en M€
Chiffre d'affaires (1) 42,9 48,7 +5,8
Chiffre d'affaires net de prélèvements 37,0 41,7 +4,6
Excédent brut d'exploitation 3,4 3,2 -0,2
Résultat opérationnel courant -3,4 -4,0 -0,6
Résultat net part du Groupe -1,4 -14,7 -13,3
Marge brute d'autofinancement 0,1 1,9 +1,8

(1) Le chiffre d'affaires représente les recettes avant les prélèvements de l'Etat et de la Commune sur les recettes des jeux qui sont déduits pour la détermination du chiffre d'affaires net.

Activité casino

En millions d'euros er semestre
1
2022
er semestre
1
2023
Ecart en M€
2022/2023
Produit brut jeux de table, 1,0 1,5 +0,5
Roulette anglaise électronique 1,1 1,2 +0,1
Produit brut MAS 10,2 11,4 +1,2
Produit brut des jeux total 12,3 14,2 +1,8
Prélèvements -5,8 -7,0 -1,2
Autres recettes jeux 0,3 0,4 +0,1
Produit net des jeux total 6,8 7,6 +0,7
Restauration (ca divers inclus) 0,9 1,1 +0,3
Autres recettes diverses 0,1 0,5 +0,4
Chiffre d'affaires net de prélèvements 7,8 9,2 +1,4

(Voir commentaires ci-dessus)

Activité hôtellerie

En millions d'euros er semestre
1
2022
er semestre
1
2023
Ecart en M€
Hébergement 14,6 16,6 2,0
Restauration(CA divers inclus) 8,8 9,8 1,0
Autres recettes 4,7 4,9 0,2
Chiffre d'affaires hôtellerie 28,1 31,3 3,2

(Voir commentaires ci-dessus)

Excédent brut d'exploitation consolidé

En millions d'euros er semestre
1
2022
1er semestre
2023
Ecart en M€
Activité casino -0,2 -0,4 -0,2
Activité hôtellerie 2,0 1,9 -0,1
Autres activités 1,7 1,8 +0,1
Total 3,4 3,2 -0,2

Résultat casino

L'excédent brut d'exploitation de l'activité casino s'élève à -0,4M€ au 1er semestre 2023 contre -0,2 M€ au 1er semestre 2022. Le casino a été fortement impacté par la hausse de l'énergie (contrat SEMEC non régulé) et enregistre par rapport à N-1 une variation de +463K€. Le nouveau cahier des charges dans le cadre de la nouvelle délégation se traduit par une augmentation des différents prélèvements de 350K€ (hors loyer).

Résultat hôtellerie

L'excédent brut d'exploitation de l'activité hôtellerie s'établit à +1,9 M€ contre +2,0 M€ au 1 er semestre 2022. Par rapport à N-1, l'hôtel Carl Gustaf impacte l'EBE du pôle hôtelier à hauteur de -1,3 millions.

Résultat des autres activités : SCI 8

Il s'agit des loyers des boutiques créées dans l'extension du Majestic et louées à des enseignes prestigieuses depuis 2010 d'une part et d'autre part, du loyer prélevé sur le Majestic (0,6 M€), conformément au bail à construction, en vigueur depuis l'exercice 2008 entre la SCI et l'hôtel Majestic. Depuis le 1er juillet 2017, nous avions une boutique à louer suite au départ du locataire Nespresso. Cette boutique a fait l'objet d'une séparation en deux lots et l'un des deux lots a trouvé preneur avec un bail qui a démarré le 1er avril 2023.

Résultat opérationnel

Le résultat opérationnel est négatif à -16,5 M€ contre -2,9 M€ au 1er semestre 2022. Une provision pour dépréciation concernant les actifs de l'hôtel Le Carl Gustaf a été comptabilisée au 30 avril pour un montant de 11,7 millions d'euros.

Point Hôtel Le Carl Gustaf

Les résultats de l'exercice 2021/2022, premier exercice d'exploitation dans des conditions proches de la normalité, ont été plutôt positifs. Avec un EBE (hors IFRS 16) de +150K€ (hors remboursement assurance), le point mort a été légèrement dépassé ce qui, pour une première année, était satisfaisant.

L'exercice 2022/2023 s'annonce en revanche très largement déficitaire.

A fin mai, le taux d'occupation stagne à 50,2% (51,8% en 2021) et les recettes moyennes enregistrent une baisse de 278€ par chambre (2401€ en 2023 contre 2679€ en 2022). La MOB hébergement s'élève à fin mai 2023 à 4 millions contre 5 millions en 2022 soit -1 million.

L'activité restauration enregistre une forte baisse de fréquentation avec 4860 couverts payants à fin mai contre 7782 en 2022 et un ticket moyen de 147,75€ contre 158,49€ sur N-1. La MOB restauration est à fin mai de -28K€ contre +24 K€ en N-1.

Au 31 octobre 2023, l'EBE est estimé à -1,4 M€ contre +0,3 M€ en 2022 et +2,2 M€ prévu au budget.

L'exercice a été impacté par :

  • absence de directeur général à Saint Barthélémy en 2022 ;
  • difficulté de commercialisation (nouveau marché) ;
  • coupure d'eau de la ville et perte de CA liée à ces coupures ;
  • perte des marchés russes et ukrainiens qui avaient représenté 25% du CA 2022;
  • baisse de fréquentation sur l'île ;
  • absence de fréquentation des locaux au restaurant ;
  • pollution de l'île liée à la présence de sargasse.

Compte tenu des indices de pertes de valeurs constatés au cours de l'exercice, un nouveau BP a été établi (présenté en séance).

Au vu de ce BP, la valeur d'entreprise de l'hôtel, qui inclut le fonds de commerce, est estimée à ce jour à 22,3 millions. Nos actifs s'élevant en consolidation à 34 millions, une provision pour dépréciation a dû être constatée au 30 avril à hauteur de 11,7 millions.

Résultat net consolidé, part du Groupe

Dans ces conditions, le résultat net part du Groupe de la période s'établit à -14,7 M€ contre -1,4 M€ à fin avril 2022.

Situation Financière et flux de trésorerie

La trésorerie nette du Groupe SFCMC au 30 avril 2023 s'élève à 55,2 millions d'euros contre 59,7 millions d'euros au 31 octobre 2022.

LITIGES ET ÉVÉNEMENTS EXCEPTIONNELS

Débordement des parois moulées sur le domaine public communal (Société Casinotière du Littoral Cannois)

Le 27 novembre 2006, la Ville de Cannes a informé la Société Casinotière du Littoral Cannois que les parois moulées de l'hôtel NOGA HILTON qui fait partie du complexe hôtelier PALAIS STÉPHANIE, dans lequel la SCLC est locataire d'un espace dévolu au casino, ont été partiellement construites en débords sur le domaine public communal. La Ville de Cannes réclame à ce titre à la SCLC le règlement d'une redevance pour occupation du domaine public.

La société n'a jamais eu connaissance de ce fait auparavant, qui n'a jamais été mentionné pendant la négociation de la concession du casino, ni dans le bail commercial, ni dans le contrat de concession de service public.

Pour ces raisons, la SCLC a déposé auprès du Tribunal Administratif de Nice trois requêtes en date des 8 mars 2007, 17 octobre 2007 et 11 février 2009 en annulation de trois titres exécutoires émis par la Ville de Cannes au titre de la redevance pour occupation du domaine public respectivement pour les années 2006, 2007 et 2008, dont le montant pour les trois années réclamées s'élève à 280 milliers d'euros.

Par un jugement en date du 1er juin 2010, le Tribunal Administratif de Nice a prononcé l'annulation de ces trois titres. La Ville de Cannes n'a pas interjeté appel à l'encontre de ce jugement, qui est donc devenu définitif.

Sur ce, la Ville de Cannes a réémis des titres exécutoires pour les années 2006 à 2008 et a émis des titres pour les années 2009 et 2010, pour un montant global de 473 milliers d'euros, également contesté par la SCLC devant le Tribunal administratif de Nice par requêtes respectivement en date du 14 mai 2010, du 8 juin 2010 et du 8 février 2011.

Le 21 décembre 2011, la Ville de Cannes a réémis un nouveau titre exécutoire au titre de 2011 pour un montant de 95 milliers d'euros. La SCLC a déposé un nouveau recours devant le tribunal administratif en février 2012.

Le 26 mars 2013, le Tribunal Administratif de Nice a rejeté l'ensemble des demandes formulées par la Ville de Cannes et a annulé l'ensemble des titres émis. Le 28 mai 2013, la Ville de Cannes a déposé une requête en annulation de ce jugement auprès de la Cour d'Appel de Nice. Par arrêt rendu le 19 décembre 2014, la Cour Administrative d'appel de Marseille a rejeté la requête d'appel de la commune de Cannes et l'a condamnée à verser à la SCLC la somme de 2 milliers d'euros au titre des frais irrépétibles. Le 24 février 2015, un recours en cassation a été présenté par la Ville de Cannes.

Statuant sur ce recours, le Conseil d'Etat a, par un arrêt du 15 mars 2017, annulé la décision de la Cour administrative d'appel de Marseille en considérant que la ville de Cannes peut valablement réclamer l'indemnité d'occupation de son domaine public au « locataire » même lorsque l'occupation du domaine public résulte de l'implantation du bâtiment loué, de sorte que les différents titres exécutoires ne sont donc pas « mal dirigés » en tant qu'ils sont adressés à la SCLC. Comme l'a expressément relevé le rapporteur du Conseil d'Etat, la solution ainsi adoptée par l'arrêt du 15 mars 2017 était inédite en jurisprudence ce qui explique d'ailleurs que l'arrêt sera publié aux tables du recueil Lebon.

Le Conseil d'Etat a renvoyé l'affaire à la Cour administrative d'appel de Marseille qui a rendu son arrêt le 2 octobre 2017. Conformément à l'arrêt du Conseil d'Etat du 15 mars 2017, la Cour administrative d'appel a considéré que la SCLC était redevable d'une indemnité d'occupation et que son montant pouvait être fixé par référence au loyer payé par la SCLC à son bailleur. Elle a toutefois considéré que les titres exécutoires étaient entachés d'une erreur de calcul sur la surface louée par le bailleur à la SCLC (2.791 et non 2.704 m²), et a ramené la somme due sur la période concernée par cette procédure (années 2006 à 2010, soit 5 années d'occupation) de 567.937 € à 495.331 €.

La SCLC a décidé de se pourvoir en cassation contre cet arrêt du 2 octobre 2017. Par une décision du 19 décembre 2018, le Conseil d'Etat a rejeté ce pourvoi (décision de non-admission).

La Ville de Cannes a émis deux nouveaux titres exécutoires le 23 janvier 2014 pour la période allant respectivement de 2011 à 2012 et de 2012 à 2013 pour un montant global de 189 milliers d'euros. Ces deux titres ont également été contestés par SCLC devant le Tribunal administratif de Nice par deux requêtes du 27 février 2014 : par un jugement du 27 juin 2017, le tribunal administratif a rejeté ces requêtes et confirmé, par conséquent, les deux titres exécutoires pour un montant total de 189 milliers d'euros.

Ce jugement a fait l'objet d'un appel déposé le 2 août 2017 et la Cour administrative d'appel de Marseille a prononcé un non-lieu à statuer, dès lors qu'il est apparu en cours d'instance que la Ville avait pris des décisions – devenues définitives - retirant les deux titres attaqués. Une somme de 2.000 euros a été mise à la charge de la ville.

Parallèlement à ces instances qui étaient alors encore pendantes (à savoir le pourvoi devant le Conseil d'Etat contre l'arrêt du 2 octobre 2017 et l'appel pendant devant la CAA de Marseille contre le jugement du 27 juin 2017), la Ville de Cannes a émis 12 nouveaux titres en date du 20 décembre 2017 pour un montant de 82.555,20 euros chacun, soit un total de 990.662,40 euros, correspondant aux années 2006 à 2017 (périodes du 1er septembre 2005 au 31 août 2017).

Ces titres ont tous fait l'objet d'une requête introductive d'instance de la part de SCLC qui a été rejetée par un jugement du 8 décembre 2020.

Enfin, s'agissant de la période du 1er septembre 2017 au 31 août 2018, la Ville de Cannes a émis un titre en date du 18 septembre 2018 pour un montant de 82.555,20 euros.

Ce titre a fait l'objet d'une requête introductive d'instance de la part de SCLC qui a été rejetée par un jugement du 8 décembre 2020. Par une requête du 8 février 2021, la SCLC a interjeté appel du jugement n°1800344, 1804564 et 2000323 rendu par le Tribunal administratif de Nice le 8 décembre 2020, par lequel ce dernier a rejeté les requêtes contre (i) les titres exécutoires du 20 décembre 2017 n°9150, 9151, 9152, 9153, 9154, 9155, 9156, 9157, 9158, 9159, 9160 et 9161 d'un montant de 82.555,20 € chacun, le titre exécutoire n°5714 du 18 septembre 2017 d'un montant de 82.555,20 €, le titre exécutoire n°8507 du 6 décembre 2019 d'un montant de 82.555,20 €, les décisions annulant les titres de recettes n°9498 et 9499 émis en 2015 à l'encontre de la société JESTA FONTAINEBLEAU pour un montant de 157 760,43 € et 94 656,44 €. Par un arrêt du 7 avril 2023, la Cour administrative d'appel de Marseille a annulé le jugement en tant qu'il avait rejeté certaines conclusions et a ensuite rejeté l'ensemble des demandes de la SCLC. Le délai du pourvoi en cassation court jusqu'au 7 juin 2023 ; un mémoire complémentaire devra être déposé dans les trois mois.

