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Crédit Agricole Mutuel de Normandie-Seine

Annual Report Apr 2, 2009

1232_10-k_2009-04-02_88850f62-234a-449a-8d45-ba992559e76a.pdf

Annual Report

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RAPPORT FINANCIER 2008

Réussir ensemble

www.ca-normandie-seine.fr

RAPPORT DE GESTION
5
1 - Environnement économique et financier 6
2 - L'activité de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine 6
3 - Les résultats financiers 7
4 - Facteurs risques11
5 - Evolution des filiales et des participations21
Annexe22
Bilan 24
Hors-Bilan 25
Compte de résultat 26
Annexes 27
1 - Cadre général 59
2 - Compte de résultat 61
3 - Bilan actif 62
4 - Bilan passif 62
5 - Tableau de variation des capitaux propres 63
6 - Tableau des flux de trésorerie 64
7 - Notes annexes aux états financiers 65
RAPPORT GÉNÉRAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES 114
RAPPORT SPÉCIAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES 118

Déclaration du Président du Conseil d'Administration et du Directeur Général de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine

Conformément à l'article 222-3 du Règlement Général de l'Autorité des Marchés Financiers, vous trouverez ci-dessous, la déclaration de Mrs Philippe LETHROSNE et Frédéric THOMAS, respectivement Président du Conseil d'Administration et Directeur Général de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine, sur la responsabilité du rapport financier annuel.

Nous déclarons assumer la responsabilité du rapport financier annuel, et nous attestons qu'à notre connaissance, les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine, et de l'ensemble des Caisses Locales comprises dans la consolidation,et quelerapport de gestion présente un tableau fidèle del'évolution desaffaires, desrésultatset delasituation financière de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine, et de l'ensemble des Caisses Locales comprises dans la consolidation, ainsi qu'une description des principaux risques et incertitudes auxquelles ils sont confrontés.

A Bois-Guillaume, Le 27 février 2009

Le Président du Conseil d'Administration Le Directeur Général Philippe LETHROSNE Frédéric THOMAS

rapport de GESTION

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE NORMANDIE-SEINE

Assemblée Générale du 25 mars 2009

Rapport de Gestion au 31 décembre 2008

1 ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE ET FINANCIER

1.1 Environnement national et international

L'année 2008 restera comme l'année de la cristallisation de la crise financière dite des subprimes qui débute en 2007 sur le marché des crédits hypothécaires à risque américains. Cette bulle immobilière, d'un volume relativement faible de 1 200 milliards de dollars au regard des données structurelles de l'économie américaine, a transmis sa toxicité à l'ensemble de la communauté financière internationale notamment par le biais des mécanismes de titrisation. Après un premiersemestre 2008marqué par quelquessignes d'accalmie, notammentàlasuite du sauvetage dela banque d'affaires Bear Stearns, laseconde partie del'annéevoit la crise atteindre son paroxysme dont l'élément déclencheur restera sans aucun doute la faillite de la banque Lehman Brothers. A partir de cet instant, la perte de confiance des établissements financiers les uns à l'égard des autres sclérose littéralement les mécanismes de refinancement entraînant un interventionnisme sans précédent des pouvoirs publicscaractérisé par l'injection massive deliquiditéainsi que par la mise en œuvre de plans de soutien à l'ensemble du système bancaire.

L'existence de déséquilibres macroéconomiques constitue le terreau de l'émergence de cette crise financière et de sa contagion à l'économie, illustrée par le recul de 1,3 point du PIB mondial 2008 qui s'établit à 3,7% (chiffre provisoire).

Les gouvernements des principaux pays industrialisés mettent en œuvre des plans d'aideet derelance delacroissance, dont les montantscumulésàceux des plans de sauvetage bancaire atteignent plus de 3 000 milliards de dollars, somme qui ne sera pas sans conséquence sur le niveau d'endettement des Etats.

Dans cet environnement défavorable, l'économie française voit son niveau de croissance reculer de 1,4 point sur un an alors que dans le même temps les craintes inflationnistes de début 2008 laissent la place au spectre de la déflation. C'est dans ce contexte que les politiques monétaires des principaux banquiers centraux convergentvers des baisses drastiques deleurstaux directeurs,allant mêmejusqu'à être coordonnées. Ainsi, la Réserve Fédérale américaine amène ses taux proches de 0% et la BCE baisse sur le second semestre 2008 son taux directeur de 1,5 point pour l'établir à 2,5%.

Au niveau régional, l'activité industrielle montre un plafonnement avec une faible utilisation descapacités de production et descarnets decommandescontinuantàse dégrader, ce ralentissement étant également constaté dans les services marchands. Les mises en chantier de logements reculent de près de 40% sur un an, la baisse étant plus forte sur les logements collectifs qu'individuels.

1.2 Evolution des marchés financiers

L'année 2008 reste pour l'ensemble des marchés actions une année noire avec des indices boursiers quiévoluententre- 33%pour le Dow Joneset- 94,4%pour la bourse de Reykjavik. N'échappant pas à cette baisse généralisée, l'indice CAC 40 enregistre le retrait le plus important depuis sa création à - 43%, renforçant les comportements d'aversion au risque de la majorité des épargnants d'autant qu'il s'accompagne d'une envolée très significative de la volatilité.

L'éloignement sur la seconde partie de l'année du risque inflationniste associé à la volonté des gouvernements de contrer rapidement les effets négatifs d'une éventuelle spirale déflationniste se traduit par une baisse importante des taux courts, l'Euribor 3 mois s'affichant à 2,92% au 30/12/2008 contre 5,39% au 08/10/2008.

Lestaux obligatairesrestent relativement bas, lesinvestisseurs préférantsetournervers cetype desupport jugé plussûr dans un contexte deforteaversion au risque. C'estainsi que l'OAT 10 ans s'établit à 3,53% au 30/12/2008 contre 4,86% au 03/07/2008.

1.3 Contexte bancaire

Avec le paroxysme atteint par la crise financière au cours du second semestre 2008 et sesconséquences directesaussi bien sur le niveau moyen destaux d'intérêts quesur le renforcement del'aversion au risque desépargnants, les placementssont massivement investis dans l'épargne liquide qui représente 60% du total des placements des ménages. Les flux sur contrats d'assurance-vie reculent de l'ordre de 18% notamment sur les supports en unité de compte.

2 L'activité de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine

2.1 Activité commerciale

Dans un contexte économique et financier fortement perturbé, le Crédit Agricole de Normandie-Seine poursuit son action au service de son territoire au travers d'une progression de 4,8% des capitaux gérés qui s'établissent à 19,1 milliards d'euros.

La collecte de ressources

Les encours de collecte s'élèvent à 11,1 milliards d'euros en progression de 0,1% recouvrant une évolution hétérogène des principaux compartiments, à savoir :

  • une collecte bilantielle à 7,2 milliards d'euros en hausse de 2,2%, avec une progression des livrets de 10,5% notamment au travers de la campagne de préréservation du Livret A qui aura permis de collecter 77 millions d'euros ; ■
  • une collecte tierce à 3,9 milliards d'euros en retrait de 3,5%, sous l'effet du repli des marchés financiers impactant défavorablement la valorisation des portefeuilles de valeurs mobilières détenues par la clientèle. ■

Les crédits par marché

L'encours de crédit s'établit à 8 milliards d'euros en hausse de 12% au travers de la production de 1,9 milliard d'euros de nouveauxcréditsà moyen et long termeset d'une progression de 18% des crédits de trésorerie. Cette bonne performance commerciale concerne l'ensemble des marchés de la Caisse Régionale.

  • Lesecteur descréditsaux particuliers bénéficietout particulièrement dela dynamique des réalisations sur les crédits à l'habitat qui atteignent plus d'un milliard d'euros, en hausse de 19%, et d'une stabilité à 210 millions d'euros des réalisations sur les crédits à la consommation. ■
  • Lesecteur des professionnelset desentreprisesenregistre desréalisationsà moyen et long termes en hausse de 27% à 330 millions d'euros. ■
  • Les réalisations de crédits à l'agriculture connaissent une hausse de 15% à 235 millions d'euros et témoignent de l'accompagnement et du soutien apportés aux différents acteurs de la filière agricole. ■
  • Les réalisations de crédits aux collectivités publiques progressent de plus de 50% à 123 millions d'euros et traduisent la volonté du Crédit Agricole Normandie-Seine de contribuer au développement régional. ■

Les autres produits et services

La Caisse Régionale poursuit l'élargissement desa gamme deservicesavec notamment la mise en marché des cartes de la gamme Cartwin mais aussi le renforcement des fonctionnalités offertes par sa banque en ligne.

L'équipement de la clientèle en produits d'assurances et services bancaires se traduit par la commercialisation de plus de 170 000 produits permettant une progression de 4,8% des encours.

2.2 Faits marquants de l'exercice et description des principaux risques et incertitudes

La Caisse Régionale de Normandie-Seine a participé, au travers de la SAS Rue La Boétie, au financement d'opérations de développement du Groupe Crédit Agricole par le biais d'une part d'une avance en compte courant de 89,4 millions d'euros et d'autre part de sa participation pour 83,9 millions d'euros à l'augmentation de capital de la SAS Rue La Boétie clôturée le 03 juillet 2008.

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas identifié de risques majeurs susceptibles d'affecter significativement les comptes sociaux et consolidés de l'exercice 2009.

3 Les résultats financiers

A - Les comptes individuels

A.1 - Le Bilan

Les comptes annuels sont présentés conformément aux réglementations mises en place pour les établissements financiers en application des instructions diffusées par Crédit Agricole SA.

COMPTES INDIVIDUELS AU 31 DÉCEMBRE 2008 (En milliers d'euros)

Actif 31/12/08 31/12/07
Opérations interbancaires et assimilées 76 054 71 242
Opérations internes au réseau 205 208 371 011
Opérations avec la clientèle 8 015 074 7 154 484
Opérations sur titres 332 034 364 757
Valeurs immobilisées 603 157 419 967
Actions propres 0 0
Comptes de régularisation/actifs divers 228 232 138 568
TOTAL ACTIF 9 459 759 8 520 029

A l'actif

  • Les encours de caisse, le solde des comptes Banque de France et les créances sur les établissements decréditsont regroupéssousleterme global "Opérationsinterbancaires et assimilées". Leur montant s'élève à 76 millions d'euros à fin 2008. ■
  • Les opérations internes au réseau englobent essentiellement les soldes des comptes ouverts auprès d'entités du Groupe Crédit Agricole ainsi que les prêts subordonnés. Leur montant s'élève à 205 millions d'euros, en baisse de 166 millions d'euros. Cette régression s'explique principalement par l'évolution du solde du Compte Courant auprès de CASA, créditeur de 118,2 millions d'euros à fin 2007, mais débiteur de 45,4 millions d'euros à fin 2008. ■
  • Les opérations avec la clientèle s'élèvent à 8 015 millions d'euros (+ 12%) et représentent 84,7% de l'actif de la Caisse Régionale. Il s'agit des encours de crédits diminués de 88,7 millions d'euros de provisions affectées en couverture des créances douteuses et litigieuses. ■
  • Les opérations sur titres, composées de titres de placements et d'investissements, s'élèvent à 332 millions d'euros, en baisse de 32,7 millions d'euros, notamment du fait du remboursement d'un BMTN CASA échu le 30 juin 2008, d'une valeur de 11,4 millions d'euros et de la cession d'actions et autres titres. ■
  • Les valeurs immobilisées représentent 603,2 millions d'euros, comprenant 52 millions d'euros d'immobilisations corporelles, 2,6 millions d'euros d'immobilisations incorporelles et 548,6 millions d'euros de titres de participations, dont 545,2 millions d'euros de participations dans des sociétés du Groupe Crédit Agricole. Ces dernièresenregistrent une progression de 48,6% liée principalementàla participation de la Caisse Régionale de Normandie-Seine au financement d'une avance en compte courant de 89,4 millions d'eurosàla SAS La Boétieetàl'augmentation decapital dans cette même entité de 83,9 millions d'euros. ■
  • Les "comptes de régularisation et actifs divers" sont composés essentiellement des comptes d'encaissement, des comptes de transfert et des comptes de produits à recevoir. L'importance des comptes d'encaissement peut varier sensiblement, d'une période sur l'autre, en fonction de la date effective du traitement des opérations composant l'échéance fin de mois. ■

Au passif

Les opérations interbancaires et assimilées augmentent de 8,7 millions d'euros, du fait du passage du compte de SOFINCO d'un solde créditeur de 8,5 millions d'euros à fin 2007 à un solde débiteur de 8,8 millions d'euros à fin 2008. ■

Passif 31/12/08 31/12/07
Opérations interbancaires et assimilées 11 503 2 771
Opérations internes au réseau 5 949 033 5 084 621
Opérations avec la clientèle 2 101 439 2 071 371
Dettes représentées par un titre 8 548 32 316
Comptes de régularisation/passifs divers 169 418 185 944
Provisions et dettes subordonnées 170 309 178 706
Fonds risques bancaires généraux (FRBG) 8 700 0
Capitaux propres hors FRBG 1 040 809 964 300
TOTAL PASSIF 9 459 759 8 520 029
  • Les opérations internes du réseau comprennent les avances reçues de Crédit Agricole SA ainsi que la part de la collecte d'épargne conservée par la Caisse Régionale. L'ensemble de ces opérations s'élève à 5 949 millions d'euros, en augmentation de 17%, et représente 62,9% du passif total. Cette évolution provient principalement de la hausse du montant des avances globales, de 2 666,6 millions d'euros fin 2008 contre 2 148,3 millions d'euros à fin décembre 2007, mais également de l'augmentation des emprunts en blanc de 241,1 millions d'euros. ■
  • Les opérations avec la clientèle, composées principalement des dépôts à vue, pour 1 840 millions d'euros et des dépôts à terme de la clientèle, pour 228 millions d'euros, atteignent 2 101 millions d'euros à fin 2008. Les dépôts à vue ont progressé de 0,8%, tandis que l'encours des dépôts à terme a quant à lui enregistré une hausse de 10,2%. ■
  • Les dettesreprésentées par un titres'élèventà 8,5 millions d'eurosetsonten baisse de 73,5%. Elles correspondent aux certificats de dépôts négociables, pour 1,5 millions d'euros, et aux bons de caisses pour 7 millions d'euros. ■
  • Parallèlement aux comptes de régularisation et divers à l'actif, les comptes de régularisation et divers au passif sont principalement constitués des charges à payer et des flux financiers à régler. ■
  • Les provisions et dettes subordonnées s'élèvent à 170,3 millions d'euros. Les provisions pour risquesetchargesaugmentent de 2,3% à 152 millions d'eurostandis que les dettes subordonnées diminuent de 39%, à 18,4 millions d'euros. ■
  • Les capitaux propres hors FRBG (8,7 millions d'euros) augmentent de 76,5 millions d'euros par la miseen réserves d'une partie du résultat 2007. Lesréservesatteignentainsi 675,9 millions d'euros à fin décembre 2008, contre 596,8 millions d'euros à fin 2007. ■
  • Les intérêts aux parts sociales et les dividendes versés au titre de 2007 ont été les suivants : ■
En € Total net versé Taux d'intérêt net
ou Dividende net
Intérêts parts sociales 2 420 405,31 4,55 %
Dividendes CCI 4 878 251,34 4,63 €
Dividendes CCA 7 009 607,02 4,63 €

Crédit Agricole SA détient 25% du capital de la Caisse Régionale sous forme de Certificats Coopératifs d'Associés émis par la Caisse Régionale. Par ailleurs, la Caisse Locale de Rouen détient 5,7% du capital de la Caisse Régionale. ■

A.2 - Le compte de résultat

SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Produits nets d'intérêts et revenus assimilés
Produits nets de commissions
Produits nets sur opérations financières
Autres produits nets d'exploitation
143 418
114 188
35 425
22 469
147 216
114 836
30 534
23 213
PNB 315 500 315 799
Frais de personnel
Autres frais administratifs
Dotations aux amortissements
-109 033
-57 800
-8 091
-109 042
-56 840
-8 818
Résultat
Brut
d'Exploitation
140 576 141 099
Coût du risque
Résultat net sur actifs immobilisés
Dotations/Reprises de FRBG et provisions réglementées
Résultat exceptionnel
Impôt sur les bénéfices
-16 559
-618
-8 712
0
-23 679
-5 195
262
211
0
-43 720
Résultat
Net
91 008 92 657

A.2.1 Produit Net Bancaire

L'activité des établissements bancaires est mesurée par le Produit Net Bancaire, différence entre les produits financiers et accessoires et les charges financières. Le PNB s'élève en 2008 à 315,5 millions d'euros, soit une quasi stabilité par rapport à 2007.

Les Produits nets d'intérêtset revenusassimilés, principalescomposantes du PNB avec 143,4 millions d'euros, affichent un retrait de 2,6%, ramené à 2,2% après retraitement des impacts épargne-logement. La croissance significative de 12% du volume des crédits est compensée par la baisse de rendement de l'encours de prêts notamment sousleseffets du renchérissement du coût delaressourceet dans une moindre mesure par la hausse du coût de la liquidité.

Seconde composante du PNB, les produits nets de commissions enregistrent les commissions versées par Crédit Agricole SA pour le placement des produits d'épargne ainsi que les commissions relatives à la vente de produits et services à la clientèle. Avec un montant de 114,2 millions d'euros, celles-ci affichent un retrait modéré de 0,6% et sont notamment impactées à hauteur de 2,4 millions d'euros par une très forte augmentation de l'encours de collecte sur les "Carrés Crédit Agricole" dont le modèle financier est dans un premier temps générateur de charges à l'égard de Crédit Agricole SA.

Les produits nets sur opérations financières connaissent une progression significative à 16%. Ils enregistrent les produits financiers issus des emplois de fonds propres en titres de participations et en titres de placement. Cette évolution résulte principalement de la progression des dividendes et de la rémunération des avances faites à Crédit Agricole SA via la SAS Rue La Boétie qui enregistrent une augmentation globale de + 19% soit 5,2 M€.

Les autres produits nets d'exploitation s'élèvent à 22,5 millions d'euros en retrait de 3,2% sous l'effet d'un recul de 0,5 M€ des produits liés à l'assurance décès et invalidité sur les prêts qui sont marqués par une évolution des primes de + 9,3% et une hausse de 20% des sinistres déclarés.

A.2.2 Le résultat brut d'exploitation

Les charges de fonctionnement nettes sont quasi étales à + 0,1% par rapport à 2007. Premièrecomposante descharges defonctionnement nettes, lesfrais de personnelsont quasi stables et enregistrent un retrait de 16% de la participation et de l'intéressement compensant la hausse de 2,3%du postesalaireset traitementsrésultant principalement d'une progression de 1% des effectifs et de l'application sur une année pleine de la nouvelle convention collective.

Les autres frais administratifs augmentent de 1,7%. Ils intègrent 1,3 M€ de dépenses non récurrentes relatives à divers chantiers ou opérations menées au cours de l'année. Les coûts informatiques et les charges sur immeubles sont stables et marquent ainsi la maîtrise des coûts opérée par la Caisse Régionale.

Les dotations aux amortissements diminuent de 8,3% sur l'exercice 2008. Cette évolution estessentiellement liéeàla baisse de 26%desamortissementsinformatiques. Les investissements concernant le système d'information sont supportés par le GIE Comète et les charges de sous-traitance sont refacturées à la Caisse Régionale en autres frais administratifs.

Pourseconformeràlalégislation, ilconvient de noter queles dépenses,comptabilisées dans les comptes individuels, non déductibles au titre de l'article 39-4 s'élèvent à 15,5 milliers d'euros.

L'évolution respective du PNB et des charges de fonctionnement induit un retrait modéré de 0,4% du résultat brut d'exploitation qui s'établit à 140,6 millions d'euros. Le coefficient d'exploitation s'établit à 55,4% en augmentation de 0,1 point.

A.2.3 Le résultat net

La dotation nette au coût du risque s'élève à 16,6 M€ dont 14,5 M€ liés à la politique prudente de provisionnement collectif relative à la réglementation Bâle II. Le taux de créances douteuses et litigieuses s'établit à 1,57% avec un taux de couverture en capital qui reste élevé à 66,8%.

Après l'enregistrement d'une dotation nette au FRBG de 8,7 M€ et d'une charge fiscale en retrait de 46%, le résultat net de l'exercice s'élève à 91 M€ en retrait de 1,8%.

A.3 - Perspectives

Fort d'une assise financière de qualité complétée d'un maillage très dense de son territoire, le Crédit Agricole de Normandie-Seine met en œuvre au cours de l'année 2009 son nouveau plan à moyen terme baptisé, "Normandie-Seine 2012, réussir ensemble". Il vise, notamment, à renforcer la personnalisation de la relation client au travers d'une plus grande performance des organisations ainsi qu'à conquérir de nouveaux espaces de croissance.

A.4 - Changement de méthode comptable

Les changements de méthode comptable et de présentation des comptes par rapport à l'exercice précédent concernent les points suivants :

  • l'application, à compter du 1er janvier 2008, des règlements CRC 2008-01 et 2008- 02 du 3 avril 2008, afférents au traitement des opérations de fiducie et aux informations, ne concerne pas la Caisse Régionale de Normandie-Seine sur la période ; ■
  • la Caisse Régionale de Normandie-Seine applique, à compter du 1er janvier 2008, le règlement CRC 2008-07 du 3 avril 2008, afférent à la comptabilisation des frais d'acquisition de titres et modifiant le règlement CRB 90-01 modifié relatif à la comptabilisation des opérations sur titres. L'application de ce nouveau règlement n'a pas eu d'impact significatif sur le résultat et la situation nette sur la période ; ■
  • l'application, à compter du 1er janvier 2008, du règlement CRC 2008-15 du 4 décembre 2008, afférent au traitement comptable des plans d'options d'achat ou desouscription d'actionset des plans d'attribution d'actions gratuitesauxemployés, ne concerne pas la Caisse Régionale de Normandie-Seine sur la période ; ■
  • la Caisse Régionale de Normandie-Seine applique au plus tôt à compter du 1er juillet 2008, et à la même date que le règlement européen CE 1004-2008, le règlement CRC 2008-17 du 10 décembre 2008, afférent aux transferts de titres hors de la catégorie "titres de transaction" et hors de la catégorie "titres de placement" et àlacomptabilisation des plans d'options d'achat ou desouscription d'actionset des plans d'attribution d'actions gratuites aux employés et modifiant le règlement CRB 90-01 relatif à la comptabilisation des opérations sur titres modifié par le règlement CRB 95-04 et les règlements CRC 2000-02, 2002-01, 2005-01 et 2008-07. ■

En 2008, la Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas effectué de reclassement de titresen application du règlement CRC 2008-17 et du règlementeuropéen CE 1004-2008.

L'application de ces nouveaux règlements et avis n'a pas eu d'impact significatif sur le résultat et la situation nette de la Caisse Régionale de Normandie-Seine sur la période.

B/ Les Comptes consolidés

La Caisse Régionale de Normandie-Seine publie descomptesconsolidésen application du règlement 99.07 du Comité de la Réglementation Comptable.

B.1 - Présentation juridique de l'entité

La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seineest unesociétécoopérative à capital variable régie par le LIVRE V du Code Monétaire et Financier et la loi bancaire du 24 janvier 1984 relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit.

Son siège social est situé, Cité de l'Agriculture, chemin de la Bretèque, 76 230 Bois-Guillaume. Elle est inscrite au registre du commerce de Rouen sous le numéro 433 786 738,code NAF 6419 Z. La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine a émis des CCI (Certificats Coopératifs d'Investissement), qui sont cotés sur le marché EUROLIST - Compartiment C (code ISIN : FR0000044364).

Sont rattachées à la Caisse Régionale de Normandie-Seine, 74 Caisses Locales qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre.

Les comptes consolidés, selon la méthode de l'Entité consolidante, intègrent les comptes de la Caisse Régionale ainsi que ceux des Caisses Locales.

De par la loi bancaire, la Caisse Régionale de Normandie-Seine est un établissement de crédit avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Elle est soumise à la réglementation bancaire. Crédit Agricole SA détient 25% du capital de la Caisse Régionale, sous forme de Certificats Coopératifs d'Associés émis par la Caisse Régionale. La Caisse Régionale de Normandie-Seine fait partie du périmètre de consolidation du Groupe Crédit Agricole.

B.2 - Normes applicables et comparabilité

En application du règlement CE n° 1606/2002, les comptes annuels ont été établis conformément aux normes IAS / IFRS et aux interprétations IFRIC telles qu'adoptées par l'Union Européenne et applicables au 31 décembre 2008.

Le Groupe Crédit Agricole applique ce référentiel, en utilisant les dispositions de la norme IAS 39 dans sa version retenue par l'Union Européenne (version dite "carve out"), qui autorise certaines dérogations dans l'application pour la comptabilité de macro-couverture.

Ceréférentielest disponiblesur lesite dela Commission Européenne,àl'adressesuivante : http://ec.europa.eu/internal_market/accounting/ias_fr.htm#adopted-commission. Les normeset interprétationssont identiquesàcelles utiliséeset décrites danslesétats financiers du Groupe au 31 décembre 2007.

Elles ont été complétées par les dispositions des normes IFRS telles qu'adoptées par l'Union Européenne au 31/12/08 et dont l'application est obligatoire pour la première fois sur l'exercice 2008. Celles-ci portent sur :

  • l'amendement de la norme IAS 39 issu du règlement CE n° 1004/2008 du 15 octobre 2008 permettant de reclasser dans d'autres catégories certains instruments financiers initialement détenus à des fins de transaction ou classés en "disponibles à la vente" ; ■
  • l'amendement de la norme IFRS 7 relatif aux informations à fournir sur ces reclassements. ■

En 2008, la Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas reclassé d'actifs financiers en application de l'amendement de la norme IAS 39 du 15 octobre 2008.

Par ailleurs, il est rappelé que lorsque l'application de normes et interprétations est optionnellesur une période,celles-ci nesont pasretenues par le Groupe,sauf mention spécifique. Ceci concerne en particulier :

l'interprétation IFRIC 11 issue du règlement du 1er juin 2007 (CE n° 611/2007) et relative au traitement des actions propres et des transactions intra-groupe dans le cadre de la norme IFRS 2 portant sur le paiement fondé sur des actions. Cette interprétation sera appliquée pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■

  • la norme IFRS 8 issue du règlement du 21 novembre 2007 (CE n° 1358/2007), relative aux secteurs opérationnels et remplaçant la norme IS 14 relative à l'information sectorielle. Cette interprétation sera appliquée pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■
  • l'amendement de la norme IAS 23 issu du règlement du 10 décembre 2008 (CE n° 1260/2008), relative aux coûts d'emprunt. Cet amendement sera appliqué pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■
  • l'amendement de la norme IFRS 2 issu du règlement du 16 décembre 2008 (CE n° 1261/2008), relative au paiement fondé sur des actions. Cet amendement sera appliqué pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■
  • l'interprétation IFRIC 13 issue du règlement du 16 décembre 2008 (CE n° 1262/2008), relative au programme de fidélisation des clients. Cette interprétation sera appliquée pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■
  • l'interprétation IFRIC 14 issue du règlement du 16 décembre 2008 (CE n° 1263/2008) relative au plafonnement de l'actif au titre des régimes à prestations définies, aux exigences de financement minimal et à leur interaction dans le cadre de la norme IAS 19 portant sur les avantages du personnel ; ■
  • l'amendement de la norme IAS 1 issu du règlement du 17 décembre 2008 (CE n° 1274/2008), relative à la présentation des états financiers. Cet amendement sera appliqué pour la première fois à compter du 1er janvier 2009. ■

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'attend pas d'effet significatif de ces applications sur son résultat et sa situation nette.

Enfin, les normes et interprétations publiées par l'IASB mais non encore adoptées par l'Union Européenne n'entreronten vigueur d'une manière obligatoire qu'à partir decette adoption et ne sont donc pas appliquées par le Groupe au 31 décembre 2008.

B.3 - Présentation des principaux retraitements effectués dans les comptes consolidés par rapport aux comptes individuels

Les principauxretraitements par rapportauxcomptesindividuelsconcernent les points suivants :

B.3.1 Au niveau du résultat

PNB

  • Gains ou pertes nets sur portefeuilles à la Juste Valeur par résultat : + 6,6 millions d'euros .
  • Élimination des intérêts sur parts sociales perçus par les Caisses Locales de la Caisse Régionale (intragroupe) : - 2,4 millions d'euros.
  • Annulation des dotations (nettes de reprises) pour dépréciations temporaires sur les titres disponibles à la vente "AFS" (titres de placement) : + 0,8 million d'euros.
  • Reclassement en PNB des plus values nettes de cession sur les titres de participation : + 0,8 million d'euros.

Coût du risque

• Retraitement d'une provision pour risque relative à des dérivés constituée dans les comptes individuels (- 2,3 millions d'euros).

Résultat sur actifs immobilisés

  • Reclassement en PNB des plus-values nettes réalisées sur les immobilisations corporelles (immeubles) : - 0,3 million d'euros.
  • Élimination des dotations nettes (de reprises) des titres de participation (en dépréciations temporaires) classés en titres disponibles à la vente "AFS" : + 1,7 million d'euros.
  • Reclassement en PNB des plus values de cession sur les titres de participation : - 0,8 million d'euros.

