AI Terminal

MODULE: AI_ANALYST
Interactive Q&A, Risk Assessment, Summarization
MODULE: DATA_EXTRACT
Excel Export, XBRL Parsing, Table Digitization
MODULE: PEER_COMP
Sector Benchmarking, Sentiment Analysis
SYSTEM ACCESS LOCKED
Authenticate / Register Log In

KBC Groupe NV

Quarterly Report Nov 14, 2013

3968_rns_2013-11-14_62791ffb-feb0-4eaf-b4b8-2b1ab74fb15d.pdf

Quarterly Report

Open in Viewer

Opens in native device viewer

Communiqué de presse

Hors séance boursière – Information réglementée*

Bruxelles, 14 novembre 2013 (07.00 a.m. CET)

3Tr2013: Solide résultat commercial et impact non récurrent des désinvestissements

KBC clôture le troisième trimestre 2013 sur un bénéfice net de 272 millions d'euros, contre 517 millions au trimestre précédent et 531 millions un an auparavant. Pour les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice net ressort dès lors à 1 309 millions d'euros, contre 372 millions sur la même période de l'année précédente.

Abstraction faite de l'incidence des activités legacy (CDO, désinvestissements) et de la valorisation de nos propres risques de crédit, le bénéfice net ajusté s'élève à 457 millions d'euros, contre 485 millions au trimestre précédent et 373 millions au trimestre correspondant de 2012. Pour les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice net ajusté s'établit à 1 300 millions d'euros, contre 1 217 millions pour la même période de l'année précédente.

Johan Thijs, CEO du groupe :

« Les derniers indicateurs de confiance ont confirmé la reprise en cours au niveau mondial et l'amélioration progressive des conditions économiques. Dans ce contexte, KBC a dégagé un résultat net de 272 millions d'euros au troisième trimestre et un résultat net ajusté élevé de 457 millions d'euros. Au niveau du groupe, hors entités déconsolidées, nous sommes parvenus à augmenter nos revenus et notre marge d'intérêts nets, tout en enregistrant une progression des dépôts et des prêts hypothécaires, en maintenant un bon ratio combiné et un excellent coefficient charges/revenus et en diminuant nos réductions de valeur. Les revenus de commissions s'inscrivent néanmoins en retrait principalement en raison de l'effet saisonnier, et le résultat net des instruments financiers à la juste valeur marque le pas.

Pour le trimestre sous revue, la division Belgique dégage un résultat net de 391 millions d'euros, supérieur à la moyenne de 358 millions des quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, ce trimestre s'est caractérisé par des revenus nets d'intérêts plus élevés, des revenus nets de commissions plus faibles, la contraction des ventes de produits d'assurance vie branche 23 mais également par un excellent ratio combiné non-vie, un très bon coefficient charges/revenus et un niveau de réductions de valeur pour pertes de crédit plus faible. Les activités bancaires et d'assurance ont généré respectivement 79% et 21% du résultat net sur la période.

Le résultat net de la division République tchèque ressort quant à lui à 157 millions d'euros, dépassant la moyenne de 135 millions des quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, ce trimestre a été marqué par un léger recul des revenus nets d'intérêts, une amélioration du ratio combiné assurance non-vie, une augmentation des ventes de produits d'assurance vie branche 23 et des revenus nets de commissions, un excellent coefficient charges/revenus et une diminution des réductions de valeur pour pertes de crédit. Les activités bancaires et d'assurance ont généré respectivement 96% et 4% du résultat net sur la période.

La division Marchés internationaux dégage un résultat net de -12 millions d'euros, en progression par rapport à la moyenne de -42 millions d'euros pour les quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, le troisième trimestre se caractérise par des revenus nets d'intérêts et de commissions légèrement supérieurs, des charges plus faibles (ces charges étaient plus élevées au trimestre précédent principalement en raison d'un prélèvement non récurrent sur les transactions financières en Hongrie) et des réductions de valeur pour pertes de crédit quelque peu supérieures, l'essentiel de ces réductions de valeur étant encore imputable à l'Irlande. Globalement, les activités bancaires accusent un résultat net négatif de -17 millions d'euros (les résultats positifs en Slovaquie, Hongrie et Bulgarie étant annulés par le résultat négatif en Irlande), tandis que les activités d'assurance dégagent un résultat net positif de 6 millions d'euros.

Compte tenu du document publié par l'Association bancaire européenne sur la tolérance et les crédits non-performing et du prochain examen de la qualité des actifs fixé en 2014, nous réévaluons notre portefeuille de crédits en prêtant une attention particulière au portefeuille irlandais. Nous nous attendons à devoir passer des provisions supplémentaires en raison de la reclassification de prêts hypothécaires restructurés d'une valeur de 2 milliards d'euros. En ce qui concerne notre portefeuille de crédits aux entreprises et au vu de la reprise plus lente que prévu du secteur des PME en Irlande, nous nous attendons à devoir passer de nouvelles provisions au regard de perspectives plus prudentes sur les flux de trésorerie futurs et la valeur des garanties. Au total, les réductions de valeur en découlant devraient s'élever à 775 millions d'euros en Irlande au quatrième trimestre. En termes de provisions pour pertes de crédit en Irlande, notre objectif pour les années à venir est de 150 à 200 millions d'euros pour 2014 et de 50 et 100 millions d'euros pour 2015 et 2016. Ces prévisions reposent sur les projections économiques actuelles. En ce qui concerne les autres pays, les éventuelles incidences sont jugées non significatives.

Nous avons par ailleurs continué à finaliser notre plan de désinvestissement. En septembre, nous avons annoncé l'accord de cession de KBC Bank Deutschland. Cette opération nous permettra d'améliorer notre solvabilité de 15 points de base environ. Pour ce qui est des autres dossiers de désinvestissement, nous avons enregistré des réductions de valeur supplémentaires d'un montant de 30 millions d'euros pour NLB, 55 millions pour KBC Banka et 73 millions pour la Banque diamantaire anversoise. Tout ceci, conjugué à la décote du prêt d'actionnaire transféré et à d'autres éléments de moindre importance, s'est traduit par un résultat net largement inférieur au résultat net ajusté.

La position de liquidité du groupe demeure très solide, les ratios LCR et NSFR dépassant largement 100%.

Notre position de capital est restée solide avec un ratio Tier 1 de 15,8%, même après le remboursement de l'aide de l'État flamand qui s'élevait à 1,17 milliard d'euros (majoré d'une pénalité de 0,58 milliard d'euros) début juillet. Notre ratio Common equity selon Bâle III atteignait 12,5% (fully loaded) à la fin du trimestre, se situant ainsi nettement au-dessus de notre objectif de maintenir un ratio cible Common equity (fully loaded) selon Bâle III de 10% à partir du 1er janvier 2013.