Parallèlement, la SCLC a assigné le bailleur devant le TJ de Grasse (assignation délivrée le 15 septembre 2017), en vue de le voir condamné à supporter la charge définitive des sommes réclamées par la ville de Cannes. Par ordonnance du 11 janvier 2019, le juge de la mise en état du TJ de Grasse a ordonné un sursis à statuer jusqu'à la survenance d'une décision définitive sur l'un au moins des titres exécutoires émis par la Ville de Cannes visés par la SCLC dans son exploit introductif d'instance. Par conclusions du 4 novembre 2020, la SCLC a sollicité le rétablissement de l'affaire. Par conclusions du 29 janvier 2021, la SCLC a actualisé ses demandes au regard des nouveaux titres exécutoires émis par la ville de Cannes depuis son assignation.

Par conclusions d'incident du 21 juin 2021, la société JESTA FONTAINEBLEAU a de nouveau saisi le juge de la mise en état afin de s'opposer à la révocation le sursis précédemment ordonné, et à défaut d'ordonner un nouveau sursis à statuer jusqu'à la survenue d'une décision de justice sur l'un au moins des titres de recettes émis par la ville de Cannes. Par conclusions en réponse sur incident du 6 septembre 2021, la SCLC a sollicité le rejet de ces demandes. Par ordonnance du 4 février 2022, le juge de la mise en état a écarté les demandes de la société JESTA FONTAINEBLEAU et l'a condamnée à verser 1.500 € à la SCLC au titre de l'article 700 du CPC.

Le dossier a été renvoyé au 24 mars 2022 pour conclusions au fond de JESTA FONTAINEBLEAU.

Par conclusion du 23 mars 2022, JESTA FONTAINEBLEAU a formé un troisième incident afin de soulever la prescription de l'action engagée par SCLC. Cet incident a été appelé à l'audience du 3 juin 2022. L'affaire a fait l'objet d'un premier renvoi à l'audience du 7 octobre 2022 puis d'un second à l'audience du 6 janvier 2023 pour plaidoiries ; par ordonnance du 3 mars 2023, le juge de la mise en état a écarté ces demandes de la société JESTA et l'a condamnée à 1500 € au titre de l'article 700 du CPC.

Le dossier a été renvoyé à l'audience de mise en état du 29 juin 2023 pour conclusions de la SCLC, la JESTA FONTAINEBLEAU ayant conclu au fond le 11 mai 2023.

Quand bien même la SCLC entend contester le montant des sommes réclamées et a introduit l'action récursoire précitée contre le bailleur, elle a réglé, suite à sa condamnation, à la Ville de Cannes l'ensemble des titres dus au 01/09/2019 (1.155 k€), et comptabilisé les titres émis jusqu'au 31/10/2021.

A compter du 1 novembre 2021, suite à la résiliation de notre bail le 31 octobre 2021, la Ville de CANNES quittance le nouveau locataire.

AUTRES PROCEDURES

A la connaissance de la société SFCMC il n'existe aucun autre fait exceptionnel ou litige pouvant avoir une incidence sensible sur l'activité, le patrimoine, les résultats et la situation financière de la société et de ses filiales.

PERSPECTIVES

Les mois de mai et juin ont été marqués par une activité soutenue notamment grâce au festival de Cannes et au Cannes Lion's. Le contexte international et l'environnement concurrentiel avec notamment la réouverture de l'hôtel Carlton nous incite néanmoins à la prudence sur les perspectives estivales.

FACTEURS DE RISQUES

Le groupe a procédé à une analyse des facteurs de risques tels que décrits dans le rapport financier annuel au 31 octobre 2022.

A l'issue de cette analyse, les risques de liquidité et climatiques ont été mis à jour.

Risque de liquidité :

Le Groupe a procédé à une revue spécifique de son risque de liquidité et considère être en mesure de faire face à ses échéances à venir.

Risque climatique :

Les risques potentiels liés à l'environnement du fait des opérations du Groupe portent sur les éléments suivants : réserves de gaz installées dans ou à proximité des établissements, pollution des sols par les eaux usées ou par une rupture de canalisation, pollution sanitaire des réseaux d'eau chaude, et risques d'incendie. La survenance de ces risques reste toutefois peu probable en raison des contrôles effectués par l'administration, les équipes de management et les équipes techniques.

Des mouvements de plaques tectoniques en méditerranée pourraient provoquer un raz-de-marée mais ce risque est à jour une simple éventualité.

Les établissements situés à Saint Barthélémy connaissent les risques liés aux ouragans.

Afin de réduire l'impact potentiel associé à ces risques y compris leurs conséquences sur la performance et la situation financière du Groupe, nous avons pris les mesures suivantes :

  • Adaptation de la structure hôtelière à cet environnement conformément aux meilleures pratiques de construction (mise en œuvre des menuiseries extérieures haute résistances conformément aux réglementations en vigueur, construction des bungalow en béton haute résistance, remplacement des charpentes, remplacement de l'ensemble des couvertures et mise en place de sous toitures, enfouissement de l'ensemble des réseaux Courant Fort, enfouissement de l'ensemble des réseaux Courant Faible, mise en œuvre d'un groupe électrogène répondant à 80% des besoins électriques, mise en œuvre de volets anticycloniques sur l'ensemble des ouvertures).
  • Mise en place d'une procédure des actions à mettre en œuvre dès le niveau 1 de l'alerte Météo France.
  • Inscription du risque « ouragan » dans nos polices d'assurance et dans l'assurance du propriétaire du bâtiment.

A l'exception de l'ouragan Irma, aucun accident d'importance n'est survenu au cours des dernières décennies dans le Groupe.

INFORMATION FINANCIERE SEMESTRIELLE RESUMEE

AU 30 AVRIL 2023

ETAT DU RESULTAT GLOBAL CONSOLIDE

COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE

(En milliers d'euros) Note 30/04/2022 30/04/2023
CHIFFRE D'AFFAIRES 9 42 881 48 695
Prélèvements (5 849) (7 039)
Chiffre d'affaires net de prélèvements 9 37 032 41 656
Coûts nourriture et boisson (2 186) (2 379)
Frais de personnel (17 369) (19 399)
Loyers 4 (622) (388)
Charges d'exploitation (13 407) (16 241)
Excédent Brut d'exploitation 9 3 448 3 249
Amortissements et provisions (6 806) (7 249)
RESULTAT OPERATIONNEL COURANT (3 358) (4 000)
Autres produits opérationnels 2 883 -
Autres charges opérationnelles (2 464) (815)
Dépréciation d'actif 3 0 (11 720)
RESULTAT OPERATIONNEL (2 939) (16 535)
Coût de l'endettement financier net (399) (447)
Autres produits financiers 12 587
Autres charges financières (6) (3)
Résultat financier (393) 137
Quote-part de résultat des coentreprises et des entreprises associées 5 1 017 799
RESULTAT GLOBAL DES OPERATIONS (2 315) (15 599)
Impôts 10 799 777
RESULTAT NET DE L'ENSEMBLE CONSOLIDE (1 516) (14 822)
Résultat Net - part du Groupe (1 444) (14 747)
Résultat Net - part des intérêts non-contrôlants (72) (75)
Nombre moyen pondéré d'actions en circulation 175 182 175 182
Résultat net part du Groupe par action (euro) (8,24) (84,18)
Résultat net part du Groupe dilué par action (euro) (8,24) (84,18)

RESULTAT GLOBAL CONSOLIDE

(En milliers d'euros) 30/04/2022 30/04/2023
Résultat net de l'ensemble consolidé (1 516) (14 822)
Variation de la juste valeur des instruments financiers - -
Impôts différés sur la variation de la juste valeur des instruments financiers - -
Eléments recyclables - -
Variation des écarts actuariels sur les engagements sociaux à prestations 436 -
définies
Impôts différés sur la variation des écarts actuariels (116) -
Eléments non recyclables 321 -
Total des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 321 -
Résultat global total (1 195) (14 822)
dont quote-part du groupe (1 123) (14 747)
dont quote-part revenant aux intérêts non-contrôlants (72) (75)

Au 30 avril 2022, le Groupe avait constaté un écart actuariel à cause de l'évolution du taux d'actualisation entre cette date et le 31 octobre 2021. Lors du premier semestre 2023, le taux d'actualisation (de même que les autres hypothèses actuarielles) n'a pas évolué de façon significative et il n'a donc pas été nécessaire de constater un écart actuariel.

ETAT DE LA SITUATION FINANCIERE CONSOLIDEE

ACTIF

(En milliers d'euros) Note 31/10/2022 30/04/2023
Immobilisations incorporelles 2 224 212
Immobilisations corporelles 3 343 441 332 700
Droits d'utilisation 4.1 37 794 31 888
Participation dans les entreprises associées 5 1 498 1 497
Actifs financiers non courants 961 975
Autres débiteurs non courants 709 637
Impôt différé actif 10.3 678 1 966
ACTIF NON COURANT 385 305 369 875
Stocks 1 306 1 340
Clients et comptes rattachés 6 562 5 219
Créance d'impôt sur les sociétés - 5 972
Autres débiteurs courants 7 560 7 944
Trésorerie et équivalents de trésorerie 100 581 93 606
ACTIF COURANT 116 009 114 081
TOTAL ACTIF 501 314 483 956

PASSIF

(En milliers d'euros) Note 31/10/2022 30/04/2023
Capital 6 2 102 2 102
Primes 19 721 19 721
Autres réserves 245 836 259 470
Résultat de l'exercice 27 124 (14 747)
CAPITAUX PROPRES PART DU GROUPE 6 294 784 266 546
Intérêts non-contrôlants 7 914 6 895
CAPITAUX PROPRES 6 302 698 273 441
Provisions non courantes 9 3 669 3 850
Dettes financières long terme 7 33 857 29 059
Dettes de loyers long terme 4.3 37 655 35 713
Impôt différé passif 10.3 61 892 61 728
PASSIF NON COURANT 137 073 130 350
Provisions courantes 9 904 920
Dettes financières court terme 7 7 013 9 377
Dettes de loyers court terme 4.3 2 577 2 604
Fournisseurs et comptes rattachés 11 358 11 826
Passifs sur contrats 10 138 22 976
Autres tiers 25 146 32 374
Dette d'impôt société 4 407 88
PASSIF COURANT 61 543 80 165
TOTAL PASSIF 501 314 483 956

TABLEAU DE FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDE

(En milliers d'euros) Note 30/04/2022 30/04/2023
Résultat net (1 516) (14 822)
Quote-part de résultat des coentreprises et des entreprises associées (1 017) (799)
Amortissement des immobilisations corporelles, incorporelles et droits
d'utilisation 2 et 3 6 651 7 068
Dotations / (reprises) nettes des provisions (2 703) 199
Pertes de valeur des actifs long terme - 11 720
Plus ou moins values de cessions d'immobilisations (1 314) (4)
Impôts différés 10 0 (1 452)
Autres charges et produits sans incidence sur la trésorerie -
Marge brute d'autofinancement après coût de l'endettement financier net et
impôt 101 1 910
Coût de l'endettement financier net 399 447
Charge d'impôt exigible 10 515 675
Marge brute d'autofinancement avant coût de l'endettement financier net et
impôt 1 015 3 032
Impôts versés (826) (10 757)
Variation du besoin en fonds de roulement 7 991 7 477
Dont stocks (165) (31)
Dont créances (854) 896
Dont dettes 9 010 6 612
Flux net de trésorerie généré par l'activité 8 180 (248)
Investissements sur actifs existants et rénovation
Variations des subventions d'investissement
(1 773)
1 031
(2 130)
-
Cession d'actifs - -
Variation des prêts et avances consentis 331 -
Dividendes reçus - 800
Variations des dettes et créances sur immobilisations 51 338
Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement (360) (991)
Augmentation de capital 0 -
Acquisition de titres (412) -
Dividendes versés - (942)
Intérêts financiers nets versés - (437)
Emission d'emprunt - -
Remboursement d'emprunt (10 000) (2 482)
Variation de la dette de loyers (836) (1 914)
Dépôts reçus / versés (13) 39
Variation des comptes courants -
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (11 261) (5 736)
Incidence de la variation des taux de change
Incidence des changement de principes comptables
-
-
Variation de la trésorerie (3 441) (6 975)
Trésorerie d'ouverture
Trésorerie de clôture
7.1 60 537
57 096
100 581
93 606

VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDES

(En milliers d'euros) Capital
social
Primes Réserves Réserves liées
à la variation
des gains et
pertes
actuariels
Réserves liées
à la variation
de juste valeur
des
instruments
financiers
Résultat de
l'exercice
Total Capitaux
Propres
Part du groupe
Intérêts non
contrôlants
Total
Capitaux
Propres
Total au 31/10/2021 2 102 19 721 240 831 474 0 3 879 267 006 6 974 273 982
Affectation de résultat - - 3 878 - (3 878) - - -
Produits et charges comptabilisés directement en
capitaux propres
- - - 321 - 321 - 321
Résultat net de l'exercice - - - - - (1 444) (1 444) (72) (1 516)
Total des produits et charges comptabilisés - - - 321 - (1 444) (1 123) (72) (1 195)
Variation de capital
Distribution de dividendes
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Variation de périmètre
Autres mouvements
-
-
-
-
-
1
-
-
-
-
-
-
-
1
-
-
-
1
Total au 30/04/2022 2 102 19 721 244 710 795 0 (1 444) 265 884 6 902 272 787
Total au 31/10/2021 2 102 19 721 240 831 474 0 3 879 267 006 6 974 273 982
Affectation de résultat - - 3 878 - (3 878) - - -
Produits et charges comptabilisés directement en
capitaux propres
Résultat net de l'exercice
-
-
-
-
-
-
650
-
-
-
27 124 650
27 124
13
928
663
28 052
Total des produits et charges comptabilisés - - - 650 - 27 124 27 774 941 28 715
Variation de capital - - - - - - - - -
Distribution de dividendes - - - - - - - - -
Variation de périmètre - - - - - - - - -
Autres mouvements - - 4 - - - 4 (1) 3
Total au 31/10/2022 2 102 19 721 244 713 1 124 0 27 124 294 784 7 914 302 698
Affectation de résultat - - 27 124 - (27 124) - - -
Produits et charges comptabilisés directement en
capitaux propres
- - - - - - - -
Résultat net de l'exercice - - - - - (14 747) (14 747) (75) (14 822)
Total des produits et charges comptabilisés - - - - - (14 747) (14 747) (75) (14 822)
Variation de capital
Distribution de dividendes
-
-
-
-
-
(13 490)
-
-
-
-
-
-
-
(13 490)
-
(944)
-
(14 434)
Variation de périmètre
Autres mouvements
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Total au 30/04/2023 2 102 19 721 258 347 1 124 0 (14 747) 266 546 6 895 273 441

Notes annexes aux états financiers consolidés

ETAT DU RESULTAT GLOBAL CONSOLIDE 2
ETAT DE LA SITUATION FINANCIERE CONSOLIDEE 4
TABLEAU DE FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDE 5
VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDES 6
NOTE PRELIMINAIRE : CONTEXTE 8
NOTE 1 - REGLES ET METHODES COMPTABLES 9
NOTE 2 - IMMOBILISATIONS INCORPORELLES 13
NOTE 3 - IMMOBILISATIONS CORPORELLES 15
NOTE 4 - CONTRATS DE LOCATION 18
NOTE 5 - PARTICIPATION DANS LES ENTREPRISES ASSOCIEES 22
NOTE 6 - CAPITAUX PROPRES 23
NOTE 7 - EMPRUNTS ET DETTES FINANCIERES 24
NOTE 8 - PROVISIONS 26
NOTE 9 - INFORMATION SECTORIELLE 28
NOTE 10 - IMPOTS SUR LES BENEFICES 31
NOTE 11 - ENGAGEMENTS ET AUTRES OBLIGATIONS CONTRACTUELLES 34
NOTE 12 - TRANSACTIONS AVEC LES PARTIES LIEES 35
NOTE 13 - AUTRES LITIGES ET EVENEMENTS EXCEPTIONNELS 36
NOTE 14 - EVENEMENTS POST-CLOTURE 38
NOTE 15 - RISQUES CLIMATIQUES………………………………………………………………………….38
NOTE 16 - PERIMETRE 39

NOTE PRELIMINAIRE : CONTEXTE

Société Fermière du Casino Municipal de Cannes et ses filiales exploitent deux hôtels avec plage et un casino dans la ville de Cannes, ainsi qu'un hôtel à Saint-Barthélemy. Le Groupe y exploite également un restaurant avec plage dans le cadre d'un partenariat avec un autre actionnaire.

La société est une société anonyme de droit français. Son siège social est situé au 1, espace Lucien Barrière à Cannes (06). La société est immatriculée au registre du commerce sous le numéro 695.720.284 R.C.S. Cannes. Elle est soumise à l'ensemble des textes régissant les sociétés commerciales en France, et en particulier aux dispositions du Code de Commerce.

L'action SFCMC est cotée sur le Marché NYSE Euronext Paris.

L'exercice social de la Société commence le 1er novembre d'une année donnée et se termine le 31 octobre de l'année suivante. Pour les besoins des états financiers semestriels résumés, le premier semestre désigne le semestre clos le 30 avril de l'exercice concerné.

Les comptes consolidés semestriels résumés au 30 avril 2023 ont été arrêtés le 28 juin 2023 par le conseil d'administration.

Faits majeurs

Renouvellement des concessions de casinos

Le 13 juillet 2022, la ville de Cannes a octroyé la concession du casino Croisette à une nouvelle société du groupe (Société d'Exploitation des Jeux et Loisirs du Croisette) pour une période de 12 ans, à compter du 1er novembre 2022. Le Groupe a ainsi constaté un nouveau droit d'utilisation pour une valeur de 11,5 M€ qui sera amorti à partir de cette date.

Remboursement PGE

Le Groupe, dans le cadre de l'épidémie de Covid, et pour permettre le financement court terme de la société et ses filiales, avait obtenu lors des deux exercices précédents trois prêts garantis par l'Etat (PGE) pour un total de 50 millions d'euros :

  • Un à hauteur de 20 M€ obtenu le 15 septembre 2020, pour lequel un échéancier a été obtenu jusqu'en septembre 2026 ;
  • Un à hauteur de 10 M€ obtenu le 15 décembre 2020, pour lequel aucun échéancier de remboursement n'a été conclu ;
  • Un à hauteur de 20 M€ obtenu le 25 juin 2021, pour lequel un étalement du remboursement a été obtenu jusqu'en juin 2027.

Ainsi, compte tenu de sa trésorerie disponible et des étalements obtenus de 2,5 millions lors du premier semestre, la somme des PGE à rembourser au 30 avril 2023 s'élève à 37,5 millions d'euros (voir note 7.1).

NOTE 1 - REGLES ET METHODES COMPTABLES

Méthodes comptables :

Les méthodes comptables sont présentées dans un encadré dans chacune des notes correspondantes.

A - Référentiel

Les états financiers consolidés intermédiaires résumés du Groupe SFCMC portant sur la période de 6 mois close au 30 avril 2023 sont établis conformément à la norme IAS 34 « Information Financière Intermédiaire ». Ils ont été arrêtés par le Conseil d'administration en date du 28 juin 2023. S'agissant de comptes résumés, ils ne comportent pas l'intégralité des informations financières requises par le référentiel IFRS pour l'établissement des états financiers annuels et doivent donc être lus conjointement avec les états financiers consolidés du Groupe pour l'exercice clos le 31 octobre 2022, établis en conformité avec les normes comptables internationales (« normes IFRS ») telles que publiées par l'International Accounting Standard Board (IASB) et adoptées par l'Union européenne.

Conformément à IAS 34, les notes annexes présentées ci-après portent uniquement sur les éléments significatifs du semestre.

Ce référentiel, disponible sur le site internet de la Commission Européenne, intègre les normes comptables internationales (IAS et IFRS), les interprétations du comité permanent d'interprétation (Standing Interpretations Committee – SIC) et du comité d'interprétation des normes d'informations financières internationales (International Financial Interpretations Committee – IFRIC).

Le Groupe SFCMC a appliqué dans les états financiers intermédiaires clos au 30 avril 2023 les normes, interprétations et amendements aux normes publiées qui sont d'application obligatoire aux exercices ouverts au 1er novembre 2022.

Normes, amendements et interprétations obligatoires au 1er novembre 2022

Les nouvelles normes, amendements et interprétations obligatoires au 1er novembre 2022 sont les suivants :

Amendements à IFRS 3 : "Regroupements d'entreprises", IAS 16 - « Immobilisations corporelles », IAS 37 - « Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels » et améliorations annuelles (2018-2020), applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022 ;

Ces nouveaux textes ne sont pas applicables ou n'ont pas eu d'incidence significative sur les comptes du Groupe.

Normes, amendements et interprétations non obligatoires au 1er novembre 2022 mais pouvant être anticipés

Le Groupe n'a pas anticipé l'application des normes, amendements et interprétations non obligatoires au 1er novembre 2022. Ces normes, amendements et interprétations sont les suivants :

  • Amendements à IFRS 17 « Contrats d'assurance », émis le 18 mai 2017 ; incluant l'amendement à IFRS 17, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023 ;
  • Amendements à IAS 8 « Méthodes comptables, changements d'estimations comptables et erreurs : Définition des estimations comptables », applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023 ;
  • Amendements à IAS 1 « Présentation des Etats Financiers et des pratiques IFRS Information à fournir sur les méthodes comptables », applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023 ;
  • Amendements à IAS 12 « Impôt différé lié aux actifs et aux passifs découlant d'une transaction unique », applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023 ;
  • Amendements à IFRS 17 « Contrats d'assurance », incluant l'amendement à IFRS 17 et IFRS 9, informations comparatives, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023.

La première application de ces normes et amendements, ne devrait pas avoir d'effet matériel sur les comptes du Groupe.

Normes, amendements et interprétations publiés par l'IASB mais non encore approuvés par l'Union européenne

Le Groupe pourrait principalement être concerné par :

Amendements à IAS 1 :

  • "Présentation des Etats Financiers – classification des passifs comme 'courants' ou 'non courants'" ;

  • "Présentation des Etats Financiers – classification des passifs comme 'courants' ou 'non courants'" ;

  • "Passif non courants avec Covenants ;

Amendements à IFRS 16 – « Contrats de locations », dettes de loyer au cours d'une vente ou d'une cession bail.

Les impacts sont en cours d'analyse.

B - Variations saisonnières

Le groupe SFCMC constate des variations saisonnières sur ses activités qui peuvent affecter, d'un trimestre à l'autre, le niveau de chiffre d'affaires et des charges. Ainsi les résultats annuels dépendent de façon significative de l'activité du second semestre de l'exercice, soit du 1er mai au 31 octobre, qui correspond traditionnellement à la haute saison pour le Groupe (à l'exception de l'Hôtel Barrière Carl Gustaf pour lequel la haute saison se situe à l'automne / hiver). Par conséquent, les résultats du premier semestre 2023 ne sont pas nécessairement représentatifs des résultats pouvant être attendus pour l'ensemble de l'exercice 2023.

En effet, le mois d'août reste le mois le plus fort en termes d'activité. Le mois de décembre est le mois le plus faible, notamment en raison de la fermeture annuelle des hôtels Majestic et Gray d'Albion. Cependant, le caractère saisonnier de l'activité est atténué par les nombreux congrès et festivals qui animent la ville tout au long de l'année. Cannes est la seconde ville française de congrès, après Paris.

C - Principales estimations

Pour préparer les états financiers consolidés semestriels résumés du Groupe, la Direction du Groupe et des filiales peut être amenée à faire des estimations et des hypothèses ; celles-ci ont pu affecter les montants présentés au titre des éléments d'actif et de passif, les passifs éventuels à la date d'établissement des états financiers, et les montants présentés au titre des produits et des charges de la période. Ces estimations et appréciations sont évaluées de façon continue sur la base d'une expérience

passée ainsi que de divers autres facteurs jugés raisonnables au regard des circonstances actuelles et qui constituent le fondement des appréciations de la valeur comptable des éléments d'actif et de passif. Les résultats réels pourraient différer sensiblement de ces estimations en fonction d'hypothèses ou de conditions différentes.

La mise à jour des estimations qui concernent les ensembles immobiliers est décrite en note 3.

D - Devise d'établissement et présentation des états financiers

Les chiffres présentés sont exprimés en milliers d'euros (EUR), monnaie fonctionnelle et de présentation du Groupe, sauf indications contraires.

E - Principes de consolidation

Les sociétés sont consolidées par intégration globale lorsque le Groupe en détient le contrôle. Le Groupe contrôle une entité s'il détient cumulativement le pouvoir sur cette entité, une exposition ou des droits aux rendements variables de cette entité et la capacité d'agir sur ces rendements. Les états financiers des filiales sont inclus dans les états financiers consolidés à compter de la date du transfert du contrôle effectif jusqu'à la date où le contrôle cesse d'exister. Les intérêts des actionnaires minoritaires sont présentés au bilan dans une catégorie distincte « intérêts non-contrôlants ». La part de ces actionnaires aux résultats est présentée distinctement dans le compte de résultat.

Les sociétés sous contrôle conjoint sont consolidées selon la méthode de la mise en équivalence.

Les entreprises associées sont toutes les entités dont le Groupe ne détient pas le contrôle, mais sur lesquelles il exerce une influence notable qui s'accompagne généralement d'une participation comprise entre 20% et 50% des droits de vote. Les participations dans les entreprises associées sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence et initialement comptabilisées à leur coût. La participation du Groupe dans les entreprises associées comprend l'écart d'acquisition (net de tout cumul de pertes de valeur) identifié lors de l'acquisition.

Postérieurement à l'acquisition, la quote-part du Groupe dans le résultat net des entreprises associées est comptabilisée en résultat consolidé et sa quote-part dans les variations de capitaux propres (sans impact sur le résultat) est comptabilisée directement en capitaux propres. La valeur comptable de la participation est ajustée du montant cumulé des variations postérieures à l'acquisition. Lorsque la quote-part du Groupe dans les pertes d'une entreprise associée est supérieure ou égale à sa participation dans l'entreprise associée, y compris toute créance non garantie, le Groupe ne comptabilise pas de pertes additionnelles, sauf s'il a encouru une obligation ou effectué des paiements au nom de l'entreprise associée, auquel cas la quote-part de perte est comptabilisée en diminution des actifs envers ces sociétés, et au-delà en « provisions courantes ».

Les profits latents sur les transactions entre le Groupe et ses entreprises associées sont éliminés en proportion de la participation du Groupe dans les entreprises associées. Les pertes latentes sont également éliminées, à moins qu'en cas d'actif cédé la transaction n'indique une perte de valeur. Les méthodes comptables des entreprises associées ont été modifiées lorsque nécessaire afin d'être alignées sur celles adoptées par le Groupe.