Charges fiscales

  • Augmentation des charges fiscales de 9,7 millions d'euros, principalement liée à la neutralisation de l'économie d'Impôt sur les Sociétés (IS) sur la variation des plus values latentes sur les OPCVM.
  • FRBG et Provisions réglementées : correspond essentiellement à l'annulation des dotations nettes FRBG de l'exercice de la Caisse Régionale (8,7 millions d'euros) et des Caisses Locales (1,1 million d'euros).

B.3.2 Au niveau des capitaux propres

Capital et réserves liées

• Elimination du capital social de la Caisse Régionale de Normandie-Seine détenu par les Caisses Locales (intragroupe) : - 53,1 millions d'euros.

Réserves

• Stock d'impôts différés au 01/01/08 : + 49,9 millions d'euros.

  • Élimination des intérêts sur parts sociales perçus par les Caisses Locales de la Caisse Régionale (intragroupe) : + 2,4 millions d'euros.
  • Annulation du droit au bail et des amortissements dérogatoires au 01/01/08 : - 2,1 millions d'euros.
  • Report des retraitements IFRS des exercices antérieurs :
    • 27,5 millions d'euros.

Gains ou pertes latents ou différés

  • Juste valeur (nette d'impôts différés de 0,3 million d'euros) des titres de participation classés en AFS (disponible à la vente) : - 106,5 millions d'euros.
  • Juste valeur (nette d'impôts différés) des titres de placement classés en AFS :
    • 16,5 millions d'euros.

Nous présentons ci-après le passage :

DES RÉSULTATS INDIVIDUELS AU RÉSULTAT CONSOLIDÉ (En millions d'euros)

31/12/08
Comptes
individuels CR
Comptes
individuels CL
Retraitements
consolidation
Comptes
consolidés
Comptes
consolidés
Produit Net Bancaire 315,5 5,8 6,0 327,3 318,5
Ch. G. d'exploitation et dotations aux amortissements
et aux dépréciations des immobilisations incorporelles et corporelles.
-174,9 -1,4 0,0 -176,3 -176,7
Résultat Brut d'Exploitation 140,6 4,4 6,0 151,0 141,8
Coût du risque -16,6 0,2 -2,3 -18,7 -3,1
Résultat s/actifs -0,6 0,0 0,5 -0,1 0,0
Résultat exceptionnel 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Charges fiscales -23,7 -1,0 -9,7 -34,3 -40,6
FRBG et Prov. Régl. -8,7 -1,1 9,8 0,0 0,0
RESULTAT NET 91,0 2,5 4,4 97,9 98,0

DES CAPITAUX PROPRES INDIVIDUELS AUX CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS (En millions d'euros)

31/12/08
Comptes
individuels CR
Comptes
individuels CL
Retraitements
consolidation
Comptes
consolidés
Comptes
consolidés
Capital et primes liées au capital 273,7 42,9 -53,1 263,5 264,5
Réserves 675,9 23,6 77,7 777,2 693,0
Gains ou pertes latents ou différés 0,0 0,0 -90,1 -90,1 282,7
Provisions réglementées et subventions d'investissement 0,2 0,0 -0,2 0,0 0,0
Résultat de l'exercice 91,0 2,5 4,4 97,9 98,0
CAPITAUX PROPRES 1 040,8 69,0 -61,3 1 048,5 1 338,2

4 Facteurs de risques

Cette partie du rapport de gestion présente la nature des risques auxquels la Caisse Régionale de Normandie-Seine est exposée, leur ampleur et les dispositifs mis en œuvre pour les gérer.

L'information fournie au titre de la norme IFRS 7 relative aux instruments financiers couvre les types de risques suivants :

  • les risques de crédit : risques de pertes liés à la défaillance d'une contrepartie entraînant l'incapacité de faire face à ses engagements vis-à-vis de l'entité ; ■
  • les risques de marché : risques de pertes liés à la variation des paramètres de marché (taux d'intérêt, taux de change, prix, spread de crédit) ; ■
  • les risques structurels de gestion de bilan : risques de pertes liés à la variation des taux d'intérêt (Risque de Taux d'Intérêt Global) ou des taux de change (risque de change) et risque de ne pas disposer des ressources nécessaires pour faire face à ses engagements (risque de liquidité) ; y compris les risques du secteur de l'assurance ; ■
  • les risques induits par la crise financière. ■

Afin de couvrir l'ensemble des risques inhérents à l'activité bancaire, des informations complémentaires sont fournies concernant :

  • les risques opérationnels : risques de pertes résultant principalement de l'inadéquation ou de la défaillance des processus, des systèmes ou des personnes en charge du traitement des opérations ; ■
  • les risques juridiques : risques d'exposition potentielle du groupe à des procédures civiles ou pénales ; ■
  • lesrisques de non-conformité : risquesliésau non-respect des dispositionslégales et réglementaires des activités bancaires et financières exercées par le Groupe. ■

La fonction risque au sein de la Caisse Régionale de Normandie-Seine est organisée conformément à la réglementation. Rattaché directement au Directeur Général, le Directeur des Risques est responsable du Contrôle permanent et a sous son autorité la responsabilité de la conformité et des risques opérationnels. De plus, des unités spécialisées de contrôle permanent de dernier niveau sur les domaines comptable, financier et crédit lui sont rattachées hiérarchiquement.

Lerôle decette direction est devalider la politiqueet les procéduresrisqueset d'assurer une surveillance globale des risques, y compris de non-conformité, dans l'ensemble des domaines. Sa mission est de vérifier le déploiement, la cohérence et l'efficacité des contrôles, d'animer le dispositif de contrôle permanent et d'informer les instances des résultats et des actions menées.

Le dispositif de surveillance s'articule autour de suivis réguliers, fait au niveau de comités spécialisés (Comité Risques et Conformité, Comité Risques et Provisions, Comité Financeet Gestion)ainsi qu'auprès du Comité de ContrôleInterneet du Comité d'Audit.

A - Risque de crédit

Le risque de crédit se matérialise lorsqu'une contrepartie est dans l'incapacité de faire face à ses obligations et que celles-ci présentent une valeur d'inventaire positive dans les livres de la Caisse Régionale. L'engagement peut être constitué de prêts, titres de créances ou de propriété ou contrats d'échange de performance, garanties données ou engagements confirmés non utilisés.

A.1- Objectifs et politique

La stratégie risque de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine, pour le domaine du crédit répond principalement à deux objectifs :

  • faciliter la distribution du créditsur les différentsmarchés de proximitéen permettant une prise de décision au plus près des clients ; ■
  • assurer une maîtrise des risques suffisante par la détermination de règles prudentes sans qu'elles soient un obstacle au développement. ■

Cette stratégie s'appuie sur une politique risque proposée conjointement par les Directions de Marchés et Risques, validée par le Comité de Direction et approuvée par le Conseil d'Administration. La dernièrerévision présentéeau Conseil d'Administration du 19/12/2008 répond à deux besoins : tenir compte des évolutions financières de l'entité au cours de ces dernières années et amplifier l'utilisation de Bâle II comme élément différenciant de la stratégie de la Caisse Régionale.

Les principaux volets de cette stratégie concernent :

  • une définition des grandsrisques,spécifiqueàla Caisse Régionale. Ces dernierssont appréhendés par rapport à l'EAD (Exposure At Défault ou Exposition au Moment du Défaut) mesuré par groupe de contreparties. Le seuil de détermination d'un grand risque est de 10 millions d'euros pour les entreprises et les collectivités publiques et de 5 millions d'euros pour les professionnels del'immobilier. Lalimite globale de 200% des fonds propres pour le total des grands risques déjà existante est maintenue ; ■
  • un avis risque indépendant, instauré conformément à la réglementation. Il concerne les grands risques définis ci-dessus ; ■
  • une politique de division des risques, déjà basée sur les cotations Bâle II depuis 2006, qui intègre les modifications liées au système de notation depuis cette période et permet d'accroître les possibilités d'interventions sur les meilleures contreparties ; ■
  • une politique de partage desrisques pour laquellelescotations BâleII ontété prises en compte. De ce fait cette politique intègre ainsi tout à la fois, la qualité de la notation et l'exposition pondérée sur la contrepartie. ■

Toutesles décisions dérogatoiresàces politiques prises par le Comité des Engagements sont ensuite présentées au fur et à mesure devant le Conseil d'Administration de la Caisse Régionale et un point de synthèse est fait chaque semestre sur les décisions dérogatoires.

Ces politiques risques sont complétées par des politiques de distribution propres à chaque marché, encadrées par des politiques de délégation déclinées pour l'ensemble des fonctions et des politiques de garanties, chacune prenant en compte la notation Bâle II des contreparties.

Le respect de la stratégie risque est du ressort des différents métiers et le Responsable Risques et Contrôle Permanent, au travers de l'unité Management des risques à en charge de suivre sa bonne application.

La diversification des risques, même si elle ne fait pas l'objet d'un objectif en tant que tel, est suivie au travers des outils de reporting pour les engagements par marchés et des analyses filières sont menées régulièrement pour la banque de détail. De plus, les politiques de division et de partage limitent la concentration des encours.

Enfin, la Caisse Régionale utilise pour réduire son risque crédit des mécanismes tels que la garantie de Foncaris pour les engagements les plus importants, avec un seuil d'éligibilité de 12 millions d'euros. Elleréaliseaussi des financementssouslaforme de syndication etsouhaite danslecadre dela politique de partagefavoriser laconstitution de pools.

A.2 - Gestion du risque de crédit

A.2.1 Principes généraux de prise de risque

La filière crédit est organisée par marchés. Pour la banque corporate, quatre centres d'affaires assurent la distribution du crédit pour les entreprises et un pour la promotion immobilière et les collectivités publiques. Pour la banque de détail, la réorganisation du réseau engagée sur 2008 vient d'être mise en œuvre. Elle vise à renforcer la spécialisation et la compétence dans la distribution du crédit. En effet, les clients professionnels et agriculteurs seront pris en charge dans douze pôles professionnels, la clientèle haut de gamme sera traitée dans trois structures patrimoniales et les clients particuliers resteront du ressort des agences de proximité, avec des conseillers dédiés pour les crédits immobiliers.

Sur les marchés Entreprises et Professionnels, les éléments d'analyse financière sont issus d'Anadefi (logiciel de notation) et des outils de scoring sont opérationnels sur le marché des particuliers et celui des professionnels de proximité. En complément des critères financiers utilisés (rentabilité, fonds propres, etc…), les délégations sur l'ensemble des marchés tiennent compte de certaines exclusions et de la notation Bâle II, l'objectif étant de permettre une décision au plus près des clients pour la majorité des dossiers. Pour ceux qui ressortent en dehors des délégations des réseaux, ils sont traités par des unités spécialisées au siège et en fonction du niveau d'exposition par le Directeur concerné ou présentés au comité des Engagements.

A.2.2 Méthodologies et systèmes de mesure des risques

A.2.2.1 Les systèmes de notation interne et de consolidation des risques de crédit Depuis fin 2007, la Commission Bancaireaautoriséle Crédit Agricoleet,en particulier, la Caisse Régionale, à utiliser les systèmes de notation internes au Groupe pour le calcul des exigences en fonds propres réglementaires au titre du risque de crédit des portefeuilles de détail et d'entreprises.

La gouvernance du système de notation s'appuie sur le Comité des Normes et Méthodologies présidé par le Directeur des Risques et Contrôles Permanents Groupe, qui a pour mission de valider et de diffuser les normes et méthodologies de mesure et de contrôle des risques.

Sur le périmètre de la banque de détail, la Caisse Régionale a la responsabilité de définir, de mettre en œuvre et de justifier son système de notation, dans le cadre des standards Groupe définis par Crédit Agricole SA. Ainsi, la Caisse Régionale dispose de modèles Groupe d'évaluation du risque.

SurlepérimètredelaclientèleEntreprises,laCaisseRégionaledisposedeméthodologies de notation Groupe utilisant des critères tant quantitatifs que qualitatifs.

A partir de ces différents systèmes de notation, la Caisse Régionale a développé des usages sur l'ensemble des domaines de risques et élaboré de nouveaux éléments de pilotage du risque de contrepartie. Il s'agit :

  • du suivi des taux de défaut, des pertes attendues et des emplois pondérés par classes d'actif de pondération ; ■
  • del'évolution comparée desencours(EAD)aveclestaux de perteet desréalisations avec la structure des encours par grades. ■

De plus, l'utilisation des notations a aussi été intégrée dans le calcul des provisions collectives.

A.2.2.2 Mesure du risque de crédit

La mesure des expositions au titre du risque de crédit intègre les engagements tirés et lesengagementsconfirmés non utilisés. Concernant lamesure du risque decontrepartie sur opérations de marché, celle-ci intègre les positions en cash et les dérivés.

Pour les dérivés, l'assiette du risque correspond à la somme de la valeur positive du contrat et d'un coefficient de majoration appliqué au nominal. Ce coefficient add-on représente le risque de crédit potentiel lié à la variation de la valeur de marché des instruments dérivés sur leur durée de vie restant à courir.

A.2.3 Dispositif de surveillance

Le dispositif de surveillance est basé sur le suivi des éléments constitutifs de la politique risque, qu'il s'agisse des grands risques et de leur poids mesuré par rapport aux fonds propres, des limites de division des risques et de celles propres au partage. L'objectif de ce dispositif est d'éviter une concentration excessive de notre portefeuille sur un nombre réduit de contreparties et de maintenir une exposition unitaire dans des limites appréciées par rapport à la capacité financière de la Caisse Régionale.

A.2.3.1 Processus de surveillance des concentrations par contrepartie ou groupe de contreparties liées

Le suivi des grands risques est réalisé sur la base des groupes de contreparties définis dans la note de procédure diffusée par Crédit Agricole SA (DRG 2008-01) pour répondre aux différentes réglementations externes et internes. Les engagements pris en compte sont pour la mesure des grands risques l'EAD (exposition au moment du défaut du modèle Bâle II) et pour les politiques de division et de partage des risques l'exposition pondérée maximale qui dépend de la nature de nos concours et des garanties qui y sont attachés.

Tableau des limites utilisées pour la politique de division des risques

DIVISION DES RISQUES LIMITES DE L'EXPOSITION PONDÉRÉE
Par cotation Bâle II du groupe de contrepartie ou du groupe de risque
Clientèles CRNS 14 M€
soit 14 % du RBE
d'activité
8 M€
soit 8 % du RBE
d'activité
4 M€
soit 4 % du RBE
d'activité
Entreprises
dont crédits syndiqués : 1/2 plafond
Collectivités Locales
A à C-
A à C+
A à B
D+ à D-
néant
C+ à C-
E+,E, E- ()
néant
D+ à D- (
)
Au-delà,
10 M€ 6 M€ 3 M€ étude de
désengagement
Promotion Immobilière A à C- D+ à D- E+,E, E- (*) au cas par cas
7 M€ 4 M€ 2 M€
Particuliers (=1/2 plafond)
Professionnels (=1/2 plafond)
Agriculteurs (=1/2 plafond)
ABCDEF
EF
DEF
GH
GH
GH
IJ ()
IJ (
)
IJ (*)

(*) gestion de l'existant, cible en cas de dégradation de notation (mais pas de cotation de développement de relation)

Tableau des limites utilisées pour la politique de PARTAGE des risques

PARTAGE DES RISQUES BASES DE L'EXPOSITION PONDÉRÉE
Par cotation Bâle II du groupe de contrepartie ou du groupe de risque
Clientèles CRNS Pas d'obligation de partage
jusqu'à une exposition globale
pondérée de :
Part CR maximum de 50 %
en cas d'exposition globale
pondérée comprise entre :
Part CR maximum de 33 %
en cas d'exposition globale
pondérée de :
Entreprises A+ à C-
Collectivités Locales A+ à B
5 M€ 5 et 10 M€ > 10 M€
Entreprises à partir de D+
Collectivités Locales à partir de C+
3 M€ 3 et 6 M€ > 6 M€
PIM A+ à C- 5 M€ > 5 M€ NA
PIM à partir de D+ 3 M€ > 3 M€ NA
Particuliers A à H
Professionnels E à H
Agriculteurs D à H
2,5 M€ 2,4 et 4 M€ > 4 M€
Particuliers IJ
Professionnels IJ
Agriculteurs IJ
1,5 M€ 1,5 et 2 M€ > 2 M€

Un reporting des grands risques et des dossiers en dérogation des politiques est fait semestriellement. Ce délaivaêtreréduit pour l'année 2009 à partir des nouvellesrègles définies fin 2008. Dans le cadre de la garantie Foncaris, les engagements présentés par la Caisse Régionale s'élèvent à 44 millions d'euros, la partie utilisée représentant moins de 2% de nos encours de crédit à fin 2008.

A.2.3.2 Processus de revue de portefeuille et de suivi sectoriel

Des revues de portefeuille sont organisées depuis plusieurs années par la Direction des risques sur les différents portefeuilles de la Caisse Régionale. La sélection des dossiers pour les revues de la banque de détail faite en fonction de différents critères (types d'engagement, date de mise en place, niveau de risque et cotation Bâle II de la contrepartie) a évolué en début d'année pour s'adapter à l'évolution des risques. Pour les entreprises, les sélections se font à partir des cotations dégradées, du niveau d'encours ou de l'évolution de certains ratios. Là aussi, les éléments de sélection sont évolutifs. Un point spécial est effectué sur les contreparties les plus importantes, celles en cotation sensibles ou avec des impayés. Elles sont complétées par des revues de provisions, dont les dossiers présentant un risque résiduel élevé et une revue annuelle de dossiers contentieux.

L'ensemble de ces revues a été enrichi en 2008 par des revues spécifiques sur la filière CHR (Cafés Hôtels Restaurants) et sur les financements LBO, ainsi que par une revue de dossiers de Promotion immobilière.

Les objectifs de ces revues de portefeuille sont les suivants :

  • vérifier la bonne prise en charge des dossiers pouvant présenter des risques ; ■
  • détecter les situations compromises et procéder à un déclassement des dossiers concernés ; ■
  • proposerauxinstances,en fonction desconstatsréalisés, desévolutions permettant de limiter les risques ; ■
  • mais aussi maintenir et renforcer une culture de maîtrise du risque par l'échange et la présentation de dossiers. ■

A.2.3.3 Processus de suivi des contreparties défaillantes et sous surveillance

Des procédures d'autorisation, de suivi des comptes débiteurs et des dépassements existent et définissent les délégations en la matière. Elles sont différenciées selon la cotation Bâle II, les délégataires et les marchés, ainsi que selon la nature du découvert ou dépassement. Un contrôle des dépassements significatifs de lignes est par ailleurs assuré de manière hebdomadaire.

La banque dispose aussi d'un système de gestion automatique des différents stades de risque déterminés en fonction d'une durée d'irrégularité. Pour le classement des créancescomme douteuses ou litigieusesycompris pourles dossiers derestructuration, les durées correspondent aux recommandations de la Commission Bancaire.

Un suivi mensuel est réalisé globalement et par marché sur les différents niveaux de risques, avec une information sur les principaux dossiers impliqués dans leur évolution. Ce dernier point fait l'objet d'un reporting auprès de la Direction Générale et trimestriellement au Conseil d'Administration.

A.2.3.4 Processus de suivi des risques sur base consolidée

Le comité Risques et Provisions se tient sous la présidence du Directeur Général Adjoint. Il est composé du Directeur des Risques (RCPR), des responsables de marché et des responsables du Management des Risques. Il est chargé de définir et de surveiller l'exécution de la politique de maîtrise et surveillance des risques. Il se réunit mensuellement et examine :

  • les comptes rendus des revues de portefeuille ; ■
  • les dossiers ayant un impact sur les politiques ou la gestion des risques ; ■
  • les analyses risques (analyses comparatives, analyses filières, etc…) ; ■
  • les dossiers Bâle II (usages, évolutions d'outils) ; ■
  • le suivi des risques (tableau de bord, suivi des CT relais), les contrôles permanents ; ■
  • les dossiers clients (dossiers sensibles ou contentieux, les prêts en délais échus ou non). ■

Parmi les dossiersabordésau cours del'année 2008, figurelarévision delavalorisation des garanties, l'analyse des prêts à l'habitat par génération, la monographie des risques de la Caisse Régionale réalisée par la Direction des Risques de Crédit Agricole SA, l'analyse comparative des secteurs à risques par rapport aux autres Caisses Régionales.

A.2.3.5 Impacts de stress scenarii

Danslecadre desa politique de provisionnementcollectif, la Caisse Régionaleàréalisé un stress scénario sur son portefeuille entreprises. Ce stress scénario est basé sur l'évolution descotationsenregistréesau sein du portefeuilleau cours destrois derniers mois de l'année 2008. Les pourcentages de dégradation constatés (de 1 à 3 grades) sont appliqués à l'ensemble du portefeuille. Sur les nouveaux encours générés par ces dégradations, compris dans les grades E+ à Z, sont appliquées les mêmes règles de provisionnement collectif que pour le portefeuille non stressé.

A.2.4 Mécanismes de réduction du risque de crédit A.2.4.1 Garanties reçues et sûretés

Dans le cadre du dispositif Bâle II, la Caisse Régionale applique les principes du groupe validées par le Comité Normes & Méthodologies de juillet 2006, qu'il s'agisse de l'éligibilité, de la valorisation et revalorisation des sûretés pour l'ensemble des marchés. Ces dispositions permettent d'identifier les garanties, la typologie des cautions et la définition de leur lien avec l'emprunteur, les règles de valorisation et de revalorisation ainsi que la détermination de leur éligibilité.

A.3 - Exposition

A.3.1 Exposition maximale

L'exposition maximum au risque de crédit d'une entité correspond à la valeur brute comptable, nette de tout montant compensé et de toute perte de valeur comptabilisée.

TABLEAU DES EXPOSITIONS POUR LA CAISSE RÉGIONALE NORMANDIE-SEINE (En milliers d'euros)

Encours
IFRS
31/12/08 31/12/07
Actifs financiers à la juste valeur par le résultat (hors titres à revenu variable et actifs représentatifs de contrat en unités de compte) 11 777 6 403
Instruments dérivés de couverture 34 320 7 708
Actifs disponible à la vente (hors titres à revenu variable ) 365 276 633 097
Prêts et créances sur les établissements de crédit (hors opérations internes) 3 058 11 489
Prêts et créances sur la clientèle 8 012 495 7 073 955
Actif financiers détenus jusqu'à l'échéance 64 184 80 955
Exposition
des
engagements
de
bilan
(nets
de
dépréciation
)
8 491 110 7 813 607
Engagements de financement donnés 1 270 927 1 419 499
Engagements de garantie financière donnés 138 940 106 916
Provisions - Engagements par signature 2 276 1 473
Exposition
des
engagements
hors
bilan
(nets
de
provisions
)
1 412 143 1 527 888
TOTAL Exposition
nette
7 078 967 6 285 719

Notre exposition maximum provient pour l'essentiel des prêts et créances détenus sur la clientèle à hauteur de 8 milliards d'euros. L'évolution de l'exposition nette provient d'une forte progression de ces derniers entre 2007 et 2008, et d'une diminution des actifs disponibles à la vente et des engagements de financement donnés.

A.3.2 Concentration

Le portefeuille ventilé correspond aux engagements commerciaux : prêts et créances sur les établissements de crédit, hors opérations internes, plus les prêts et créances sur la clientèle ainsi que les engagements de financements et de garantie financière donnés.

A.3.2.1 Concentration du portefeuille par zone géographique

31/12/08 31/12/07
France (y compris DOM-TOM) 99,85% 99,84%
Autres pays UE 0,08% 0,08%
Autres pays d'Europe 0,01% 0,01%
Amérique du Nord 0,02% 0,03%
Amérique Centrale et du Sud 0,01% 0,01%
Afrique et Moyen Orient 0,02% 0,01%
Asie et Océanie (hors Japon) 0,01% 0,01%
Japon 0,01% 0,01%

La répartition du portefeuille évolue peu entre 2007 et 2008, celui-ci restant essentiellement concentré sur la France et plus particulièrement sur la région de Haute Normandie.

A.3.2.2 Ventilation des encours de prêts et créances par agent économique

31/12/08 31/12/07
Administrations centrales 0,00% 0,00%
Etablissements de crédit 0,00% 0,00%
Institutions non établissement de crédit 9,05% 10,29%
Grandes entreprises 18,16% 21,66%
Clientèle de détail 72,79% 68,05%

Un portefeuille orienté à hauteur de plus 70% sur la clientèle de détail, pourcentage qui tend à se renforcer en 2008 par rapport à 2007, le poids de la clientèle Grandes entreprises et celui des institutions non établissement de crédit diminuant respectivement de 3,5 et 1,2%.

A.3.3 Qualité des encours

A.3.3.1 Analyse des prêts et créances par catégories

TABLEAU DES ENCOURS DOUTEUX, DONT DOUTEUX COMPROMIS ET DES DÉPRÉCIATIONS VENTILÉS PAR AGENT ÉCONOMIQUE DE LA CAISSE RÉGIONALE DE NORMANDIE-SEINE (En milliers d'euros)

ENCOURS IFRS 31/12/08
Encours
bruts
Dont encours
douteux
Dépréciations/
encours
douteux
Dont encours
douteux
compromis
Dépréciations/
encours
douteux
compromis
Total
Administrations centrales
Etablissements de crédit
Institutions non établissements de crédit
Grandes entreprises
Clientèle de détail
738 742
1 482 164
5 941 884
20 043
38 923
13 594
18 874
17 935
41 712
16 317
30 510
0
0
738 742
1 452 253
5 892 500
Total *
Créances rattachées nettes
Dépréciations sur base collective
8 162 790 58 966 32 468 59 647 46 827 8 083 495
45 606
-116 606
Valeurs
nettes
au
bilan
8 012 495

* Dont encours clientèle sains restructurés pour 2 874 milliers d'euros

TABLEAU DES ENCOURS DOUTEUX, DONT DOUTEUX COMPROMIS ET DES DÉPRÉCIATIONS VENTILÉS PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE DE LA CAISSE RÉGIONALE DE NORMANDIE-SEINE (En milliers d'euros)

ENCOURS IFRS 31/12/08
Encours
bruts
Dont encours
douteux
Dépréciations/
encours
douteux
Dont encours
douteux
compromis
Dépréciations/
encours
douteux
compromis
Total
France (y compris DOM-TOM) 8 150 877 58 944 32 452 59 519 46 715 8 071 710
Autres pays de l'UE 6 678 9 5 107 91 6 582
Autres pays d'Europe 588 21 21 567
Amérique du Nord 1 280 9 9 1 271
Amériques Centrale et du Sud 807 807
Afrique et Moyen Orient 1 363 2 1 1 362
Asie et Océanie (hors Japon) 692 2 1 691
Japon. . 505 505
Total *
Créances rattachées nettes
Dépréciations sur base collective
8 162 790 58 966 32 468 59 647 46 827 8 083 495
45 606
-116 606
Valeurs
nettes
au
bilan
8 012 495

* Dont encours clientèle sains restructurés pour 2 874 milliers d'euros

A.3.3.2 Analyse des encours par notation interne

La politique de notation interne vise à couvrir l'ensemble du portefeuille "Corporate" (entreprises, banques et institutions financières, Administrations et Collectivités publiques). Au 31 décembre 2008, les emprunteurs notés par les systèmes de notation interne représentent plus de 98% des encours portés par la Caisse Régionale, hors banque de détail.

Le périmètre ventilé dans le graphique ci-après est celui des engagements accordés par la Caisse Régionale à ses clients sains hors banque de détail. La répartition par rating est présentée en équivalent notation Standard & Poors.

L'évolution du portefeuille est liée en partie à la mise en place d'une nouvelle grille de notation sur la fin de l'année 2007, la totalité du portefeuille n'ayant été renotée selon cette nouvelle grille que sur le premier trimestre 2008. Il s'en est suivi une diminution des meilleures notes AAA et une augmentation des notes moyennes BB. On constate parailleurs une diminution des notes"soussurveillance" qui passent de 1,8% à 1,3% du portefeuille.

A.3.3.3 Dépréciation et couverture du risque

A.3.3.3.1 Politique de dépréciation et couverture des risques

La Caisse Régionale pratique une politique de dépréciation active avec une révision régulière de la valorisation des garanties pour les dossiers en défaut. Les risques individuels sont couverts après analyse de la valorisation des garanties, dont les règles ont été revues au cours de l'année 2008. La Caisse Régionale pratique aussi une dépréciation et une couverture collective de ces encours en fonction des principes établis par le Groupe Crédit Agricole. Cette dépréciation est établie sur les grades H à V, non en défaut, pour la banque de détail et pour les grades E+ à Z, non en défaut pour le corporate. Par ailleurs pour cette année, la Caisse Régionale à complété la dépréciation collective sur le marché des entreprises par une approche de dégradation de son portefeuille pouvant entraîner de nouvelles dépréciations et couvertures.