Ces résultats nous confortent dans l'idée que le cœur de notre activité est la bancassurance en Belgique, en République tchèque et dans certains pays d'Europe centrale et de l'Est. Nos 37 000 employés s'emploient à servir au mieux les intérêts de nos clients, actionnaires et autres parties prenantes. Nous sommes honorés par la confiance que vous nous accordez. »

Incidence des activités legacy et valorisation de nos propres risques de crédit :

Afin de fournir un aperçu fiable des activités en cours, KBC publie des chiffres ajustés qui ne prennent pas en compte a) l'incidence des activités legacy, c'est-à-dire la valorisation des CDO restantes en portefeuille (y compris les commissions pour le système de garantie y afférent conclu avec l'État belge) et l'impact des désinvestissements, et b) l'incidence de la valorisation de nos propres risques de crédit. Pendant le trimestre sous revue, ces éléments ont eu l'influence suivante :

  • CDO : Au 3e trimestre, poursuivant la tendance des trimestres précédents, les différentiels de crédit corporate et ABS se sont encore resserrés. Si l'on prend en compte l'impact de la commission pour le système de garantie des CDO convenu avec le gouvernement fédéral belge et les coûts de résiliation, l'impact positif après impôts avoisine les 34 millions d'euros.
  • Désinvestissements restants : Un impact négatif total après impôts de 231 millions d'euros a été enregistré pour ce trimestre, principalement imputable aux quatre éléments suivants :
  • o Nous avons enregistré sur ce poste une réduction de valeur de 30 millions d'euros (après impôts) sur le prêt subordonné de 75 millions d'euros octroyé à NLB. Compte tenu de la réduction de valeur enregistrée sur ce prêt au deuxième trimestre, les provisions passées pour ce prêt sont désormais de 100%.
  • o Le transfert de prêts de KBC Ancora d'une valeur de 0,3 milliard d'euros vers une autre institution financière a eu une incidence de 43 millions d'euros (après impôts) sur le compte de résultat en raison de leur décote et des coûts de transaction.
  • o Le dossier de désinvestissement signé mais non encore clos de KBC Banka a entraîné une perte supplémentaire de 55 millions d'euros (après impôts), largement supérieure au montant initialement prévu de 47 millions d'euros (17 millions d'euros ayant déjà été passés au premier trimestre de cette année).
  • o La situation actuelle du processus de désinvestissement de la Banque diamantaire anversoise s'est traduite ce trimestre par une charge non récurrente pour réduction de valeur de 73 millions d'euros.
  • Incidence de la valorisation du risque de crédit propre : Le léger élargissement des différentiels de crédit sur la dette de KBC entre la fin juin 2013 et la fin du troisième trimestre se traduit par un ajustement marked-to-market positif de 12 millions d'euros (après impôts), mais est sans incidence sur le capital réglementaire.

Principales données financières du 3e trimestre 2013 par rapport au 2e trimestre 2013 :

  • Niveau élevé du bénéfice ajusté du groupe grâce notamment au maintien des revenus nets d'intérêts, aux réductions de valeur plus faibles et au bon contrôle des coûts.
  • Résultat net impacté par la réduction de valeur sur les désinvestissements.
  • Rendement des capitaux propres appréciable de 16% depuis le début de l'année sur la base des résultats ajustés.
  • Revenus nets d'intérêts en légère hausse, marge nette d'intérêts en hausse de 1,77%.
  • Croissance du portefeuille de dépôt et de prêts hypothécaires.
  • Ratio combiné favorable de 91% depuis le début de l'année, faible ratio de demandes d'indemnisation au 3e trimestre 2013.
  • Bon niveau de revenus générés par la salle des marchés mais incidence plus faible des valorisations marked-tomarket des dérivés GAP.
  • Revenus nets de commissions plus faibles, en partie imputables à un effet saisonnier.
  • Excellent ratio charges/revenus de 51% depuis le début de l'année sur la base des résultats ajustés ; 56% en excluant les éléments de nature spécifique.
  • Poursuite du recul du ratio de pertes sur crédits qui s'établit à 0,71% depuis le début de l'année. Le ratio de l'Irlande atteint 2,4%.
  • Maintien d'une robuste position de liquidité, le ratio LCR s'inscrivant à 132% et le ratio NSFR à 108%.
  • Solvabilité : solide base de capital, le ratio Tier 1 ressortant à 15,8% (ratio Core Tier 1 de 13,4%). À 12,5%, le ratio Common equity selon Bâle III (fully loaded) dépasse nettement l'objectif de 10%.
Aperçu
KBC Groupe (consolidé)
3Tr2012 2Tr2013 3Tr2013 9M2012 9M2013
Résultat net, IFRS (en millions EUR) 531 517 272 372 1 309
Bénéfice de base par action, IFRS (en EUR)1 1,16 1,24 -0,75 -0,13 1,74
Résultat net ajusté (en millions EUR) 373 485 457 1 217 1 300
Bénéfice de base par action, en fonction du résultat net ajusté (en EUR)1 0,69 1,16 -0,30 2,36 1,72
Ventilation par division (en millions EUR)2
Belgique 335 418 391 1 064 1 193
République tchèque 149 146 157 467 435
Marchés internationaux -38 -23 -12 -242 -122
Centre de groupe -72 -56 -79 -72 -207
Capitaux propres des actionnaires de la société mère par action (en EUR, fin de
période)
31,3 29,1 28,5 31,3 28,5

1 Note : En cas de paiement d'un coupon sur les titres de capital de base vendus au gouvernement fédéral belge et au gouvernement régional flamand, il sera déduit du numérateur (au prorata). Si une pénalité éventuelle doit être payée, elle sera déduite également.

2 Une nouvelle structure de divisions a été mise en place en 2013 (pour plus d'informations à ce sujet, voir « Annexes relatives à l'information par division » à la section « États financiers consolidés » du rapport trimestriel). Les chiffres de référence de 2012 ont été adaptés pour refléter cette nouvelle répartition.

Aperçu des résultats selon IFRS

Pour les données complètes du compte de résultat et du bilan consolidés selon les normes IFRS, nous vous renvoyons au chapitre « États financiers consolidés » du rapport trimestriel, qui reprend également un résumé du résultat global, des variations des capitaux propres des actionnaires et des flux de trésorerie, ainsi que plusieurs annexes relatives aux comptes.

Pour une appréciation correcte des activités en cours, KBC publie aussi un aperçu des résultats ajustés, qui exclut l'incidence des activités legacy (désinvestissements, CDO) et de la valorisation de nos propres risques de crédit du compte de résultat. Celle-ci est résumée en trois lignes au bas de la présentation (voir section suivante).