La liste des sociétés consolidées est présentée en note 15.

F - Cadre contractuel des activités de casino

Les activités de casino sont régies par une réglementation spécifique, sous le contrôle du Ministère de l'Intérieur en France. Les casinos sont exploités dans le cadre de contrats conclus avec les communes pour une durée qui est au maximum de 20 ans.

Les casinos détenus en propre ou par le biais d'un bail commercial ou d'un bail à construction avec un tiers, sont exclus du champ d'application d'IFRIC 12, par nature.

Les casinos exploités en vertu de contrats de concession de construction ou de conventions de mise à disposition et d'utilisation d'un bien public sont exclus du champ d'application d'IFRIC 12 au motif que le critère de contrôle de la collectivité sur le prix des services rendus par l'exploitant n'est pas démontré. Par contre, les redevances d'occupation de l'espace public rentrent dans le champ d'application de la norme IFRS 16.

Les dates de fin de concession sont les suivantes :

Sociétés Commune Date de fin
de
concession
Structure de
propriété
Casino Croisette Cannes 31/10/2034 Locataire

NOTE 2 - IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

Méthode comptable

Les immobilisations incorporelles acquises séparément sont comptabilisées initialement à leur coût (première catégorie) et les immobilisations incorporelles acquises dans le cadre d'un regroupement d'entreprises sont comptabilisées à leur juste valeur si cette dernière peut être estimée de manière fiable (deuxième catégorie). Postérieurement à la comptabilisation initiale, les immobilisations incorporelles sont évaluées à leur coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur constatés.

L'amortissement est pratiqué sur la base de la durée d'utilité après prise en compte, le cas échéant, d'une valeur résiduelle. La durée d'utilité est appréciée comme étant définie ou indéfinie. Les systèmes d'information de gestion, logiciels et brevets appartiennent à la première catégorie et sont amortis en mode linéaire sur leur durée d'utilité prévue, allant de 1 an à 3 ans. Les marques appartiennent à la deuxième catégorie.

Les immobilisations incorporelles à durée de vie indéfinie ne sont pas amorties et font l'objet d'une revue de leur valorisation en cas de survenance d'évènements susceptibles de remettre en cause leur valeur et dans tous les cas au minimum une fois par an. Ces tests sont pratiqués soit individuellement, soit au niveau de l'unité génératrice de trésorerie à laquelle l'immobilisation incorporelle est rattachée, s'il n'est pas possible d'estimer la valeur recouvrable de l'actif pris individuellement. En cas de perte de valeur, la dépréciation constatée au compte de résultat dans la rubrique « Dépréciation d'actifs » est réversible sous réserve de ne pas dépasser la VNC qui aurait résulté d'un amortissement normal.

Examen de la valeur recouvrable des actifs long-terme

Selon la norme IAS 36 – « Dépréciation des actifs », la valeur recouvrable des actifs incorporels à durée d'utilité indéfinie est testée dès l'apparition d'indice de perte de valeur et au minimum une fois par an. Les actifs corporels et incorporels ayant une durée d'utilité déterminée font l'objet de tests de dépréciation dès lors qu'il existe des indices objectifs de perte de valeur. Ces pertes de valeur comptabilisées en compte de résultat sont réversibles.

Pour ces tests, les actifs long-terme sont regroupés par unité génératrice de trésorerie (UGT). Ces UGT sont des ensembles homogènes d'actifs dont l'utilisation continue engendre des entrées de trésorerie qui sont largement indépendantes des entrées de trésorerie générées par d'autres actifs. Dans le cadre de l'hôtellerie, l'UGT correspond à l'hôtel. Dans le cadre de l'activité de jeux, l'UGT correspond au casino.

L'UGT comprend les écarts d'acquisition, les immobilisations incorporelles et les immobilisations corporelles.

La valeur recouvrable de ces UGT correspond à la valeur la plus élevée entre la juste valeur diminuée des coûts de sortie et la valeur d'utilité.

  • Juste valeur diminuée des coûts de sortie : valeur fondée sur la base de valorisation d'experts dans le domaine immobilier pour les ensembles hôteliers (multiple EBITDA, valeur locative de l'ensemble immobilier, entre autres);
  • Valeur d'utilité : en référence à des flux futurs de trésorerie (période de 5 ans) après impôt actualisés avec prise en compte d'une valeur terminale basée sur un taux de croissance à long terme des revenus générés par l'UGT ainsi valorisée.

Lorsque la valeur recouvrable devient inférieure à la valeur nette comptable de l'UGT, une provision pour dépréciation est constituée sur le poste « Dépréciation des actifs » du compte de résultat. Cette dépréciation est imputée en priorité sur les écarts d'acquisition.

Les indices de pertes de valeur suivis par le Groupe sont les suivants :

  • Pour les Hôtels : Baisse de 15% du CA et/ou baisse de 30% de l'EBE et/ou baisse significative du marché immobilier, par rapport à N-1 ;
  • Pour les Casinos : Baisse de 15% du PBJ et/ou baisse de 30% de l'EBE, par rapport à N-1 ;
  • Pour les activités en cours de lancement, le Groupe examine notamment les réalisations au regard des attendus : écart de 15% par rapport au prévisionnel du CA et/ou du 30% par rapport au prévisionnel de l'EBE.
(En milliers d'euros) Marques Logiciels Autres immob.
incorporelles
Total des
immob.
incorporelles
Valeur nette au 31/10/2021 45 63 126 234
Acquisitions de l'exercice - - - -
Sorties de périmètre - - - -
Dotations aux amortissements - (16) - (16)
Dépréciations - - - -
Cessions de l'exercice - - - -
Différence de conversion - - - -
Reclassements et autres variations - - - -
Valeur brute au 30/04/2022 49 894 6 010 6 953
Dépréciation au 30/04/2022 (4) (847) (5 884) (6 735)
Valeur nette au 30/04/2022 45 47 126 218
Acquisitions de l'exercice - 27 - 27
Sorties de périmètre - - - -
Dotations aux amortissements - (38) - (38)
Dépréciations - - - -
Cessions de l'exercice - - - -
Différence de conversion - - - -
Reclassements et autres variations - - - -
Valeur brute au 31/10/2022 49 921 126 1 096
Dépréciation au 31/10/2022 (4) (869) - (873)
Valeur nette au 31/10/2022 45 52 126 224
Acquisitions de l'exercice - 9 - 9
Sorties de périmètre - - - -
Dotations aux amortissements - (21) - (21)
Dépréciations - - - -
Cessions de l'exercice - - - -
Différence de conversion - - - -
Reclassements et autres variations - - - -
Valeur brute au 30/04/2023 49 930 125 1 104
Dépréciation au 30/04/2023 (4) (888) - (892)
Valeur nette au 30/04/2023 45 42 125 212

NOTE 3 - IMMOBILISATIONS CORPORELLES

Méthode comptable

La méthode retenue pour la comptabilisation des immobilisations est celle du coût amorti. Dans le cadre de la première adoption du référentiel comptable international, le groupe a toutefois utilisé la possibilité de réévaluer à la juste valeur les immobilisations au 1er novembre 2004. Le terrain du Majestic a ainsi fait l'objet à cette date d'une réévaluation sur base d'expertise.

Conformément à la norme IAS 16, les immobilisations corporelles sont inscrites au bilan à leur valeur d'acquisition ou à leur coût de revient (y compris les frais financiers intercalaires des emprunts nécessaires au financement des constructions) moins les amortissements et les pertes de valeur.

Les immobilisations corporelles en cours de construction sont immobilisées au coût, diminué de toute perte de valeur identifiée. L'amortissement de ces actifs commence lorsque les actifs sont mis en service.

Les terrains ne sont pas amortis.

Les amortissements sont calculés selon le mode linéaire en fonction de la durée d'utilité prévue, selon une approche par composants :

Constructions 20 à 60 ans
Constructions sur sol d'autrui (a)
Installations techniques 5 ans
Installations générales 7 à 10 ans
Mobiliers divers 5 ans
Matériels de restauration 3-5-7 ans
Machines à sous 5 ans

(a) Les travaux et aménagements réalisés sur les sols et dans les immeubles d'autrui sont amortis sur leur durée d'utilité, cette dernière étant limitée à l'échéance des baux et concessions auxquels ils se rattachent, en tenant compte le cas échéant d'une valeur de reprise prévue dans le cadre de la concession. Le cas échéant, une valeur résiduelle est déterminée.

En France, les casinos peuvent bénéficier de dégrèvements sur les prélèvements dont fait l'objet le produit brut des jeux, à raison d'investissements hôteliers agréés. Ces dégrèvements, qui constituent en réalité des subventions d'investissement, sont comptabilisés en moins des actifs ainsi financés, conformément à la norme IAS 20. Les subventions sont comptabilisées à leur juste valeur correspondant soit aux flux encaissés soit aux flux à recevoir (actualisés le cas échéant) et en contrepartie des « Autres débiteurs », pour les subventions à recevoir, classés en non courants ou courants, selon que leur versement est attendu à plus ou moins d'un an. Les subventions sont ensuite réintégrées au résultat au rythme de l'amortissement des biens concernés.

Examen de la valeur recouvrable des actifs long-terme

Voir note 2.

(En milliers d'euros) Terrains Construct. et
aménag.
Installations
techniques,
matériel et
outillage
Autres
immob.
corporelles
Immob. en
cours
Total des
immob.
corporelles
Valeur nette au 31/10/2021 259 392 78 919 6 135 5 977 1 228 351 651
Investissements de l'exercice (*) - 393 203 142 1 035 1 773
Sorties de périmètre - - - - - -
Dotations aux amortissements (**) - (3 848) (1 143) (753) - (5 744)
Dépréciations - - - - - -
Cessions de l'exercice - - - - - -
Différence de conversion - - - - - -
Reclassements et autres variations - 914 80 68 (1 066) (4)
Valeur brute au 30/04/2022 259 392 213 949 28 717 14 259 1 197 517 515
Dépréciation au 30/04/2022 - (137 571) (23 443) (8 826) - (169 839)
Valeur nette au 30/04/2022 259 392 76 378 5 275 5 434 1 197 347 676
Investissements de l'exercice (*) - 477 928 1 053 464 2 922
Sorties de périmètre - - - - - -
Dotations aux amortissements (**) - (7 293) (2 216) (1 623) - (11 132)
Dépréciations - - - - - -
Cessions de l'exercice - - - - - -
Différence de conversion - - - - - -
Reclassements et autres variations - 364 114 319 (798) (1)
Valeur brute au 31/10/2022 259 392 213 938 29 328 20 932 894 524 485
Dépréciation au 31/10/2022 - (141 471) (24 367) (15 206) - (181 044)
Valeur nette au 31/10/2022 259 392 72 467 4 961 5 726 894 343 441
Investissements de l'exercice (*) - 460 913 355 392 2 120
Sorties de périmètre - - - - - -
Dotations aux amortissements (**) - (3 871) (1 097) (711) - (5 679)
Dépréciations - (7 181) - - - (7 181)
Cessions de l'exercice - - - - - -
Différence de conversion - - - - - -
Reclassements et autres variations - 56 144 38 (239) (1)
Valeur brute au 30/04/2023 259 392 214 908 30 385 21 325 1 048 527 058
Dépréciation au 30/04/2023 - (152 977) (25 464) (15 917) - (194 358)
Valeur nette au 30/04/2023 259 392 61 931 4 921 5 408 1 048 332 700

(*) Les investissements de la période sont nets de subventions.

(**) Les dotations aux amortissements incluent la reprise en résultat des subventions d'investissement (à hauteur de 454 milliers d'euros au 30 avril 2023, et 648 milliers d'euros au 30 avril 2022).

Les investissements de la période concernent principalement le Majestic, le Gray d'Albion et le Casino Croisette. Les reclassements et autres variations correspondent aux mises en service des immobilisations en cours sur le Majestic et le Gray d'Albion.

Le Groupe détient principalement trois ensembles hôteliers, avec les valeurs nettes comptables hors dépréciation suivantes au 30 avril 2023 :

  • le Majestic (249 millions d'euros) ;
  • le Gray d'Albion (51 millions d'euros) ;
  • l'Hôtel Barrière Carl Gustaf (59 millions d'euros avant dépréciation et 47 millions d'euros après dépréciation des actifs).

En 2017, pour conforter l'analyse d'absence d'indices de perte de valeur, la société avait demandé à un expert immobilier une évaluation de l'ensemble hôtelier composé de l'hôtel Majestic et des boutiques adjacentes de la SCI 8, effectuée selon la méthode des flux de trésorerie futurs actualisés de la valeur locative de l'ensemble.

En 2019, la société a également demandé à un expert immobilier une évaluation de l'hôtel du Gray d'Albion, selon la même méthode que celle utilisée pour le Majestic.

Au 31 octobre 2019, ces deux évaluations obtenues confortaient l'analyse de la Direction sur l'absence de perte de valeur sur ces ensembles hôteliers.

Au 31 octobre 2020, la crise Covid-19 et ses conséquences sur les marchés Hôteliers et Casinotiers constituaient un indice de perte de valeur. Le Groupe avait dans ce contexte procédé à un test de dépréciation sur ces ensembles hôteliers. La valeur d'utilité ainsi déterminée reposait sur les hypothèses suivantes :

  • un redressement progressif du niveau d'activité et de rentabilité à échéance 2023, avec un niveau d'EBE estimé à cette date proche de celui connu en 2019 ;
  • un taux d'actualisation de 7,50% ;
  • un taux de croissance long-terme de 1,9% .