A.3.3.3.2 Encours d'actifs financiers dépréciés

Au 31/12/2008 le total des encours douteux consolidés (non compromis et compromis) représente 1,45% (en capital) de l'encours total, et les dépréciations individuelles s'élèvent à 79 295 K€ soit 66,85% de l'encours douteux. Le poids des encours douteuxest de 1,35% pour laclientèle de détailet de 2,56% pour les grandes entreprises,et letaux de dépréciation respectivement de 61,7% et 78,8%. Parailleurs, la Caisse Régionale a poursuivi sa politique de dépréciation sur base collective pour un encours arrêté à fin décembre 2008 de 116 606 K€. Enfin les encours sains de créances restructurées s'élèvent à 2 874 K€.

A.3.4 Coût du risque

Le coût du risque crédit de la Caisse Régionale s'élève à 25,7 millions d'euros fin 2008 contre 2,5 millions d'euros fin 2007. Cet accroissement résulte d'un coût du risque individuel qui passe d'une reprise nette de 7,5 millions d'euros à une dotation nette de 9,7 millions d'euros, et de dotations pour risque collectif qui progressent de 9,9 millions d'euros à 14,5 millions d'euros. L'impact restant est lié à l'évolution de l'actualisation des provisions qui est depuis octobre 2008 calculée automatiquement dans le logiciel P@tric de gestion des provisions.

A.3.5 Risques particuliers induits par la crise financière

En matière de LBO, la Caisse Régionale à mené une action de révision de son portefeuille au cours du second semestre 2008. Celui-ci est appréhendé de manière plus restrictive que selon la définition Groupe (cf. ci-après), puisque l'ensemble des opérations de rachat d'entreprise par effet de levier réalisées au travers d'une holding ont été recensées, sans tenir compte de la présence ou non d'investisseurs financiers dans cette dernière.

L'exposition totale de la Caisse Régionale était au 31/08/2008 de 153,6 millions d'euros sur 102 opérations de LBO. A cette date seulement 2% de ces dossiers étaient en défaut et provisionnés.

Définition LBO selon les normes Groupe : Acquisition d'une entreprise réalisée au travers d'une holding financière ("HoldCo"), avec la présence d'un ou plusieurs investisseurs financiers (majoritaires ou non) dans le capital de la HoldCo, avec ou sans la présence des dirigeants au tour de table, et présentant un effet de levier (Dette brute / EBITDA) supérieur respectivement à 3.0, 3.5 et 4.0 pour les Petites Entreprises (chiffre d'affaires < 7,5 millions d'euros), les Moyennes Entreprises (chiffre d'affaires entre 7,5 millions d'euros et 50 millions d'euros) ou les Grandes Entreprises (chiffre d'affaires > 50 millions d'euros).

B - Risque de marché

Le risque de marchés représente le risque d'incidences négatives sur le compte de résultat ou sur le bilan, de fluctuations défavorables de la valeur des instruments financiers à la suite de la variation des paramètres de marchés notamment : les taux d'intérêts, lestaux dechange, lecours desactions, le prix des matières premières,ainsi que de leur volatilité implicite.

B.1 - Objectifs et politique

La Caisse Régionale est exposée au risque de marché sur les éléments de son portefeuille de titres et de dérivés lorsque ces instruments sont comptabilisés en juste valeur (au prix de marché).

On distingue comptablement le Trading book et le Banking book. La variation de juste valeur du Trading book se traduit par un impact sur le résultat. La variation de juste valeur du Banking book se traduit par un impact sur les fonds propres.

La politique financière 2008 a essentiellement été marquée par les investissements réalisés dans Crédit Agricole SA via la SAS Rue la Boétie. Ces investissements ont été financés par la partie non placée des excédents de fonds propres qui est une composante de la poche monétaire :

  • le premier, réalisé en mars 2008, est une avance consentie à la SAS Rue la Boétie pour 89,4 millions d'euros ; ■
  • le second, effectué en juillet 2008, est la participation à l'augmentation de capital de Crédit Agricole SA via la SAS Rue la Boétie pour 83,8 millions d'euros. Ces événements ont contribué à mécaniquement déformer la structure cible du portefeuille définie pour 2008. ■

Ces opérations ont fait l'objet d'une présentation en Conseil d'Administration, respectivement le 29/02/2008 et le 30/05/2008.

Gestion du risque

B.1.1 Dispositif local et central

Le contrôle des risques de marché du Groupe Crédit Agricole SA est structuré sur deux niveaux distincts mais complémentaires.

  • Au niveau central, la Direction des Risques et Contrôles Permanents Groupe assure la coordination sur tous les sujets de pilotage et contrôle des risques de marché à caractère transverse. Elle norme les données et les traitements afin d'assurer l'homogénéité de la mesure consolidée des risques et des contrôles ; ■
  • au niveau de la Caisse Régionale, le contrôle comptable et financier assure le contrôle permanent des risques de marché. Cette unité est intégrée à la Direction des Risques, dont le Directeurest responsable du Contrôle Permanentetest rattaché à la Direction Générale. ■

B.1.2 Les comités de décision et de suivi des risques

Organes de suivi des risques de niveau Groupe :

  • le Comité des Risques Groupe (CRG) ; ■
  • le Comité de suivi des Risques des Caisses Régionales (CRCR) ; ■
  • le Comité Normes et Méthodologies. ■

Organes de suivi des risques de niveau local

Sous l'autorité du Directeur Général Adjoint et de périodicité mensuelle, le Comité Finance et Gestion :

  • prépare, met en œuvre et suit la politique financière et budgétaire ; ■
  • organise la concertation sur les budgets et les propositions relatives à la gestion financière et aux grands équilibres et ratios ; ■
  • analyse les ressources et les risques de taux et de marché, suit et met en œuvre les politiques qui les concernent ; ■
  • prépare, met en œuvre et suit la politique de gestion des excédents de fonds propres ; ■
  • analyse, apprécie et suit les performances économiques de la Caisse Régionale, les allocations de ressources et investissements majeurs réalisés ou projetés ; ■
  • prépare, met en œuvre et suit la politique en matière de limites de risques de taux ; de marché, de contrepartie au sens du CRBF 97-02 modifié ; ■
  • prépare les dossiers pour décision du Comité de Direction. ■

Des membres de la Direction Financière et le représentant du Contrôle Permanent des Risques sont présents à ce comité.

B.2 - Méthodologie de mesure et d'encadrement des risques de marchés

L'encadrement des risques de marché de la Caisse Régionale repose sur l'élaboration d'un scénario catastrophe et un système d'alerte sur la performance prévisionnelle du portefeuille d'excédents de fonds propres.

B.2.1 Les indicateurs

B.2.1.1 La VAR (Value At Risk)

Définition :

La VAR peut être définie comme étant la perte potentielle maximale que peut subir un portefeuille en cas de mouvements défavorables des paramètres de marché, sur un horizon de temps et pour un intervalle de confiance donnés.

Sur son portefeuille de titres de placement, la Caisse Régionale retient un intervalle de confiance de 99% et un horizon de temps de 1 mois.

Actuellement, la méthodologie de calcul retenue est une VAR paramétrique. Pour convergeraveclestandard du groupe, ilest prévu dechangeren 2009 de méthodologie afin de calculer une VAR historique.

Limites du calcul de la VAR paramétrique :

Les principales limites méthodologiques attachées au modèle de VAR sont les suivantes :

  • la VAR paramétrique fait l'hypothèse d'une distribution normale des rendements des actifs composant le portefeuille, ce qui n'est pas le cas pour certains actifs ; ■
  • l'horizon fixé à "1 mois" suppose que toutes les positions peuvent être liquidées ou couvertesen un mois,ce qui n'est pastoujourslecas pourcertains produitset dans certaines situations de crise ; ■
  • l'utilisation d'un intervalle de confiance de 99% ne tient pas compte des pertes pouvant intervenirau-delà decet intervalle. La VAR est donc un indicateur derisque de perte sous des conditions normales de marché et ne prend pas en compte les mouvements d'ampleur exceptionnelle. ■

La VAR du portefeuille d'excédents de fonds propres est calculée trimestriellement et présentée au Comité Finance et Gestion. Les hypothèses retenues sont celles préconisées par CASA (horizon de 1 mois et intervalle de confiance de 99%).

B.2.1.2 Le stress scénario

La mesure du risqueesteffectuéesur la base del'élaboration d'un scénario catastrophe sur le portefeuille de placements. Ce scénario repose sur la survenance concomitante d'une baisse de 100 points de base du rendement des placements monétaires, d'une hausse de 200 points de base des taux obligataires, d'une baisse de 20% des placements actions et de 10% des placements de diversification. Ce scénario correspond aux préconisations de Crédit Agricole SA.

B.2.1.3 Les indicateurs complémentaires

Un système d'alerte, global et par classe d'actif, a été mis en place dès lors que la performance est en dessous de 85% de la prévision. Ces seuils d'alerte sont suivis et présentés chaque mois en Comité Finance et Gestion et à la Direction.

B.2.1.4 Impacts de la crise financière sur la gestion du risque de marché et projet de politique financière 2009

Au Conseil d'Administration du 19/12/2008, des mesures exceptionnelles et temporaires de gestion du portefeuille de placement, directement liées au contexte de crise financière, ont été présentées.

Elles ont conduit à la cession de fonds "actions" et "alternatifs" du portefeuille de placement en décembre 2008.

Dans la politique financière 2009, la Caisse Régionale prévoit :

  • la mise en place de "Stop Loss" et de "Take Profit" pour sécuriser les plus values latentes des nouveaux investissements ; ■
  • la fixation de limites de VAR pour renforcer la mesure et l'encadrement du risque de marché. ■

B.3 - Exposition : activités de marché

B.3.1 Comptes individuels

B.3.1.1 La Value At Risk (VAR)

Au 30/09/2008, la perte potentielle maximalecalculée par rapportau rendementespéré (Value At Risk) s'élève à 30,1 millions d'euros dans 99% des cas sur un horizon 12 mois. Sous les hypothèses préconisées par CASA (horizon 1 mois dans 99% des cas), la VAR du portefeuille ressort à 8,6 millions d'euros. En cas de survenance de scénario catastrophe danslecadre dela VAR, la perte devaleur du portefeuilles'élèveà 28,4 millions d'euros et le stock de plus-value latente ressort à 16,4 millions d'euros.

B.3.1.2 Le stress scénario

Les résultats du portefeuille d'excédent de fonds propres au 31/12/2007 et le scénario catastrophe réalisé sur la base de ces résultats, ont été présentés au Conseil d'Administration du 21/03/2008.

Le scénario catastrophe, réalisé sur la base des résultats au 31/12/2007, révèle une contribution au PNB de 15 millions d'euros et une variation négative du stock de plusvalue de 14,6 millions d'euros, soit à l'arrêté, un stock de plus values de 39,6 millions d'euros.

Lesrésultats du portefeuille d'excédents defonds propresau 31/10/2008 et lescénario catastropheàcette même date ontégalementété présentésau Conseil d'Administration du 19/12/2008.

B.3.2 Comptes consolidés IFRS

La Caisse Régionale de Normandie-Seine est exposée au risque de marché sur les éléments de son portefeuille de titres et de dérivés lorsque ces instruments sont comptabilisés en juste valeur.

Les principaux impacts relatifs aux éléments du bilan au 31/12/2008 valorisés à la juste valeur sont présentés ci-après.

En 2008, la Caisse Régionale n'a pas fixé de limites de VAR.

31/12/08
Actif Passif
Titres détenus à des fins de transaction
Instruments dérivés de transaction
0
6 444
0
3 634
JUSTE VALEUR AU BILAN 6 444 3 634

Les variations de juste valeur de ces actifs et passifs sont comptabilisées par résultat.

Gains et pertes latents sur actifs financiers disponibles à la vente (AFS) (En milliers d'euros)

31/12/08
Juste Gains Pertes
valeur latents latentes
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres assimilés 283 055 30 148 5 880
Actions et autres titres à revenu variable 15 915 959 98
Titres de participation non consolidés 333 024 14 778 120 993
Créances disponibles à la vente
Créances rattachées 267
Valeur
au
bilan
des
actifs
financiers
disponibles
à la vente
632 261 45 885 126 971

Les variations de juste valeur de ces actifs et passifs sont comptabilisées dans les fonds propres.

B.4 - Risque Action

Actions d'autocontrôle

La Caisse Régionale est titulaire d'un programme de rachat de ses propres Certificats Coopératifs d'Investissements, autorisé par l'Assemblée Générale Ordinaire du 26 mars 2008. Conformémentàlacharte de déontologie del'AFEI reconnue par l'Autorité des Marchés Financiers, ce programme a pour objectif de confier l'animation du marché des titres à un prestataire de services d'investissement dans le cadre d'un contrat de liquidité.

Au cours de l'exercice 2008, les opérations réalisées par la Caisse Régionale sur ses CCI ont été exclusivement effectuées dans le cadre du contrat de liquidité conclu avec Crédit Agricole Cheuvreux.

La quotité de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie Seine au sein du contrat s'élève à 60%, Crédit Agricole SA détenant les 40% restants.

Les montants alloués au contrat s'élèvent à 608 390,24 euros, après avoir fait l'objet de deux avenants au cours de l'année (200 K€ le 23/01/2008 et 200 K€ le 23/07/2008). Le montant annuel de la facturation du contrat avec Crédit Agricole Cheuvreux est de 15 000 € HT.

Sur l'exercice 2008 et dans le cadre de ce contrat de liquidité, la Caisse Régionale a :

  • acquis 5 314 titres au cours moyen de 62,78 euros ; ■
  • vendu 757 titres au cours moyen de 80,82 euros. ■

Au 31/12/2008, au sein du contrat, la Caisse Régionale détenait 5 438 CCI, ce qui représente 0,5% du capital.

La valeur d'achat de ces titres s'élevait à 358 799,24 euros et leur valeur de marché au 31/12/08 à 190 873,80 euros.

Ces opérations effectuées dans le cadre du contrat de liquidité, ont pour seul motif de permettre à Crédit Agricole Cheuvreux d'animer le marché des CCI.

Au cours de l'année 2008, les CCI ont vu leur cours atteindre un niveau maximum de 107 euros et un niveau minimum de 34 euros. Le CCI a clôturé l'année sur un cours de 35,10 euros, en baisse de 66,9% par rapport à fin 2007.

L'activité des CCIaété marquée par un volume quotidien moyen de 612 titreséchangés, sur un nombre total de titres émis de 1 053 618.

Au cours de l'année, en application de l'article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier, les personnescitéesci-dessous n'ont pasréalisé d'opérations d'acquisitions, cessions, souscriptions et échanges de titres (CCI) ainsi que d'opérations effectuées sur des instruments financiers qui leur sont liés :

  • a). .les membres du Conseil d'Administration, le Directeur Général ;
  • b)..toute autre personne qui, dans les conditions définies par le règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers a, d'une part, au sein de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine, le pouvoir de prendre des décisions de gestion concernant son évolution et sa stratégie, et a, d'autre part, un accès régulier à des informations privilégiées concernant directement ou indirectement la Caisse Régionale (cf. art. 223-24 du RGAMF) ;
  • c). .des personnes ayant, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat (article R 621-43-1 du Code monétaire et financier paru dans un décret du 2 mars 2006), des liens personnels étroits avec les personnes mentionnées aux a et b.

C - Risque de taux d'intérêt global C.1 - Objectifs et politique

Le risque de taux résulte de caractéristiques de taux différentes entre l'actif et le passif du bilan et du hors bilan de la Caisse Régionale. Ce risque est calculé, analysé et présentétrimestriellementen Comité Financeet Gestion. Ilest mesuré par lasensibilité du PNB à une variation des taux de marché.

C.2 - Méthodologie

Le calcul du risque de taux est effectué sous Cristaux 2 depuis le 30/09/2008 (Cristaux 1 avant cette date). L'utilisation de cet outil suit un processus Groupe au niveau des alimentations sur les chaînes produit (automatiques et manuelles), des modes opératoires, des pistes d'audit, des hypothèses et des modes d'écoulement.

L'outil Cristaux 2 permet, entre autres, un élargissement et une amélioration des indicateurs en matière de gestion du risque de taux. Il prend en considération les encours à taux révisables en intégrant l'impact de ceux-ci dans le risque de taux et améliore la gestion des risques optionnels.

La méthode de calcul du risque de taux repose sur la construction de gaps de taux dans uneapprochestatiqueà partir del'ensemble du bilan et du hors bilan dela Caisse Régionale, y compris fonds propres et participations.

L'exposition au risque de taux est calculée à partir d'un gap synthétique composé du gap taux fixe, du gap de fixing, du gap inflation et du gap équivalent delta (risque optionnel).

Les limites actuellement validées (Cristaux 1) pour un choc de taux de 100 bp sont : une sensibilité du PNB inférieure à 1% de 0 à 3 ans ; ■

une sensibilité du PNB inférieure à 2% sur les échéances suivantes. ■

Les limites préconisées par CASA en cas de choc de taux à la hausse ou à la baisse de 200 bp (scénario catastrophe) sont les sensibilités suivantes sous Cristaux 2 :

  • de 0 à 1 an : une perte de 4% du PNB ou de 10% du Résultat Brut d'Exploitation ; ■
  • sur les autres maturités : une perte de 10% des Fonds Propres. ■

Un nouveau cadre de limites, adaptées à l'outil Cristaux 2, sera défini par la Caisse Régionale sur la base des comptes arrêtés au 31/12/2008, après présentation en Comité Finance et Gestion.

C.3 - Gestion du risque

Le risque de taux est calculé et présenté trimestriellement par la Gestion Financière au Comité Finance et Gestion de la Caisse Régionale (Cf rôle du comité au paragraphe Risque de marché - Gestion du risque - Les comités de décision).

Le risque de taux est présenté et décliné en fonction des différents éléments le composant (gap taux fixe, gap de fixing, gap équivalent delta…) tant numériquement que graphiquement, afin que le Comité ait une pleine connaissance des origines et de la gestion du risque de taux de la Caisse Régionale.

C.4 - Exposition

Sur le premier semestre 2008, les analyses faites sous Cristaux 1 montrent que le risque de taux est en deçà des limites fixées par la Caisse Régionale sur toutes les maturités considérées.

Au 30/09/2008, l'exposition au risque à la baisse des taux de la Caisse Régionale se révèlelimitée. Ellesesituelargementàl'intérieur desrecommandations Crédit Agricole SA pour la mesure du risque sous Cristaux 2.

Ainsi, une baisse de taux de 200 bp entraîne une perte de 0,2% du PNB et de 0,6% du RBE sur l'échéance 0-1 an, et l'impact de ce mouvement rapporté aux fonds propres sur toutes maturités est quasiment nul.

L'exposition au risque de taux au 30/09/2008 calculée sous Cristaux 2 est également très en dessous des limites utilisées sous Cristaux 1 pour une baisse de taux de 100 bp.

C.5 - Politique de couverture

Les instruments dérivés utilisés dans le cadre d'une relation de couverture sont désignés en fonction de l'objectif poursuivi :

  • de couverture de juste valeur ; ■
  • de couverture de résultats futurs. ■

Couverture de juste valeur

Les couvertures de juste valeur modifient le risque de variations de juste valeur d'un instrumentàtaux fixecausées par deschangements detaux d'intérêts. Cescouvertures transforment des actifs ou des passifs à taux fixe en éléments à taux variables.

Les couvertures de juste valeur comprennent notamment la couverture de prêts, de titres, de dépôts et de dettes subordonnées à taux fixe.

Couverture de flux de trésorerie

Les couvertures de flux de trésorerie modifient notamment le risque inhérent à la variabilité des flux de trésorerie liés à des instruments portant intérêt à taux variable.

Les couvertures de flux de trésorerie comprennent notamment les couvertures de prêts et de dépôts à taux variable.

Instruments dérivés de couverture (En milliers d'euros)

31/12/08
Valeur marché Montant Valeur marché Montant
Positive Négative notionnel Positive Négative notionnel
Couverture de juste valeur 34 320 2 994 605 548 7 097 3 462 647 048
Taux d'intérêt 34 320 2 994 605 548 7 097 3 462 647 048
Capitaux propres
Change
Crédit. .
Matières premières
Autres
Couverture de flux de trésorerie 0 230 24 500 611 19 14 500
Taux d'intérêt 230 24 500 611 19 14 500
Capitaux propres
Change
Crédit. .
Matières premières
Autres
Couverture d'investissement nets dans une activité à l'étranger
TOTAL INSTRUMENTS DÉRIVÉS DE COUVERTURE 34 320 3 224 630 048 7 708 3 481 661 548

D- Risque de liquidité et de financement D.1 - Objectifs et politique

Les exigences réglementaires en matière de liquidité sont définies par :

  • Le règlement CRBF n°88-01 modifiée par l'arrêté du 11 septembre 2008 relatif à la liquidité modifiée ; ■
  • l'instruction de la Commission bancaire n°88-03 du 22 avril 1988 relative à la liquidité modifiée par l'instruction n°93-01 du 29 janvier 1993 et n°2000-11 du 4 décembre 2000 ; ■
  • l'instruction de la Commission bancaire n°89-03 du 20 avril 1989 relative aux conditions de prise en compte des accords de refinancement dans le calcul de la liquidité. ■

D.2 - Gestion du risque

Le montant du déficit Epargne / Avances est présenté chaque mois en Comité Finance et Gestion dans le cadre du Reporting Liquidité. Ce dernier fait état des équilibres en liquidité du bilan de la Caisse Régionale et de leurs évolutions.

Sous l'autorité du Directeur Général Adjoint, les rôles de ce comité sont, entre autres, d'analyser les ressources, de suivre et de mettre en œuvre les politiques qui les concernent.

Dans le cadre du pilotage du ratio à 120%, la Caisse Régionale a emprunté 100 millions d'euros à Crédit Agricole SA à 6 mois en juillet 2008. Cette opération a été présentée et validée au Comité Finance et Gestion du 16/07/2008. Le ratio de liquidité calculé sur l'arrêté du 31/07/2008 ressort à 121%.

D.3 - Méthodologie

Au-delà des ratios réglementaires, la Caisse Régionale suit et pilote son risque de liquidité à l'aide de plusieurs indicateurs économiques (déficit Epargne/Avances, limitescourt terme…). Cesindicateurssont deséléments majeurs du nouveau système de gestion de la liquidité développé par Crédit Agricole SA au cours de l'année 2008. Ce système décompose le risque de liquidité en un risque à court terme et un risque à moyen long terme.

La liquidité moyen long terme (> 12 mois)

Le déficit Epargne/Avances traduit le solde des opérations à moyen terme entre Crédit Agricole SA et la Caisse Régionale. Il correspond à la différence entre le montant des avances miroirs de la collecte remontée à Crédit Agricole SA et le montant des avances (globales et traditionnelles) versées par Crédit Agricole SA à la Caisse Régionale.

Ce déficit sert de base de calcul à Crédit Agricole SA pour facturer la liquidité à moyen terme à la Caisse Régionale. C'est une facturation indirecte de la liquidité.

Le déficit Epargne/Avances de la Caisse Régionale est de 1,2 Milliards d'euros au 31/12/2008 (0,8 Milliards d'euros au 31/12/2007).

Dans le cadre des autres financements moyen long terme effectués par la Caisse Régionale (emprunts en blanc à Crédit Agricole SA, émission BMTN,…) la facturation est directe. Le coût de la liquidité est intégré dans le taux payé par la Caisse Régionale.

La Caisse Régionale n'a pasémis de BMTN en 2008. Ellearéalisé un emprunten blanc de 100 millions d'euros d'une durée de 3 ans en septembre 2008. Cette opération a été présentée et validée par le Comité Finance et Gestion du 26/09/2008.

La Liquidité court terme (< 12 mois)

Le débit du compte courant de trésorerie de la Caisse Régionale sert de base de calcul à Crédit Agricole SA pour facturer la liquidité court terme à la Caisse Régionale. Il s'agit d'une facturation indirecte. La Caisse Régionale n'est facturée qu'au-delà d'une franchise qui correspond à 10% de sa limite de refinancement à court terme.

La limite de refinancement à court terme de la Caisse Régionale est de 227 millions d'euros. Cette limite correspond au montant maximal de refinancement court terme pouvant être constaté en fin de mois pour la Caisse Régionale.

D.4 - Impacts de la crise financière sur la gestion du risque de liquidité

Dans le cadre du nouveau dispositif de gestion de la liquidité mis en œuvre par Crédit Agricole SA, la Caisse Régionale va suivre et piloter sa liquidité court terme avec l'aide del'outil PELICAN. Plus globalement, la Caisse Régionale doitse mettreen capacité de calculer l'échéancement desesrefinancements. L'objectifest de pouvoirconvergervers la préconisation décidée, à savoir maximum 25% d'échéance par an.

D.5 Exposition

La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie Seine a respecté le seuil de 100% pour le coefficient de liquidité tout au long de l'année 2008, comme elle l'avait respectésur l'ensemble del'année 2007,et réalise périodiquement uneanalyse globale dececoefficient. La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine présente au 31 décembre 2008 un coefficient de 145% contre 169% au 31 décembre 2007. Le montant total des financements à court terme (débit CCT, emprunts en blanc CASA, émission CDN,…) de la Caisse Régionale ne doit pas dépasser la limite court terme de 227 millions d'euros.

E- Risques operationnels

Le risque opérationnel correspond au risque de perte résultant de l'inadéquation ou de la défaillance des processus internes, des personnes, des systèmes ou d'évènements extérieurs, risque juridique inclus mais risque stratégique et de réputation exclus.

E.1 Objectifs et politique

Le dispositif de gestion des risques opérationnels, décliné dans les entités du Groupe, comprend les composantes suivantes, communes à l'ensemble du Groupe :

  • gouvernance delafonction gestion desrisques opérationnels :supervision du dispositif par la direction générale (via le comité des risques opérationnels ou le volet risques opérationnels du comité de contrôle interne), rôles des Responsables des Contrôles Permanents et des Risques (Crédit Agricole S.A et entités) en matière d'animation du dispositif et de synthèse, responsabilités des entités dans la maîtrise de leurs risques (par l'intermédiaire du réseau des Managers des Risques Opérationnels) ; ■
  • identification et évaluation qualitative des risques à travers des cartographies, complétées par la mise en place d'indicateurs permettant la surveillance des processus les plus sensibles ; ■
  • collecte des pertes opérationnelles et remontée des alertes pour les incidents significatifs, avec une consolidation dans une base de données permettant la mesure et le suivi du coût du risque ; ■
  • calcul et allocation des fonds propres réglementaires au titre des risques opérationnels au niveau consolidé et au niveau entité ; ■
  • réalisation périodique d'un tableau de bord des risques opérationnels au niveau entité, complété par une synthèse Groupe. ■

E.2 Gestion du risque : organisation, dispositif de surveillance

L'organisation de la gestion des risques opérationnels s'intègre dans l'organisation globale delaligne métier Risqueset Contrôles Permanents du Groupe. Le Management des Risques Opérationnels, dont la fiche de fonction a été mise à jour le 11 septembre 2007, est intégré à la Direction des Risques dans une cellule dédiée indépendante de toute fonction d'audit inspection, et hiérarchiquement rattachée au responsable du service Conformité et Risques Opérationnels, lui-même rattaché au RCPR.

Le Manager du Risque Opérationnel rapporte régulièrement sur son activité et sur le niveau d'exposition au risque dans le cadre d'un Comité Risques et Conformité, mensuel, animé par la Direction des Risques. Ponctuellement, des présentations sont également effectuées en Comité de Contrôle Interne et en Comité d'Audit.

Danslecadre du dispositif derecensement desincidentset pertesavérésliésau risque opérationnel dans la Caisse Régionale, un tableau de bord est réalisé et diffusé chaque mois au Directeur Général, au Directeur Général Adjoint, au Directeur des Risques, au Responsable du Contrôle Périodique ainsi qu'au Responsable du Contrôle de la Conformité. Ce tableau de bord comprend des états de synthèse, un suivi des flux mensuels ainsi qu'un état du stock de la collecte des incidents.

L'organe délibérantest informésemestriellementsur l'évolution du coût du risqueet les événements marquants du dispositif.

La couverture de la totalité du périmètre de contrôle interne de la Caisse Régionale a été vue au travers de la cartographie des risques opérationnels, et lors de la mise en place du processus de collecte des incidents et des conséquences financières. Outre un maillage de 19 unités déclarantes, l'exhaustivité du périmètre de collecte des incidents et des conséquences financières, à tout le moins pour les incidents supérieurs ou égaux à 1.000 euros, se retrouve au travers d'une 20e unité déclarante, l'unité Production Comptable qui est en charge des déclarations non effectuées par les autres unités et le réseau d'agences.

Le GIE Comète est doté de son propre dispositif de gestion et de surveillance.

En 2008, une analyse a été menée sur le périmètre des risques opérationnels de la Caisse Régionale et de ses filiales ou entités. A l'intérieur de ce périmètre, il s'est agi d'identifier toutes les activités opérationnelles, qu'elles soient dans la Caisse Régionale, ses filiales ou entités, en suivant la méthodologie nationale de mise en œuvre du dispositif risque opérationnel. Ainsi, la filière immobilière NSI a été intégrée dans le périmètre risques opérationnels et dotée d'outils bureautiques : elle réalisera, dès le 1er trimestre 2009, une cartographie de ses risques et collectera ses incidents et leurs conséquences financières.