Compte de résultat consolidé, IFRS 1Tr 2Tr 3Tr 4Tr 1Tr 2Tr 3Tr 4Tr 9M
KBC Groupe (en millions EUR)
Revenus nets d'intérêts
2012
1 261
2012
1 190
2012
1 097
2012
1 121
2013
1 068
2013
1 016
2013
1 028
2013
-
9M 2012
3 548
2013
3 111
Revenus d'intérêts 2 695 2 563 2 493 2 382 2 193 2 109 2 066 - 7 752 6 369
Charges d'intérêts -1 434 -1 374 -1 396 -1 261 -1 125 -1 093 -1 039 - -4 204 -3 257
Assurance non-vie (avant réassurance) 204 200 157 61 149 115 145 - 561 409
Primes acquises 438 442 307 313 305 316 321 - 1 187 942
Charges techniques -234 -243 -150 -252 -156 -201 -176 - -626 -533
Assurance vie (avant réassurance) -72 -67 -79 -22 -59 -62 -63 - -218 -185
Primes acquises 446 448 271 310 271 241 238 - 1 165 750
Charges techniques -518 -514 -350 -332 -331 -303 -302 - -1 383 -936
Résultat de la réassurance cédée -14 -1 -12 13 -12 13 1 - -27 2
Revenus de dividendes 6 21 13 5 5 20 14 - 39 39
Résultat net des instruments financiers à la 60 43 275 42 314 425 223 - 378 962
juste valeur par le biais du compte de résultats
Résultat net réalisé sur des actifs disponibles à
la vente
32 9 56 85 142 47 34 - 97 223
Revenus nets de commissions 304 309 343 360 393 385 340 - 955 1 118
Revenus de commissions 492 479 494 541 641 565 512 - 1 464 1 717
Charges de commissions -188 -170 -151 -181 -248 -180 -171 - -509 -599
Autres revenus nets 73 368 106 187 76 -20 51 - 547 108
Revenus nets globaux 1 853 2 072 1 954 1 854 2 076 1 938 1 772 - 5 879 5 786
Charges d'exploitation -1 132 -1 033 -1 003 -1 081 -1 039 -931 -925 - -3 167 -2 895
Réductions de valeur -273 -1 473 -302 -463 -352 -276 -363 - -2 048 -991
sur prêts et créances -261 -198 -283 -330 -295 -255 -231 - -742 -781
sur actifs disponibles à la vente -5 -75 -4 -11 -13 -3 -8 - -83 -24
sur goodwill 0 -414 0 -8 -7 0 0 - -414 -7
sur autres -7 -786 -15 -114 -37 -18 -125 - -809 -179
Quote-part dans le résultat des entreprises
associées
-9 17 -6 1 0 0 0 - 2 1
Résultat avant impôts 439 -417 644 310 684 731 485 - 666 1 900
Impôts -93 -110 -103 -56 -160 -211 -209 - -306 -581
Résultat net après impôts des activités
abandonnées
40 -8 0 -6 0 0 0 - 33 0
Résultat après impôts 387 -535 540 249 524 520 276 - 392 1 319
attribuable à des participations minoritaires 7 5 9 9 4 3 4 - 21 10
attribuable aux actionnaires de la société
mère
380 -539 531 240 520 517 272 - 372 1 309
Bénéfice de base par action (EUR) 0,71 -1,99 1,16 -0,97 1,25 1,24 -0,75 - -0,13 1,74
Bénéfice dilué par action (EUR) 0,71 -1,99 1,16 -0,97 1,25 1,24 -0,75 - -0,13 1,74

Aperçu des résultats ajustés

Pour une appréciation plus complète du cours des activités, KBC fournit également d'autres chiffres que ceux établis selon les normes IFRS (section précédente). Dans l'aperçu ci-après, l'incidence des activités legacy (désinvestissements restants, CDO) et de la valorisation de nos propres risques de crédit est exclue du compte de résultat et résumée en trois lignes au bas de la présentation (dans le reporting par division, ces éléments sont incorporés dans le Centre de groupe). Par ailleurs, un traitement comptable différent pour les revenus du marché des capitaux a été appliqué à la division Belgique (tous les résultats des opérations de négociation ont été transférés au « Résultat net des instruments financiers à la juste valeur »). Les différences entre les chiffres selon IFRS et les chiffres ajustés sont détaillées sous « Annexes relatives à l'information par division » à la section « États financiers consolidés » du rapport trimestriel.

Compte de résultat consolidé, KBC Groupe
(en millions EUR)
1Tr2012 2Tr2012 3Tr2012 4Tr2012 1Tr2013 2Tr2013 3Tr2013 4Tr2013 9M2012 9M2013
Résultat net ajusté
(hors activités legacy et risques de crédit
propres)
Revenus nets d'intérêts 1 217 1 153 1 078 1 084 1 032 990 1 013 - 3 448 3 035
Assurance non-vie (avant réassurance) 204 200 157 61 149 115 145 - 561 409
Primes acquises 438 442 307 313 305 316 321 - 1 187 942
Charges techniques -234 -243 -150 -252 -156 -201 -176 - -626 -533
Assurance vie (avant réassurance) -72 -67 -79 -22 -59 -62 -63 - -218 -185
Primes acquises 446 448 271 310 271 241 238 - 1 165 750
Charges techniques -518 -514 -350 -332 -331 -303 -302 - -1 383 -936
Résultat de la réassurance cédée -14 -1 -12 13 -12 13 1 - -27 2
Revenus de dividendes 5 22 10 5 4 19 11 - 37 34
Résultat net des instruments financiers à la juste
valeur par le biais du compte de résultats
353 58 223 156 218 256 146 - 633 620
Résultat net réalisé sur des actifs
disponibles à la vente
31 9 55 85 96 46 42 - 95 183
Revenus nets de commissions 312 309 345 359 385 388 345 - 965 1 118
Autres revenus nets 22 60 80 89 76 69 151 - 163 296
Revenus nets globaux 2 057 1 743 1 857 1 831 1 890 1 832 1 791 - 5 657 5 512
Charges d'exploitation -1 110 -1 016 -990 -1 068 -1 029 -921 -913 - -3 116 -2 863
Réductions de valeur -271 -241 -305 -378 -335 -235 -209 - -816 -779
sur prêts et créances -261 -198 -283 -329 -295 -217 -186 - -742 -698
sur actifs disponibles à la vente -5 -24 -4 -4 -13 -3 -2 - -33 -18
sur goodwill 0 0 0 0 -7 0 0 - 0 -7
sur autres -5 -18 -18 -45 -20 -15 -22 - -41 -57
Quote-part dans le résultat des entreprises
associées
-9 -9 -13 1 0 0 0 - -32 1
Résultat avant impôts 667 477 549 385 526 677 669 - 1 693 1 871
Impôts -159 -129 -167 -98 -163 -189 -208 - -455 -560
Résultat après impôts 508 348 382 287 363 487 460 - 1 238 1 310
attribuable à des participations minoritaires 7 5 9 9 4 3 4 - 21 10
attribuable aux actionnaires de la
société mère
501 343 373 279 359 485 457 - 1 217 1 300
Belgique 486 244 335 295 385 418 391 - 1 064 1 193
République tchèque 158 159 149 114 132 146 157 - 467 435
Marchés internationaux -163 -41 -38 -18 -87 -23 -12 - -242 -122
Centre de groupe 19 -19 -72 -113 -71 -56 -79 - -72 -207
Bénéfice de base par action (EUR) 1,19 0,49 0,69 -0,92 0,86 1,16 -0,30 - 2,36 1,72
Bénéfice dilué par action (EUR) 1,19 0,49 0,69 -0,92 0,86 1,16 -0,30 - 2,36 1,72
Incidences des activités legacy et des
risques de crédit propres (après impôts)
Legacy – bénéfices/pertes liés aux CDO 138 -39 280 46 165 180 34 - 379 380
Legacy – désinvestissements 81 -884 23 3 22 -128 -231 - -780 -337
MTM du risque de crédit propre -340 41 -144 -87 -26 -20 12 - -444 -34
Résultat net (IFRS)
Résultat après impôts, attribuable aux
actionnaires de la société mère : IFRS
380 -539 531 240 520 517 272 - 372 1 309