Les valeurs d'utilité ainsi estimées étant supérieures aux valeurs nettes comptables des actifs des UGT testées, aucune dépréciation n'avait été comptabilisée au 31 octobre 2020.

En 2021, 2022 et 2023, aucun indice de perte de valeur n'ayant été constaté, aucun test de dépréciation n'a été effectué sur les ensembles hôteliers du Majestic et du Gray d'Albion.

Au 30 avril 2023, le Groupe a cependant procédé à un nouveau test de dépréciation des actifs immobiliers de Saint-Barthélemy car les indices de perte de valeur demeurent d'actualité au regard du décrochage observé sur le premier semestre par rapport aux hypothèses qui avaient été retenues lors du test de dépréciation réalisé à la clôture de l'exercice clos au 31 octobre 2022 (moins 15% de chiffre d'affaires et -30% d'EBE par rapport au budget). Une partie de ce décrochage est liée à l'absence de clientèle russe dans le contexte du conflit actuel en Ukraine. Les hypothèses prises en compte dans le test de dépréciation sont les suivantes :

  • un taux d'actualisation de 8,9% ;
  • un taux de croissance long-terme de 2,0% ;
  • un taux d'investissement de 2,2% du chiffre d'affaires net.

A la suite de ce test, et compte tenu de la diminution de la valeur nette comptable des actifs suite à l'amortissement de la période, le Groupe a comptabilisé une dépréciation de 11,7m€ réparties entre les immobilisations corporelles à hauteur de 7,2 M€ et le droit d'utilisation à hauteur de 4,5 M€ (voir note 4.1). Le Groupe a également mené des analyses de sensibilité sur les actifs immobiliers de Saint-Barthélemy :

  • la hausse de 1% du taux d'actualisation conduirait le Groupe à constater une dépréciation supplémentaires de 3,4 M€, tandis qu'une diminution de 1% de ce même taux permettrait de reprendre la dépréciation comptabilisée à hauteur de 4,5 M€ ;
  • la baisse de 0,5% du taux de croissance long-terme amènerait le Groupe à constater une dépréciation supplémentaire de 1,4 M€, tandis qu'une augmentation de 0,5% de ce même taux permettrait de reprendre la dépréciation comptabilisée à hauteur de 1,6 M€ ;
  • la baisse de 10% du chiffre d'affaires sur l'ensemble des activités et sur l'ensemble de la durée du plan d'affaires conduirait le Groupe à constater une dépréciation supplémentaire de 4,2 M€.

NOTE 4 - CONTRATS DE LOCATION

Méthode comptable :

Définition d'un contrat de location

Un contrat est, ou contient, un contrat de location s'il octroie le droit d'utiliser un actif sous-jacent pendant une période déterminée, en échange d'une contrepartie. A la date de conclusion d'un contrat, le Groupe détermine s'il remplit les deux conditions cumulatives suivantes pour être qualifié de contrat de location : son exécution dépend de l'utilisation d'un actif identifié et il confère le droit de contrôler l'utilisation de cet actif identifié.

Les contrats de location sont comptabilisés au bilan du Groupe, avec constatation :

  • D'un actif représentatif du droit d'utilisation de l'actif loué pendant la durée du contrat; et
  • D'une dette au titre de l'obligation de paiements de loyers.
    • Evaluation du droits d'utilisation des actifs

Le droit d'utilisation est évalué initialement à son coût à la date de prise d'effet du contrat, i.e. la date à laquelle l'actif sous-jacent est mis à disposition du Groupe. Le coût d'un droit d'utilisation comprend :

  • Le montant initial de la dette de loyers,
  • Les paiements d'avance, nets le cas échéant des avantages reçus du bailleur,
  • Les coûts directs initiaux encourus, et
  • Les coûts estimés de remise en état de l'actif loué, si applicable.

Le droit d'utilisation est amorti sur une base linéaire sur la durée la plus courte de sa durée d'utilité et de la durée du contrat. Il est soumis aux tests de dépréciation, conformément à la norme IAS 36 Dépréciation d'actifs.

Evaluation de la dette de loyers

La dette de loyers est évaluée initialement pour la valeur actualisée des paiements dus sur la durée du contrat.

Ces paiements comprennent :

  • Les loyers fixes (y compris ceux considérés comme fixes en substance) diminués des avantages à recevoir,
  • Les loyers variables basés sur un indice ou un taux,
  • Les paiements à effectuer par le preneur en vertu d'une garantie de valeur résiduelle, et
  • Les pénalités de résiliation anticipée lorsque le Groupe est raisonnablement certain d'exercer l'option de sortie à la date de prise d'effet du contrat.

Pour déterminer la valeur actuelle des paiements de loyers, le Groupe utilise son taux marginal d'endettement à la date de prise d'effet du contrat lorsque le taux implicite du contrat n'est pas aisément déterminable. Il s'agit du taux que le preneur obtiendrait pour financer un actif de valeur identique, dans un environnement économique similaire, et sur une durée et avec des garanties similaires. Le taux marginal utilisé est de 1,539% : il a été comparé aux taux d'obligations d'Etat et des spreads de crédit spécifiques selon la localisation de l'actif loué et la durée du contrat, ajusté d'un facteur de duration afin de tenir compte du profil des paiements de loyers – le différentiel n'est pas significatif.

La dette de loyers est comptabilisée au coût amorti, selon la méthode du taux d'intérêt effectif. A chaque clôture, elle est augmentée des intérêts de la période et diminuée du montant des paiements effectués.

La dette de loyers est réévaluée en cas de révision des loyers variables basés sur un indice ou un taux, ou lorsque le Groupe modifie son appréciation du caractère raisonnablement certain de l'exercice d'une option de renouvellement ou de résiliation anticipée. Dans un tel cas, la valeur comptable du droit d'utilisation est ajustée pour un montant équivalent ou, si elle a déjà été ramenée à zéro, l'impact est comptabilisé en compte de résultat.

Durée des contrats de location

La durée d'un contrat de location correspond à la période non résiliable, augmentée (ou réduite) des périodes couvertes par une option de renouvellement (ou de résiliation) lorsque cette dernière est raisonnablement certaine d'être exercée. Le management exerce son jugement pour déterminer la durée d'un contrat de location lorsque ce dernier inclut des options de renouvellement exerçables uniquement par le Groupe. Il tient compte de tous les facteurs pertinents qui créent une incitation économique à exercer ou non l'option, tels que l'existence d'agencements significatifs entrepris dans les actifs immobiliers loués. Après la date de prise d'effet du contrat, le Groupe peut être amené à réviser la durée d'un contrat en cas d'évènement ou de changement de circonstance significatif sous son contrôle et qui affecte le caractère raisonnablement certain d'exercice (ou de non-exercice) d'une option de renouvellement, ou de résiliation.

Méthode comptable (suite) :

Contrats de courte durée ou portant sur des actifs de faible valeur

Le Groupe applique l'exemption de comptabilisation au bilan des contrats de courte durée (i.e. contrats ayant une durée inférieure ou égale à 12 mois, sans option de renouvellement, à leur date de prise d'effet) et des contrats portant sur des actifs de faible valeur. Les loyers associés sont constatés en charge au compte de résultat de manière linéaire sur la durée du contrat.

Loyers variables

Certains contrats de location portant sur les actifs hôteliers et casinotiers comprennent des paiements variables basés sur la performance des établissements, telle que définie contractuellement. Ces modalités de paiements sont une pratique courante dans ces secteurs. Les loyers variables sont comptabilisés en charge au compte de résultat au cours de la période à laquelle la condition qui déclenche les paiements se réalise.

Lorsque que les contrats de location variables incluent un montant minimum garanti payable au bailleur, ce montant garanti est considéré comme un loyer fixe en substance et est inclus dans la dette de loyers.

4.1 Droits d'utilisation

(En milliers d'euros) Contructions Concessions Autres actifs
immobiliers
Total des droits
d'utilisation
Valeur nette au 31/10/2021 21 079 1 209 5 799 28 087
Augmentations - - - -
Diminutions - - - -
Dotations aux amortissements (694) (110) (87) (891)
Dotations aux dépréciations - - - -
Différence de conversion - - - -
Reclassements et autres variations - - - -
Valeur brute au 30/04/2022 23 445 1 654 6 572 31 671
Dépréciation au 30/04/2022 (3 060) (555) (860) (4 475)
Valeur nette au 30/04/2022 20 385 1 099 5 712 27 196
Valeur nette au 31/10/2021 21 079 1 209 5 799 28 087
Augmentations 11 458 - 55 11 514
Diminutions - - - -
Dotations aux amortissements (1 181) (222) (404) (1 807)
Dotations aux dépréciations - - - -
Différence de conversion - - - -
Reclassements et autres variations - - - -
Valeur brute au 31/10/2022 34 903 1 654 6 637 43 195
Dépréciation au 31/10/2022 (3 547) (667) (1 187) (5 401)
Valeur nette au 31/10/2022 31 356 987 5 450 37 794
Augmentations - - - -
Diminutions - - - -
Dotations aux amortissements (636) (533) (198) (1 367)
Dotations aux dépréciations (4 539) - - (4 539)
Différence de conversion - - - -
Reclassements et autres variations - - - -
Valeur brute au 30/04/2023 34 903 1 654 6 615 43 172
Dépréciation au 30/04/2023 (8 722) (1 200) (1 363) (11 285)
Valeur nette au 30/04/2023 26 182 454 5 252 31 888

Les contrats de location du Groupe portent principalement sur les actifs hôteliers ainsi que sur les contrats de location identifiés dans les contrats de concessions des plages.

Les contrats sont négociés sur une base individuelle et peuvent inclure des termes et conditions variés. Les options de renouvellement diffèrent selon la typologie des actifs : pour les actifs hôteliers, le Groupe a choisi de prendre une durée totale contractuelle qui reflète également la durée d'amortissement des aménagements effectués sur les actifs ; pour les contrats de concession, aucune option de renouvellement n'a été prise dans la mesure où celle-ci n'est pas à la main du Groupe.

Au 30 avril 2023, le droit d'utilisation de l'Hôtel Carl Gustaf à Saint-Barthélemy s'élevait à 22,7 M€ avant la comptabilisation de la dépréciation de 3,8 M€ résultant du test de dépréciation (voir note 3).

4.2 Dette de loyers

(En milliers d'euros)
Solde au 31/10/2021 30 404
Augmentations -
Charge d'intérêts 232
Paiments de loyers (1 068)
Différence de conversion -
Reclassements et autres variations -
Solde au 30/04/2022 29 568
Solde au 31/10/2021 30 404
Augmentations 11 514
Charge d'intérêts 460
Paiments de loyers (2 146)
Différence de conversion -
Reclassements et autres variations -
Solde au 31/10/2022 40 232
Augmentations -
Charge d'intérêts 314
Paiments de loyers (2 228)
Différence de conversion -
Reclassements et autres variations -
Solde au 30/04/2023 38 317

4.3 Echéanciers des obligations locatives

Années
(En milliers d'euros)
31/10/2022 30/04/2023
à moins d'un an 2 577 2 604
de 1 à 2 ans 2 611 2 629
de 2 à 3 ans 2 649 2 548
de 3 à 4 ans 2 544 2 556
de 4 à 5 ans 2 577 2 596
Au-delà de 5 ans 27 275 25 383
Total 40 232 38 317

4.4 Montants comptabilisés en compte de résultat

(En milliers d'euros) 30/04/2022 31/10/2022 30/04/2023
Loyers immobiliers variables (192) (520) (272)
Loyers des contrats de courte durée (332) (675) (98)
Loyers des contrats portant sur des actifs de faible valeur (98) (234) (18)
Total loyers (622) (1 429) (388)
Amortissement et dépréciation des droits d'utilisation (891) (1 807) (5 906)
Charge d'intérêts sur dette de loyers (232) (460) (314)
Total (1 745) (5 631) (6 608)

Les loyers immobiliers variables sont essentiellement liés aux loyers des Plages indexés sur le chiffre d'affaires réalisé. Les loyers des contrats de courte durée correspondent eux essentiellement aux loyers versés au titre de places de parking, pour lesquelles le contrat est résiliable à tout moment.

Les montants décaissés au titre des loyers variables ou de contrats de courte durée ne diffèrent pas substantiellement des montants indiqués dans le tableau ci-dessus.

NOTE 5 - PARTICIPATION DANS LES ENTREPRISES ASSOCIEES

(En milliers d'euros) 31/10/2022 30/04/2023
Latanier Expériences SAS - Saint Barthélémy 1 498 1 497
Total en valeur nette 1 498 1 497

Au cours de l'exercice 2016, la SFCMC a pris une participation à hauteur de 50% dans la société Latanier Expériences SAS qui exploite le restaurant Do Brazil sur la plage Shellona Beach à Saint Barthélémy.

Pour les sociétés dont la valeur de mise en équivalence a été ramenée à 0, les quotes-parts de résultat négatifs sont alors présentés en diminution du compte-courant du groupe et au-delà en provision courante si le groupe a une obligation légale ou implicite au nom de l'entreprise associée. Au 30 avril 2023, aucune participation n'est concernée.

La société Latanier Expériences a par ailleurs distribué 1 600 000 euros de dividendes sur l'exercice 2023, dont 50% revenant au groupe SFCMC. Elle avait distribué 1 700 000 euros de dividendes lors de l'exercice précédent, dont 50% revenant au groupe SFCMC.