Outre les travaux récurrents de collecte et d'analyse des incidents et pertes financières, la Caisse Régionalea,en 2008, participéauxréflexions du Groupesur leschangements d'outils(cartographieetcollecte). Sollicitée par Crédit Agricole SA, la Caisse Régionale, a assuré la recette de l'outil de cartographie Europ@ pour l'ensemble des Caisses Régionales. Livré courant décembre, cet outil sera disponible fin du premier trimestre 2009 et devra être utilisé pour l'élaboration de la cartographie 2009. La cartographie 2008 est en cours de réalisation et doit être finalisée pour le 31 mars 2009. Enfin, une nouvelle analyse de scénarios majeurs a été menée sur le 2e semestre.

Le dispositif desurveillancea permisen 2008 d'enregistrer 1 056 nouvelles déclarations d'incidents (dont 16 concernant des provisions), pour 1 381 conséquences financières concernées (dont 98 pour les provisions).

Les zones de risques avérés sont essentiellement concentrées sur les processus suivants :

  • pour les risques "purs" : immobilier et mobilier d'exploitation agences, cartes et porteurs, contrats ADI, octroi de crédit, achats/ventes de titres, contrôles comptables ; ■
  • pour les risques "frontières" : octroi de crédit, recouvrement contentieux, archivage des documents. ■

E.3 Méthodologie

La méthode AMA de calcul des fonds propres au titre du risque opérationnel a pour objectifs principaux :

  • d'inciter à une meilleure maîtrise du coût du risque opérationnel ainsi qu'à la prévention des risques exceptionnels ; ■
  • de déterminer le niveau de fonds propres correspondant aux risques mesurés, pouvant se situer en deçà de la méthode standard ; ■
  • de favoriser l'amélioration de la qualité des contrôles permanents dans le cadre du suivi de plans d'actions. ■

Le dispositif défini par le Groupe et décliné dans la Caisse Régionale vise à respecter l'ensemble des critères qualitatifs (intégration de la mesure des risques dans la gestion quotidienne, indépendance de la fonction risques, déclaration périodique des expositions au risque opérationnel…) et des critères quantitatifs Bâle II (intervalle de confiance de 99,9%sur une période d'un an ; priseen compte des donnéesinternes, des données externes, d'analyses de scénarios et de facteurs reflétant l'environnement).

Le modèle AMA de calcul des fonds propres repose sur un modèle actuariel de type "lost distribution approach" qui est unique au sein du Groupe. L'allocation du capital de la Caisse Régionale est prise en charge par celle-ci à partir de principes définis au niveau national.

Ce modèle LDA est mis en œuvre d'une part sur les données internes collectées mensuellement dans la Caisse Régionale, ce qui constitue son historique de pertes, et d'autre part sur des scénarios majeurs qui permettent d'envisager des situations non observées dans l'entité et ayant une probabilité de survenance au-delà de l'horizon d'un an. Ce travail d'analyse est mené dans la Caisse Régionale à partir d'une liste Groupe de scénarios applicables à la banque de détail, piloté et contrôlé par Crédit Agricole SA.

Pour les Caisses Régionales un principe de mutualisation des donnéesinternesest mis en œuvre. Ce principe de mutualisation du calcul de l'Exigence de Fonds Propres pour l'ensemble des Caisses Régionales concerne la partie de l'Exigence de Fonds Propres qui dépend de l'historique de pertes. Ainsi les historiques de pertes de l'ensemble des Caisses Régionales sont concaténées ce qui permet de disposer d'une profondeur d'historique d'incidents accrus et d'un profil de risque plus complet.

La mutualisation des données lors de la détermination de la charge en capital implique de réaliser une répartition de cette charge par Caisse Régionale. Pour ce faire Crédit Agricole SA utilise une clé de répartition prenant en compte les caractéristiques de la Caisse Régionale (coût du risque et PNB de l'année écoulée). Les principes qui ont gouverné la conception et la mise au point du modèle sont les suivants :

  • intégration dans la politique de risques ; ■
  • pragmatisme, la méthodologie devant s'adapter aux réalités opérationnelles ; ■
  • caractère pédagogique, de manière à favoriser l'appropriation par la direction générale et les métiers ; ■
  • robustesse : capacité du modèle à donner des estimations réalistes et stables d'un exercice à l'autre. ■

Ce modèle a été régulièrement validé par le Comité des normes et méthodologies du Groupe Crédit Agricole, présidé par le Directeur des Risques et Contrôles Permanents Groupe.

En 2008, les novations en matière de méthodologie ont porté, essentiellement sur 2 points :

  • la réalisation par Crédit Agricole SA d'un rapprochement entre les historiques des données internes de pertes issues d'Olimpia sur les années 2005 à 2007 et la cartographie Europa 2007, afin de vérifier le respect de la méthodologie de cartographie des risques. L'analyse menée par la Caisse Régionale sur la cohérence entre la collecte de ses pertes et les estimations de ses risques, a confirmé une bonne couverture du périmètre des risques ; ■
  • en matière de collecte, la définition par Crédit Agricole SA de contrôles sur des points bloquants nécessaires pour le calcul d'exigence en fonds propres et visant à améliorer la qualité de la collecte. Ces contrôles sont à réaliser a minima chaque trimestre avant l'envoi de restitutions trimestrielles réglementaires. Dans le respect de l'intégralité des points à vérifier, la Caisse Régionale a développé et mis en place un outil destiné à automatiser les contrôles qu'elle exerce désormais après chaque collecte mensuelle. ■

E.4 Assurance et couverture des risques opérationnels

En couverture des pertes issues de la collecte, la Caisse Régionale est couverte d'une part, par une assurance "Globale de Banque", principalement pour les risques de détournement/Escroquerie, Cambriolages, et d'autre part par une assurance IARD, s'appliquant notamment aux risques de perte d'exploitation et de perte financière.

Au titre du calcul de l'Exigence de Fonds propres et en méthode avancée, la Caisse Régionale peut prendre en compte les effets de l'assurance pour diminuer cette exigence dans la limite de 20% du total des fonds propres alloués aux risques opérationnels. Cet effet réducteur peut être enregistré par la Caisse Régionale dans la mesure où son assureur répond aux exigences réglementaires. Dans la méthodologie Groupe appliquée à la Caisse Régionale, l'effet assurance est intégré au niveau d'un scénario majeur de destruction du site névralgique. Pour déterminer le montant de l'Exigence en Fonds Propres avec effet réducteur de l'assurance, il est nécessaire de déterminer un certain nombre de paramètres calculés par l'assureur à savoir le taux de couverture, le taux d'assurabilité, la franchise globale du sinistre. La détermination de ces paramètres se fait en étudiant conjointement le scénario majeur de la Caisse Régionale et les polices d'assurance susceptibles d'intervenir.

F - Risques juridiques

Au 31 décembre 2008, il n'existe aucun fait exceptionnel ou litige non provisionné susceptible d'avoir une incidence significative sur la situation financière, l'activité ou le patrimoine de la Caisse Régionale de Normandie-Seine. Les principales procédures judiciaires, fiscales en cours impliquant la Caisse Régionale sont :

  • soit celles utilisées habituellement par les établissements de crédit en matière de recouvrement de créances ; ■
  • soit celles utilisées habituellement dans les cas de mise en jeu de la responsabilité des établissements de crédit. ■

Toutes sont traitées suivant les règles prudentielles d'usage.

G - Risques de non-conformité

Lesconditions de préparation et d'organisation destravaux du Conseil d'Administration, ainsi quele dispositif decontrôleinterneet de maitrise desrisquesauxquelsestsoumis l'entreprise sont explicités dans le rapport du Président du Conseil d'Administration. Il convientégalement deseréféreraux donnéessocialesetenvironnementales du rapport de gestion.

H- Les ratios réglementaires

Conformément au règlement 95-02 du Comité de la réglementation bancaire, les établissements de crédit doivent disposer de fonds propres suffisants pour couvrir les risques de marché, les grands risques, les risques de change et ceux de l'activité crédit.

H.1 Le Ratio de Solvabilité

La transposition dans la réglementation française, par l'arrêté du 20 février 2007, du dispositif européen CRD (Capital Requirements Directive) se traduit par de nouvelles règles d'exigence en fonds propres et de nouvelles modalités de calcul du ratio de solvabilité à compter du 1er janvier 2008.

Cette nouvelle réglementation a prévu une période transitoire jusqu'en fin 2009 en définissant des niveaux planchers de fonds propres calculés suivant un pourcentage des exigences de fonds propres telles qu'elles auraient été calculées suivant l'ancienne réglementation CAD :

  • 95% de ces exigences jusqu'au 31 décembre 2007 ; ■
  • 90% de ces exigences jusqu'au 31 décembre 2008 ; ■
  • 80% de ces exigences jusqu'au 31 décembre 2009. ■

Exprimée en termes de ratio de fonds propres sur encours risqués, la norme minimale à respecter reste fixée à 8%.

Suivant les règles ainsi définies, le ratio de solvabilité de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine s'élevait à 11,8% au 31/12/2007. La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine respecte également au 31/12/2008 cette exigence réglementaire de 8%.

H.2 Le Ratio de Liquidité

Selon la réglementation en vigueur, les établissements de crédit doivent présenter un ratio deliquiditésupérieurà 100%. Au 31 décembre 2008, la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine respecte largement ce seuil avec un ratio de 145%.

H.3 Le contrôle des grands risques

Ces ratios ont pour objet de s'assurer que les établissements de crédits ont une bonne dispersion de leur risque clientèle. Pour cela, ils doivent respecter à tout moment les normes suivantes :

  • l'ensemble des engagements consentis à un même client ne doit pas dépasser 25% des fonds propres ; ■
  • l'ensemble des engagements à l'égard des clients dont les encours dépassent 10% des fonds propres ne doit pas dépasser 8 fois les fonds propres. ■

Ces ratios sont mesurés trimestriellement. La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine les a respectés tout au long de l'année 2008.

H.4 Surveillance prudentielle des risques de marché

Le Comité de la Réglementation Bancaire et Financière a émis un règlement CRB 95- 02, en date du 21 juillet 1995, qui pose le principe de la surveillance prudentielle des risques de marché.

La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine se situait sur l'année 2008, en deçà des seuils d'assujettissement définis par ce règlement, et ainsi n'était pas soumise à l'exigence complémentaire de fonds propres.

5 Evolution des filiales et des participations

Au cours de l'année 2008, les opérations marquantes ont été les suivantes :

Filiales :

Au poste "Entreprises liées" à l'actif du bilan figure un montant de 3 404 K€ se rapportant à la filiale Normandie-Seine Immobilier qui, à travers ses propres filiales, Normandie Seine Gestion et Normandie Seine Transaction, réalise les activités immobilières de la Caisse Régionale sous l'enseigne "Square Habitat".

Lemontant figurantantérieurement dansce poste du bilan,soit 5 335 K€,correspondait à la participation dans la "Société Immobilière de la Seine" qui a été reclassée dans le poste participations.

L'avance en compte courant de la Caisse Régionale à Normandie Seine Immobilier qui s'élevaità 1 323 K€ au 31/12/2007,aétéaugmenté de 2 857 K€ au cours del'exercice 2008, puis diminuée de 3 980 K€ par l'opération décrite ci-après. Le montant de cette avance se trouve ainsi ramené à 200 K€ au 31/12/2008.

La participation de la Caisse Régionale au capital figurait dans les comptes au 31/12/2007 pour le prix de revient initial de 892 K€. La valeur brute des titres a été portéeà 4 872 K€ àlasuite d'uneaugmentation decapital de 3 980 K€ de Normandie Seine Immobilier réalisée le 19/12/2008 et intégralement souscrite par la Caisse Régionale qui reste ainsi l'associé unique de la société après ce renforcement des fonds propres.

Au 31/12/2008, cette participation a été dépréciée à hauteur de 1 700 K€.

Participation au financement des opérations de développement du Groupe Crédit Agricole

  • La Caisse Régionale a octroyé à la SAS Rue La Boétie, en mars 2008, une avance d'un montant de 89,4 millions d'euros. Les avances effectuées par l'ensemble des Caisses Régionales dans le cadre de cette opération ont permis à la SAS Rue La Boétie de consentir une avance au profit de Crédit Agricole SA afin de lui permettre de conforter sa situation au regard des exigences en fonds propres réglementaires. ■
  • Par ailleurs, un montant global de 6,8 millions d'euros, pour l'exercice 2008, a été versé sous forme d'avances à la SAS Rue La Boétie, suite aux tirages correspondant à des engagements pris au cours des années antérieures dont 6,4 millions d'euros correspondant à la libération du solde de l'engagement de 10 millions d'euros au titre de décembre 2007. Enfin, le montant du compte d'avances a été diminué de 3,8 millions d'euros du fait de l'opération de capitalisation décrite ci après. Ainsi, le montant des avances de la Caisse Régionale à la SAS Rue La Boétie est passée de 3,6 millions d'euros au 31/12/2007 à 100,2 millions d'euros au 31/12/2008. ■
  • La Caisse Régionale de Normandie-Seine a participé à l'augmentation de capital de la SAS Rue La Boétie, clôturée le 3 juillet 2008, dans le cadre de l'opération de refinancement des fonds propres de Crédit Agricole SA. La Caisse Régionale a ainsi souscrit 5 947 369 nouvelles actions correspondant à un montant de souscription de 83,9 millions d'euros dont 3,8 millions d'euros par compensation avec le montant de la créance en compte courant et par versement de 80 millions d'euros en numéraire. Le nombre d'actions total possédé par la Caisse Régionale de Normandie-Seine au capital de la SAS Rue La Boétie est ainsi porté à 27 740 121 actions et le montant de la participation est désormais de 378,9 millions d'euros à l'actif du bilan dans les comptes individuels. ■

ANNEXE

Résultats financiers des 5 derniers exercices (comptes individuels)

Nature
de
l'information
2004 2005 2006 2007 2008
1 - Situation financière en fin d'exercice
. Capital social (En milliers d'euros) 92 351 92 351 92 351 92 351 92 351
. Nombre de parts sociales 3 488 244 3 488 244 3 488 244 3 488 244 3 488 244
. Nombre de CCI 1 053 618 1 053 618 1 053 618 1 053 618 1 053 618
. Nombre de CCA 1 513 954 1 513 954 1 513 954 1 513 954 1 513 954
. Nombre total des titres 6 055 816 6 055 816 6 055 816 6 055 816 6 055 816
2 - Résultat global des opérations effectuées (En milliers d'euros)
. Chiffres d'affaires HT 451 020 468 728 490 701 533 431 590 274
. Produit net bancaire 276 367 287 343 300 315 315 799 315 500
. Résultat brut d'exploitation avant amortissements 125 021 132 241 138 683 149 917 148 667
. Impôt sur les bénéfices 42 183 43 906 39 644 43 720 23 679
. Bénéfice après impôt, amortissement et provisions 57 760 65 403 85 911 92 657 91 008
. Montant des bénéfices distribués* 9 234 9 311 13 040 14 308 14 174
3 - Résultat des opérations réduit à 15,25 euros de capital
. R. B. E. après impôt avant amortissement 13,68 14,59 16,35 17,54 20,64
. Bénéfice après impôt, amortissement et provisions 9,54 10,80 14,19 15,30 15,03
. Intérêt net versé à chaque part sociale en % 4,35% 3,65% 4,00% 4,55% 4,50%
. Dividende net versé à chaque CCI 2,71 2,87 4,25 4,63 4,51
. Dividende net versé à chaque CCA 2,71 2,87 4,25 4,63 4,51
4 - Personnel
. Effectif moyen 1 829 1 807 1 779 1 780 1 782
. Montant en milliers d'euros :
. .
- salaires et traitements
56 734 57 075 57 930 60 431 61 861
. .
- des sommes versées au titres des avantages sociaux
27 718 29 229 28 849 28 743 29 555

* Projet de distribution au titre de l'exercice 2008

NB : Rémunérations et indemnités des mandataires sociaux : voir note 30 de l'annexe aux comptes individuels.

comptes INDIVIDUELS

Au 31 décembre 2008 Arrêtés par le Conseil d'Administration en date du 23 janvier 2009

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE NORMANDIE-SEINE

Société coopérative à capital variable régie par les dispositions du Livre V du Code Monétaire et Financier

Siège social : Cité de l'Agriculture Chemin de la Bretèque 76230 BOIS-GUILLAUME

RCS : 433 786 738 Rouen

Exercice du 1er janvier au 31 décembre 2008

BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2008 (En milliers d'euros)

Actif 31/12/08 31/12/07
Opérations interbancaires et assimilées 76 054 71 242
Caisse, banques centrales 67 229 57 072
Effets publics et valeurs assimilées (Note 5) 5 767 2 681
Créances sur les établissements de crédit (Note 3) 3 058 11 489
Opérations internes au Crédit Agricole (Note 3) 205 208 371 011
Opérations avec la clientèle (Note 4) 8 015 074 7 154 484
Opérations sur titres : 332 034 364 757
Obligations et autres titres à revenu fixe (Note 5) 98 773 118 127
Actions et autres titres à revenu variable (Note 5) 233 261 246 630
Valeurs immobilisées 603 157 419 967
Participations et autres titres détenus à long terme
(Notes 6 et 7)
545 207 366 842.
Parts dans les entreprises liées (Notes 6 et 7) 3 404 5 335
Immobilisations incorporelles (Note 7) 2 559 2 543
Immobilisations corporelles (Note 7) 51 987 45 247
Capital souscrit non versé 0 0
Actions propres 0 0
Comptes de régularisation et actifs divers 228 232 138 568
Autres actifs (Note 8) 64 923 47 427
Comptes de régularisation (Note 8) 163 309 91 141
TOTAL ACTIF 9 459 759 8 520 029
Passif 31/12/08 31/12/07
Opérations interbancaires et assimilées 11 503 2 771
Banques centrales 0 0
Dettes envers les établissements de crédit (Note 10) 11 503 2 771
Opérations internes au Crédit Agricole (Note 10) 5 949 033 5 084 621
Comptes créditeurs de la clientèle (Note 11) 2 101 439 2 071 371
Dettes représentées par un titre (Note 12) 8 548 32 316
Comptes de régularisation et passifs divers 169 418 185 944
Autres passifs (Note 13) 54 755 55 708
Comptes de régularisation (Note 13) 114 663 130 236
Provisions et dettes subordonnées 170 309 178 706
Provisions (Notes 14) 151 952 148 603
Dettes subordonnées (Note 16) 18 357 30 103
Fonds pour risques bancaires généraux (FRBG)
(Note 15)
8 700 0
Capitaux propres hors FRBG : (Note 17) 1 040 809 964 300
Capital souscrit 92 351 92 351
Primes d'émission 181 397 181 397
Réserves 675 857 596 863
Ecart de réévaluation 0 0
Provisions réglementées
et subventions d'investissement
196 188
Report à nouveau 0 844
Résultat de l'exercice 91 008 92 657
TOTAL PASSIF 9 459 759 8 520 029
31/12/08 31/12/07
Engagements donnés
Engagements de financement 1 270 927 1 419 500
Engagements de garantie 138 940 106 916
Engagements sur titres 1 436 2 488
Engagements reçus
Engagements de financement 133 035 163 624
Engagements de garantie 2 231 358 1 743 717
Engagements sur titres 1 436 2 488

Notes concernant le hors-bilan (autres informations) :

  • Opérations de change au comptant et à terme : note 20

  • Opérations sur instruments financiers à terme : note 21

31/12/08 31/12/07
Intérêts et produits assimilés (Notes 23)
Intérêts et charges assimilées (Note 23)
393 593
-250 175
348 908
-201 692
Revenus des titres à revenu variable (Note 24) 33 781 28 094
Commissions (produits) (Note 25)
Commissions (charges) (Note 25)
137 078
-22 890
129 911
-15 075
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation (Note 27)
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés (Note 28)
311
1 333
384
2 056
Autres produits d'exploitation bancaire (Note 29)
Autres charges d'exploitation bancaire (Note 29)
24 178
-1 709
24 078
-865
.PRODUIT NET BANCAIRE 315 500 315 799
Charges générales d'exploitation (Note 30)
Dotations aux amortissements et aux dépréciations sur immobilisations incorporelles et corporelles
-166 833
-8 091
-165 882
-8 818
.RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION 140 576 141 099
Coût du risque (Note 31) -16 559 -5 195
RÉSULTAT D'EXPLOITATION 124 017 135 904
Résultat net sur actifs immobilisés (Note 32) -618 262
.RÉSULTAT COURANT AVANT IMPÔT 123 399 136 166
Résultat exceptionnel (Note 33)
Impôt sur les bénéfices (Note 34)
Dotations / Reprises de FRBG et provisions réglementées
0
-23 679
-8 712
0
-43 720
211
RÉSULTAT NET 91 008 92 657

annexes aux COMPTES INDIVIDUELS

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE NORMANDIE-SEINE

Les informations contenues dans l'Annexe sont classées en 7 parties

Note 1 Cadre
juridique
et
financier
et
faits
caractéristiques
de
l'exercice
Note 2 Principes
et
méthodes
comptables
Note 3 à 18 Informations
relatives
aux
postes
du
bilan
Note 19 à 22 Informations
relatives
au
hors-bilan
et
opérations
assimilées
Note 23 à 34 Informations
relatives
au
compte
de
résultat
Note 35 Projet
d'affectation
des
résultats
Note 36 Publicité
des
honoraires
des
commissaires
aux
comptes

NOTE 1 Cadre juridique et financier et faits caractéristiques de l'exercice

1.1 - Cadre juridique et financier

La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seineest unesociétécoopérative à capital variable régie par le Livre V du Code Monétaire et Financier et la loi bancaire du 24 janvier 1984 relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit.

Sont rattachées à la Caisse Régionale de Normandie-Seine, 74 Caisses Locales qui constituent des unités distinctesavec uneviejuridique propre. Lescomptesindividuels sont représentatifs des comptes de la Caisse Régionale seule, tandis que les comptes consolidés, selon la méthode de l'Entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses Locales et le cas échéant, les comptes des filiales consolidables.

De par la loi bancaire, la Caisse Régionale de Normandie-Seine est un établissement de crédit avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Elle est soumise à la réglementation bancaire.

Au 31 décembre 2008, la Caisse Régionale de Normandie-Seinefait partie,avec 38 autres Caisses Régionales, du Groupe Crédit Agricole dont l'Organe Central, au titre de la loi bancaire, est Crédit Agricole SA. Les Caisses Régionales détiennent la totalité du capital de la SAS Rue La Boétie, qui détient elle-même 54,78% du capital de Crédit Agricole SA, cotée à la bourse de Paris depuis le 14 décembre 2001. Le solde du capital de Crédit Agricole SA est détenu par le public (y compris les salariés) à hauteur de 44,64%.

Parailleurs, Crédit Agricole SA détient 13 011 521 actions propresau 31 décembre 2008, soit 0,58% de son capital, contre 12 552 962 actions propres au 31 décembre 2007.

Pour sa part Crédit Agricole SA détient 25% des Certificats Coopératifs d'Associés émis par la Caisse Régionale.

Crédit Agricole SA coordonne l'action des Caisses Régionales et exerce, à leur égard, un contrôle administratif, technique et financier et un pouvoir de tutelle conformément au Code Monétaireet Financier. Du fait deson rôle d'Organe Central,confirmé par laloi bancaire, il a en charge de veiller à la cohésion du réseau et à son bon fonctionnement, ainsi qu'au respect, par chaque Caisse Régionale, des normes de gestion. Il garantit leur liquidité et leur solvabilité. Par homothétie, les Caisses Régionales garantissent le passif de Crédit Agricole SA à hauteur de leurs fonds propres.

1.2 - Mécanismes financiers internes au Crédit Agricole

L'appartenance de la Caisse Régionale de Normandie-Seine au Groupe Crédit Agricole se traduit en outre par l'adhésion à un système de relations financières dont les règles de fonctionnement sont les suivantes :

Comptes ordinaires des Caisses Régionales

Les Caisses Régionales ont un compte de trésorerie ouvert dans les livres de Crédit Agricole SA, qui enregistre les mouvements de fonds correspondant aux relations financières internes. Ce compte, qui peut être débiteur ou créditeur, est présenté au bilan en "Opérations internes au Crédit Agricole - Comptes ordinaires".

Comptes et avances à terme

Les ressources d'épargne (emprunts obligataires, bons et comptes à terme assimilés, comptes et plans d'épargne-logement, comptes sur livrets, PEP, etc.) sont collectées par les Caisses Régionales au nom de Crédit Agricole SA. Elles sont transférées à Crédit Agricole SA et figurent à ce titre à son bilan. Elles financent les avances faites aux Caisses Régionales pour leur permettre d'assurer le financement de leurs prêts à moyen et long terme.

Quatre réformes financières internes ont été successivement mises en œuvre. Elles ont permis de restituer aux Caisses Régionales, sous forme d'avances dites "avancesmiroir" (de durées et de taux identiques aux ressources d'épargne collectées), 15%, 25% puis 33,33% et enfin 50% depuis le 31 décembre 2001, des ressources d'épargne qu'elles ont collectées et dont elles ont désormais la libre disposition.

Depuis le 1er janvier 2004, les marges financières issues de la gestion de la collecte sont partagées entre les Caisses Régionales et Crédit Agricole SA et sont déterminées par référence à l'utilisation de modèles de replacement et l'application de taux de marché.

Par ailleurs, 50% des crédits entrant dans le champ d'application des relations financières entre Crédit Agricole SA et les Caisses Régionales peuvent être refinancés sous forme d'avances négociées à prix de marché auprès de Crédit Agricole SA. Deux autres types d'avances sont à distinguer :

  • les avances pour prêts bonifiés qui refinancent les prêts à taux réduits fixés par l'Etat : ce dernier verse à Crédit Agricole SA une bonification (reversée aux Caisses Régionales pour les avances souscrites depuis le 1er janvier 2004) pour combler la différence entre le coût de la ressource et le taux des prêts accordés ; ■
  • les avances pour autres prêts qui refinancent à hauteur de 50% (depuis le 31 décembre 2001) les prêts non bonifiés : ces avances de Crédit Agricole SA sont accordées aux Caisses Régionales sur justification de leurs engagements. ■

Transfert de l'excédent des ressources monétaires des Caisses Régionales

Les ressources d'origine monétaire des Caisses Régionales (dépôts à vue, dépôts à terme non réglementés et certificats de dépôts négociables) peuvent être utilisées par celles-ci pour le financement de leurs prêts. Les excédents sont obligatoirement transférés à Crédit Agricole SA où ils sont enregistrés dans des comptes ordinaires ou des comptes à terme parmi les "Opérations internes au Crédit Agricole".

Placement des excédents de fonds propres des Caisses Régionales auprès de Crédit Agricole SA

Les excédents peuvent être investis chez Crédit Agricole SA sous forme de placements de 3 à 10 ans dont toutes les caractéristiques sont identiques à celles des opérations interbancaires du marché monétaire.

Opérations en devises

Crédit Agricole SA, intermédiaire des Caisses Régionales auprès de la Banque de France, centralise leurs opérations de change.

Comptes d'épargne à régime spécial

Les ressources d'épargne à régime spécial (comptes sur livrets, livrets d'épargne manuelle, d'épargne-entreprise, d'épargne populaire, Livret de développement durable, comptes et plans d'épargne-logement, plans d'épargne populaire, livret jeune) sont collectées par les Caisses Régionales pour le compte de Crédit Agricole SA, où elles sont obligatoirement centralisées. Crédit Agricole SA les enregistre à son bilan en "Comptes créditeurs de la clientèle".

Titres à moyen et long terme émis par Crédit Agricole SA

Ceux-ci sont placés principalement par les Caisses Régionales et figurent au passif du bilan de Crédit Agricole SA, en fonction du type de titres émis, en "Dettes représentées par un titre" ou "Provisions et dettes subordonnées".

Couverture des risques de liquidité et de solvabilité

Dans le cadre de l'introduction en bourse de Crédit Agricole SA, la CNCA (devenue Crédit Agricole SA) a conclu en 2001 avec les Caisses Régionales un Protocole ayant notamment pour objet de régir les relations internes au Groupe Crédit Agricole. Ce Protocole prévoit en particulier la constitution d'un fonds pour risques de liquidité et de solvabilité destiné à permettre à Crédit Agricole SA d'assurer son rôle d'organe central en intervenant en faveur des Caisses Régionales qui viendraient à connaître des difficultés. Les principales dispositions du Protocole sont détaillées au Chapitre III du document de référence de Crédit Agricole SA enregistré auprès de la Commission des Opérations de Bourse le 22 octobre 2001 sous le numéro R.01-453.