Analyse du trimestre sous revue (3Tr2013) Résultat net ajusté (en millions EUR) Résultat net ajusté par division, 3Tr2013 (en millions EUR)

Le résultat net du trimestre sous revue ressort à 272 millions d'euros. Sans les activités legacy et l'incidence de nos propres risques de crédit, le résultat net ajusté s'élève à 457 millions d'euros, contre 485 millions au 2e trimestre 2013 et 373 millions au 3e trimestre 2012.

Revenu total (résultat net ajusté)

  • La performance en rythme annuel est conditionnée en partie par la déconsolidation de Kredyt Bank et Absolut Bank, par la cession de NLB ainsi que par certaines autres opérations. Afin de permettre la comparaison, ces éléments ne seront pas pris en considération (voir « sur une base comparable ») dans l'analyse sous-jacente.
  • Les revenus nets d'intérêts s'établissent à 1 013 millions d'euros, en hausse de 2% en rythme trimestriel mais en recul de 6% en rythme annuel. Sur une base comparable, les revenus nets d'intérêts augmentent de 1% en rythme annuel. Cette progression, qui est principalement à mettre au crédit de la division Belgique, a été en partie neutralisée par la baisse enregistrée par la division Centre de groupe. La marge d'intérêts nette s'inscrit à 1,77% pour le trimestre sous revue, en hausse de 5 points de base par rapport au trimestre précédent et de 11 points de base par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente. Au sein de la division Belgique, les volumes de dépôts restent stables en rythme trimestriel et s'inscrivent en hausse de 8% en rythme annuel. Les volumes de crédits reculent de 1% d'un trimestre à l'autre. En comparaison annuelle, le portefeuille de crédits s'est également contracté de 1% (sous l'effet d'une réduction délibérée dans nos filiales étrangères). En République tchèque, le portefeuille de crédits progresse de 5% en rythme annuel mais se contracte de 1% en rythme trimestriel, tandis que les dépôts augmentent de 3% d'une année à l'autre et de 1% d'un trimestre à l'autre. Le portefeuille de crédits de la division Marchés internationaux baisse de 5% en rythme annuel (sous l'effet de la situation en Irlande et en Hongrie) et se maintient à un niveau à peu près stable en rythme trimestriel, tandis que les dépôts bondissent de 17% en rythme annuel (tirés par l'Irlande, la Hongrie et la Slovaquie) et de 4% en rythme trimestriel.
  • Les activités d'assurance vie et non-vie ont dégagé les résultats suivants pendant le trimestre sous revue. Les primes brutes acquises moins les charges techniques brutes et le résultat de la réassurance cédée s'établissent à 83 millions d'euros, en hausse de 26% en rythme trimestriel et annuel.

Dans la branche non-vie, les primes progressent de 2% en rythme trimestriel et de 5% en rythme annuel. Les déclarations de sinistres ont sensiblement diminué ce trimestre, ce qui s'est traduit par une baisse significative du niveau de charges techniques par rapport au 2e trimestre 2013. Le ratio combiné atteint un niveau satisfaisant de 91% depuis le début de l'année (92% pour le trimestre sous revue).

Dans la branche vie, on observe une chute de 27% des ventes de produits d'assurance vie (y compris les produits branche 23 non inclus dans les recettes de primes) par rapport au 2e trimestre 2013. D'une année à l'autre, sur une base comparable, ces ventes ont régressé de quelque 65% en raison de différents facteurs, notamment une modification du traitement fiscal des contrats d'assurance vie branche 23 en Belgique depuis début 2013 et un glissement vers d'autres produits de gestion du patrimoine.

Il convient de noter que le troisième trimestre a été satisfaisant en termes de revenus des investissements tirés des activités d'assurance, les résultats en rythme trimestriel ayant été quelque peu pénalisés par la baisse des revenus de dividendes dans le portefeuille d'investissement – à la suite d'un encaissement de dividendes typique du deuxième trimestre – et par un faible résultat net des instruments financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat. Enfin, le résultat technico-financier a lui aussi bénéficié de la bonne maîtrise des frais administratifs généraux.

• Le résultat net des instruments financiers à la juste valeur atteint 146 millions d'euros pour le trimestre sous revue, pour une moyenne de 213 millions d'euros sur les quatre derniers trimestres. Ce chiffre est normalement déterminé par les revenus générés par la salle des marchés, qui ont été stables. Aux premier et deuxième trimestres 2013, ce chiffre a toutefois été influencé en premier lieu par des résultats positifs sur les valorisations marked-to-market relatives aux instruments dérivés utilisés dans la gestion de l'actif et du passif.

  • Les plus-values nettes réalisées sur des actifs disponibles à la vente s'inscrivent à 42 millions d'euros pour le trimestre sous revue, soit moins que la moyenne des quatre derniers trimestres (71 millions d'euros). Ces plusvalues ont été réalisées sur la vente d'obligations et d'actions et sont comparables à celles du trimestre précédent.
  • Les revenus nets de commissions s'établissent à 345 millions d'euros, en recul de 11% en rythme trimestriel et stables en rythme annuel. Sur une base comparable, les revenus progressent de 8% en rythme annuel. Ce recul en rythme trimestriel est principalement imputable à un plus faible niveau de commissions de transaction au cours de la période estivale. Tirés par les performances d'investissement, les actifs sous gestion s'établissent à 160 milliards d'euros, en hausse de 2% par rapport au trimestre précédent (1% résultant des apports nets et 1% des performances d'investissement) et de 3% en rythme annuel.
  • Les autres revenus nets ressortent à 151 millions d'euros, pour une moyenne de 79 millions d'euros sur les quatre derniers trimestres. Pour le trimestre sous revue, ce poste a bénéficié d'un certain nombre d'éléments positifs significatifs non récurrents.