Informations relatives aux entreprises associées

Les informations suivantes sont données consolidées, pour 100 %, indépendamment de la quote-part de détention du Groupe. Les montants présentés ci-dessous tiennent donc compte d'éventuels retraitements de consolidation.

(En milliers d'euros) 30/04/2022 31/10/2022 30/04/2023
Les comptes de Latanier - Expériences SAS sont les suivants :
Chiffre d'affaires 5 290 7 046 5 432
Résultat net 2 035 1 305 1 597
Montant des capitaux propres 1 929 199 196
Total Bilan 3 231 1 459 1 259
Fraction du capital détenu 50,00% 50,00% 50,00%

Méthode comptable :

Le capital social de Groupe SFCMC est composé de 175 182 actions de 12 euros de valeur nominale. Il n'existe pas au sein des capitaux propres de titres hybrides, l'ensemble des titres représentatifs des capitaux propres ouvrant droit à dividende. Un droit de vote double est attaché à toutes les actions nominatives et entièrement libérées, inscrites au nom du même titulaire depuis deux ans au moins.

Il n'existe pas d'instrument financier susceptible d'entraîner une dilution future.

6.1 Capital social – Actionnariat

Nombre d'actions % capital % droit de vote
31/10/2022 30/04/2023 31/10/2022 30/04/2023 31/10/2022 30/04/2023
Famille Desseigne-Barrière 105 996 105 998 60,51% 60,51% 62,28% 62,28%
Casinvest 40 894 40 894 23,34% 23,34% 24,11% 24,11%
FHL 17 519 17 519 10,00% 10,00% 10,33% 10,33%
Public 10 773 10 771 6,15% 6,15% 3,28% 3,28%
TOTAL 175 182 175 182 100% 100% 100% 100%

La valeur nominale par action est de 12 euros.

Un droit de vote double est attaché à toutes les actions nominatives et entièrement libérées, inscrites au nom d'un même titulaire depuis deux ans au moins.

Date Nombre total Nombre total de Nombre total de
d'actions composant droits de vote droits de vote
30/04/2023 175 182 321 989 321 989

(*) déduction faite des actions privées de droits de vote

6.2 Distribution de dividendes

L'assemblée générale du 21 mars 2023 a décidé de distribuer des dividendes au titre de l'exercice 2022 à hauteur de 13,5 millions d'euros, soit un total de 77 euros par action.

Pour mémoire, l'assemblée générale du 22 mars 2022 avait décidé de ne pas distribuer de dividendes au titre de l'exercice 2021 en raison des pertes générées sur la période.

NOTE 7 - EMPRUNTS ET DETTES FINANCIERES

Méthode comptable :

Tous les emprunts, incluant également les lignes de crédit utilisées et les découverts bancaires, sont initialement enregistrés à leur juste valeur du montant reçu, diminuée des coûts de transaction directement attribuables à celle-ci.

Postérieurement à la comptabilisation initiale, les emprunts sont évalués au coût amorti, selon la méthode du taux d'intérêt effectif.

Une évaluation de la juste valeur des instruments financiers du Groupe est effectuée dans la mesure où les données des marchés financiers permettent une estimation pertinente de leur valeur vénale dans une optique non liquidative. La juste valeur d'instruments financiers négociés sur un marché actif est donc basée sur les prix de marché à la date de clôture. Les prix de marché utilisés pour les actifs financiers détenus par le Groupe sont les cours acheteurs en vigueur sur le marché à la date d'évaluation.

Juste valeur de niveau 1 : prix cotés sur un marché actif

Juste valeur de niveau 2 : évaluation basée sur des données observables sur le marché

Juste valeur de niveau 3 : évaluation basée sur des données non observables sur le marché

7.1 Analyse de l'endettement net

(En milliers d'euros) 31/10/2022 30/04/2023
Passifs financiers
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Dépôts et cautionnements
Intérêts courus
-
40 000
800
70
-
37 518
838
80
Dettes financières 40 870 38 436
dont Dettes financières non courantes
dont Dettes financières courantes
33 857
7 013
29 059
9 377
Equivalents de trésorerie
Trésorerie
60 000
40 581
-
93 606
Trésorerie active 100 581 93 606
Dette nette (59 711) (55 170)

Le Groupe a obtenu, en 2021, un prêt garanti par l'Etat de 20 M€ en complément des premiers prêts garantis par l'Etat de 20 M€ et 10 M€ obtenus en 2020 pour faire face aux difficultés de trésorerie, conséquence directe de l'épidémie de Covid-19.

Au 30 avril 2023, le solde des PGE s'élève à 37,5 M€ et leur remboursement court jusqu'en juin 2027.

Trésorerie nette du tableau de flux de trésorerie

(En milliers d'euros) 31/10/2022 30/04/2023 Variation
Trésorerie active 100 581 93 606 (6 975)
Trésorerie nette du tableau de flux de trésorerie 100 581 93 606 (6 975)

7.2 Répartition par échéances des emprunts et dettes

Exercice 2022

(En milliers d'euros) N+1 N+2 N+3 N+4 N+5 Au-delà Total
Emprunts, dettes auprès des établissements de crédit
Emprunt, dettes financières diverses
Découverts bancaires et concours bancaires courants
6 209
735
70
9 977
-
-
10 020
-
-
10 062
-
-
3 732
65
-
-
-
40 000
800
70
Intérêts courus non échus - - - - - - -
Total 7 013 9 977 10 020 10 062 3 797 - 40 870

Au 30 avril 2023

(En milliers d'euros) N+1 N+2 N+3 N+4 N+5 Au-delà Total
Emprunts, dettes auprès des établissements de crédit 8 630 9 938 10 040 7 621 1 289 - 37 518
Emprunt, dettes financières diverses 667 - - - 171 838
Découverts bancaires et concours bancaires courants 80 - - - - - 80
Intérêts courus non échus - - - - - - -
Total 9 377 9 938 10 040 7 621 1 460 - 38 436

7.3 Dettes garanties et non garanties par des sûretés réelles

(En milliers d'euros) 31/10/2022 30/04/2023
Dettes non garanties 40 870 38 436
Total Valeur nette 40 870 38 436

Pour mémoire les PGE sont non garantis par des sûretés mais garantis à 85% par l'Etat Français.

NOTE 8 - PROVISIONS

Méthode comptable :

Indemnités de départ en retraite

Conformément à la loi et aux conventions collectives ou accords d'entreprises en vigueur, les salariés des sociétés françaises du Groupe bénéficient d'indemnités de fin de carrière, qui sont versées en une seule fois lors du départ en retraite du salarié et dont le financement est assuré par le Groupe.

Le Groupe calcule, chaque année, au titre de ces prestations, la valeur actuelle des engagements qu'il a contractés vis-àvis de ses salariés, conformément à IAS 19 révisée. Au 30 avril le Groupe comptabilise la moitié de la charge estimée pour l'exercice.

Afin de couvrir, au moins partiellement, ses engagements, le Groupe, dans certains cas, a versé à une institution externe chargée de la gestion des fonds, c'est à dire une compagnie d'assurances, des sommes destinées au paiement futur d'une partie des charges correspondantes. En cas d'insuffisance de couverture par le fonds une provision est constituée. En cas d'excédent, le montant est porté à l'actif du bilan en autres débiteurs sous réserve de sa disponibilité.

La valeur des engagements étant fixée à chaque fin d'exercice (soit au 31 octobre de chaque année) dans les conditions indiquées ci-dessus et compte tenu des fonds gérés par les institutions externes, les charges comptabilisées au cours de l'exercice tiennent compte :

  • des droits supplémentaires acquis par les salariés au cours de cet exercice, les droits étant généralement dépendants de l'ancienneté acquise dans le Groupe ;
  • de la variation de l'actualisation des droits existant en début d'exercice, compte tenu de l'écoulement d'une année ;
  • du rendement attendu en début d'exercice sur les fonds placés auprès d'une institution externe ;
  • des impacts liés à l'évolution des textes légaux et conventionnels constatés en résultat.

Les écarts actuariels liés, d'une part, aux changements de certaines hypothèses, d'autre part, aux ajustements d'expérience, et enfin, aux écarts entre le rendement attendu et le rendement réel des fonds sont constatés en totalité en autres éléments du résultat global selon IAS 19 révisée.

Provisions pour médailles du travail

Un avenant à la Convention Collective Nationale des Casinos du 29 mars 2002 a été signé le 21 juillet 2011 par les syndicats représentatifs de la profession.

Cet avenant prévoit le versement de primes corrélées à l'attribution de médailles du travail. Les primes varient en fonction de l'ancienneté dans la branche.

Cet avenant est applicable depuis le 1er janvier 2012.

Le Groupe calcule chaque année, à compter de l'exercice 2012, la valeur actuelle des engagements qu'il a contractés visà-vis de ses salariés au titre de ces prestations, conformément à IAS 19 révisée. L'engagement est enregistré en provision et les variations actuarielles sont immédiatement comptabilisées au compte de résultat.

Provisions pour litiges

.

Une provision est comptabilisée lorsque le Groupe a une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d'un événement passé, dont le montant peut être évalué avec fiabilité et dont il est probable que l'extinction se traduira par une sortie de ressources sans contrepartie au moins équivalente. Les risques sont provisionnés au cas par cas après avis notamment des conseils externes du Groupe, sollicités régulièrement en fonction de l'évolution des procédures, actions et évènements.

Autres provisions pour passifs et charges à caractère courant et non courant

Des provisions pour autres passifs et charges sont constituées conformément à IAS 37 afin de couvrir le risque potentiel des pertes sur les litiges en cours, ou des engagements donnés par la société.

Exercice 2022

(En milliers d'euros) 31/10/2021 Dotation Gains et
pertes
actuariels
Reprise avec
utilisation
Reprise
sans
utilisation
Autres 31/10/2022
Provisions pour retraites
Provisions pour médailles du travail
4 229
181
228
-
(902)
-
-
(67)
-
-
-
-
3 555
114
Provisions à caractère non courant 4 409 228 (902) (67) - - 3 669
Provisions pour litiges sociaux
Provisions pour autres litiges
Autres provisions
438
2 823
483
106
-
85
-
-
-
(25)
(2 201)
-
(87)
(599)
(118)
(1)
138
(138)
431
161
312
Provisions à caractère courant 3 744 191 - (2 226) (804) (1) 904

Au 30 avril 2023

(En milliers d'euros) 31/10/2022 Dotation Gains et
pertes
actuariels
Reprise avec
utilisation
Reprise
sans
utilisation
Autres 30/04/2023
Provisions pour retraites
Provisions pour médailles du travail
3 555
114
182
-
-
-
-
-
-
-
-
-
3 736
114
Provisions à caractère non courant 3 669 182 - - - - 3 850
Provisions pour litiges sociaux
Provisions pour autres litiges
Autres provisions
431
161
312
98
-
-
-
-
-
-
-
-
(81)
-
-
-
-
448
161
311
Provisions à caractère courant 904 98 - - (81) - 920

Provision Retraite

Suite à la promulgation de la loi relative à la réforme des retraites en France le 14 avril 2023, une analyse a été conduite par le Groupe afin d'identifier les impacts potentiels sur le montant de la provision au 30 avril 2023. A ce stade, les analyses préliminaires suggèrent des impacts à la hausse et à la baisse, et qui globalement devraient amener à une réduction de la provision jusqu'à 3% du montant comptabilisé à fin octobre 2022. Ainsi, l'impact a été jugé non significatif au 30 avril 2023. L'impact définitif sera pris en compte lors de l'évaluation actuarielle au 31 octobre 2023.

Contrôle URSSAF

Certaines sociétés du Groupe ont subi un contrôle URSSAF portant sur les exercices 2015, 2016 et 2017. Celles-ci ont répondu le 28 septembre 2018 aux diverses lettres d'observations des URSSAF. Le Groupe a provisionné les montants non contestés et les risques plus probables qu'improbables à hauteur de 0,1 M€ en autres charges opérationnelles au 31 octobre 2018.

Au 31 octobre 2020, les notifications définitives ont été reçues et en l'absence de réponse de la Commission de Recours Amiable, le Groupe a saisi les Tribunaux de Grande Instance et a mis à jour ses estimations pour un montant de 0,3 m€ en autres charges opérationnelles.

Au 30 avril 2023, les négociations entre les deux parties sont toujours en cours et l'évaluation du risque reste inchangée.

Provisions pour indemnités de départ à la retraite, médailles du travail et engagements assimilés

31/10/2022 30/04/2023
Taux d'actualisation 3,80% 3,80%
Taux d'inflation 1,90% 1,90%
0% à 18% 0% à 18%
Taux de départ (1) en fonction de la tranche d'âge
et de la catégorie de personne
Casino : 50% Casino : 50%
Taux de charges sociales Hôtels : 45% Hôtels : 45%
Départ volontaire à l'initiative du
Modalité de départ en retraite salarié
Table de mortalité issue de TG 05 H/F TG 05 H/F
Augmentation annuelle des salaires au-delà de l'inflation
Cadres 0,80% 0,80%
Non cadres 0,50% 0,50%
Durée résiduelle de vie active moyenne 17/19 ans
17/19 ans
Probabilité de demande et d'obtention de la médaille
Cadres 70% 70%
Non cadres 80% 80%
Date d'entrée dans la branche Date d'entrée dans le Groupe
Evolution du plafond annuel de la Sécurité Sociale 2,50% 2,50%

NOTE 9 - INFORMATION SECTORIELLE

Méthode comptable :

En application d'IFRS 8 – « Secteurs opérationnels », l'information sectorielle présentée est établie sur la base des données de gestion interne communiquées à la direction générale, composée des principaux décideurs opérationnels du Groupe.