En outre, depuis la mutualisation de 1988 de la CNCA, dans l'éventualité d'une insolvabilité ou d'un évènement similaire affectant Crédit Agricole SA, les Caisses Régionalessesontengagéesàinterveniren faveur desescréanciers pourcouvrir toute insuffisance d'actif. L'engagement potentiel des Caisses Régionales au titre de cette garantie est égal à la somme de leur capital social et de leurs réserves.

1.3 - Evénements significatifs relatifs à l'exercice 2008

Provisionnement sur base collective :

La Caisse Régionale a poursuivi sa politique de dotation aux provisions sur risque de crédit collectif, sur la base des informations issues de la réglementation Bâle II. Ces provisions, figurant au passif du bilan, sont destinées à couvrir des risques clientèle non affectés individuellement et portant sur des encours non classés en douteux.

Son stock de provisions collectives évolue de 102,1 M€ au 31/12/2007 à 116,6 M€ au 31/12/2008, compte tenu de l'évolution du contexte économique.

Participation au financement des opérations de développement du Groupe Crédit Agricole :

La Caisse Régionale a octroyé à la SAS Rue La Boétie, en mars 2008, une avance d'un montant de 89 400 K€. Les avances effectuées par l'ensemble des Caisses Régionales dans le cadre de cette opération, ont permis à la SAS Rue La Boétie de consentir une avanceau profit de Crédit Agricole SA,afin delui permettre deconfortersasituation au regard des exigences en fonds propres règlementaires.

La Caisse Régionale de Normandie-Seine a participé à l'augmentation de capital de la SAS Rue La Boétie, clôturée le 3 juillet 2008, dans le cadre de l'opération de refinancement des fonds propres de Crédit Agricole SA. La Caisse Régionale a ainsi souscrit 5 947 369 nouvelles actions, pour un montant de 83 858 K€. Cette souscription a été réalisée par compensation de la créance en compte courant pour 3 769 K€, et par versement en numéraire pour 80 089 K€. Le nombre total d'actions détenu par la Caisse Régionale de Normandie-Seine au capital de la SAS Rue La Boétie, est ainsi porté à 27 740 121 actions, ce qui porte le montant de la participation figurant à l'actif du bilan de la Caisse Régionale à 378 938 K€.

FRBG :

La Caisse Régionale a constitué en 2008 un Fonds pour Risques Bancaires Généraux d'un montant de 8,7 M€.

NOTE 2 PRINCIPES ET MéTHODES COMPTABLES

Les états financiers de la Caisse Régionale de Normandie-Seine sont établis dans le respect des principes comptables applicables aux établissements bancaires et conformément aux règles définies par Crédit Agricole SA, agissant en tant qu'Organe Central et chargé d'adapter les principes généraux aux spécificités du Groupe Crédit Agricole.

Comptetenu del'intégration deses Caisses Locales dansle périmètre deconsolidation, la Caisse Régionale de Normandie-Seine publie des comptes individuels et des comptes consolidés.

La présentation des états financiers de la Caisse Régionale de Normandie-Seine est conformeaux dispositions du règlement 91-01 du Comité dela Réglementation Bancaire (CRB), modifié par le règlement 2000-03 du Comité de la Réglementation Comptable (CRC), relatif à l'établissement et à la publication des comptes individuels annuels des entreprises relevant du Comité de la Réglementation Bancaire et Financière (CRBF) luimême modifié par les règlements CRC 2004-16, 2005-04 et 2007-05 et 2008-02.

Les changements de méthode comptable et de présentation des comptes par rapport à l'exercice précédent concernent les points suivants :

  • l'application,àcompter du 1er janvier 2008, desrèglements CRC 2008-01 et 2008-02 du 3 avril 2008, afférents au traitement des opérations de fiducie et aux informations, ne concerne pas la Caisse Régionale de Normandie-Seine sur la période ; ■
  • la Caisse Régionale de Normandie-Seine applique, à compter du 1er janvier 2008, le règlement CRC 2008-07 du 3 avril 2008, afférent à la comptabilisation des frais d'acquisition de titres et modifiant le règlement CRB 90-01 modifié relatif à la comptabilisation des opérationssur titres. L'application dece nouveau règlement n'a pas eu d'impact significatif sur le résultat et les capitaux propres sur la période ; ■
  • l'application, à compter du 1er janvier 2008, du règlement CRC 2008-15 du 4 décembre 2008, afférent au traitement comptable des plans d'options d'achat ou desouscription d'actionset des plans d'attribution d'actions gratuitesauxemployés, ne concerne pas la Caisse Régionale de Normandie-Seine sur la période ; ■
  • la Caisse Régionale de Normandie-Seine applique au plus tôt à compter du 1er juillet 2008, et à la même date que le règlement européen CE 1004-2008, le règlement CRC 2008-17 du 10 décembre 2008, afférent aux transferts de titres hors de la catégorie "titres de transaction" et hors de la catégorie "titres de placement" et àlacomptabilisation des plans d'options d'achat ou desouscription d'actionset des plans d'attribution d'actions gratuites aux employés et modifiant le règlement CRB 90-01 relatif à la comptabilisation des opérations sur titres modifié par le règlement CRB 95-04 et les règlements CRC 2000-02, 2002-01, 2005-01 et 2008-07. ■

En 2008, la Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas effectué de reclassement de titres en application du règlement CRC 2008-17 et du règlement européen CE 1004-2008.

L'application de ces nouveaux règlements et avis n'a pas eu d'impact significatif sur le résultat et les capitaux propres de la Caisse Régionale de Normandie-Seine sur la période.

2.1 - Créances et engagements par signature

Les créances sur les établissements de crédit, les entités du Groupe Crédit Agricole et la clientèle sont régies par le règlement CRC 2002-03 du 12 décembre 2002, modifié par lesrèglements CRC 2005-03 et 2007-06, relatifsau traitementcomptable du risque de crédit dans les entreprises relevant du CRBF.

Elles sont ventilées selon leur durée initiale ou la nature des concours :

  • les créances à vue et à terme pour les établissements de crédit ; ■
  • les comptes ordinaires, comptes et avances à terme pour les opérations internes au Crédit Agricole ; ■
  • les créances commerciales, autres concours et comptes ordinaires pour la clientèle. ■

Conformément aux dispositions réglementaires, la rubrique clientèle comporte en outre les opérations réalisées avec la clientèle financière.

Les prêts subordonnés, de même que les opérations de pension (matérialisées par des titres ou des valeurs), sont intégrés dans les différentes rubriques de créances, en fonction de la nature de la contrepartie (interbancaire, Crédit Agricole, clientèle).

Les créances sont inscrites au bilan à leur valeur nominale.

Les intérêts courus sur les créances sont portés en compte de créances rattachées en contrepartie du compte de résultat.

Les engagements par signature comptabilisés au hors bilan correspondent à des engagements irrévocables de concours en trésorerie et à des engagements de garantie qui n'ont pas donné lieu à des mouvements de fonds.

La mise en place du règlement CRC n°2002-03 relatif au traitement comptable du risque de crédit a conduit Crédit Agricole SA à comptabiliser les créances présentant un risque d'impayé conformément aux règles suivantes :

Créances restructurées

Ce sont des créances détenues auprès de contreparties présentant des difficultés financières telles que l'établissement de crédit est amené à en modifier les caractéristiques initiales (durée, taux, etc.), afin de permettre aux contreparties d'honorer le paiement des échéances.

Par conséquent, sont exclues des créances restructurées :

  • les créances dont les caractéristiques ont été renégociées commercialement avec des contreparties ne présentant pas des problèmes d'insolvabilité ; ■
  • les créances dont le tableau d'amortissement théorique est modifié du fait de l'application d'une option ou clause contractuelle prévue initialement au contrat (exemple : pause et report d'échéance). ■

Lemontant descréancesrestructurées détenues par la Caisse Régionale de Normandie-Seine s'élève à 2 874 milliers d'euros au 31 décembre 2008 contre 4 410 milliers d'euros au 31 décembre 2007. Par rapport à l'encours de crédits comptabilisé au bilan le montant des crédits restructurés étant significatif, une décote a été comptabilisée lors de l'enregistrement de tels prêts pour un montant de 477 K€.

Créances douteuses

Ce sont les créances de toute nature, même assorties de garanties, présentant un risque de crédit avéré correspondant à l'une des situations suivantes :

  • il existe un ou plusieurs impayés depuis trois mois au moins ; ■
  • la situation d'une contrepartie présente des caractéristiques telles qu'indépendamment de l'existence de tout impayé on peut conclure à l'existence d'un risque avéré ; ■
  • il existe des procédures contentieuses entre l'établissement et sa contrepartie. ■

Pour les découverts, l'ancienneté de l'impayé est décomptée dès que le débiteur a dépassé une limite autorisée qui a été portée à sa connaissance par l'établissement ou qu'il a été averti que son encours dépasse une limite fixée par l'établissement dans le cadre de son dispositif de contrôle interne, ou qu'il a tiré des montants sans autorisation de découvert.

Sous condition, en lieu et place des critères susvisés, l'établissement peut décompter l'ancienneté de l'impayé lorsque le découvert a fait l'objet de la part de l'établissement d'une demande de remboursement total ou partiel auprès du débiteur.

Parmi les encours douteux, la Caisse distingue les encours douteux compromis des encours douteux non compromis.

Créances douteuses non compromises : ■

Les créances douteuses non compromises sont les créances douteuses qui ne répondent pas à la définition des créances douteuses compromises.

Créances douteuses compromises : ■

Ce sont les créances douteuses dont les perspectives de recouvrement sont fortement dégradées et pour lesquelles un passage en perte à terme est envisagé. Les intérêts contractuels ne sont plus comptabilisés après le transfert en encours douteux compromis.

Dépréciations au titre du risque de crédit avéré

Dèslors qu'un encoursest douteux, la perte probableest priseen compte par la Caisse par voie de dépréciation figurant en déduction de l'actif du bilan. Ces dépréciations correspondent à la différence entre la valeur comptable de la créance et les flux futurs estimésactualisésau taux du contrat,en prenanten considération lasituation financière de la contrepartie, ses perspectives économiques ainsi que les garanties éventuelles sous déduction de leurs coûts de réalisation.

Pour les encours composés de petites créances présentant des caractéristiques similaires, l'étude,contrepartie parcontrepartie, peutêtreremplacée par uneestimation statistique des pertes prévisionnelles.

Les pertes probables relatives aux engagements hors bilan sont prises en compte par voie de provisions figurant au passif du bilan.

Traitement comptable des décotes et dépréciations

La décote constatée lors d'une restructuration de créance ou la dépréciation calculée sur une créance douteuse est enregistrée en coût du risque. Pour les créances restructurées inscrites en encours sains, cette décote est réintégrée sur la durée de vie dans la marge d'intérêt. Pour les créances restructurées ayant un caractère douteux et pour lescréances douteuses non restructurées, les dotationset reprises de dépréciation pour risque de non recouvrement sont inscrites en coût du risque, l'augmentation de la valeur comptable liée à la reprise de dépréciation et à l'amortissement de la décote du fait du passage du temps étant inscrites dans la marge d'intérêt.

Dépréciation au titre du risque de crédit non affecté individuellement

Par ailleurs, est également constaté au passif de son bilan des provisions destinées à couvrir des risques clientèle non affectés individuellement, tels que les provisions calculées à partir des modèles Bâle II. Ces dernières visent à couvrir des risques identifiés pour lesquels il existe statistiquement ou historiquement une probabilité de non-recouvrement partiel, sur des encours non classés en douteux ou non dépréciés individuellement.

2.2 - Portefeuille-Titres

Les règles relatives à la comptabilisation des opérations sur titres sont définies par le règlement CRB 90-01 modifié par le règlement CRC 2005-01, 2008-07 et 2008- 17 ainsi que par le règlement CRC 2002-03 pour la détermination du risque de crédit et la dépréciation des titres à revenu fixe. Les titres sont présentés dans les états financiers en fonction de leur nature : effets publics (Bons du Trésor et titres assimilés), obligations et autres titres à revenu fixe (titres de créances négociables et titres du marché interbancaire), actions et autres titres à revenu variable. Ils sont classés dans les portefeuilles prévus par la réglementation (transaction, placement, investissement,activité de portefeuille,autrestitres détenusàlong terme, participation) en fonction de l'intention initiale de détention des titres qui a été identifiée dans le système d'information comptable dès leur acquisition.

Titres de transaction

La Caisse Régionale de Normandie-Seine ne détenait pas de titres de transaction au 31/12/2008.

Titres de placement

Cette catégorie concerne les titres qui ne sont pas inscrits parmi les autres catégories de titres.

Les titres sont enregistrés pour leur prix d'acquisition, frais exclus.

Obligations et autres titres à revenu fixe :

Cestitressontenregistrés pour leur prix d'acquisition coupon couru àl'achat inclus. La différence entre le prix d'acquisition et la valeur de remboursement est étalée de façon actuarielle sur la durée de vie résiduelle du titre.

Les revenus sont enregistrés en compte de résultat dans la rubrique : "Intérêts et produits assimilés sur obligations et autres titres à revenu fixe".

Actions et autres titres à revenu variable :

Les actions sont inscrites au bilan pour leur valeur d'achat hors frais d'acquisition. Les revenus de dividendes attachés aux actions sont portés au compte de résultat dans la rubrique : "Revenus des titres à revenu variable".

Les revenus des SICAV et des Fonds Communs de Placement sont enregistrés au moment de l'encaissement dans la même rubrique.

A la clôture de l'exercice, les titres de placement sont évalués pour leur valeur la plus faible entre le coût d'acquisition et la valeur de marché. Ainsi lorsque la valeur d'inventaire d'une ligne ou d'un ensemble homogène de titres (calculée par exemple à partir des cours de bourse à la date d'arrêté) est inférieure à la valeur comptable, il est constitué une dépréciation au titre de la moins value latente. Les plus values potentielles ne sont pas enregistrées.

Les cessions de titres sont réputées porter sur les titres de même nature souscrits à la date la plus ancienne.

Titres d'investissement

Sont enregistrés en titres d'investissement, les titres à revenu fixe assortis d'une échéance fixée qui ont été acquis ou reclassés dans cette catégorie avec l'intention manifeste de les détenir jusqu'à l'échéance.

Ne sont comptabilisés dans cette catégorie que les titres pour lesquels la Caisse Régionale de Normandie-Seine dispose de la capacité de financement nécessaire pour continuer de les détenir jusqu'à leur échéance et n'est soumise à aucune contrainte existante juridique ou autre qui pourrait remettre en cause son intention de détenir ces titres jusqu'à leur échéance.

Les titres d'investissement sont comptabilisés pour leur prix d'acquisition, frais d'acquisition exclus et coupons inclus.

La différence entre le prix d'acquisition et le prix de remboursement est étalée sur la durée de vie résiduelle du titre.

Il n'est pas constitué de dépréciation des titres d'investissement si leur valeur de marché est inférieure à leur prix de revient. En revanche, si la dépréciation est liée à un risque propre à l'émetteur du titre, une dépréciation est constituée conformément aux dispositions du règlement CRC 2002-03 sur le risque de crédit ; elle est enregistrée dans la rubrique "Résultat net sur actifs immobilisés".

En cas decession detitres d'investissement, ou detransfert dans uneautrecatégorie de titres, pour unmontantsignificatif, l'établissement n'est plusautorisé, pendant l'exercice en cours et pendant les deux exercices suivants, à classer en titres d'investissement des titres antérieurement acquis et les titres à acquérir conformément au règlement CRC 2005-01.

Titres de l'activité de portefeuille

La Caisse Régionale de Normandie-Seine ne détenait pas de titres de l'activité de portefeuille au 31/12/2008.

Parts dans les entreprises liées, titres de participation et autres titres détenus à long terme

  • Les parts dans les entreprises liées sont les parts détenues dans des entreprises contrôlées de manière exclusive, incluses ou susceptibles d'être incluses par intégration globale dans un même ensemble consolidable. ■
  • Les titres de participation sont des titres (autres que des parts dans une entreprise liée) dont la possession durable est estimée utile à l'activité de l'établissement, notamment parce qu'elle permet d'exercer une influence sur la société émettrice des titres ou d'en assurer le contrôle. ■
  • Les autres titres détenus à long terme correspondent à des titres détenus dans l'intention de favoriser le développement de relations professionnelles durables en créant un lien privilégié avec l'entreprise émettrice, mais sans influencer la gestion de cette dernière, en raison du faible pourcentage des droits de vote détenus. ■

Ces titres sont comptabilisés pour leur prix d'acquisition frais exclus.

A la clôture de l'exercice, ces titres sont évalués, titre par titre, en fonction de leur valeur d'usage et figurent au bilan au plus bas de leur coût historique ou de cette valeur d'utilité.

Celle-ci représente ce que l'établissement accepterait de décaisser pour les acquérir, compte tenu de ses objectifs de détention.

L'estimation de la valeur d'utilité peut se fonder sur divers éléments tels que la rentabilité et les perspectives de rentabilité de l'entreprise émettrice, ses capitaux propres, la conjoncture économique ou encore le cours moyen de bourse des derniers mois ou la valeur mathématique du titre.

Lorsque la valeur d'utilité de titres est inférieure au coût historique, ces moins-values latentes font l'objet de dépréciations sans compensation avec les plus-values latentes. Les dotations et reprises de dépréciations ainsi que les plus ou moins values de cession relatives à ces titres sont enregistrées sous la rubrique "Résultat net sur actifs immobilisés".

Prix de marché

Le prix de marché auquel sont évaluées, le cas échéant, les différentes catégories de titres, est déterminé de la façon suivante :

  • les titres négociés sur un marché actif sont évalués au cours le plus récent ; ■
  • si le marché sur lequel le titre est négocié n'est pas ou plus considéré comme actif, ou si le titre n'est pas coté, la Caisse Régionale de Normandie-Seine détermine la valeur probable de négociation du titre concerné en utilisant des techniques de valorisation. En premier lieu, ces techniques font référence à des transactions récentes effectuées dans des conditions normales de concurrence. Le cas échéant, la Caisse Régionale de Normandie-Seine utilise des techniques de valorisation couramment employées par les intervenants sur le marché pour évaluer ces titres, lorsqu'il a été démontré que ces techniques produisent des estimations fiables des prix obtenus dans des transactions sur le marché réel. ■

Dates d'enregistrement

La Caisse Régionale de Normandie-Seine enregistre les titres classés en titres d'investissementàla date derèglement-livraison. Lesautrestitres, quelquesoit leur nature ou la catégorie dans laquelle ils sont classés sont enregistrés à la date de négociation.

Reclassement de titres

Conformément au règlement CRC 2008-17 du 10 décembre 2008, il est désormais autorisé d'opérer les reclassements de titres suivants :

  • du portefeuille de transaction vers le portefeuille de d'investissement ou de placement, en cas de situation exceptionnelle de marché ou pour les titres à revenu fixe, lorsqu'ils ne sont plus négociables sur un marché actif et si l'établissement a l'intention et la capacité de les détenir dans un avenir prévisible ou jusqu'à l'échéance ; ■
  • du portefeuille de placementversle portefeuille d'investissement,en cas desituation exceptionnelle de marché ou pour les titres à revenu fixe, lorsqu'ils ne sont plus négociables sur un marché actif. ■

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas opéré, en 2008, de reclassement au titre du règlement CRC 2008-17.

2.3 - Immobilisations

La Caisse Régionale de Normandie-Seine applique le règlement CRC 2002-10 du 12 décembre 2002 relatif à l'amortissement et à la dépréciation des actifs.

Par conséquent, la Caisse Régionale de Normandie-Seine applique la méthode de comptabilisation des actifs par composants à l'ensemble de ses immobilisations corporelles. Conformément aux dispositions de ce règlement la base amortissable tient compte de l'éventuelle valeur résiduelle des immobilisations.

Conformément au règlement CRC 2004-06, le coût d'acquisition des immobilisations comprend, outre le prix d'achat, les frais accessoires, c'est-à-dire les charges directement ou indirectement liées à l'acquisition pour la mise en état d'utilisation du bien ou pour son entrée "en magasin".

Les terrains sont enregistrés à leur coût d'acquisition.

Lesimmeubleset le matériel d'équipementsontcomptabilisésàleurcoût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur mise en service.

Les logiciels acquis sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur date d'acquisition. Les logiciels créés sont comptabilisés à leur coût de production diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur date d'achèvement.

A l'exception des logiciels, les immobilisations incorporelles ne font pas l'objet d'amortissement. Le cas échéant, elles peuvent faire l'objet de dépréciation. Les immobilisations sont amorties en fonction de leurs durées estimées d'utilisation.

Les composants et durées d'amortissement suivants ont été retenus par la Caisse Régionale de Normandie-Seine, suite à l'application de la comptabilisation des immobilisations parcomposants. Ilconvient de préciser queces durées d'amortissement doivent être adaptées à la nature de la construction et à sa localisation :

Composant Durée d'amortissement Type d'amortissement
Foncier Non amortissable Non amortissable
Gros œuvre 30 ans Linéaire
Second œuvre 20 ans Linéaire
Agencements 8 à 10 ans Linéaire
Matériel informatique 3 à 4 ans Dégressif
Matériel spécialisé 4 à 5 ans Dégressif
Mobilier 8 à 10 ans Linéaire

Enfin, leséléments dont disposela Caisse Régionale de Normandie-Seinesur lavaleur de ses immobilisations lui permettent de conclure que des tests de dépréciation ne conduiraient pas à la modification de la base amortissable existant.

2.4 - Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle

Les dettes envers les établissements de crédit, les entités du Crédit Agricole et la clientèle sont présentées dans les états financiers selon leur durée initiale ou la nature de ces dettes :

  • dettes à vue ou à terme pour les établissements de crédit ; ■
  • comptes ordinaires, comptes et avances à terme pour les opérations internes au Crédit Agricole ; ■
  • comptes d'épargne à régime spécial et autres dettes pour la clientèle (celle-ci inclut notamment la clientèle financière). ■

Les opérations de pension, matérialisées par des titres ou des valeurs sont incluses dans ces différentes rubriques, en fonction de la nature de la contrepartie.

Les intérêts courus sur ces dettes sont enregistrés en compte de dettes rattachées en contrepartie du compte de résultat.

2.5 - Dettes représentées par un titre

Les dettes représentées par un titre sont présentées selon la nature de leur support : bons de caisse, titres du marché interbancaire et titres de créances négociables, emprunts obligataires, à l'exclusion des titres subordonnés qui sont classés dans la rubrique du passif "Dettes subordonnées".

2.6 - Provisions

La Caisse Régionale de Normandie-Seine applique le règlement du Comité de la Réglementation Comptable n°2000-06 sur les passifs concernant la comptabilisation et l'évaluation des provisions entrant dans le champ d'application de ce règlement. Une provision pour engagement en matière d'épargne-logement est constituée (voir description dans la note 14.1).

2.7 - Avantages au personnel postérieurs à l'emploi

Engagements en matière de retraite, de pré-retraite et d'indemnités de fin de carrière - régimes à prestations définies.

La Caisse Régionale de Normandie-Seine applique la recommandation n° 2003- R.01 du Conseil National de la Comptabilité du 1er avril 2003 relative aux règles de comptabilisation et d'évaluation des engagements de retraite et avantages similaires. A ce titre, la Caisse Régionale de Normandie-Seine provisionne ses engagements de retraite et avantages similaires relevant de la catégorie des régimes à prestations définies.

Lesécartsactuarielsétant passésimmédiatementen résultat, le montant dela provision est égal à :

  • la valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations définies à la date de clôture, calculée selon la méthode actuarielle préconisée par la recommandation ; ■
  • diminuée, le cas échéant, de la juste valeur des actifs du régime. Ceux-ci peuventêtre représentés par une police d'assurance éligible. Dans le cas où l'obligation est totalement couverte par une telle police, la juste valeur de cette dernière est considérée comme étant celle de l'obligation correspondante, (soit le montant de la dette actuarielle correspondante). ■

Plans de retraite - régimes à cotisations définies

Il existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés "employeurs". Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentairessi lesfonds n'ont passuffisamment d'actifs pourservir touslesavantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs. Par conséquent, la Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer pour l'exercice écoulé. Le montant des cotisations au titre de ces régimes de retraite est enregistré en "frais de personnel".

Les engagements de la Caisse Régionale de Normandie-Seine vis-à-vis des membres de son personnel, en matière d'indemnités de départ à la retraite, sont gérés par PREDICA aux termes d'un contrat signé auprès de cette compagnie. Par ailleurs, les engagements liés à la retraite complémentaire des cadres de direction sont également gérés par PREDICA aux termes d'un contrat signé auprès de cette compagnie.

2.8 - Provision pour risques sur GIE d'investissement

Afin de donner une image fidèle de ses comptes, la Caisse Régionale de Normandie-Seine constitue une provision spécifique pour pertes et charges dans le but de compenser l'incidence temporaire sur la charge d'impôt et sur le résultat net, de la participation de la Caisse Régionale de Normandie-Seine à certains GIE réalisant des opérations de financement par crédit-bail ou des opérations particulières. Cette provision d'exploitation sera reprise au fur et à mesure des suppléments d'impôts que devra acquitter la Caisse Régionale de Normandie-Seine au cours des exercices ultérieurs, de manière à neutraliser l'impact de ces opérations sur le résultat net.

2.9 - Fonds pour risques bancaires généraux (F.R.B.G.)

Conformémentaux dispositions prévues par laIVe directiveeuropéenneet lerèglement CRBF 90-02 du 23 février 1990 relatifs aux fonds propres, ces fonds sont constitués par la Caisse Régionale de Normandie-Seine à la discrétion de ses dirigeants, en vue de faire face à des charges ou à des risques dont la concrétisation est incertaine mais qui relèvent de la Caisse Régionale.

Ils sont repris pour couvrir la concrétisation de ces risques en cours d'exercice.

2.10 - Opérations sur les Instruments financiers à terme et conditionnels

En application du règlement CRC 99-04 relatif à la comptabilisation des swaps de taux d'intérêt, de devises et d'opérations assimilées, ces instruments font l'objet d'une classification en fonction de l'intention exprimée par la Caisse Régionale.

La Caisse Régionale de Normandie-Seine utilise les swaps de taux d'intérêt, les cap ou les floor essentiellement aux fins suivantes :

  • couverture du risque de taux d'intérêt affectant un élément ou un ensemble d'éléments homogènes. Ces contrats sont valorisés symétriquement à l'élément ou à l'ensemble d'éléments couverts ; ■
  • couverture des risques de taux global de l'établissement sur l'actif, le passif et le hors bilan. Les charges et les produits relatifs à ces contrats sont inscrits prorata temporis en compte de résultat ; ■
  • maintien de positions ouvertes isolées ne répondant à aucune des catégories définies ci-dessus. Les charges et les produits relatifs à ces contrats sont inscrits prorata temporis en compte de résultat. ■

Les engagements relatifs à ces opérations sont inscrits dans les comptes de hors-bilan pour la valeur nominale des contrats : ce montant représente le volume des opérations en cours.

2.11 - Opérations en devises

Les créances et les dettes monétaires ainsi que les contrats de change à terme figurant en engagements hors bilan libellés en devises sont convertis au cours de marché en vigueur à la date d'arrêté ou au cours de marché constaté à la date antérieure la plus proche.

Les charges et les produits payés ou perçus sont enregistrés au cours du jour de la transaction ; les charges et produits courus mais non payés ou perçus sont convertis au cours de clôture.

Dans le cadre de l'application des règlements CRBF 89.01, la Caisse Régionale de Normandie-Seinea misen place unecomptabilité multi-deviseslui permettant un suivi de sa position de change et la mesure de son exposition à ce risque.

2.12 - Conventions de garantie internes

Le hors-bilan retrace notamment les engagements de financement pour la partie non utilisée et les engagements de garantie donnés et reçus.

Le cas échéant, les engagements donnés font l'objet d'une provision lorsqu'il existe une probabilité de mise en jeu entraînant une perte pour la Caisse Régionale de Normandie-Seine.

Le hors bilan publiable ne fait mention ni des engagements sur instruments financiers à terme, ni des opérations de change. De même, il ne comporte pas les engagements reçus concernant les Bons du Trésor, les valeurs assimilées et les autres valeurs données en garantie.

Ces éléments sont toutefois détaillés dans l'annexe, aux notes 20, 21, 22.

2.13 - Impôt sur les bénéfices (charge fiscale)

D'une façon générale, seul l'impôt exigible est constaté dans les comptes individuels. La charge d'impôt figurant au compte de résultat correspond à l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice. Elle intègre les conséquences de la contribution sociale sur les bénéfices de 3,3%.

Les crédits d'impôt sur revenus de créances et de portefeuilles titres, lorsqu'ils sont effectivement utilisés en règlement de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice, sont comptabilisés dans la même rubrique que les produits auxquels ils se rattachent. La charge d'impôt correspondante est maintenue dans la rubrique "Impôts sur le bénéfice" du compte de résultat.