Charges d'exploitation (résultat net ajusté)

• Au 3e trimestre 2013, les charges d'exploitation s'inscrivent à 913 millions d'euros, en recul de 1% par rapport au trimestre précédent et de 8% par rapport à un an auparavant. La diminution en rythme trimestriel s'explique par un recul spectaculaire en Hongrie (un nouveau prélèvement unique sur les transactions financières a été appliqué au deuxième trimestre), contrebalancé par une augmentation en Belgique (grâce à un remboursement dans le cadre de l'ancien système de garantie de dépôt au deuxième trimestre). En rythme annuel, sur une base comparable, les charges augmentent de 2%. Cette hausse est due pour l'essentiel au nouveau prélèvement sur les transactions financières en Hongrie, ainsi qu'à des taxes bancaires plus élevées et à une augmentation des coûts liée aux opérations de transfert du personnel en Belgique. Le ratio charges/revenus depuis le début de l'année s'inscrit à 51%, signe manifeste que les coûts restent bien maîtrisés. Ce ratio a toutefois été influencé positivement par le niveau élevé des valorisations marked-to-market relatives aux instruments dérivés utilisés dans la gestion de l'actif et du passif et par le niveau sensiblement plus élevé des autres revenus.

Réductions de valeur (résultat net ajusté)

  • Les réductions de valeur pour pertes de crédit s'inscrivent à 186 millions d'euros au 3e trimestre 2013, en recul par rapport aux 217 millions enregistrés au trimestre précédent et aux 283 millions un an plus tôt. Le chiffre du 3e trimestre 2013 inclut une réduction de valeur pour pertes de crédit de 98 millions d'euros enregistrée au niveau de KBC Bank Ireland (contre 88 millions au trimestre précédent et 129 millions pour le trimestre correspondant de l'an dernier) et de 43 millions d'euros pour la division Belgique (contre 82 millions au deuxième trimestre 2013 et 66 millions pour le trimestre correspondant de l'an dernier). Depuis le début de l'année, le ratio annualisé de pertes sur crédits s'établit à 0,71% : 0,39% pour la division Belgique (en augmentation par rapport au chiffre de l'exercice 2012 (0,28%), principalement en raison de la hausse des réductions de valeur enregistrée dans les segments PME et corporate), 0,24% pour la division République tchèque (en amélioration par rapport au chiffre pour l'exercice 2012 (0,31%), mais qui s'explique par un changement de méthodologie) et 1,78% pour la division Marchés internationaux (contre 2,26% pour l'exercice 2012).
  • Les réductions de valeur sur actifs disponibles à la vente s'établissent à 2 millions d'euros, les autres réductions de valeur (liées pour l'essentiel à l'immobilier) se montant à 22 millions pour le trimestre sous revue.

Incidence des activités legacy et des risques de crédit propres sur le résultat :

  • CDO : Au 3e trimestre, poursuivant la tendance des trimestres précédents, les différentiels de crédit corporate et ABS se sont encore resserrés. Si l'on prend en compte l'impact de la commission pour le système de garantie des CDO convenu avec le gouvernement fédéral belge et les coûts de résiliation, l'impact positif après impôts avoisine les 34 millions d'euros.
  • Désinvestissements restants : Un impact total après impôts de 231 millions d'euros a été enregistré pour ce trimestre, principalement imputable aux éléments suivants :
  • o Nous avons enregistré sur ce poste une réduction de valeur de 30 millions d'euros (après impôts) sur le prêt subordonné de 75 millions d'euros octroyé à NLB. Compte tenu de la réduction de valeur enregistrée sur ce prêt au deuxième trimestre, les provisions passées pour ce prêt sont désormais de 100%.
  • o Le transfert de prêts de KBC Ancora d'une valeur de 0,3 milliard d'euros vers une autre institution financière a eu une incidence de 43 millions d'euros (après impôts) sur le compte de résultat en raison de leur décote et des coûts de transaction.
  • o Le dossier de désinvestissement signé mais non encore clos de KBC Banka a entraîné une perte supplémentaire de 55 millions d'euros (après impôts), largement supérieure au montant initialement prévu de 47 millions d'euros (17 millions d'euros ayant déjà été passés au premier trimestre de cette année).
  • o La situation actuelle du processus de désinvestissement de la Banque diamantaire anversoise s'est traduite ce trimestre par une charge non récurrente pour réduction de valeur de 73 millions d'euros.
  • Incidence de la valorisation du risque de crédit propre : Le léger élargissement des différentiels de crédit sur la dette de KBC entre la fin juin 2013 et la fin du troisième trimestre se traduit par un ajustement marked-to-market positif de 12 millions d'euros (après impôts), mais est sans incidence sur le capital réglementaire.

Ventilation par division

  • Au 3e trimestre 2013, la division Belgique dégage un résultat net de 391 millions d'euros, supérieur à la moyenne de 358 millions pour les quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, le 3e trimestre 2013 se caractérise par des revenus nets d'intérêts supérieurs, des revenus nets de commissions inférieurs, la faiblesse des ventes de produits d'assurance vie branche 23, mais également par un excellent ratio combiné non-vie, la baisse saisonnière des revenus de dividendes, un MTM plus faible sur les dérivés GAP, des plus-values réalisées sur la cession de titres disponibles à la vente plus élevées et des éléments positifs non récurrents dans les autres revenus, un très bon ratio charges/revenus et un plus faible niveau de réductions de valeur pour pertes de crédit. Pendant le trimestre sous revue, les activités bancaires et d'assurance ont généré 79% et 21% du résultat net respectivement.
  • La division République tchèque dégage un résultat net de 157 millions d'euros sur le trimestre sous revue, soit plus que la moyenne de 135 millions d'euros des quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, le 3e trimestre 2013 présente un léger recul des revenus nets d'intérêts, un meilleur ratio combiné dans l'assurance non-vie, une augmentation des ventes d'assurance vie branche 23, des revenus nets de commissions supérieurs, une progression des autres revenus nets grâce à un élément non récurrent, un repli du MTM sur les dérivés GAP et des plus-values nettes réalisées sur la cession de titres disponibles à la vente, un excellent ratio charges/revenus et un plus faible niveau de réductions de valeur pour pertes de crédit. Les activités bancaires et d'assurance ont généré respectivement 96% et 4% du résultat net sur la période.
  • Pour le trimestre sous revue, la division Marchés internationaux dégage un résultat net de -12 millions d'euros, en progression par rapport à la moyenne de -42 millions d'euros pour les quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, le troisième trimestre 2013 se caractérise par une légère hausse des revenus nets d'intérêts, des revenus issus des opérations de négociation et des revenus nets de commissions, par une baisse des plus-values réalisées sur les titres disponibles à la vente, des autres revenus nets et des charges (bien que ces charges aient été plus élevées au deuxième trimestre en raison d'un prélèvement non récurrent sur les transactions financières en Hongrie), et par des réductions de valeur pour pertes de crédit quelque peu supérieures, l'essentiel de ces réductions de valeur étant encore imputable à l'Irlande. Globalement, les activités bancaires accusent un résultat net négatif de -17 millions d'euros (les résultats positifs en Slovaquie, Hongrie et Bulgarie étant annulés par le résultat négatif en Irlande), tandis que les activités d'assurance dégagent un résultat net positif de 6 millions d'euros.
  • Le résultat net du Centre de groupe s'élève à -264 millions au 3e trimestre 2013. Comme mentionné auparavant, ce chiffre inclut non seulement un certain nombre d'éléments du groupe et de résultats de sociétés en attente de désinvestissement, mais aussi l'impact total des activités legacy (CDO, désinvestissements) et la valorisation de notre propre risque de crédit (voir ci-dessus).