Les secteurs opérationnels sont suivis individuellement en termes de reporting interne, suivant des indicateurs communs. Le suivi des performances et l'allocation des ressources sont réalisés sur la base de ces secteurs opérationnels. Les données chiffrées publiées et issues du reporting interne sont établies en conformité avec le référentiel IFRS appliqué par le Groupe pour ses états financiers consolidés.

Les secteurs d'activité du Groupe se distinguent autour des deux grands métiers : l'exploitation de casinos et l'hôtellerie.

  • L'activité Casinos concerne l'exploitation d'un casino et regroupe les activités d'exploitation de jeux de tables traditionnels, des machines à sous et les autres prestations réalisées dans les établissements de jeu (restauration, ...).
  • L'activité hôtelière concerne l'exploitation de 3 hôtels bénéficiant chacun de restaurant attenants et de l'ensemble des activités de loisir réalisées au sein de ces établissements. Deux des hôtels bénéficient également d'une concession de plage.
  • Les autres secteurs concernent les activités de location immobilière.

Il n'existe pas d'autre secteur opérationnel représentant au moins 10% des produits des activités ordinaires, 10% du résultat net ou 10% des actifs et pouvant être identifié de façon distincte.

Compte tenu du type d'activités réalisé par le Groupe, celui-ci n'a pas de dépendance significative à l'égard de ses principaux clients.

Le Groupe réalise l'intégralité de son chiffre d'affaires en France métropolitaine et à Saint Barthélémy.

Les résultats opérationnels par secteur d'activité sont détaillés ainsi :

(En milliers d'euros) Casinos Hôtellerie Autres Dont inter
segment
Total Groupe
Au 30 avril 2022
Chiffre d'affaires 13 665 28 121 1 698 (603) 42 881
Chiffre d'affaires net de prélèvements 7 816 28 121 1 698 (603) 37 032
Dont ventes inter-segment 603 (603) -
Excédent brut d'exploitation (169) 1 962 1 655 3 448
Résultat opérationnel (2 939)
Résultat financier (393)
Résultat global des opérations (2 315)
Impôts 799
Résultat net de l'ensemble consolidé (1 516)
Au 30 avril 2023
Chiffre d'affaires 16 200 31 320 1 826 (651) 48 695
Chiffre d'affaires net de prélèvements 9 161 31 320 1 826 (651) 41 656
Dont ventes inter-segment 651 (651) -
Excédent brut d'exploitation (386) 1 856 1 779 3 249
Résultat opérationnel (16 535)
Résultat financier 137
Résultat global des opérations (15 599)
Impôts 777
Résultat net de l'ensemble consolidé (14 822)

Les montants en inter-segment correspondent à l'élimination du loyer entre le Majestic et la SCI.

Actifs et investissements

(En milliers d'euros) Casinos Hôtellerie Autres Total Groupe
Au 31 octobre 2021
Actifs sectoriels (écarts d'aquisition, Immobilisations
incorporelles, corporelles et droits d'utilisation)
1 320 348 125 30 528 379 972
Investissements au titre d'actifs non courants 125 5 645 3 5 773
Au 31 octobre 2022
Actifs sectoriels (écarts d'aquisition, Immobilisations
incorporelles, corporelles et droits d'utilisation)
12 544 338 490 30 425 381 459
Investissements au titre d'actifs non courants 11 944 2 512 7 14 463
Au 30 avril 2023
Actifs sectoriels (écarts d'aquisition, Immobilisations
incorporelles, corporelles et droits d'utilisation)
12 269 321 876 30 655 364 800
Investissements au titre d'actifs non courants 780 1 349 - 2 129

NOTE 10 - IMPOTS SUR LES BENEFICES

Méthode comptable :

La charge d'impôt semestrielle est calculée à partir du taux d'impôt projeté au 31 octobre 2023 qui s'élève à 26.5%, conformément à IAS 34.

  • Impôts différés
  • Les différences temporelles entre les valeurs comptables des actifs et des passifs et leurs bases fiscales donnent lieu à la constatation d'un impôt différé ;
  • Les soldes d'impôts différés sont déterminés sur la base de la situation fiscale de chaque société ou du résultat d'ensemble des sociétés comprises dans les périmètres d'intégration fiscale, et sont présentés à l'actif ou au passif du bilan pour leur position nette par entité fiscale. Les actifs d'impôts ne sont comptabilisés que si l'entité fiscale a une assurance raisonnable de les récupérer au cours des années ultérieures ;
  • Les impôts différés sont comptabilisés selon l'approche bilancielle et, conformément à IAS 12, ils ne sont pas actualisés ;
  • S'agissant des pertes fiscales, un actif d'impôt différé est comptabilisé pour le report en avant de pertes fiscales et de crédits d'impôt non utilisés dans la mesure où il est probable que la filiale concernée disposera dans le futur de bénéfices imposables sur lesquels ces pertes fiscales et crédits d'impôt non utilisés pourront être imputés ;
  • Les actifs et passifs d'impôt différé sont calculés en utilisant le taux d'impôt attendu sur la période au cours de laquelle les différences temporelles correspondantes se reverseront, sur la base des taux d'impôt adoptés ou quasiadoptés à la clôture ;
  • Un passif d'impôt différé est comptabilisé pour les différences temporelles relatives aux participations dans les filiales et sociétés mises en équivalence, excepté lorsque le Groupe est en mesure de contrôler l'échéance de reversement de ces différences temporelles, c'est-à-dire notamment qu'il est en mesure de contrôler la politique en matière de dividendes, et qu'il est probable que ces différences temporelles ne se renverseront pas dans un avenir prévisible.
    • Crédits d'impôt

Les crédits d'impôt qui n'interviennent pas dans la détermination du résultat fiscal et qui sont toujours remboursés par l'État, lorsqu'ils n'ont pas été imputés sur l'impôt sur les sociétés, y compris le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) introduit en France par la 3e loi de finances rectificative pour 2012, sont comptabilisés en tant que subventions, en déduction des charges auxquelles ils se rapportent.

CVAE

Le groupe a opté, suite à l'instauration de la Contribution Economique Territoriale (C.E.T.) applicable aux sociétés françaises à compter du 1er janvier 2010 pour la méthode de comptabilisation suivante, en application d'IAS12 :

  • la Contribution Foncière des Entreprises (C.F.E.) en charge opérationnelle, sur la ligne « impôts et taxes »
  • la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (C.V.A.E.) en impôt sur les résultats.

10.1 Produit d'impôt de l'exercice

(En milliers d'euros) 30/04/2022 30/04/2023
Charge d'impôt exigible (515) (675)
Impôts différés et provision pour impôt 1 314 1 452
Total impôts 799 777
Résultat des sociétés intégrées avant impôt (3 332) (16 398)
Taux d'impôt effectif (23,98%) (4,74%)

10.2 Réconciliation entre le produit d'impôt théorique et le produit d'impôt réel

(En milliers d'euros) 30/04/2022 30/04/2023
Résultat net des sociétés intégrées (2 533) (15 620)
Dont produit d'impôt 799 777
Résultat théorique taxable (3 332) (16 397)
Taux d'impôt courant en France (26,50%) (25,83%)
Charge / Produit d'impôt théorique (a) 883 4 235
Incidence des différences permanentes - -
Incidence d'impôt sur les résultats taxés à taux réduits (1) - -
Incidence d'impôt sur les dépréciations d'actifs - (3 423)
Impact CVAE (60) (152)
Autres (24) 116
Total des incidences (b) (84) (3 459)
Charge d'impôt calculée (a)+(b) 799 777
Taux d'impôt effectif (23,98%) (4,74%)

Le changement de taux d'impôt effectif entre les deux périodes est imputable au poids plus important de St Barth dans la perte constatée au 30 avril 2023 St Barth n'étant pas soumis à impôt sur les sociétés.

10.3 Informations sur les impôts différés au bilan par nature

30/04/2022 30/04/2023
(En milliers d'euros) ACTIF PASSIF ACTIF PASSIF
Retraites 1 023 - 965 -
Ecarts d'évaluation Terrain - 58 920 - 58 920
Ecarts d'évaluation Construction - 2 463 - 2 372
Subventions internes retraitées - 1 938 - 1 618
CVAE - - - -
IFRS 16 33 - 53 -
Amortissements - - - -
Différences temporelles 332 - 1 050 -
Déficits fiscaux 914 - 1 079 -
Autres - - 1 -
Total 2 302 63 321 3 148 62 910

Les impôts différés par nature sont détaillés avant écriture d'imputation des IDA sur les IDP par groupe d'intégration fiscale.

Les déficits fiscaux au 30 avril 2023 sont composés uniquement des déficits générés sur la période, du fait de la saisonnalité de l'activité.

NOTE 11 - ENGAGEMENTS ET AUTRES OBLIGATIONS CONTRACTUELLES

11.1 Cautions et contregaranties

(En milliers d'euros) Date de
début
Date de
fin
Montant
d'origine
Engagement au
30/04/2023
Engagement au
31/10/2022
SEMEC - Casino Croisette 18/02/2005 31/10/2034 2 2 2
Ville de Cannes- concession de plage - Société exploitation plage Majestic 08/01/2013 08/11/2024 92 92 92
Ville de Cannes- concession de plage - Société d'Exploitation dela Plage du Gray d'Albion 08/11/2018 31/12/2029 104 104 104
Ville de Cannes- concession casino Société d'Exploitation des jeux et loisirs du croisette 01/11/2022 31/10/2034 300 300 300
Total 498 498 498

11.2 Échéancier des paiements futurs sur contrats

Au 31 octobre 2022

Paiements dus par période
(En milliers d'euros) Total Moins d'un an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans
Dettes auprès des établissements de crédit 40 000 6 209 33 791 -
Contrats de concession (1) 5 763 479 5 284 -
Engagement travaux et concession 10 500 600 3 800 6 100
Total 56 263 7 288 42 875 6 100

Au 30 avril 2023

Paiements dus par période
(En milliers d'euros) Total Moins d'un an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans
Dettes auprès des établissements de crédit 37 518 8 630 28 888 -
Contrats de concession (1) 5 688 474 5 214 -
Engagement travaux et concession 10 500 600 3 800 6 100
Total 53 706 9 704 37 902 6 100

(1) Dans le cadre de l'exploitation d'un casino, tout concessionnaire doit signer et respecter un cahier des charges approuvé par le Conseil Municipal.

Le cahier des charges fixe les obligations et les droits réciproques de la commune et du concessionnaire. Chaque cahier des charges est spécifique et peut recouvrir de façon plus ou moins large les domaines suivants :

  • la durée de la concession,
  • les jeux autorisés ainsi que leur période de fonctionnement,
  • le taux de prélèvement communal (maximum 15% du PBJ jeux imposable),
  • les obligations en termes de restauration (par exemple, le nombre de restaurants, la qualité, la thématique…),
  • l'effort artistique et d'animation du casino (programmation,…),
  • la contribution du casino au développement touristique de la commune (redevance fixe, actions d'animation, actions de sponsoring…),
  • l'emploi des recettes supplémentaires (prélèvement à employer : rétrocession d'une partie du prélèvement communal en contrepartie de travaux d'investissements et d'entretien à effectuer).

Les contributions fixes, parfois indexées, s'élèvent à 5,7 millions d'euros pour une période allant jusqu'à 2034 (Casino Croisette : 31/10/2034). Les éléments variables sont projetés à partir du réalisé au 30 avril 2023. Ce montant prend également en compte les engagements en termes d'investissements.

NOTE 12 - TRANSACTIONS AVEC LES PARTIES LIEES

Les transactions entre la société mère et ses filiales, qui sont des parties liées, ont été éliminées en consolidation et ne sont pas présentées dans cette note.

Les transactions avec les parties liées résumées ci-dessous concernent essentiellement des opérations avec les actionnaires et/ou sociétés détenues par les mêmes actionnaires.

L'ensemble des transactions sont conclues à des conditions normales de marché.

Au 31 octobre 2022

(En milliers d'euros) Nature de la transaction Montant
des
transactions
Créances sur
les
entreprises
liées
Dettes
envers les
entreprises
liées
Provisions
sur créances
Engag. hors
bilan
Groupe Lucien Barrière (1) Charges opérationnelles (3 021) - 382
Rétrocessions sur achats :
Nourriture et boisson
689 907 -
Autres achats 362 - -
SEMF (2) Charges opérationnelles (227) - -
SLBRHL (3) Charges opérationnelles (549) -
GIE LB Services (4) Charges opérationnelles (854) - -

Au 30 avril 2023

(En milliers d'euros) Nature de la transaction Montant
des
transactions
Créances sur
les
entreprises
liées
Dettes
envers les
entreprises
liées
Provisions
sur créances
Engag. hors
bilan
Groupe Lucien Barrière (1) Charges opérationnelles (1 882) - 382
Rétrocessions sur achats :
Nourriture et boisson
315 1 477 -
Autres achats 164 - -
SEMF (2) Charges opérationnelles (112) - -
SLBRHL (3) Charges opérationnelles (71) -
GIE LB Services (4) Charges opérationnelles (395) - -

(1) Il s'agit des coûts liés au contrat d'assistance technique pour l'essentiel.