NOTE 3

CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT - ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE (En milliers d'euros)

Durée résiduelle
Créances < 3 mois > 3 mois
< 1an
> 1 an
< 5 ans
> 5 ans Total en
principal
Créances
rattachées
Total
31/12/08
Total
31/12/07
Etablissements de crédit
Comptes et prêts :
à vue 347 0 0 0 347 0 347 8 783
à terme 0 0 0 0 0 0 0 0
Valeurs reçues en pension 0 0 0 0 0 0 0 0
Titres reçus en pension livrée 0 0 0 0 0 0 0 0
Prêts subordonnés 0 0 0 2 692 2 692 19 2 711 2 706
Total 347 0 0 2 692 3 039 19 3 058 11 489
Dépréciations 0 0
VALEURS NETTES AU BILAN 3 058 11 489
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires 3 093 0 0 0 3 093 48 3 141 129 966
Comptes et avances à terme 100 003 26 631 9 626 29 300 165 560 5 249 170 809 209 787
Prêts subordonnés 0 0 0 31 200 31 200 58 31 258 31 258
Total 103 096 26 631 9 626 60 500 199 853 5 355 205 208 371 011
Dépréciations 0 0
VALEURS NETTES AU BILAN 205 208 371 011

Les prêts subordonnés et participatifs consentis aux établissements de crédit s'élèvent à 33 969 K€.

Opérationsinternesau Crédit Agricole :en matière decomptesetavancesàterme,cetterubriqueenregistreles placements monétairesréalisés par la Caisse Régionaleauprès de Crédit Agricole SA dans le cadre des Relations Financières Internes.

NOTE 4 OPéRATIONS AVEC LA CLIENTèLE

NOTE 4.1

Opérations avec la clientèle - analyse par durée résiduelle (En milliers d'euros)

Durée résiduelle
Créances < 3 mois > 3 mois
< 1an
> 1 an
< 5 ans
> 5 ans Total en
principal
Créances
rattachées
Total
31/12/08
Total
31/12/07
Opérations avec la clientèle
Créances commerciales 22 387 71 0 0 22 458 0 22 458 18 430
Autres concours à la clientèle 649 608 928 782 2 655 127 3 727 613 7 961 130 55 232 8 016 362 7 171 450
Valeurs reçues en pension livrée 0 0 0 0 0 0 0 0
Comptes ordinaires débiteurs 64 970 50 832
Dépréciations -88 716 -86 228
VALEURS NETTES AU BILAN 8 015 074 7 154 484

Les prêts subordonnés et participatifs consentis à la clientèle s'élèvent à 47 000 K€. Parmi les créances sur la clientèle 621 millions d'euros sont éligibles au refinancement de la banque centrale au 31 décembre 2008.

Les encours restructurés au 31 décembre 2008 s'élèvent à 2 874 milliers d'euros contre 4 410 milliers d'euros au 31 décembre 2007.

NOTE 4.2

Opérations avec la clientèle - Analyse par agents économiques (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Encours
bruts
Dont
encours
douteux
Dont
encours
douteux
compromis
Dépréciations
des encours
douteux
Dont
dépréciations
des encours
douteux
compromis
Encours
bruts
Dont
encours
douteux
Dont
encours
douteux
compromis
Dépréciations
des encours
douteux
Dont
dépréciations
des encours
douteux
compromis
Particuliers 3 887 499 36 249 19 162 23 512 15 105 3 474 106 34 137 19 020 23 265 16 370
Agriculteurs 1 080 289 17 143 6 444 10 252 4 844 999 717 18 149 5 518 10 985 4 110
Autres professionnels 966 860 31 550 19 973 20 237 15 380 898 044 30 671 20 000 21 597 16 919
Société financières 88 306 1 054 418 943 308 53 602 0 0 0 0
Entreprises 1 348 104 41 166 22 601 33 225 20 143 1 136 790 40 006 27 618 29 871 22 814
Collectivités publiques 713 436 0 0 0 0 661 383 6 6 6 6
Autres agents économiques 19 297 573 528 547 528 17 071 510 485 504 481
TOTAL 8 103 791 127 735 69 126 88 716 56 308 7 240 713 123 479 72 647 86 228 60 700

TITRES DE TRANSACTION, DE PLACEMENT, D'INVESTISSEMENT ET TITRES DE L'ACTIVITÉ DE PORTEFEUILLE (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Transaction Placement Titres de
l'activité de
portefeuille
Investissement Total Total
Effets publics et valeurs assimilées :
dont surcote restant à amortir
dont décote restant à amortir
Créances rattachées
Dépréciations
5 667
78
100
0
5 667
0
78
100
0
2 663
0
0
18
0
Valeur
nette
au
bilan
0 0 0 5 767 5 767 2 681
Obligations et autres titres à revenu fixe :
Emis par organismes publics
Autres émetteurs
. .
dont surcote restant à amortir
. .
dont décote restant à amortir
Créances rattachées
Dépréciations
45 470
1 086
115
300
-5 414
57 741
1 250
123
676
0
0
103 211
2 336
238
976
-5 414
2 988
118 499
0
0
1 436
-4 796
Valeur
nette
au
bilan
0 40 356 0 58 417 98 773 118 127
Actions et autres titres à revenu variable
Créances rattachées
Dépréciations
233 895
-634
233 895
0
-634
247 099
0
-469
Valeur
nette
au
bilan
0 233 261 0 0 233 261 246 630
TOTAL valeurs
nettes
0 273 617 0 64 184 337 801 367 438

Valeurs estimatives :

La valeur estimée des plus-values latentes sur le portefeuille de titres de placement s'élève à 31 479 K€ au 31/12/2008, contre 61 102 K€ au 31/12/2007. La valeur estimative des titres de placement correspond au dernier cours de bourse.

NOTE 5.1

Encours
nets
31/12/08
Encours
nets
31/12/07
Administration et banques centrales (y compris Etats) 0 3 070
Etablissements de crédit 94 158 99 433
Sociétés financières 234 736 253 357
Collectivités locales 0 0
Entreprises, assurances et autres clientèles 3 140 8 897
Divers et non ventilés 0 0
.Total
en
principal
332 034 364 757
Dont créances rattachées 977 1 436
Dont dépréciations -6 049 -5 266

Ventilation des titres cotés et non cotés à revenu fixe ou variable (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Obligations
et autres
titres à
revenu
fixe
Effets
publics
et valeurs
assimilées
Actions
et autres
titres à
revenu
variable
Total Obligations
et autres
titres à
revenu
fixe
Effets
publics
et valeurs
assimilées
Actions
et autres
titres à
revenu
variable
Total
Titres à revenu fixe ou variable
dont titres cotés
dont titres non cotés (1)
Créances rattachées
Dépréciations
103 210
99 410
3 800
977
-5 414
5 667
5 667
0
100
0
233 895
89
233 806
0
-635
342 772
105 166
237 606
1 077
-6 049
121 487
106 253
15 234
1 436
-4 796
2 662
2 662
0
18
0
247 099
89
247 010
0
-470
371 248
109 004
262 244
1 454
-5 266
Valeurs
nettes
au
bilan
98 773 5 767 233 260 337 800 118 127 2 680 246 629 367 436

Commentaires :

(1) La répartition des parts d'OPCVM est la suivante :

OPCVM français 233 174 milliers d'euros dont OPCVM français de capitalisation 220 910 milliers d'euros et 12 264 milliers d'euros d'OPCVM de distribution. Pas d'OPCVM étrangers.

répartition de l'ensemble des OPCVM par nature au 31 décembre 2008 (En milliers d'euros)

Valeur d'inventaire Valeur liquidative
OPCVM monétaires 94 900 104 380
OPCVM obligataires 21 920 27 740
OPCVM actions 21 140 21 610
OPCVM autres 95 214 110 530
TOTAL 233 174 264 260

NOTE 5.3

Effets Publics, obligations et autres titres à revenu fixe : analyse par durée résiduelle (En milliers d'euros)

< 3 mois > 3 mois
< 1 an
> 1 an
< 5 ans
> 5 ans Total en
principal
Créances
rattachées
Total
31/12/08
Total
31/12/07
Obligations et autres titres à revenu fixe
Valeur Brute
Dépréciations
0
0
9 470
0
36 247
0
57 494
0
103 211
0
976
0
104 187
5 414
122 923
4 796
VALEUR NETTE AU BILAN 103 211 976 98 773 118 127
Effets publics et valeurs assimilées
Valeur Brute
Dépréciations
1 823
0
854
0
2 990
0
0
0
5 667
0
100
0
5 767
0
2 681
0
VALEUR NETTE AU BILAN 5 667 100 5 767 2 681

TITRES DE PARTICIPATION ET DE FILIALES (En milliers d'euros)

INFORMATIONS FINANCIÈRES
Filiales et participations
Devise Capital Capitaux
propres
autres que
le capital
Quote-part
de capital
détenue (en
pourcentage)
Valeurs comptables
des titres détenus
et avances
Prêts
consentis
par la société
et non encore
remboursés
Montant
des cautions
et avals
donnés
par la société
PNB
ou chiffre
d'affaires
hors taxes
(à préciser)
du dernier
exercice
(bénéfice
exercice
Résultats
ou perte
du dernier
clos)
par la société
au cours
Dividendes
encaissés
de l'exercice
Observations
Brutes Nettes écoulé
PARTICIPATIONS DONT LA VALEUR D'INVENTAIRE
EXCEDE 1% DU CAPITAL DE L'ENTITÉ
Autres parts dans les entreprises liées
SAS NS IMMOBILIER (SAS) EUR 4 080 195 %
100,00
4 872 3 172 200 -1 008 0 31/12/08
Bilan au
Autres titres de participations
Sacam Développement (SAS) EUR 730 622 46 028 %
2,75
20 058 20 058 6 196 34 583 403 30/06/08
Bilan au
Sté Immobilière de la Seine (SCI) EUR 100 193 10 %
4,55
5 335 5 335 0 7 297 294 31/12/08
Bilan au
Vauban Finance (SA) EUR 15 000 6 539 %
21,01
3 837 3 837 0 1 333 744 31/12/07
Bilan au
SAS La Boétie (SAS) EUR 1 746 362 10 452 420 %
2,50
378 938 378 938 100 212 1 099 618 27 459 30/06/08
Bilan au
Sacam Fireca (SAS) EUR 74 700 -25 594 %
2,40
1 793 1 225 0 1 952 0 30/06/08
Bilan au
Sacam International (SAS) EUR 900 040 91 %
2,50
22 463 22 463 0 7 537 15 31/12/07
Bilan au
PARTICIPATIONS DONT LA VALEUR D'INVENTAIRE
EST INFERIEURE A 1% DU CAPITAL DE L'ENTITÉ
Autres parts dans les entreprises liées
Autres titres de participations
0
3 154
0
2 624
0
2 322
TOTAL PARTS DANS LES ENTREPRISES
LIÉES ET PARTICIPATIONS
440 450 437 652 108 930

NOTE 6.1

Valeur estimative ou d'utilité des titres de participation (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Valeur
au bilan
Valeur
estimative
ou d'utilité
Valeur
au bilan
Valeur
estimative
ou d'utilité
Parts dans les entreprises liées
Titres non cotés
Titres cotés
Avances consolidables
Créances rattachées
Dépréciations
4 872
0
200
32
-1 700
3 172
0
200
0
0
5 335
0
0
0
0
5 350
0
0
0
0
Valeur
nette
3 404 3 372 5 335 5 350
Titres de participation et autres titres détenus à long terme
Titres de participation
Titres non cotés
Titres cotés
Avances consolidables
Créances rattachées
Dépréciations
435 578
0
108 731
160
-1 868
659 685
0
107 960
0
0
347 082
0
18 310
198
-1 904
596 071
0
17 540
0
0
Sous
-total
titres
de
participation
542 601 767 645 363 686 613 611
Autres titres détenus à long terme
Titres non cotés
Titres cotés
Avances consolidables
Créances rattachées
Dépréciations
2 606
0
0
0
0
2 606
0
0
0
0
2 606
0
550
0
0
2 606
0
550
0
0
Sous
-total
autres
titres
détenus
à long
terme
2 606 2 606 3 156 3 156
Valeur
nette
545 207 770 251 366 842 616 767
Total
des
titres
de
participation
548 611 773 623 372 177 622 117

NOTE 7 VARIATION DE L'ACTIF IMMOBILISé

Immobilisations financières (En milliers d'euros)

rubri
ques
01/01/08 Augmentations
(acquisitions)
Diminutions
(cessions
échéances)
Autres
mouvements
(1)
31/12/08
Parts dans les entreprises liées
Valeurs brutes
Avances consolidables
Créances rattachées
Dépréciations
5 335
0
0
0
3 980
0
0
-1 699
0
0
0
0
-4 443
200
31
0
4 872
200
31
-1 699
Valeur
nette
au
bilan
part
entreprises
liées
5 335 2 281 0 -4 212 3 404
Titres de participation
Valeurs brutes
Avances destinées à être capitalisées
Avances consolidables
Créances rattachées
Dépréciations
Autres titres détenus à long terme
Valeurs brutes
Avances consolidables
Créances rattachées
Dépréciations
363 686
347 082
9 789
8 520
198
-1 903
3 156
2 606
550
0
0
198 620
84 123
100 388
13 440
698
-29
0
0
0
0
0
23 917
71
3 769
19 438
705
-66
550
0
550
0
0
4 212
4 443
0
-200
-31
0
0
0
0
0
0
542 601
435 577
106 408
2 322
160
-1 866
2 606
2 606
0
0
0
Valeur
nette
au
bilan
titres
participation
et ATDLT
366 842 198 620 24 467 4 212 545 207
TOTAL IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES 372 177 200 901 24 467 0 548 611

(1) Le mouvement de 4 443 K€ correspond au reclassement de la Sté Immobilière de la Seine (5 335 K€) vers le poste "Titres de participation" et au reclassement des titres NSI (892 K€) du poste "Participations" vers le poste "Parts dans les entreprises liées".

Les mouvements de 200 K€ et 31 K€ correspondent au reclassement de l'avance et des intérêts courus de NSI vers le poste "entreprises liées".

Immobilisations corporelles et incorporelles (En milliers d'euros)

rubri
ques
01/01/08 Augmentations
(acquisitions)
Diminutions
(cessions
échéances)
Autres
mouvements
31/12/08
Immobilisations corporelles
Valeurs brutes
Amortissements et dépréciations
161 134
115 887
15 091
7 812
8 263
7 717
0
-7
167 962
115 975
Valeur
nette
au
bilan
45 247 7 279 546 7 51 987
Immobilisations incorporelles
Valeurs brutes
Amortissements et dépréciations
9 452
6 909
601
430
1 180
1 025
0
0
8 873
6 314
Valeur
nette
au
bilan
2 543 171 155 0 2 559
TOTAL 47 790 7 450 701 7 54 546

AUTRES ACTIFS ET COMPTES DE RÉGULARISATION (En milliers d'euros)

rubri
ques
31/12/08 31/12/07
Autres actifs (1)
Instruments conditionnels achetés 473 394
Comptes de stock et emplois divers 9 12
Débiteurs divers 63 200 45 870
Gestion collective des titres Livret de développement durable 0 0
Comptes de règlement 1 241 1 151
Valeurs
nettes
au
bilan
64 923 47 427
Comptes de régularisation
Comptes d'encaissement et de transfert 90 650 18 684
Comptes d'ajustement et comptes d'écart 8 8
Pertes latentes et pertes à étaler sur instruments financiers 0 0
Charges constatées d'avance 1 325 628
Produits à recevoir sur engagements sur instruments financiers à terme 14 086 12 064
Autres produits à recevoir 47 382 41 912
Charges à répartir 0 0
Primes d'émission et de remboursement sur emprunts obligataires 0 0
Autres comptes de régularisation 9 858 17 845
Valeurs
nettes
au
bilan
163 309 91 141
Total
comptes
de
régularisation
et actifs
divers
228 232 138 568

(1) les montants incluent les créances rattachées.

NOTE 9

DÉPRÉCIATIONS INSCRITES EN DÉDUCTION DE L'ACTIF (En milliers d'euros)

Solde au
01/01/08
Dotations Reprises
et utilisations
Désactualisation Autres
mouvements
Solde au
31/12/08
Dépréciations déduites de l'actif
Sur interbancaire 0 0 0 0 0 0
Sur créances clientèle 86 228 31 996 28 720 789 1 88 716
Opérations sur titres 7 170 10 695 8 250 0 1 9 616
Autres valeurs immobilisées 2 331 197 157 0 -1 2 370
Total
des
dépréciations
- Actif
95 729 42 888 37 127 789 1 100 702

DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT - ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE (En milliers d'euros)

Dettes < 3 mois > 3 mois
< 1 an
> 1 an
< 5 ans
> 5 ans Total en
principal
Dettes
rattachées
Total
31/12/08
Total
31/12/07
Etablissements de crédit
Comptes et emprunts :
à vue 8 773 0 0 0 8 773 38 8 811 80
à terme
Valeurs données en pension
Titres donnés en pension livrée
2 692
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
2 692
0
0
0
0
0
2 692
0
0
2 691
0
0
VALEURS AU BILAN 11 465 0 0 0 11 465 38 11 503 2 771
Opérations internes au crédit agricole
Comptes ordinaires
Comptes et avances à terme
57 277
807 073
0
1 207 877
0
2 352 775
0
1 510 785
57 277
5 878 510
115
13 131
57 392
5 891 641
10 685
5 073 936
VALEURS AU BILAN 864 350 1 207 877 2 352 775 1 510 785 5 935 787 13 246 5 949 033 5 084 621

Opérations internes au Crédit Agricole : Ce poste est constitué pour une large part des avances accordées par Crédit Agricole SA et nécessaires au financement de l'encours des prêts sur avances octroyés par la Caisse Régionale.

NOTE 11 COMPTES CRéDITEURS DE LA CLIENTèLE

NOTE 11.1

Comptes créditeurs de la clientèle - analyse par durée résiduelle (En milliers d'euros)

Dettes < 3 mois > 3 mois
< 1 an
> 1 an
< 5 ans
> 5 ans Total en
principal
Dettes
rattachées
Total
31/12/08
Total
31/12/07
Comptes créditeurs de la clientèle
Comptes ordinaires créditeurs 1 840 235 0 0 0 1 840 235 25 1 840 260 1 825 367
Comptes d'épargne à régime spécial 30 591 0 0 0 30 591 0 30 591 36 855
à vue 30 591 0 0 0 30 591 0 30 591 36 855
à terme 0 0 0 0 0 0 0 0
Autres dettes envers la clientèle 148 578 52 378 20 523 2 073 223 552 7 036 230 588 209 149
à vue 0 0 0 0 0 0 0 0
à terme 148 578 52 378 20 523 2 073 223 552 7 036 230 588 209 149
Valeurs données en pension livrée 0 0 0 0 0 0 0 0
VALEURS AU BILAN 2 019 404 52 378 20 523 2 073 2 094 378 7 061 2 101 439 2 071 371

NOTE 11.2

Comptes créditeurs de la clientèle - analyse par agents économiques (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Particuliers 1 312 811 1 245 981
Agriculteurs 145 906 160 029
Autres professionnels 166 990 187 568
Sociétés financières 16 537 1 316
Entreprises 386 921 415 919
Collectivités publiques 11 661 8 851
Autres agents économiques 53 553 48 855
Total
en
principal
2 094 379 2 068 519
Dettes rattachées 7 060 2 852
Total 2 101 439 2 071 371

NOTE 12 DETTES REPRESENTÉES PAR UN TITRE

NOTE 12.1

DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE - analyse par durée résiduelle (En milliers d'euros)

Dettes < 3 mois > 3 mois
< 1 an
> 1 an
< 5 ans
> 5 ans Total en
principal
Dettes
rattachées
Total
31/12/08
Total
31/12/07
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse 5 347 1 663 0 0 7 010 57 7 067 6 503
Titres du marché interbancaire 0 0 0 0 0 0 0 0
Titres de créances négociables 1 460 0 0 0 1 460 21 1 481 25 813
Emprunts obligataires 0 0 0 0 0 0 0 0
Autres dettes représentées par un titre 0 0 0 0 0 0 0 0
VALEURS AU BILAN 6 807 1 663 0 0 8 470 78 8 548 32 316

AUTRES PASSIFS ET COMPTES DE RÉGULARISATION (En milliers d'euros)

Rubri
ques
31/12/08 31/12/07
Autres passifs (1)
Opérations de contrepartie (titres de transactions) 0 0
Dettes représentatives de titres empruntés 0 0
Instruments conditionnels vendus 2 727 2 612
Comptes de règlement et de négociation 0 1 007
Créditeurs divers 44 043 42 227
Versements restant à effectuer sur titres 7 985 9 862
Valeurs
nettes
au
bilan
54 755 55 708
Comptes de régularisation
Comptes d'encaissement et de transfert 21 225 26 298
Comptes d'ajustement et comptes d'écart 0 1
Gains latents et gains à étaler sur instruments financiers 13 44
Produits constatés d'avance 34 823 25 473
Charges à payer sur engagements sur instruments financiers à terme 5 449 4 199
Autres charges à payer 44 094 47 788
Autres comptes de régularisation 9 059 26 433
Valeurs
nettes
au
bilan
114 663 130 236
Total
comptes
de
régularisation
et passifs
divers
169 418 185 944

(1) les montants incluent les créances rattachées.

NOTE 14

PROVISIONS (En milliers d'euros)

Solde au
01/01/08
Dotations Reprises
utilisées
Reprises
non utilisées
Autres
mouvements
Solde au
31/12/08
Provisions pour autres engagements sociaux 1 082 12 241 0 0 853
Provisions pour risques d'exécution des engagements par signature 413 1 048 2 69 0 1 390
Provisions pour autres litiges 16 240 1 357 104 6 323 0 11 170
Provisions pour risques de crédit (1) 102 131 14 861 0 385 0 116 607
Provisions pour risques opérationnels (2) 12 078 993 128 6 415 0 6 528
Provisions pour risque de déséquilibre du contrat épargne logement (3) 11 770 1 150 0 0 0 12 920
Provisions pour GIE d'investissement 2 101 0 292 0 0 1 809
Autres provisions 2 787 647 595 2 164 0 675
Valeur
au
bilan
148 602 20 068 1 362 15 356 0 151 952

(1) ces provisions sont établies sur base collective à partir notamment des estimations découlant des modèles Bâle II.

(2) cette provision est destinée à couvrir différents risques opérationnels recensés par la Caisse Régionale.

(3) Voir note 14.1 ci-après.

NOTE 14.1 EPARGNE LOGEMENT

Une provision est constituée afin de couvrir les engagements aux conséquences défavorables des contrats épargne-logement. Ces engagements sont relatifs, d'une part, à l'obligation de rémunérer l'épargne dans le futur à un taux fixé à l'ouverture du contrat pour une durée indéterminée, et, d'autre part, à l'octroi d'un crédit aux souscripteurs des comptes et plans d'épargne-logement à un taux déterminé fixé à l'ouverture du contrat. Cette provision est calculée par génération de plan épargne-logement et pour l'ensemble des comptes d'épargnelogement, sachant qu'il n'y a pas de compensation possible entre les engagements relatifs à des générations différentes.

Les engagements sont établis en prenant en compte, notamment :

  • le comportement des souscripteurs, ainsi que l'estimation du montant et de la durée des emprunts qui seront mis en place dans le futur. Ces estimations sont établies à partir d'observations historiques de longue période ; ■
  • la courbe des taux observables sur le marché et ses évolutions raisonnablement anticipées. ■

Les modalités de calcul de cette provision mise en œuvre par le Groupe Crédit Agricole ont été établies en conformité avec le règlement CRC n° 2007-01 du 14 décembre 2007 sur la comptabilisation des comptes et plans d'épargne-logement.

Encours collectés au titre des comptes et plans d'épargne-logement sur la phase d'épargne (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Plans d'épargne-logement
Ancienneté de moins de 4 ans 0 0
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 979 439 903 061
Ancienneté de plus de 10 ans 393 563 551 756
Total
plans
d'épargne
-logement
1 373 002 1 454 817
Total
comptes
épargne
-logement
251 385 248 697
Total
encours
collectés
au
titre
des
contrats
épargne
-logement
1 624 387 1 703 514

L'ancienneté est déterminée conformément au règlement CRC 2007-01 du 14 décembre 2007. Les encours de collecte sont des encours hors prime d'état.

Encours de crédits octroyés au titre des comptes et plans d'épargne-logement (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Plans d'épargne-logement
Comptes épargne-logement
25 893
66 285
24 254
59 054
Total
encours
de
crédits
en
vie
octroyés
au
titre
des
contrats
épargne
-logement
92 178 83 308

Provision au titre des comptes et plans d'épargne-logement (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Plans d'épargne-logement :
Ancienneté de moins de 4 ans 0 0
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 4 140 3 200
Ancienneté de plus de 10 ans 2 060 2 630
Total
plans
d'épargne
-logement
6 200 5 830
Total
comptes
épargne
-logement
6 720 5 940
Total
provision
au
titre
des
contrats
épargne
-logement
12 920 11 770

L'ancienneté est déterminée conformément au règlement CRC 2007-01 du 14 décembre 2007.

01/01/08 Dotations Reprises 31/12/08
Plans d'épargne-logement 5 830 370 6 200
Comptes épargne-logement 5 940 780 6 720
Total
provision
au
titre
des
contrats
épargne
-logement
11 770 1 150 0 12 920

NOTE 14.2 ENGAGEMENTS SOCIAUX : AVANTAGES POSTéRIEURS À L'EMPLOI, RÉGIMES À PRESTATIONS DÉFINIES

Variations de la dette actuarielle (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Dettes actuarielles au 1er janvier 22 166 26 930
Coûts des services rendus sur la période 1 212 952
Effet de l'actualisation 1 090 1 040
Cotisations de l'employé
Modification /réduction /liquidation de plan -5 861
Acquisition, cession (modification périmètre consolidation)
Indemnités de cessation d'activité
Prestations versées -1 959 -716
Gains/ pertes actuariels 1 306 -6 040
dettes
actuarielle
S au 31 décembre
17 954 22 166

Détail de la charge comptabilisée au compte de résultat (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Coûts des services rendus sur la période 1 212 952
Effet de l'actualisation 1 090 1 040
Rendement attendu des actifs sur la période -901 -1 077
Amortissement du coût des services passés
Autres gains ou pertes 116 268
Charge
nette
comptabilisée
au
compte
de
résultat
1 517 1 183

Variations de juste valeur des actifs des régimes (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Juste valeur des actifs / droits à remboursement au 1er janvier 22 271 26 951
Rendement attendu des actifs 901 1 077
Gains/pertes actuariels sur les actifs du régime 1 190 -6 308
Cotisation de l'employeur 1 421 1 267
Cotisation de l'employé
Modification/réduction/liquidation de plan -5 860
Acquisition, cession (modification périmètre consolidation)
Indemnités de cessation d'activité
Prestations versées -1 959 -716
Juste
valeur
des
actifs
/ droit
à remboursement
au 31 décembre
17 964 22 271

La Caisse Régionale de Normandie-Seine portait jusqu'à présent certains engagements vis-à vis d'effectifs retraités de la Caisse Régionale. Ces engagements ont été totalement externalisés au 31/12/2008, ce qui a généré une diminution de la dette actuarielle ainsi que des actifs gérés correspondants.

Composition des actifs des régimes

Les actifs des régimes sont constitués de polices d'assurance éligibles souscrites auprès de la compagnie d'assurance PREDICA.

Variations de la provision (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Provisions / actifs au 1er janvier 106 21
Cotisation de l'employeur
Acquisition, cession (modification périmètre consolidation).
Paiements directs de l'employeur
Charge nette comptabilisée au compte de résultat
1 421
-1 517
1 267
-1 182
Provisions
/ actifs
au 31 décembre
10 106

Hypothèses actuarielles utilisées : les calculs ont été réalisés avec un taux moyen d'actualisation de 4,94% et un taux de rendement des actifs du régime de 4%. DROIT INDIVIDUEL DE FORMATION : Droits acquis au 31/12/2008 : 119 170 heures.

Droits consommés au 31/12/2008 : 23 050 heures.

Soldes des droits non consommés au 31/12/2008 : 96 120 heures.

NOTE 15

FONDS POUR RISQUES BANCAIRES GÉNÉRAUX (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Fonds pour risques bancaires généraux 8 700 0
Valeurs
au
bilan
8 700 0

NOTE 16

DETTES SUBORDONNÉES : ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE (En milliers d'euros)

< 3 mois > 3 mois
< 1 an
> 1 an
< 5 ans
> 5 ans Total en
principal
Dettes
rattachées
Total
31/12/08
Total
31/12/07
DETTES SUBORDONNÉES
Dettes subordonnées à terme 0 0 0 9 136 9 136 28 9 164 20 910
Euro. . 0 0 0 9 136 9 136 28 9 164 20 910
Dollar. . 0 0 0 0 0 0 0 0
Titres et emprunts participatifs 0 0 0 0 0 0 0 0
Autres emprunts subordonnés à terme 0 0 0 0 0 0 0 0
Dettes subordonnées à durée indéterminée 0 0 0 0 0
C/C bloqués des Caisses Locales 0 0 9 193 0 9 193 0 9 193 9 193
Dépôts de Garanties à caractère mutuel 0 0 0 0 0 0 0 0
VALEURS AU BILAN 0 0 9 193 9 136 18 329 28 18 357 30 103

Le montant des charges relatives aux dettes subordonnées s'élève à 1 149 milliers d'euros au 31 décembre 2008 contre 1 675 milliers d'euros au 31 décembre 2007.