Le résultat net pour les 9 premiers mois de 2013 s'élève à 1 309 millions d'euros, contre 372 millions pour la période correspondante de l'année précédente. Sans les activités legacy et l'incidence des risques de crédit propres, le résultat net ajusté ressort à 1 300 millions d'euros, contre 1 217 millions pour les neuf premiers mois de 2012.

Revenu total (résultat net ajusté)

  • La performance en rythme annuel est conditionnée en partie par la déconsolidation de Kredyt Bank, Warta, Żagiel, NLB, Absolut Bank et par certaines autres cessions. Afin de permettre la comparaison, ces éléments ne seront pas pris en considération.
  • Les revenus nets d'intérêts s'inscrivent à 3 035 millions d'euros, en recul de 12% en rythme annuel. Sur une base comparable, les revenus nets d'intérêts diminuent de 5% en rythme annuel. Ce recul est imputable pour l'essentiel à la baisse des revenus générés par la gestion de l'actif et du passif (baisse des revenus de réinvestissement), tandis que les marges commerciales restent satisfaisantes. La marge nette d'intérêts s'établit à 1,74% depuis le début de l'année, soit 3 points de base de moins qu'un an auparavant. Au sein de la division Belgique, les volumes de dépôts s'inscrivent en hausse de 8% en rythme annuel et les volumes de crédits reculent de 1% en comparaison annuelle, sous l'effet d'une réduction délibérée du portefeuille de crédits dans nos filiales étrangères. Le portefeuille de crédits en République tchèque progresse de 5% en rythme annuel, tandis que les dépôts augmentent de 3% d'une année à l'autre. Le portefeuille de crédits de la division Marchés internationaux se contracte de 5% en rythme annuel (sous l'effet de la situation en Irlande et en Hongrie), tandis que les dépôts bondissent de 17% en rythme annuel (tirés par l'Irlande, la Hongrie et la Slovaquie).
  • Les activités d'assurance vie et non-vie ont enregistré les résultats suivants au cours des neuf premiers mois de 2013. Les primes brutes acquises moins les charges techniques brutes et le résultat de la réassurance cédée se sont établies à 226 millions d'euros, en recul de 28% en rythme annuel. Sur une base comparable (abstraction faite de l'impact de la déconsolidation de Warta), ce résultat s'inscrit toutefois en hausse de 28% par rapport à un an auparavant.

Les primes de l'activité non-vie progressent de 4% en rythme annuel (sur une base comparable). Les déclarations de sinistres résultant notamment des inondations en République tchèque ont fait grimper notablement le niveau des charges techniques par rapport aux neuf premiers mois de 2012. Ceci n'empêche toutefois pas d'atteindre un bon ratio combiné de 91% depuis le début de l'année.

Dans la branche vie, on observe une chute de 62% des ventes de produits d'assurance vie (y compris les produits branche 23 non inclus dans les recettes de primes) par rapport aux neuf premiers mois de 2012, en raison notamment d'une modification du traitement fiscal des contrats d'assurance vie branche 23 en Belgique depuis début 2013 et d'un glissement vers les fonds communs de placement.

On notera que les résultats du pôle assurance sont par ailleurs conditionnés par la baisse du revenu des investissements, en particulier des revenus nets d'intérêts, mais aussi par une maîtrise rigoureuse des frais administratifs généraux.

  • Le résultat net des instruments financiers à la juste valeur s'établit à 620 millions d'euros pour les trois premiers trimestres de 2013, contre 633 millions pour la même période en 2012, ou 576 millions d'euros sur une base comparable. Ce chiffre est normalement déterminé par les revenus générés par la salle des marchés. Pour les neuf premiers mois de l'année, ce chiffre a toutefois été influencé en premier lieu par le résultat positif de 250 millions d'euros sur les valorisations marked-to-market relatives à certains instruments dérivés utilisés dans la gestion de l'actif et du passif.
  • Les plus-values nettes réalisées sur des actifs disponibles à la vente s'inscrivent à 183 millions d'euros pour la période sous revue, contre 95 millions d'euros pour la période correspondante de l'année précédente, ou 80 millions d'euros sur une base comparable. Les plus-values ont été réalisées sur la vente d'obligations et d'actions. Notons qu'au premier trimestre, des gains importants ont été engrangés sur la cession d'emprunts d'État belges.
  • Les revenus nets de commissions s'établissent à 1 118 millions d'euros, en hausse de 16% en rythme annuel. Sur une base comparable, les revenus de commissions s'inscrivent également en hausse de 16% en rythme annuel. Comparée à 2012, cette progression affichée depuis le début de l'année s'explique principalement par les frais d'entrée et les commissions de gestion des fonds communs de placement. Les actifs sous gestion atteignent 160 milliards d'euros, en hausse de 3% depuis fin 2012, 1% étant à mettre au compte des ventes nettes et 2% au compte des effets de prix.
  • Du fait d'un certain nombre d'éléments exceptionnels, les autres revenus nets s'élèvent à 296 millions d'euros, contre 163 millions pour les neuf premiers mois de 2012.

Charges d'exploitation (résultat net ajusté)

• Les charges d'exploitation ressortent à 2 863 millions d'euros pour les neuf premiers mois de 2013, en baisse de 8% par rapport à un an auparavant. Sur une base comparable, les charges augmentent de 3%, par suite notamment du nouveau prélèvement sur les transactions financières en Hongrie, de l'augmentation des dépenses de retraite et de l'accroissement des charges ICT. Le ratio charges/revenus depuis le début de l'année s'inscrit à 51%, signe manifeste que les coûts restent bien maîtrisés. Ce ratio a toutefois été influencé positivement par le niveau élevé des valorisations marked-to-market relatives aux instruments dérivés utilisés dans la gestion de l'actif et du passif, par les plus-values nettes réalisées sur les actifs disponibles à la vente et par un niveau élevé d'autres revenus.

Réductions de valeur (résultat net ajusté)

  • Les réductions de valeur pour pertes de crédit s'élèvent à 698 millions d'euros pour les neuf premiers mois de 2013, en recul par rapport aux 742 millions d'euros enregistrés un an auparavant. Le chiffre des trois premiers trimestres 2013 intègre des réductions de valeur pour pertes de crédit de 286 millions d'euros enregistrées au niveau de KBC Bank Ireland (contre 460 millions d'euros pour les neuf premiers mois de 2012), ainsi qu'un montant relativement élevé de 263 millions d'euros dans la division Belgique (contre 108 millions pour les neuf premiers mois de 2012). Depuis le début de l'année, le ratio annualisé de pertes sur crédits s'établit à 0,71% : 0,39% pour la division Belgique (en augmentation par rapport au chiffre de l'exercice 2012 (0,28%)), 0,24% pour la division République tchèque (contre 0,31% pour l'exercice 2012) et 1,78% pour la division Marchés internationaux (contre 2,26% pour l'exercice 2012).
  • Les réductions de valeur sur actifs disponibles à la vente s'établissent à 18 millions d'euros, celles sur goodwill à 7 millions d'euros et celles sur les autres éléments à 57 millions d'euros pour les neuf mois sous revue.