(2) Le montant des transactions avec SEMF correspond à la redevance de marque selon le contrat de licence de marque Fouquet's et à des honoraires divers.

(3) Il s'agit des coûts liés à des commissions de réservation.

(4) Il s'agit des coûts liés à la sous-traitance au GIE LB Services de la comptabilité à compter du 1er juillet 2015 et de la paie à compter du 1er mars 2016.

NOTE 13 - AUTRES LITIGES ET EVENEMENTS EXCEPTIONNELS

Débordement des parois moulées sur le domaine public communal (Société Casinotière du Littoral Cannois)

Le 27 novembre 2006, la Ville de Cannes a informé la Société Casinotière du Littoral Cannois que les parois moulées de l'hôtel NOGA HILTON qui fait partie du complexe hôtelier PALAIS STÉPHANIE, dans lequel la SCLC est locataire d'un espace dévolu au casino, ont été partiellement construites en débords sur le domaine public communal. La Ville de Cannes réclame à ce titre à la SCLC le règlement d'une redevance pour occupation du domaine public.

La société n'a jamais eu connaissance de ce fait auparavant, qui n'a jamais été mentionné pendant la négociation de la concession du casino, ni dans le bail commercial, ni dans le contrat de concession de service public.

Pour ces raisons, la SCLC a déposé auprès du Tribunal Administratif de Nice trois requêtes en date des 8 mars 2007, 17 octobre 2007 et 11 février 2009 en annulation de trois titres exécutoires émis par la Ville de Cannes au titre de la redevance pour occupation du domaine public respectivement pour les années 2006, 2007 et 2008, dont le montant pour les trois années réclamées s'élève à 280 milliers d'euros.

Par un jugement en date du 1er juin 2010, le Tribunal Administratif de Nice a prononcé l'annulation de ces trois titres. La Ville de Cannes n'a pas interjeté appel à l'encontre de ce jugement, qui est donc devenu définitif.

Sur ce, la Ville de Cannes a réémis des titres exécutoires pour les années 2006 à 2008 et a émis des titres pour les années 2009 et 2010, pour un montant global de 473 milliers d'euros, également contesté par la SCLC devant le Tribunal administratif de Nice par requêtes respectivement en date du 14 mai 2010, du 8 juin 2010 et du 8 février 2011.

Le 21 décembre 2011, la Ville de Cannes a réémis un nouveau titre exécutoire au titre de 2011 pour un montant de 95 milliers d'euros. La SCLC a déposé un nouveau recours devant le tribunal administratif en février 2012.

Le 26 mars 2013, le Tribunal Administratif de Nice a rejeté l'ensemble des demandes formulées par la Ville de Cannes et a annulé l'ensemble des titres émis. Le 28 mai 2013, la Ville de Cannes a déposé une requête en annulation de ce jugement auprès de la Cour d'Appel de Nice. Par arrêt rendu le 19 décembre 2014, la Cour Administrative d'appel de Marseille a rejeté la requête d'appel de la commune de Cannes et l'a condamnée à verser à la SCLC la somme de 2 milliers d'euros au titre des frais irrépétibles. Le 24 février 2015, un recours en cassation a été présenté par la Ville de Cannes.

Statuant sur ce recours, le Conseil d'Etat a, par un arrêt du 15 mars 2017, annulé la décision de la Cour administrative d'appel de Marseille en considérant que la ville de Cannes peut valablement réclamer l'indemnité d'occupation de son domaine public au « locataire » même lorsque l'occupation du domaine public résulte de l'implantation du bâtiment loué, de sorte que les différents titres exécutoires ne sont donc pas « mal dirigés » en tant qu'ils sont adressés à la SCLC. Comme l'a expressément relevé le rapporteur du Conseil d'Etat, la solution ainsi adoptée par l'arrêt du 15 mars 2017 était inédite en jurisprudence ce qui explique d'ailleurs que l'arrêt sera publié aux tables du recueil Lebon.

Le Conseil d'Etat a renvoyé l'affaire à la Cour administrative d'appel de Marseille qui a rendu son arrêt le 2 octobre 2017. Conformément à l'arrêt du Conseil d'Etat du 15 mars 2017, la Cour administrative d'appel a considéré que la SCLC était redevable d'une indemnité d'occupation et que son montant pouvait être fixé par référence au loyer payé par la SCLC à son bailleur. Elle a toutefois considéré que les titres exécutoires étaient entachés d'une erreur de calcul sur la surface louée par le bailleur à la

SCLC (2.791 et non 2.704 m²), et a ramené la somme due sur la période concernée par cette procédure (années 2006 à 2010, soit 5 années d'occupation) de 567.937 € à 495.331 €.

La SCLC a décidé de se pourvoir en cassation contre cet arrêt du 2 octobre 2017. Par une décision du 19 décembre 2018, le Conseil d'Etat a rejeté ce pourvoi (décision de non-admission).

La Ville de Cannes a émis deux nouveaux titres exécutoires le 23 janvier 2014 pour la période allant respectivement de 2011 à 2012 et de 2012 à 2013 pour un montant global de 189 milliers d'euros. Ces deux titres ont également été contestés par SCLC devant le Tribunal administratif de Nice par deux requêtes du 27 février 2014 : par un jugement du 27 juin 2017, le tribunal administratif a rejeté ces requêtes et confirmé, par conséquent, les deux titres exécutoires pour un montant total de 189 milliers d'euros.

Ce jugement a fait l'objet d'un appel déposé le 2 août 2017 et la Cour administrative d'appel de Marseille a prononcé un non-lieu à statuer, dès lors qu'il est apparu en cours d'instance que la Ville avait pris des décisions – devenues définitives - retirant les deux titres attaqués. Une somme de 2.000 euros a été mise à la charge de la ville.

Parallèlement à ces instances qui étaient alors encore pendantes (à savoir le pourvoi devant le Conseil d'Etat contre l'arrêt du 2 octobre 2017 et l'appel pendant devant la CAA de Marseille contre le jugement du 27 juin 2017), la Ville de Cannes a émis 12 nouveaux titres en date du 20 décembre 2017 pour un montant de 82.555,20 euros chacun, soit un total de 990.662,40 euros, correspondant aux années 2006 à 2017 (périodes du 1er septembre 2005 au 31 août 2017).

Ces titres ont tous fait l'objet d'une requête introductive d'instance de la part de SCLC qui a été rejetée par un jugement du 8 décembre 2020.

Enfin, s'agissant de la période du 1er septembre 2017 au 31 août 2018, la Ville de Cannes a émis un titre en date du 18 septembre 2018 pour un montant de 82.555,20 euros.

Ce titre a fait l'objet d'une requête introductive d'instance de la part de SCLC qui a été rejetée par un jugement du 8 décembre 2020. Par une requête du 8 février 2021, la SCLC a interjeté appel du jugement n°1800344, 1804564 et 2000323 rendu par le Tribunal administratif de Nice le 8 décembre 2020, par lequel ce dernier a rejeté les requêtes contre (i) les titres exécutoires du 20 décembre 2017 n°9150, 9151, 9152, 9153, 9154, 9155, 9156, 9157, 9158, 9159, 9160 et 9161 d'un montant de 82.555,20 € chacun, (ii) le titre exécutoire n°5714 du 18 septembre 2017 d'un montant de 82.555,20 €, (iii) le titre exécutoire n°8507 du 6 décembre 2019 d'un montant de 82.555,20 €, (iv) les décisions annulant les titres de recettes n°9498 et 9499 émis en 2015 à l'encontre de la société JESTA FONTAINEBLEAU pour un montant de 157 760,43 € et 94 656,44 €. Par un arrêt du 7 avril 2023, la Cour administrative d'appel de Marseille a annulé le jugement en tant qu'il avait rejeté certaines conclusions et a ensuite rejeté l'ensemble des demandes de la SCLC. Le délai du pourvoi en cassation court jusqu'au 7 juin 2023 ; un mémoire complémentaire devra être déposé dans les trois mois.

Parallèlement, la SCLC a assigné le bailleur devant le TJ de Grasse (assignation délivrée le 15 septembre 2017), en vue de le voir condamné à supporter la charge définitive des sommes réclamées par la ville de Cannes. Par ordonnance du 11 janvier 2019, le juge de la mise en état du TJ de Grasse a ordonné un sursis à statuer jusqu'à la survenance d'une décision définitive sur l'un au moins des titres exécutoires émis par la Ville de Cannes visés par la SCLC dans son exploit introductif d'instance. Par conclusions du 4 novembre 2020, la SCLC a sollicité le rétablissement de l'affaire. Par conclusions du 29 janvier 2021, la SCLC a actualisé ses demandes au regard des nouveaux titres exécutoires émis par la ville de Cannes depuis son assignation.

Par conclusions d'incident du 21 juin 2021, la société JESTA FONTAINEBLEAU a de nouveau saisi le juge de la mise en état afin de s'opposer à la révocation le sursis précédemment ordonné, et à défaut d'ordonner un nouveau sursis à statuer jusqu'à la survenue d'une décision de justice sur l'un au moins des titres de recettes émis par la ville de Cannes. Par conclusions en réponse sur incident du 6

septembre 2021, la SCLC a sollicité le rejet de ces demandes. Par ordonnance du 4 février 2022, le juge de la mise en état a écarté les demandes de la société JESTA FONTAINEBLEAU et l'a condamnée à verser 1.500 € à la SCLC au titre de l'article 700 du CPC. Le dossier a été renvoyé au 24 mars 2022 pour conclusions au fond de JESTA FONTAINEBLEAU.

Par conclusion du 23 mars 2022, JESTA FONTAINEBLEAU a formé un troisième incident afin de soulever la prescription de l'action engagée par SCLC. Cet incident a été appelé à l'audience du 3 juin 2022. L'affaire a fait l'objet d'un premier renvoi à l'audience du 7 octobre 2022 puis d'un second à l'audience du 6 janvier 2023 pour plaidoiries ; par ordonnance du 3 mars 2023, le juge de la mise en état a écarté ces demandes de la société JESTA et l'a condamnée à 1500 € au titre de l'article 700 du CPC.

Le dossier a été renvoyé à l'audience de mise en état du 29 juin 2023 pour conclusions de la SCLC, la JESTA FONTAINEBLEAU ayant conclu au fond le 11 mai 2023.

Quand bien même la SCLC entend contester le montant des sommes réclamées et a introduit l'action récursoire précitée contre le bailleur, elle a réglé, suite à sa condamnation, à la Ville de Cannes l'ensemble des titres dus au 01/09/2019 (1.155 k€), et comptabilisé les titres émis jusqu'au 31/10/2021.

A compter du 1 novembre 2021, suite à la résiliation de notre bail le 31 octobre 2021, la Ville de CANNES quittance le nouveau locataire.

NOTE 14 - EVENEMENTS POST-CLOTURE

Néant.

NOTE 15 - RISQUES CLIMATIQUES

Les risques potentiels liés à l'environnement du fait des opérations du Groupe portent sur les éléments suivants : réserves de gaz installées dans ou à proximité des établissements, pollution des sols par les eaux usées ou par une rupture de canalisation, pollution sanitaire des réseaux d'eau chaude, et risques d'incendie. La survenance de ces risques reste toutefois peu probable en raison des contrôles effectués par l'administration, les équipes de management et les équipes techniques.

Des mouvements de plaques tectoniques en méditerranée pourraient provoquer un raz-de-marée mais ce risque est à jour une simple éventualité.

Les établissements situés à Saint Barthélémy connaissent les risques liés aux ouragans.

Afin de réduire l'impact potentiel associé à ces risques y compris leurs conséquences sur la performance et la situation financière du Groupe, nous avons pris les mesures suivantes :

  • Adaptation de la structure hôtelière à cet environnement conformément aux meilleures pratiques de construction (mise en œuvre des menuiseries extérieures haute résistances conformément aux réglementations en vigueur, construction des bungalow en béton haute résistance, remplacement des charpentes, remplacement de l'ensemble des couvertures et mise en place de sous toitures, enfouissement de l'ensemble des réseaux Courant Fort, enfouissement de l'ensemble des réseaux Courant Faible, mise en œuvre d'un groupe électrogène répondant à 80% des besoins électriques, mise en œuvre de volets anticycloniques sur l'ensemble des ouvertures).
  • Mise en place d'une procédure des actions à mettre en œuvre dès le niveau 1 de l'alerte Météo France.
  • Inscription du risque « ouragan » dans nos polices d'assurance et dans l'assurance du propriétaire du bâtiment.

A l'exception de l'ouragan Irma, aucun accident d'importance n'est survenu au cours des dernières décennies dans le Groupe.

NOTE 16 - PERIMETRE

Sociétés % d'intérêts
31/10/2022 30/04/2023
Mère consolidante
Société Fermière du Casino Municipal de Cannes SA 100,00 100,00
Filiales en Intégration globale
Société Immobilière et d'Exploitation de l'Hôtel Majestic SA 96,33 96,33
Société d'Exploitation de La Plage du Majestic SAS 96,33 96,33
Hôtel Gray d'Albion SAS 100,00 100,00
Société d'Exploitation de la Plage du Gray d'Albion 100,00 100,00
SCI 8 Cannes Croisette 99,90 99,90
Société d'Exploitation de l'Hôtel Carl Gustaf Saint Barthélémy SAS 100,00 100,00
Société d'Exploitation des Jeux et Loisirs du Croisette 100,00 100,00
Entreprises associées - Mises en équivalence
Latanier Expériences SAS - Saint Barthélémy 50,00 50,00

Il n'existe aucune société non consolidée au 30 avril 2023.

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