VARIATION DES CAPITAUX PROPRES (avant répartition) (En milliers d'euros)

Capital Primes,
réserves et
report
à nouveau
Ecarts
conversion/
réevaluation
Provisions
réglementées
& subventions
d'investissement
Résultat Total
des capitaux
propres
Solde
au 31 Décembre
2006
92 351 705 739 0 378 85 911 884 379
Dividendes ou intérêts aux parts sociales versés au titre de 2006
Variation de capital
Variation des primes et réserves
Affectation du résultat social 2006
Report à nouveau débiteur
Résultat de l'exercice 2007
Autres variations
72 521
844
-190 -13 390
-72 521
92 657
-13 390
0
0
0
0
92 657
654
Solde
au 31 Décembre
2007
92 351 779 104 0 188 92 657 964 300
Dividendes ou intérêts aux parts sociales versés au titre de 2007
Variation de capital
Variation des primes et réserves
Affectation du résultat social 2007
Report à nouveau débiteur
Résultat de l'exercice 2008
Autres variations
78 149 9 -14 508
-78 149
91 008
-14 508
0
0
0
0
91 008
9
Solde
au 31 Décembre
2008
92 351 857 253 0 197 91 008 1 040 809

NOTE 18

COMPOSITION DES FONDS PROPRES (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Capitaux propres 1 040 809 964 300
Capital 92 351 92 351
Parts sociales (1) 53 196 53 196
CCI / CCA (2) 39 155 39 155
CCI propres 0
Primes d'émission et écarts de fusion 181 397 181 397
Réserve légale 475 102 415 707
Réserves statutaires 68 471 68 471
Autres réserves 132 283 112 685
Report à nouveau 0 844
Résultat net de l'exercice avant distribution 91 008 92 657
Provisions réglementées et subventions d'investissement 197 188
Fonds pour risques bancaires généraux 8 700 0
Dettes subordonnées et titres participatifs 18 357 30 103
Dépôts de garantie à caractère mutuel 0 0
Total
des
fonds
propres
1 067 866 994 403

(1) 3 488 244 parts sociales à 15,25 €.

(2) 1 053 618 CCI à 15,25 € et 1 513 954 CCA à 15,25 €.

ENGAGEMENTS HORS BILAN : OPÉRATIONS EFFECTUÉES AVEC LES ENTREPRISES LIÉES (En milliers d'euros)

Opérations avec les
entreprises liées
Opérations avec les
autres contreparties
ENGAGEMENTS DONNÉS 0 1 411 303
Engagements de financement en faveur d'établissements de crédit
Engagements de financement en faveur de la clientèle
Garanties données à des établissements de crédit
Garanties données à la clientèle
Titres acquis avec faculté d'achat ou de reprise
Autres engagements donnés
0
0
0
0
0
0
0
1 270 927
0
138 940
0
1 436
ENGAGEMENTS RECUS 405 734 1 960 095
Engagements de financement reçus d'établissements de crédit
Engagements de financement reçus de la clientèle
Garanties reçues d'établissements de crédit
Garanties reçues de la clientèle
Titres acquis avec faculté d'achat ou de reprise
Autres engagements reçus
0
0
405 734
0
0
0
133 035
0
333 098
1 492 526
0
1 436

NOTE 20

OPÉRATIONS DE CHANGE, EMPRUNTS ET PRÊTS EN DEVISES (En milliers d'euros)

OPÉRATIONS DE CHANGE 31/12/08 31/12/07
A recevoir A livrer A recevoir A livrer
Opérations de change au comptant 0 0 0 0
Devises 0 0 0 0
Euros 0 0 0 0
Opérations de change à terme 26 821 26 814 13 278 13 270
Devises 13 298 13 298 6 474 6 474
Euros 13 523 13 516 6 804 6 796
Prêts et emprunts en devises
TOTAL 26 821 26 814 13 278 13 270

OPÉRATIONS SUR INSTRUMENTS FINANCIERS A TERME (En milliers d'euros)

TYPE D'OPÉRATION Opérations Opérations Total Total
de autres que 31/12/08 31/12/07
couverture de
couverture
OPÉRATIONS FERMES 863 784 0 863 784 859 824
Opérations sur marchés organisés 0 0 0 0
Contrats à terme de taux d'intérêt 0
Contrats à terme de change 0
Instruments à terme ferme sur actions et indices boursiers. 0
Autres contrats à terme 0
Opérations de gré à gré 863 784 0 863 784 859 824
Swaps de taux d'intérêt 863 784 863 784 859 824
Autres contrats à terme de taux d'intérêt 0
Contrats à terme de change 0
FRA. 0
Instruments à terme ferme sur actions et indices boursiers. 0
Autres contrats à terme 0
Opérations
conditionnelles
175 942 9 324 185 266 175 885
Opérations sur marchés organisés 0 0 0 0
Instr.de taux d'intérêt à terme conditionnels :
Achetés
0
. .
Vendus
0
Instr.sur action et ind. Bours. à terme conditionnels :
Achetés
0
. .
Vendus
0
Instr.de taux de change à terme conditionnels :
Achetés
0
. .
Vendus
0
Opérations de gré à gré 175 942 9 324 185 266 175 885
Options de swap de taux :
Achetées
0
. .
Vendues
112 000 112 000 128 000
Instr. de taux d'intérêts à terme conditionnels :
Achetés
44 756 4 662 49 418 47 885
. .
Vendus
4 662 4 662 9 324 0
Instr.de taux de change à terme conditionnels :
Achetés
7 262 7 262
. .
Vendus
7 262 7 262
Instr. sur actions et indices bours. à terme cond. :
Achetés
0
. .
Vendus
0
Autres instruments à terme conditionnels :
Achetés
0
. .
Vendus
0
Derivés
de
crédit
0 0 0 182 247
Contrats de dérivés de crédit :
Achetés
. .
Vendus
182 247
TOTAL 1 039 726 9 324 1 049 050 1 217 956

NOTE 21.1

Opérations sur instruments financiers à terme : encours notionnels par durée résiduelle (En milliers d'euros)

Répartition par durée restant à courir
Total 31/12/08 Dont opérations effectuées
de gré à gré
Dont opérations sur marchés
organisés et assimilés
< 1 an De 1 an
à 5 ans
> 5 ans < 1 an De 1 an
à 5 ans
> 5 ans < 1 an De 1 an
à 5 ans
> 5 ans
Futures 0 0 0.
Options de change 14 524 0 0 14 524 0 0.
Options de taux 12 000 100 000 0 12 000 100 000 0.
Opérations fermes en devise sur marchés organisés 0 0 0.
F.R.A. 0 0 0.
Swaps de taux d'intérêt 63 727 223 593 576 464 63 727 223 593 576 464.
Swaps de devises 0 0 0.
Caps, Floors, Collars 25 606 17 833 15 302 25 606 17 833 15 302.
Forward taux 0 0 0.
Opérations fermes sur actions et indices 0 0 0.
Opérations conditionnelles sur actions et indices 0 0 0.
Contrats dérivés de crédit 0 0 0.
Sous
total
115 857 341 426 591 766 115 857 341 426 591 766 0 0 0
Opérations de change à terme 53 635. 53 635.
Total
général
169 492 341 426 591 766 169 492 341 426 591 766 0 0 0

NOTE 21.2

Instruments financiers à terme : juste valeur (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Total Encours Total Encours
juste notionnel juste notionnel
valeur valeur
Futures
Options de change
Instrument de taux de change à terme conditionnel 14 524
Options de taux -2 599 112 000 -5 862 128 000
F.R.A .
Swaps de taux d'intérêt 37 080 863 784 7 020 859 823
Swaps de devises
Forward taux
Caps, Floors, Collars 96 58 742 74 47 885
Contrats dérivés de crédit 182 247
Sous
total
34 577 1 049 050 1 232 1 217 955
Opérations de change à terme 53 635 26 548
Total
général
34 577 1 102 685 1 232 1 244 503

NOTE 21.3 Information sur les Swaps

Ventilation des contrats d'échange de taux d'intérêt (En milliers d'euros)

CONTRATS D'ÉCHANGE DE TAUX D'INTÉRÊT ET DE DEVISES Position
ouverte
isolée
Micro-
couverture
Macro-
couverture
Swaps
de
transaction
Contrats d'échange de taux
Contrats assimilés (1)
216 641 759 147

(1) Il s'agit des contrats assimilés au sens de l'article 1er du règlement 90.15 du CRBF.

NOTE 22 INFORMATIONS RELATIVES AU RISQUE DE CONTREPARTIE SUR PRODUITS DéRIVéS

L'évaluation du risque de contrepartie attaché aux Instruments Financiers à Terme utilisés par l'établissement mesurée par la valeur de marché de ces instruments et par le risque de crédit potentiel résultant de l'application de facteurs de majoration (add-on) réglementaires, fonction de la durée résiduelle et de la nature des contrats peut être résumée de la façon suivante :

Informations relatives au risque de contrepartie sur produits dérivés (En milliers d'euros)

2008
Nominal Valeur
de marché
Risque de
crédit
potentiel
Gouvernements et banques centrales
Etablissements financiers et assimilés
Autres contreparties
0
170 094
79 454
0
6 065
2 982
0
16 250
8 400
Total
Général
249 548 9 047 24 650

NOTE 23

PRODUITS NETS D'INTÉRÊTS ET REVENUS ASSIMILÉS (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Intérêts et produits assimilés 393 593 348 908
sur opérations avec les établissements de crédit 5 652 328
sur opérations internes au Crédit Agricole 23 652 24 791
sur opérations avec la clientèle 359 674 316 711
sur obligations et autres titres à revenu fixe 4 604 5 032
Produit net sur opérations de macro-couverture 0 2 022
Autres intérêts et produits assimilés 11 24
Intérêts et charges assimilées 250 175 201 692
sur opérations avec les établissements de crédit 3 282 118
sur opérations internes au Crédit Agricole 227 380 189 605
sur opérations avec la clientèle 17 501 11 304
Charge nette sur opérations de macro-couverture 953 0
sur obligations et autres titres à revenu fixe 814 484
Autres intérêts et charges assimilées 245 181
Total
Produits
nets
d'intérêt
et revenus
assimilés
143 418 147 216

REVENUS DES TITRES (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Titres de placement 1 346 1 277
Livret développement durable 0 0
Titres d'investissement 3 258 3 755
Opérations diverses sur titres 0 0
Revenus
des
titres
a revenus
fixes
4 604 5 032
Parts dans les entreprises liées, titres de participation et autres titres détenus à long terme. 33 771 28 073
Titres de placement et titres de l'activité de portefeuille 10 21
Opérations diverses sur titres 0 0
Revenus
des
titres
a revenus
variables
33 781 28 094
Total
des
revenus
sur
titres
38 385 33 126

NOTE 25

PRODUIT NET DES COMMISSIONS (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Produits Charges Net Produits Charges Net
Sur opérations avec les établissements de crédit 797 -111 686 347 -30 317
Sur opérations internes au crédit agricole 21 324 -14 840 6 484 18 107 -8 002 10 105
Sur opérations avec la clientèle 39 033 0 39 033 37 137 0 37 137
Sur opérations sur titres 0 0 0 0 0 0
Sur opérations de change 147 0 147 149 0 149
Sur opérations sur instruments financiers à terme et autres opérations de hors-bilan. . 0 0 0 0 0 0
Sur prestations de services financiers 75 420 -7 560 67 860 73 889 -6 728 67 161
Provision 357 -379 -22 282 -315 -33
TOTAL 137 078 -22 890 114 188 129 911 -15 075 114 836

NOTE 26

PRESTATIONS DE SERVICES FINANCIERS (En milliers d'euros)

2008 2007
Produits nets de gestion d'OPCVM et de titres pour le compte de la clientèle. 9 632 11 415
Produits nets sur moyens de paiement 28 387 28 165
Commissions d'assurance-vie 13 599 15 104
Commissions assurance iard 16 378 12 568
Autres produits (charges) nets de services financiers -136 -91
TOTAL DES PRESTATIONS DE SERVICES FINANCIERS 67 860 67 161

GAINS OU PERTES DES OPÉRATIONS SUR PORTEFEUILLES DE NÉGOCIATION (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Solde des opérations sur titres de transaction 0 0
Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés. 177 180
Solde des autres opérations sur instruments financiers à terme. 134 204
GAINS OU PERTES DES OPÉRATIONS SUR PORTEFEUILLES DE NÉGOCIATIONS 311 384

NOTE 28

Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés (En milliers d'euros)

Titres
de
placement
31/12/08 31/12/07
Dotations aux dépréciations -8 967 -4 058
Reprises de dépréciations 8 185 1 741
DOTATION OU REPRISE NETTE AUX DEPRECIATIONS -782 -2 317
Plus-values de cession réalisées 4 380 4 373
Moins-values de cession réalisées -2 265 0
SOLDE DES PLUS ET MOINS-VALUES DE CESSION REALISÉES 2 115 4 373
SOLDE DES OPÉRATIONS SUR TITRES DE PLACEMENT 1 333 2 056
Titres
de
l'activité
portefeuille
31/12/08 31/12/07
Dotations aux dépréciations
Reprises de dépréciations
DOTATION OU REPRISE NETTE AUX DEPRECIATIONS 0 0
Plus-values de cession réalisées
Moins-values de cession réalisées
SOLDE DES PLUS ET MOINS-VALUES DE CESSION RÉALISÉES 0 0
SOLDE DES OPÉRATIONS SUR TITRES DE L'ACTIVITÉ DE PORTEFEUILLE 0 0
TOTAL GAINS OU PERTES SUR OPÉRATIONS DES PORTEFEUILLES DE PLACEMENT ET ASSIMILÉS 1 333 2 056

NOTE 29

AUTRES PRODUITS ET CHARGES D'EXPLOITATION BANCAIRE (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Autres produits d'exploitation bancaire
Produits divers 23 414 23 340
Quote-part des opérations faites en commun 8 73
Produits accessoires 588 625
Reprises provisions 168 40
Opérations de Crédit bail et assimilés 0 0
Total
des
autres
produits
d'exploitation
bancaire
24 178 24 078
Autres charges d'exploitation bancaire
Charges diverses 863 609
Quote-part des opérations faites en commun 560 55
Produits bancaires rétrocédés 286 201
Dotations provisions 0 0
Opérations de Crédit bail et assimilés 0 0
Total
des
autres
charges
d'exploitation
bancaire
1 709 865

CHARGES GÉNÉRALES D'EXPLOITATION (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Frais de personnel
Salaires et traitements 61 861 60 431
Charges sociales 29 555 28 743
. .
Dont charges de retraite
7 997 7 672
Intéressement et participation 10 689 12 802
Impôts et taxes sur rémunérations 8 150 7 854
Total des charges de personnel 110 255 109 830
Refacturation et transferts de charges de personnel -1 222 -788
FRAIS DE PERSONNEL NETS 109 033 109 042
Frais administratifs
Impôts et taxes 5 515 5 084
Services extérieurs 52 554 52 026
Autres frais administratifs -235 -254
Total des charges administratives 57 834 56 856
Refacturation et transferts de charges administratives -34 -16
FRAIS ADMINISTRATIFS NETS 57 800 56 840
VALEUR NETTE AU COMPTE DE RESULTAT 166 833 165 882

Le montant global des rémunérations perçues en 2008 par les cadres de direction (net versé) est de 933 K€.

Le montant global des indemnités perçues en 2008 par les administrateurs est de 201 K€.

Le montant des crédits réalisés pour le compte des cadres de direction durant l'exercice 2008 est de 65 K€.

Le montant des crédits réalisés pour le compte des administrateurs durant l'exercice 2008 est de 267 K€.

EFFECTIF PAR CATÉGORIES (Effectif moyen du personnel en activité au prorata de l'activité)

31/12/08 31/12/07
Cadres
Non cadres
444
1 338
440
1 340
TOTAL 1 782 1 780

COÛT DU RISQUE (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
DOTATIONS AUX PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS 46 966 38 859
Dépréciations de créances douteuses 43 340 33 574
Autres provisions et dépréciations 3 626 5 285
REPRISES DE PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS -38 164 -41 676
Reprises de dépréciations de créances douteuses (1) -24 760 -38 319
Autres reprises de provisions et dépréciations (2) -13 404 -3 357
VARIATION DES PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS 8 802 -2 817
Pertes sur créances irrécouvrables non dépréciées (3) 589 596
Pertes sur créances irrécouvrables dépréciées (4) 7 029 6 970
Décote sur prêts restructurés 149 482
Récupérations sur créances amorties -10 -36
Pertes sur risques opérationnels 0 0
COÛT DU RISQUE 16 559 5 195

(1) Dont utilisées en couverture de pertes sur créances douteuses compromises : 8 933 K€..

Dont utilisées en couverture de perte sur créances douteuse non compromises : 917 K€.

(2) Dont 287 milliers d'euros utilisés en couverture de risques provisionnés au passif.

(3) Dont 151 milliers d'euros sur les créances douteuses compromises.

(4) Dont 6 112 milliers d'euros sur les créances douteuses compromises.

RÉSULTAT NET SUR ACTIFS IMMOBILISÉS (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES
DOTATIONS AUX DÉPRÉCIATIONS
De titres d'investissement 0 0
De parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme -1 729 -14
REPRISES DE DÉPRÉCIATIONS
De titres d'investissement 0 0
De parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme 65 146
DOTATION OU REPRISE NETTE AUX DÉPRÉCIATIONS -1 664 132
De titres d'investissement 0 0
De parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme -1 664 132
PLUS-VALUES DE CESSIONS REALISÉES
Sur titres d'investissement 0 0
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme. 792 10
MOINS-VALUES DE CESSION REALISÉES
Sur titres d'investissement 0 0
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme. 0 -83
Pertes sur créances liées à des titres de participation 0 0
SOLDE DES PLUS ET MOINS-VALUES DE CESSION 792 -73
Sur titres d'investissement 0 0
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme. 792 -73
SOLDE EN PERTE OU EN BÉNÉFICE -872 59
IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES
Plus-values de cession 528 362
Moins-values de cession -274 -159
SOLDE EN PERTE OU EN BÉNÉFICE 254 203
RÉSULTAT NET SUR ACTIFS IMMOBILISÉS -618 262

NOTE 33

CHARGES ET PRODUITS EXCEPTIONNELS (En milliers d'euros)

Ventilation
du
résultat
exceptionel
Charges Produits
. . Néant Néant
SOLDE NET 0

IMPÔT SUR LES BÉNÉFICES (En milliers d'euros)

Taux Base Impôt
Résultat avant impôt 34,43 % 114 687 39 491
Retraitements de la base fiscale 34,43 % -35 742 -12 307
Franchise -3,3 % 763 -25
Autres retraitements impôts -3 479
Charges
d'impôt
courant
de
l'exercice
23 679

NOTE 35

PROJET D'Affectation des résultats (En milliers d'euros)

Résultat Affectation des excédents
à affecter Conservés Distribués
Bénéfice de l'exercice 91 008
Report à nouveau 0
Total
à affecter
91 008
Réserve spéciale de plus value à LT 0
Réserve légale 57 775
Fond d'action locale 200
Autres réserves 19 059
Intérêts aux parts sociales 2 394
Rémunérations des CCI et CCA 11 580
Total 91 008 76 834 14 174

NOTE 36

PUBLICITÉ DES HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES (En milliers d'euros) Collège des commissaires aux comptes de la Caisse Régionale de Normandie-Seine

KPMG
AUDIT
% ERNST
& YOUNG
%
Audit
Commissariat aux comptes, certification, examen des comptes individuels et consolidés (1).
Missions accessoires
82 100%
0%
82 100%
0%
Sous
-total
82 100% 82 100%
Autres prestations
Juridique, fiscal et social
Technologie de l'information
Audit interne
Autres : à préciser si > à 10% des honoraires d'audit
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
0%
Sous
-total
0 0% 0 0%
Total 82 100% 82 100%

(1) Y compris les prestations d'experts indépendants ou du réseau à la demande des commissaires aux comptes dans le cadre de la certification des comptes.

comptes CONSOLIDÉS

Au 31 décembre 2008 Arrêtés par le Conseil d'Administration en date du 20 février 2009

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE NORMANDIE-SEINE

Société coopérative à capital variable régie par les dispositions du Livre V du Code Monétaire et Financier

Siège social : Cité de l'Agriculture Chemin de la Bretèque 76230 BOIS-GUILLAUME

RCS : 433 786 738 Rouen

Exercice du 1er janvier au 31 décembre 2008

1 CADRE GéNéRAL

1.1 Présentation juridique de l'entité

La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine est une société coopérative à capital variable régie par le Livre V du Code Monétaire et Financier et la loi bancaire du 24 janvier 1984 relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit. Son siège social est situé, Cité de l'Agriculture, chemin de la Bretèque, 76230 Bois-Guillaume. Elle est inscrite au registre du commerce de Rouen sous le numéro 433 786 738, code NAF 6419Z.

La Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seineaémis des CCI (Certificats Coopératifs d'Investissement), quisontcotéssur le marché EUROLIST - Compartiment C (code ISIN : FR0000044364).

Sont rattachées à la Caisse Régionale de Normandie-Seine 74 Caisses Locales qui constituent des unités distinctesavec uneviejuridique propre. Lescomptesindividuels sont représentatifs des comptes de la Caisse Régionale seule, tandis que les comptes consolidés, selon la méthode de l'Entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses Locales.

De par la loi bancaire, la Caisse Régionale de Normandie-Seine est un établissement de crédit avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Elle est soumise à la réglementation bancaire.

Au 31 décembre 2008, la Caisse Régionale de Normandie-Seinefait partie,avec 38 autres Caisses Régionales, du Groupe Crédit Agricole dont l'Organe Central, au titre de la loi bancaire, est Crédit Agricole SA. Les Caisses Régionales détiennent la totalité du capital de la SAS Rue la Boétie, qui détient elle-même 54,78% du capital de Crédit Agricole SA,cotéeàla bourse de Paris depuisle 14 décembre 2001. Lesolde du capital de Crédit Agricole SA est détenu par le public (y compris les salariés) à hauteur de 44,64%. Par ailleurs, Crédit Agricole SA détient 13 011 521 actions propres, soit 0,58%.

Pour sa part Crédit Agricole SA détient 25% du capital de la Caisse Régionale, sous forme de Certificats Coopératifs d'Associés émis par la Caisse Régionale.

La Caisse Régionale de Normandie-Seine fait partie du périmètre de consolidation du Groupe Crédit Agricole.

1.2 Organigramme simplifié du Crédit Agricole Un groupe bancaire d'essence mutualiste

L'organisation du Crédit Agricole fait de lui un groupe uni et décentralisé : sa cohésion financière, commerciale et juridique va de pair avec la décentralisation des responsabilités. Les Caisses Locales forment le socle de l'organisation mutualiste du Groupe. Leur capital social est détenu par 6,2 millions de sociétaires qui élisent quelques 32 900 administrateurs. Elles assurent un rôle essentiel dans l'ancrage local et la relation de proximité avec les clients. Les Caisses Locales détiennent la majeure partie du capital des Caisses Régionales, sociétés coopératives à capital variable et banques régionales de plein exercice. La SAS Rue La Boétie est détenue par les Caisses Régionales et détient la majorité du capital de Crédit Agricole SA. La Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA) constitue une instance d'information, de dialogue et d'expression pour les Caisses Régionales.

Crédit Agricole SA en qualité d'organe central du Groupe Crédit Agricole veille, conformément aux dispositions du Code monétaire et financier (Art L511-31 et Art L511-32),àlacohésion du réseau du Groupe Crédit Agricole(tel que défini par l'article R512-18 du Code monétaire et financier), au bon fonctionnement des établissements de crédit qui le composent, au respect des dispositions législatives et réglementaires qui leur sont propres en exerçant sur ceux-ci un contrôle administratif, technique et financier. A ce titre, Crédit Agricole SA dispose des attributs du pouvoir et a la capacité d'intervenir pour garantir la liquidité et la solvabilité tant de l'ensemble du réseau que de chacun des établissements qui lui sont affiliés.

* A l'exception de la Caisse Régionale de la Corse. Au 31/12/08

L'Entité consolidante "Crédit Agricole Normandie-Seine" est constituée de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine, et des 74 Caisses Locales entrant dans le périmètre de consolidation.

1.3 Relations internes au Crédit Agricole

1.3.1 - Mécanismes financiers internes

Les mécanismes financiers qui régissent les relations réciproques au sein du Crédit Agricole lui sont spécifiques au Groupe.

Comptes ordinaires des Caisses Régionales

Les Caisses Régionales ont un compte de trésorerie ouvert dans les livres de Crédit Agricole SA, qui enregistre les mouvements financiers correspondant aux relations financières internes au Groupe. Ce compte, qui peut être débiteur ou créditeur, est présenté au bilan en : "Opérations internes au Crédit Agricole - Comptes ordinaires" et intégré sur la ligne "Prêts et créances sur établissements de crédit".

Comptes d'épargne à régime spécial

Les ressources d'épargne à régime spécial (comptes sur Livret d'Epargne Populaire, Livret de Développement Durable, comptes et plans d'Epargne-Logement, Plans d'Epargne Populaire, livret jeune) sont collectées par les Caisses Régionales pour le compte de Crédit Agricole SA, où elles sont obligatoirement centralisées. Crédit Agricole SA les enregistre à son bilan en "Comptes créditeurs de la clientèle".

Comptes et avances à terme

Les ressources d'épargne (comptes sur livrets, emprunts obligataires, bons et certains comptesàtermeetassimilés,etc.)sontégalementcollectées par les Caisses Régionales au nom de Crédit Agricole SA et centralisées à Crédit Agricole SA et figurent à ce titre à son bilan. Elles permettent à Crédit Agricole SA de réaliser les "avances" (prêts) faites aux Caisses Régionales leur permettant d'assurer le financement de leurs prêts à moyen et long terme.

Quatre principales réformes financières internes ont été successivement mises en œuvre. Elles ont permis de restituer aux Caisses Régionales, sous forme d'avances, dites "avances-miroir" (de durées et de taux identiques aux ressources d'épargne collectées), 15%, 25%, puis 33% et, depuis le 31 décembre 2001, 50% des ressources d'épargne qu'elles ont collectées et dont elles ont la libre disposition.

Depuis le 1er anvier 2004, les marges financières issues de la gestion de la collecte centralisée (collecte non restituée sous forme d'avances miroirs) sont partagées entre les Caisses Régionales et Crédit Agricole SA et sont déterminées par référence à l'utilisation de modèles de replacement et l'application de taux de marché.

Par ailleurs, 50% des nouveaux crédits réalisés depuis le 1er janvier 2004 et entrant dans le champ d'application des relations financières entre Crédit Agricole SA et les Caisses Régionales peuvent être refinancés sous forme d'avances négociées à prix de marché auprès de Crédit Agricole SA.

Ainsi, deuxtypes d'avancescoexistentàcejour :cellesrégies par lesrègles financières d'avant le 1er janvier 2004 et celles régies par les nouvelles règles. Par ailleurs, des financements complémentaires à taux de marché peuvent être accordés aux Caisses Régionales par Crédit Agricole SA.

Transfert de l'excédent des ressources monétaires des Caisses Régionales

Les ressources d'origine "monétaire" des Caisses Régionales (dépôts à vue, dépôts à terme non centralisés et certificats de dépôt négociables) peuvent être utilisées par celles-ci pour le financement deleurs prêts Clients. Lesexcédentssont obligatoirement transférés à Crédit Agricole SA, où ils sont enregistrés en comptes ordinaires ou en comptes à terme dans les rubriques "Opérations internes au Crédit Agricole".

Placement des excédents de fonds propres des Caisses Régionales auprès de Crédit Agricole SA

Les excédents disponibles de fonds propres des Caisses Régionales peuvent être investis chez Crédit Agricole SA sous la forme de placements de 3 à 10 ans dont les caractéristiques sont celles des opérations interbancaires du marché monétaire.

Opérations en devises

Crédit Agricole SA, intermédiaire des Caisses Régionales auprès de la Banque de France centralise leurs opérations de change.

Titres à moyen et long terme émis par Crédit Agricole SA

Ceux-ci sont placés sur le marché ou par les Caisses Régionales auprès de leurs clients. Ils figurent au passif du bilan de Crédit Agricole SA, en fonction du type de titres émis, en "Dettes représentées par un titre" ou "Dettes subordonnées".

Couverture des risques de liquidité et de solvabilité

Dans le cadre de l'introduction en bourse de Crédit Agricole SA, la CNCA (devenue Crédit Agricole SA) a conclu en 2001 avec les Caisses Régionales un Protocole ayant notamment pour objet de régir les relations internes au Groupe Crédit Agricole. Ce Protocole prévoit en particulier la constitution d'un Fonds pour Risques Bancaires de Liquidité et de Solvabilité ("FRBLS") destiné à permettre à Crédit Agricole SA d'assurerson rôle d'organecentralen intervenanten faveur des Caisses Régionales qui viendraient à connaître des difficultés. Les principales dispositions du Protocole sont détaillées au Chapitre III du document de référence de Crédit Agricole SA enregistré auprès dela Commission des Opérations de Boursele 22 octobre 2001 sousle numéro R.01-453.