Impôt sur le revenu

• Les impôts sur le revenu s'élèvent à 560 millions d'euros pour les neuf premiers mois de 2013, contre 455 millions pour la période de référence.

Incidence des activités legacy et des risques de crédit propres sur le résultat :

  • CDO : Au cours des neuf premiers mois de 2013, les différentiels de crédit corporate et ABS se sont encore resserrés. Si l'on prend en compte l'impact de la commission pour le système de garantie des CDO convenu avec le gouvernement fédéral belge, le coût et l'avantage de la réduction de l'exposition aux CDO et l'ajustement de valeur approuvé sur la couverture de MBIA, l'impact positif après impôts avoisine les 380 millions d'euros.
  • Désinvestissements restants : Plusieurs éléments liés aux désinvestissements ont eu une incidence totale négative de 337 millions d'euros sur le résultat net pour les neuf premiers mois de 2013.
  • o Au premier trimestre, le placement réussi, par voie d'une offre secondaire, de la participation de 16,2% de KBC dans Bank Zachodni WBK a débouché sur un gain supplémentaire en capital. En revanche, la cession de KBC Banka et la clôture de l'opération de cession de NLB ont entraîné une perte en capital. Au 1er trimestre, l'effet combiné s'élève à +22 millions d'euros (après impôts).
  • o Au deuxième trimestre, la clôture de l'opération de cession de la banque russe Absolut Bank a eu un impact négatif de l'ordre de -0,1 milliard d'euros sur les résultats, mais aucune incidence sur le capital réglementaire. Pour le 2e trimestre 2013, nous enregistrons aussi sur ce poste une réduction de valeur de 20 millions d'euros (après impôts) sur le prêt subordonné de 75 millions d'euros octroyé à NLB. En incluant certains autres éléments mineurs, l'incidence totale s'élève à -128 millions d'euros pour ce trimestre.
  • o Au troisième trimestre, nous enregistrons une réduction de valeur supplémentaire de 30 millions d'euros (après impôts) sur le prêt subordonné octroyé à NLB. Le transfert de prêts de KBC Ancora d'une valeur de 0,3 milliard d'euros vers une autre institution financière a en outre eu une incidence de 43 millions d'euros (après impôts) sur le compte de résultat en raison de leur décote et des coûts de transaction. Qui plus est, le dossier de désinvestissement signé mais non encore clos de KBC Banka a entraîné une perte supplémentaire de 55 millions d'euros (après impôts). Enfin, la situation actuelle du désinvestissement de la Banque diamantaire anversoise se traduit par une réduction de valeur non récurrente de 73 millions d'euros. Un impact total après impôts de -231 millions d'euros, incluant également certains autres éléments mineurs, a été constaté sur le trimestre.
  • Incidence de la valorisation du risque de crédit propre : L'amélioration des différentiels de crédit sur la dette de KBC entre fin 2012 et la fin du 3e trimestre 2013 se traduit par un ajustement marked-to-market négatif de 34 millions d'euros (après impôts), mais est sans incidence sur le capital réglementaire.

Capitaux propres et solvabilité

  • A fin septembre 2013, le total des capitaux propres s'élevait à 14,6 milliards d'euros, en recul de 1,3 milliard d'euros par rapport à son niveau de début d'année, principalement en raison du paiement du dividende (-0,4 milliard d'euros), du paiement du coupon sur les titres de capital de base sans droit de vote souscrits par le gouvernement fédéral belge et le gouvernement régional flamand (-0,5 milliard d'euros) et du remboursement de 1,17 milliard d'euros (plus 50% de pénalité) d'aide publique de l'État flamand (-1,8 milliard d'euros). Tous ces paiements sont atténués par les résultats des neuf premiers mois de 2013 (1,3 milliard d'euros).
  • Le ratio Tier 1 du groupe (selon Bâle II) atteint le niveau favorable de 15,8% au 30 septembre 2013 (ratio Core Tier 1 de 13,4%). Le ratio de solvabilité de KBC Assurances s'inscrit à 312% au 30 septembre 2013, un excellent résultat légèrement inférieur au niveau très élevé de 322% enregistré fin 2012.
  • Le ratio Common equity selon Bâle III s'inscrit à 12,5% (fully loaded mais avec le restant de l'aide de la région flamande) à l'issue du 3e trimestre 2013, soit nettement au-dessus du ratio Common equity visé de 10% selon Bâle III (fully loaded).

Liquidité

• La liquidité du groupe demeure excellente, avec un ratio LCR de 132% et un ratio NSFR de 108% à l'issue du trimestre.

Données sélectionnées du bilan

Chiffres clés du bilan consolidé
KBC Groupe (en millions EUR)
31-03-2012 30-06-2012 30-09-2012 31-12-2012 31-03-2013 30-06-2013 30-09-
2013
31-12-
2013
Actifs totaux 290 635 285 848 270 010 256 928° 258 567 253 297 250 260 -
Prêts et avances à la clientèle* 135 980 133 326 131 048 128 492 129 753 131 769 128 377 -
Titres (actions et titres de créance)* 65 853 64 227 65 171 67 295 65 071 65 722 64 147 -
Dépôts de la clientèle et titres de créance* 166 551 163 685 160 945 159 632 167 994 167 414 169 413 -
Provisions techniques avant réassurance* 19 925 19 539 19 637 19 205 18 836 18 805 18 803 -
Dettes de contrats d'investissement,
assurance*
7 871 8 856 9 680 10 853 11 664 11 606 11 684 -
Capitaux propres des actionnaires de la
société mère
10 949 9 687 10 629 12 017° 12 505 12 119 11 895 -
Titres de capital de base sans droit de vote 6 500 6 500 6 500 3 500 3 500 3 500 2 333 -

* Conformément à l'IFRS 5, les actifs et passifs d'un certain nombre de désinvestissements ont été réattribués aux postes « Actifs non courants détenus en vue de la vente et groupes destinés à être cédés » et « Passifs liés à des groupes d'actifs destinés à être cédés », ce qui fausse légèrement la comparaison entre périodes.

° Recalculé sur la base de la révision de l'IAS19 à compter du 1er janvier 2013.

Ratios sélectionnés

Ratios sélectionnés
Exercice 2012
KBC Groupe (consolidé)
9M2013
Rentabilité et efficacité (basées sur le résultat net ajusté)
Rendement des capitaux propres*
9%
16%
Ratio charges/revenus, activités bancaires
57%
51%
Ratio combiné, assurances non-vie
95%
91%
Solvabilité
Ratio Tier 1 (Bâle II)
13,8%
15,8%
Ratio Core Tier 1 (Bâle II)
11,7%
13,4%
Ratio Common equity (Bâle III, fully loaded, y compris l'aide publique restante)
10,8%
12,5%
Risque de crédit
Ratio de pertes sur crédits
0,71%
0,71%
Ratio non-performing
5,3%
5,8%

* En cas de paiement d'un coupon sur les titres de capital de base vendus au gouvernement fédéral belge et au gouvernement régional flamand, il sera déduit du numérateur (au prorata).

Stratégie et événements marquants

  • La stratégie de base de KBC reste centrée sur la fourniture de produits et de services de bancassurance en Belgique, en République tchèque, en Slovaquie, en Hongrie et en Bulgarie aux particuliers, aux PME et aux moyennes capitalisations. Dans le droit fil de son plan stratégique, le groupe a pratiquement terminé la cession ou la cessation de certaines activités (non stratégiques) (voir ci-après).
  • Dernières étapes du programme de désinvestissement (depuis le début du 3e trimestre) :
  • o Le 24 septembre 2013, KBC a annoncé la conclusion d'un accord portant sur la cession de KBC Bank Deutschland AG à plusieurs investisseurs parmi lesquels des affiliés de Teacher Retirement System of Texas, Apollo Global Management, Apollo Commercial Real Estate Finance et Grovepoint Capital. Cette transaction libérera environ 0,1 milliard d'euros de capital pour KBC, en réduisant principalement les actifs pondérés par le risque, et n'aura pas d'incidence notable sur les résultats financiers de KBC. L'opération se traduira par une amélioration de la solvabilité de KBC d'environ 15 points de base.
  • o Des discussions sont encore en cours avec d'autres parties intéressées pour le dernier dossier de désinvestissement de KBC, qui concerne la Banque diamantaire anversoise (Belgique). Par ailleurs, la société entretient à ce titre un dialogue ouvert et constructif avec la Commission européenne.
  • Évolution en matière de développement durable et de responsabilité de l'entreprise :
  • o Le 2 août 2013, les employés bulgares de CIBANK ont aidé des enfants de foyers situés dans tout le pays à se préparer à partir en vacances à la mer dans le cadre du programme « Un été bleu avec CIBANK ».
  • o Le 12 août 2013, K&H (Hongrie) a publié son septième rapport de développement durable.
  • o Le 1er septembre 2013, la Fondation ČSOB a lancé un Programme d'aides des employés slovaques, destiné à donner aux employés la possibilité d'aider la ville ou la communauté dans laquelle ils vivent ou travaillent.
  • o Au cours de la semaine du 16 septembre 2013, KBC a participé en Belgique à la « Semaine de la mobilité » afin d'encourager ses employés à réduire leurs déplacements domicile-travail et, partant, leur empreinte écologique. Plus de 2 000 employés ont participé à la manifestation, ce qui a permis d'économiser 10 tonnes de CO2, soit l'équivalent d'un hectare de forêt.
  • o Le 25 octobre 2013, KBC s'est vu décerner le prix de la « Meilleure information financière » par l'Association belge des analystes financiers.

Déclaration relative aux risques

  • Ses activités étant principalement axées sur la banque, l'assurance et la gestion d'actifs, KBC s'expose à certains risques typiques tels que, entre autres, les risques de défaut de crédit, les fluctuations des taux d'intérêt, les risques du marché des capitaux, les risques de change, les risques de liquidité, les risques d'assurance, les risques opérationnels, l'exposition aux marchés émergents, l'évolution de la réglementation, les litiges avec les clients et les risques économiques en général. Le fait que le contexte macroéconomique et les plans de désinvestissement en cours puissent avoir une incidence défavorable sur la valeur des actifs ou puissent occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions est un autre aspect propre au risque de l'entreprise.
  • Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans les rapports annuels, les rapports trimestriels étendus et les rapports spécifiques sur les risques de KBC, tous disponibles sur le site www.kbc.com.
  • Cinq tendances ont continué à affecter l'économie mondiale au 3e trimestre 2013. Premièrement, la reprise s'est poursuivie aux États-Unis malgré le « freinage fiscal ». Deuxièmement, l'économie de l'Union économique et monétaire dans son ensemble semble progressivement renverser la vapeur, comme l'indiquent les indicateurs de confiance et les données relatives au PIB. Troisièmement, la conjugaison de la réforme fiscale et de la forte expansion monétaire au Japon (« Abenomics ») aide à ramener la confiance tant des producteurs que des consommateurs et stimule la croissance économique. Quatrièmement, les efforts de la Chine pour rééquilibrer sa croissance économique en délaissant les exportations en faveur de la demande domestique, tout en préservant la bonne santé de son système financier, freinent nettement plus la croissance que par le passé. Enfin, la faible croissance des agrégats monétaires et de crédit dans les économies développées révèle que la tendance désinflationniste va persister et qu'elle est entretenue par la stagnation, voire la baisse des prix des matières premières.

  • Pour l'économie dans son ensemble, les principaux risques sont :

  • o Une hausse plus importante que prévu des rendements obligataires mondiaux dans le sillage de l'arrêt du programme de rachat d'actifs de la Fed.
  • o L'instabilité économique et/ou financière en Chine, qui entraînerait un ralentissement significatif de l'économie.
  • o Des résultats moins rapides qu'escompté des réformes structurelles internes de l'Union économique et monétaire. Le risque de résurgence d'une crise grave dans l'Union économique et monétaire a cependant clairement diminué.
  • La BCE a annoncé le lancement d'une évaluation complète des banques de la zone euro, comprenant un examen de la qualité des actifs, une évaluation du bilan et un test de résistance. Les résultats de cette évaluation seront publiés fin 2014.

Le calendrier financier, incluant les réunions avec les analystes et les investisseurs, est disponible à l'adresse www.kbc.com/ir/calendar .

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

Wim Allegaert, Directeur Investor Relations, KBC Groupe Tel +32 2 429 50 51 - E-mail : [email protected]

Viviane Huybrecht, Directeur Communication Corporate / Porte-parole KBC Groupe Tel +32 2 429 85 45 - E-mail : [email protected]

* Ce communiqué contient des informations soumises à la réglementation sur la transparence des entreprises cotées en Bourse.

KBC Groupe SA Av. Du Port 2 – 1080 Bruxelles Viviane Huybrecht Directeur Communication Corporate/ Porte-parole Tel. +32 2 429 85 45

Service Presse Tel. +32 2 429 65 01 Tel. +32 2 429 29 15 Fax +32 2 429 81 60 E-Mail : [email protected] Les communiqués de presse KBC peuvent être consultés sur www.kbc.com ou obtenus en envoyant un courriel à [email protected]

Suivez nous sur www.twitter.com/kbc\_group

Talk to a Data Expert

Have a question? We'll get back to you promptly.