En outre, depuis la mutualisation de 1988 de la CNCA, dans l'éventualité d'une insolvabilité ou d'un évènement similaire affectant Crédit Agricole SA, les Caisses Régionalessesontengagéesàinterveniren faveur desescréanciers pourcouvrir toute insuffisance d'actif. L'engagement potentiel des Caisses Régionales au titre de cette garantie est égal à la somme de leur capital social et de leurs réserves.

1.3.2 - Informations relatives aux parties liées

Les principales relations avec les parties liées, concernent les relations entre la Caisse Régionale de Normandie-Seine et les Caisses Locales qui lui sont affiliées.

Commissions de garantie

Les Caisses Locales garantissent 10% de l'encours des crédits consentis à leurs sociétaires dans la limite de 30 000 € de crédits par emprunteur. Au 31/12/2008, le montant des engagements donnés par les Caisses Locales à la Caisse Régionale de Normandie-Seine s'élève à 405 734 K€.

En contrepartie de cette garantie financière, la Caisse Régionale rémunère ces encours au tauxannuel de 0,25%. Lescommissions de garantieverséesàcetitreen 2008, par la Caisse Régionale de Normandie-Seine aux Caisses Locales représentent 1 020 K€.

Commissions d'Apporteurs d'affaires

La Caisse Régionale rémunère les Caisses Locales par rapport à l'encours éligible, c'est-à-dire l'encours de crédits garantis par les Caisses Locales.

Cette commission est calculée de la façon suivante :

une partie fixe : 1/73ème de 0,13% de l'encours de crédits éligible total ; ■

une partie variable : 0,26% de l'encours éligible de la Caisse Locale. ■

Les commissions d'Apporteurs d'Affaires versées à ce titre en 2008, par la Caisse Régionale de Normandie-Seine aux Caisses Locales s'élèvent à 1 591 K€.

Comptes courants bloqués

La Caisse Régionale rémunère les encours placés en compte courants bloqués par les Caisses Locales au taux de 4,70%. Au 31/12/2008, le montant de ces comptes courants bloqués s'élève à 9 194 K€. Le montant des intérêts versés en 2008 aux Caisses Locales au titre de cette rémunération des comptes courants bloqués s'élève à 432 K€.

Compte courants ordinaires

La Caisse Régionale rémunère les encours déposés sur les comptes courants ordinaires par les Caisses Locales au taux annuel de 3%. Au 31/12/2008, le montant de ces comptes courants ordinaires s'élève à 10 971 K€. Les intérêts versés en 2008 aux Caisses Locales au titre de cette rémunération des comptes courants ordinaires s'élèvent à 323 K€.

Par ailleurs, la Caisse Régionale de Normandie-Seine possède la totalité du capital de sa filiale Normandie-Seine Immobilier qui, à travers ses propres filiales, Normandie-Seine Gestion et Normandie-Seine Transaction, réalise les activités immobilières de la Caisse Régionale sous l'enseigne "Square Habitat".

La valeur au bilan consolidé de cette participation au 31/12/2008 est de 3 172 K€.

2 COMPTE DE RéSULTAT

(En milliers d'euros)

Notes 31/12/08 31/12/07
Intérêts et produits assimilés
Intérêts et charges assimilées
Commissions (produits)
Commissions (charges)
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat.
Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente.
Produits des autres activités
7.4.1
7.4.1
7.4.2
7.4.2
7.4.3
7.4.4 - 7.6.4
7.4.5
418 497
-271 296
140 139
-21 709
6 992
31 995
24 504
365 747
-217 837
132 045
-13 944
-2 752
31 878
24 408
Charges des autres activités 7.4.5 -1 792 -1 040
PRODUIT NET BANCAIRE 327 330 318 505
Charges générales d'exploitation
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations incorporelles et corporelles. .
7.4.6 - 7.7.1 - 7.7.4
7.4.7
-168 338
-7 963
-168 184
-8 561
RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION 151 029 141 760
Coût du risque 7.4.8 -18 670 -3 106
RÉSULTAT D'EXPLOITATION 132 359 138 654
Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence.
Gains ou pertes nets sur autres actifs
Variations de valeur des écarts d'acquisition
7.4.9 -73 -46
RÉSULTAT AVANT IMPOT 132 286 138 608
Impôts sur les bénéfices
Résultat net d'impôt des activités arrêtées ou en cours de cession.
7.4.10 -34 364 -40 632
RÉSULTAT NET 97 922 97 976
Intérêts minoritaires
RÉSULTAT NET - PART DU GROUPE 97 922 97 976

3 BILAN ACTIF

(En milliers d'euros)

Notes 31/12/08 31/12/07
Caisse, Banques centrales 7.6.1 67 229 57 072
Actifs financiers à la juste valeur par résultat 7.6.2 11 777 6 403
Instruments dérivés de couverture 7.3.2 - 7.3.7 34 320 7 708
Actifs financiers disponibles à la vente 7.6.4 632 261 943 191
Prêts et créances sur les établissements de crédit 7.3.6 - 7.6.5 208 266 382 445
Prêts et créances sur la clientèle 7.3.1 - 7.3.6 - 7.6.5 8 012 495 7 073 955
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
Actifs financiers détenus jusqu'a l'échéance 7.6.8 64 184 80 955
Actifs d'impôts courants 4 639
Actifs d'impôts différés 7.6.10 52 303 47 130
Comptes de régularisation et actifs divers 7.6.11.1 208 781 126 134
Actifs non courants destinés a être cédés
Participations dans les entreprises mises en équivalence.
Immeubles de placement 7.6.13 1 160 1 345
Immobilisations corporelles 7.6.14 50 834 43 908
Immobilisations incorporelles 7.6.14 226 254
Ecarts d'acquisition
TOTAL DE L'ACTIF 9 348 475 8 770 500

4 BILAN PASSIF

(En milliers d'euros)

Notes 31/12/08 31/12/07
Banques centrales
Passifs financiers à la juste valeur par résultat 7.6.2 3 634 4 768
Instruments dérivés de couverture 7.3.2 - 7.3.7 3 234 3 481
Dettes envers les établissements de crédit 7.3.6 - 7.6.7 5 949 427 5 077 048
Dettes envers la clientèle 7.3.1 - 7.3.6 - 7.6.7 2 099 333 2 069 462
Dettes représentées par un titre 7.3.6 - 7.6.9 8 547 32 317
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 7.3.7 27 809 -1 211
Passifs d'impôts courants 2 984
Passifs d'impôts différés 7.6.10
Comptes de régularisation et passifs divers 7.6.11.2 162 579 177 359
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés.
Provisions techniques des contrats d'assurance
Provisions 7.6.15 36 230 45 193
Dettes subordonnées 7.3.6 - 7.6.9 9 163 20 909
total
dettes
8 299 956 7 432 310
Capitaux propres 7.6.16
Capitaux propres part du groupe 1 048 519 1 338 190
. .
Capital et réserves liées
263 526 264 458
. .
Réserves consolidées
777 209 693 041
. .
Gains ou pertes latents ou différés
-90 138 282 715
. .
Résultat de l'exercice
97 922 97 976
Intérêts minoritaires
total
capitau
x propres
1 048 519 1 338 190
total
du
passif
9 348 475 8 770 500

5 TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES (En milliers d'euros)

Total
des capitaux
propres
consolidés
1 444 038 0
0
0
-325
0
-12 782
0
-13 107
-188 182
-2 818
0
-191 000
0
97 976
283
1 338 190 0
-932
0
-13 808
0
0
-14 740
-371 020
-1 833
-372 853
0
97 922
0
1 048 519
Capitaux
propres
part
des
minoritaires
0 0 0 0 0 0
des capitaux
propres
part
du Groupe
Total
1 444 038 0
0
0
0
0
-325
-12 782
-13 107
-2 818
0
-188 182
-191 000
0
97 976
283
1 338 190 0 0
-13 808
0
0
-932
0
-14 740
-371 020
-1 833
-372 853
0
0
97 922
1 048 519
Résultat
net
part
du Groupe
0 0 0
97 976
97 976 -97 976 0 0
97 922
97 922
valeur
Variation
de juste
des dérivés
de couverture
268 0
123
123 391 0
-540
-540 -149
Variation
des actifs
de juste
valeur
disponibles
à la vente
473 447 0
-188 305
-2 818
-191 123 282 324 0
-370 480
-1 833
-372 313 -89 989
Liés
aux écarts
de conversion
0 0 0 0 0 0 0
Réserves
consolidées
part
du Groupe
705 540 0
0
-12 782
0
0
0
0
-12 782
0
0
0
0
0
0
283
693 041 97 976 0
0
-13 808
0
0
0
-13 808
0
0
0
0
0
0
777 209
Elimination
des titres
auto-détenus
0 0 0 0 0 0 0
Primes
et réserves
consolidées
liées
au capital
182 281 0 0 182 281 0 0 182 281
Capital 82 502 -325 -325 0 82 177 -932 -932 0 81 245
janvier 2007
au 1er
propres
apitaux
C
Impact relatif aux mouvements d'intérêts minoritaires
Effet des acquisitions / cessions sur les minoritaires
Augmentation (ou diminution) de capital
Mouvements liés aux stock options
Dividendes reçus des CR et filiales
Variation des titres auto détenus
Dividendes versés en 2007
Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires
Variation de l'écart de conversion
Transfert en compte de résultat
Variation de juste valeur
Quote-part dans les variations de CP des entreprises associées mises en équivalence
Gains ou pertes latents de l'exercice
Résultat au 31/12/2007
Autres variations
décembre 2007
au 31
propres
apitaux
C
Affectation du résultat 2007 Effet des acquisitions / cessions sur les minoritaires
Augmentation (ou diminution) de capital
Dividendes reçus des CR et filiales
Variation des titres auto détenus
Dividendes versés en 2008
Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires
Mouvements liés aux stock options
Transfert en compte de résultat
Variation de juste valeur
Quote-part dans les variations de CP des entreprises associées mises en équivalence
Gains ou pertes latents de l'exercice
Résultat au 31/12/2008
Autres variations
décembre 2008
au 31
propres
apitaux
C
1 338 190
0
1 338 190
0
391
282 324
0
791 017
0
182 281
82 177
janvier 2008
au 1er
propres
apitaux
C
0
0
0
Variation de l'écart de conversion

6 TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Le tableau de flux de trésorerie est présenté selon le modèle de la méthode indirecte.

Les activités opérationnelles sont représentatives des activités génératrices de produits de la Caisse Régionale de Normandie-Seine en ce compris les actifs recensés dans le portefeuille de placements détenus jusqu'à l'échéance. Les flux d'impôts sont présentés en totalité avec les activités opérationnelles.

Les activités d'investissement représentent les flux de trésorerie pour l'acquisition et la cession de participations dans les entreprises consolidées et non consolidées, et des immobilisations corporelles et incorporelles. Les titres de participation stratégiques inscrits dans le portefeuille "actifs financiers disponibles à la vente" sont compris dans ce compartiment.

Les activités de financement résultent des changements liés aux opérations de structure financière concernant les capitaux propres et les emprunts à long terme.

La notion de trésorerie nette comprend la caisse, les créances et dettes auprès des banques centrales, ainsi que les comptes (actif et passif) et prêts à vue auprès des établissements de crédit.

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE (En milliers d'euros)

2008 2007
Résultat
avant
impôts
132 286 138 608
Dotations nettes aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles 8 047 8 654
Dépréciations des écarts d'acquisition et des autres immobilisations.
Dotations nettes aux dépréciations et aux provisions
17 753 873
Quote-part de résultat liée aux sociétés mises en équivalence.
Résultat net des activités d'investissement -382 119
Résultat net des activités de financement 717 1 243
Autres mouvements 22 839 -13 054
Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant impôts et des autres ajustements 48 974 -2 165
Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit. 855 344 197 177
Flux liés aux opérations avec la clientèle -919 125 -305 082
Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers -57 086 26 164
Flux liés aux opérations affectant des actifs ou passifs non financiers. .
Dividendes reçus des sociétés mises en équivalence
-70 729 50 518
Impôts versés -33 158 -38 755
Diminution/(augmentation) nette des actifs et passifs provenant des activités opérationnelles -224 754 -69 978
TOTAL Flux nets
de
trésorerie
générés
par
l'activité
OPÉRATIONNELLE (A)
-43 494 66 465
Flux liés aux participations
Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles
-95 326
-14 927
-53 892
-9 750
TOTAL Flux net
de
trésorerie
lié
aux opérations
d'INVESTISSEMENT (B)
-110 253 -63 642
Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires -14 740 -13 107
Autres flux nets de trésorerie provenant des activités de financement -10 585 -5 061
TOTAL Flux net
de
trésorerie
lié
aux opérations
de FINANCEMENT (C )
-25 325 -18 168
Effet
de
la variation
des
tau
x de
change
sur
la trésorerie
et équivalent
de
trésorerie
(D)
0 0
Augmentation
/(diminution
) nette
de
la trésorerie
et des
équivalents
de
trésorerie
(A + B+ C + D)
-179 072 -15 345
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture 194 655 210 000
Solde net des comptes de caisse et banques centrales
Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit
*. .
56 947
137 708
96 867
113 133
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 15 583 194 655
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 67 119 56 947
Solde net des comptes prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit **. . -51 536 137 708
VARIATION DE LA TRÉSORERIE NETTE ET DES ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE -179 072 -15 345

(*) composé du solde net des postes "Caisses et banques centrales", hors intérêts courus, tel que détaillé en note 7.6.1.

(**) composé du solde des postes "comptes ordinaires débiteurs sains et comptes et prêts au jour le jour sains" tel que détaillés en note 7.6.5 et des postes "comptes ordinaires créditeurs et comptes et emprunts au jour le jour" tel que détaillés en note 7.6.7 (hors intérêts courus et y compris opérations internes au Crédit Agricole).

7 NOTES ANNEXES AUX ETATS FINANCIERS 7.1 - Principes et Méthodes applicables dans le groupe, jugements et estimations utilisés.

7.1.1 - Normes applicables et comparabilité

En application du règlement CE n° 1606/2002, les comptes annuels ont été établis conformément aux normes IAS/IFRS et aux interprétations IFRIC telles qu'adoptées par l'Union Européenne et applicables au 31 décembre 2008.

Le Groupe Crédit Agricole applique ce référentiel, en utilisant les dispositions de la norme IAS 39 dans sa version retenue par l'Union Européenne (version dite "carve out"), qui autorise certaines dérogations dans l'application pour la comptabilité de macro-couverture.

Ce référentiel est disponible sur le site de la Commission Européenne, à l'adresse : http://ec.europa.eu/internal_market/accounting/ias_fr.htm#adopted-commission.

Les normeset interprétationssont identiquesàcelles utiliséeset décrites danslesétats financiers du Groupe au 31 décembre 2007.

Elles ont été complétées par les dispositions des normes IFRS telles qu'adoptées par l'Union Européenne au 31/12/08 et dont l'application est obligatoire pour la première fois sur l'exercice 2008. Celles-ci portent sur :

  • l'amendement de la norme IAS 39 issu du règlement CE n° 1004/2008 du 15 octobre 2008 permettant de reclasser dans d'autres catégories certains instruments financiers initialement détenus à des fins de transaction ou classés en "disponibles à la vente" ; ■
  • l'amendement de la norme IFRS 7 relatif aux informations à fournir sur ces reclassements. ■

En 2008, la Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas reclassé d'actifs financiers en application de l'amendement de la norme IAS 39 du 15 octobre 2008.

Par ailleurs, il est rappelé que lorsque l'application de normes et interprétations est optionnellesur une période,celles-ci nesont pasretenues par le Groupe,sauf mention spécifique. Ceci concerne en particulier :

  • l'interprétation IFRIC 11 issue du règlement du 1er juin 2007 (CE n° 611/2007) et relative au traitement des actions propres et des transactions intra-groupe dans le cadre de la norme IFRS 2 portant sur le paiement fondé sur des actions. Cette interprétation sera appliquée pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■
  • la norme IFRS 8 issue du règlement du 21 novembre 2007 (CE n° 1358/2007), relative aux secteurs opérationnels et remplaçant la norme IAS 14 relative à l'information sectorielle. Cette interprétation sera appliquée pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■
  • l'amendement de la norme IAS 23 issu du règlement du 10 décembre 2008 (CE n° 1260/2008), relative aux coûts d'emprunt. Cet amendement sera appliqué pour la première fois à compter du 1er anvier 2009 ; ■
  • l'amendement de la norme IFRS 2 issu du règlement du 16 décembre 2008 (CE n° 1261/2008), relative au paiement fondé sur des actions. Cet amendement sera appliqué pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■
  • l'interprétation IFRIC 13 issue du règlement du 16 décembre 2008 (CE n° 1262/2008), relative au programme de fidélisation des clients. Cette interprétation sera appliquée pour la première fois à compter du 1er janvier 2009 ; ■
  • l'interprétation IFRIC 14 issue du règlement du 16 décembre 2008 (CE n° 1263/2008), relative au plafonnement de l'actif au titre des régimes à prestations définies, aux exigences de financement minimal et à leur interaction dans le cadre de la norme IAS 19 portant sur les avantages du personnel ; ■
  • l'amendement de la norme IAS 1 issu du règlement du 17 décembre 2008 (CE n° 1274/2008), relative à la présentation des états financiers. Cet amendement sera appliqué pour la première fois à compter du 1er janvier 2009. ■

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'attend pas d'effet significatif de ces applications sur son résultat et sa situation nette.

Enfin, les normes et interprétations publiées par l'IASB mais non encore adoptées par l'Union Européenne n'entreronten vigueur d'une manière obligatoire qu'à partir decette adoption et ne sont donc pas appliquées par le Groupe au 31 décembre 2008.

7.1.2 - Format de présentation des états financiers

En l'absence de modèle imposé par le référentiel IFRS, la Caisse Régionale de Normandie-Seine utilise les formats des documents de synthèse (bilan, compte de résultat, tableau de variation des capitaux propres, tableau des flux de trésorerie) préconisés par la recommandation CNC n°2004-R.03 du 27 octobre 2004.

7.1.3 - Principes et méthodes comptables

7.1.3.1 - Utilisation de jugements et estimations dans la préparation des états financiers

De par leur nature, les évaluations nécessaires à l'établissement des états financiers exigent laformulation d'hypothèsesetcomportent desrisqueset desincertitudes quant à leur réalisation dans le futur.

Les réalisations futures peuvent être influencées par de nombreux facteurs, notamment :

  • les activités des marchés nationaux et internationaux ; ■
  • les fluctuations des taux d'intérêt et de change ; ■
  • la conjoncture économique et politique dans certains secteurs d'activité ou pays ; ■
  • les modifications de la réglementation ou de la législation. ■

Cette liste n'est pas exhaustive.

Les estimations comptables qui nécessitent la formulation d'hypothèses sont utilisées principalement pour les évaluations suivantes :

  • les instruments financiers des activités de marché évalués à la juste valeur ; ■
  • les participations non consolidées ; ■
  • les régimes de retraite et autres avantages sociaux futurs ; ■
  • les plans de stock-option ; ■
  • les dépréciations durables de titres ; ■
  • les dépréciations des créances irrécouvrables ; ■
  • les provisions ; ■
  • les dépréciations des écarts d'acquisition ; ■
  • les actifs d'impôt différé. ■

Les modalités derecoursà desjugements ou à desestimationssont précisées dansles paragraphes concernés ci-après.

7.1.3.2 - Instruments financiers (IAS 32 et 39)

Les actifs et passifs financiers sont traités dans les états financiers selon les dispositions de la norme IAS 39 telle qu'adoptée par la Commission Européenne le 19 novembre 2004 et complétée par les règlements (CE) n° 1751/2005 du 25 octobre 2005, n° 1864/2005 du 15 novembre 2005 relatif à l'utilisation de l'option de la juste valeur et n° 1004/2008 du 15 octobre 2008 relatif au reclassement d'actifs financiers.

Lors de leur comptabilisation initiale, les actifs et passifs financiers sont évalués à leur juste valeur en intégrant les coûts de transaction (à l'exception des instruments financiers comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat). Après la comptabilisation initiale, les actifs et passifs financiers sont évalués en fonction de leur classification soit à leur juste valeur, soit au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif.

La juste valeur est définie comme le montant pour lequel un actif pourrait être échangé, ou un passif éteint, entre des parties bien informées, consentantes, et agissant dans des conditions de concurrence normale.

Le taux d'intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les décaissements ou encaissements de trésorerie futurs sur la durée de vie prévue de l'instrument financier ou, selon le cas, sur une période plus courte de manière à obtenir la valeur comptable nette de l'actif ou du passif financier.

Titres à l'actif

Classification des titres à l'actif

Lestitressontclassés dansles quatrecatégories d'actifs financiers définis par la norme IAS 39 :

  • actifs financiers à la juste valeur par résultat par nature ou sur option ; ■
  • placements détenus jusqu'à l'échéance ; ■
  • prêts et créances ; ■
  • actifs financiers disponibles à la vente. ■

Actifs financiers à la juste valeur par résultat / affectation par nature ou sur option

Selon la norme IAS 39, ce portefeuille comprend Ies titres dont le classement en actif financier à la juste valeur par résultat résulte, soit d'une réelle intention de transaction - affectation par nature, soit d'une option prise par la Caisse Régionale de Normandie-Seine.

Les actifs financiers à la juste valeur par résultat par nature sont des actifs acquis ou générés par l'entreprise principalement dans l'objectif de les céder à court terme ou qui font partie d'un portefeuille d'instruments gérés en commun dans le but de réaliser un bénéfice lié à des fluctuations de prix à court terme ou à une marge d'arbitragiste.

La comptabilisation d'actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option, quant à elle, pourra être retenue, sous réserve de répondre aux conditions définies dans la norme, dans les trois cas de figure suivants : pour des instruments hybrides comprenant un ou plusieurs dérivés incorporés, dans une optique de réduction de distorsion de traitement comptable ou dans le cas de groupes d'actifs financiers gérés dont la performance est évaluée à la juste valeur. L'option juste valeur par résultat est généralement utiliséeafin d'éviter decomptabiliseret d'évaluerséparément des dérivés incorporés à des instruments hybrides.

A ce titre, la Caisse Régionale de Normandie-Seine a utilisé cette comptabilisation à la juste valeur par option pour un BMTN hybride dont la juste valeur a été évaluée au 31 décembre 2008 à 5 333 K€ et l'impact sur le résultat de l'exercice à 39 K€ net d'impôt.

Les titres classés en actifs financiers à la juste valeur par résultat sont initialement comptabilisés à la juste valeur, hors coûts de transaction directement attribuables à l'acquisition (qui sont passés directement en résultat) et coupons courus inclus. Ils sont ultérieurement évalués à leur juste valeur et les variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat.

Cette catégorie de titres ne fait pas l'objet de dépréciations.

Placements détenus jusqu'à l'échéance

Lacatégorie"Placements détenusjusqu'àl'échéance" (éligibleauxtitresà maturité définie) est ouverteauxtitresàrevenu fixe ou déterminable quela Caisse Régionale de Normandie-Seine a l'intention et la capacité de conserver jusqu'à leur échéance, autres que :

  • ceux que la Caisse Régionale de Normandie-Seine a désignés lors de leur comptabilisation initiale comme des actifs évalués en juste valeur en contrepartie du résultat ; ■
  • ceux qui répondent à la définition des prêts et créances. Ainsi, les titres de dettes non cotés sur un marché actif ne peuvent pas être classés dans la catégorie des placements détenus jusqu'à l'échéance. ■

Le classement dans cette catégorie entraîne l'obligation impérative de respecter l'interdiction de céder des titres avant leur échéance (sous peine d'entraîner le déclassement de l'ensemble du portefeuille en actif disponible à la vente et d'interdire l'accès à cette catégorie pendant 2 ans).

Néanmoins des exceptions à cette règle de déclassement peuvent exister lorsque :

  • la vente est proche de l'échéance (moins de 3 mois) ; ■
  • la cession intervient après que l'entreprise ait déjà encaissé la quasi-totalité du principal de l'actif (environ 90% du principal de l'actif) ; ■

  • la vente est justifiée par un événement externe, isolé ou imprévisible ; ■

  • si l'entité n'escompte pas récupérer substantiellement son investissement en raison d'une détérioration de la situation de l'émetteur (auquel cas l'actif est classé dans la catégorie des actifs disponibles à la vente). ■

La couverture du risque de taux pour cette catégorie de titres n'est pas éligible à la comptabilité de couverture définie par la norme IAS 39.

Les titres détenus jusqu'à l'échéance sont initialement comptabilisés pour leur prix d'acquisition, frais de transaction directement attribuables à l'acquisition et coupons courus inclus.

Ces titres sont comptabilisés ultérieurement selon la méthode du coût amorti au taux d'intérêt effectif.

En cas de signes objectifs de dépréciation, celle-ci est constatée pour la différence entre la valeur comptable et la valeur de recouvrement estimée actualisée au taux d'intérêt effectif d'origine. En cas d'amélioration ultérieure, la dépréciation excédentaire est reprise.

Titres du portefeuille "prêts et créances"

Lacatégorie"Prêtsetcréances"enregistrelesactifs financiers non cotéssur un marché actif à revenus fixes ou déterminables.

Les titres sont comptabilisés initialement pour leur prix d'acquisition, frais de transaction directement attribuables et coupons courus inclus, et par la suite au coût amorti selon la méthode du taux d'intérêt effectif corrigé d'éventuelles dépréciations.

En cas de signes objectifs de dépréciation, celle-ci est constatée pour la différence entre la valeur comptable et la valeur de recouvrement estimée en valeur actualisée au taux d'intérêt effectif d'origine.

Actifs financiers disponibles à la vente

La catégorie Actifs disponibles à la vente est définie par la norme IAS 39 comme la catégorie par défaut ou par désignation.

Les principes de comptabilisation des titres classés en "Actifs disponibles à la vente" sont les suivants :

  • lestitres disponiblesàlaventesont initialementcomptabilisésàlajustevaleur, frais de transaction directement attribuables à l'acquisition et coupons courus inclus ; ■
  • les intérêts courus sur les titres disponibles à la vente sont portés au compte de créances rattachées en contrepartie du compte de résultat ; ■
  • les variations de juste valeur sont enregistrées en capitaux propres recyclables. En cas de cession, ces variations sont transférées en résultat. L'amortissement des éventuelles surcotes / décotes des titres à revenu fixe est comptabilisé en résultat selon la méthode du taux d'intérêt effectif ; ■
  • en cas de signes objectifs de dépréciation, significative ou durable pour les titres de capitaux propres, et matérialisée par la survenance d'un risque de crédit pour les titres de dettes, la moins value latente initialement comptabilisée en capitaux propres est reprise et la dépréciation durable comptabilisée dans le résultat de l'exercice. En cas de variation de juste valeur positive ultérieure, cette dépréciation fait l'objet d'une reprise par résultat pour les instruments de dette et par capitaux propres pour les instruments de capitaux propres. ■

Dépréciation des titres

Une dépréciation est constatée en cas de signes objectifs de dépréciation des actifs autres que ceux classés en juste valeur par résultat.

Elleest matérialisée par une baisse durable ou significative delavaleur du titre pour les titres de capitaux propres, ou par l'apparition d'une dégradation significative du risque de crédit matérialisée par un risque de non recouvrement pour les titres de dette.

Ce critère de baisse significative ou durable de la valeur du titre est une condition nécessaire mais non suffisante pour justifier l'enregistrement d'une dépréciation.

Cette dernière n'est constituée que dans la mesure où elle se traduira par une perte probable de tout ou partie du montant investi.

La Caisse Régionale de Normandie-Seine utilise un critère guide de nature quantitative pour identifier les baisses significatives ou durables : une dépréciation est présumée nécessaire lorsque l'instrument de capitaux propres a perdu 30% au moins de sa valeur sur une période de 6 mois consécutifs.

La Direction peut être amenée à prendre en considération d'autres facteurs (types de placement, situation financière de l'émetteur, perspectives à court terme, …) ; ceux-ci n'ont pas de caractère intangible.

La constatation de cette dépréciation se fait :

  • pour les titres évalués au coût amorti via l'utilisation d'un compte de dépréciation, le montant de la perte étant comptabilisé au compte de résultat, avec une reprise possible en cas d'amélioration ultérieure ; ■
  • pour les titres disponibles à la vente par un transfert en résultat du montant de la perte cumulée sortie des capitaux propres, avec possibilité, en cas d'amélioration ultérieure de la valeur des titres, de reprendre par le résultat la perte précédemment transférée en résultat lorsque les circonstances le justifient pour les instruments de dettes. ■

Date d'enregistrement des titres

La Caisse Régionale de Normandie-Seine enregistre à la date de règlement livraison les titres classés dans les catégories "Titres détenus jusqu'à l'échéance" et "Prêts et créances". Les autres titres, quelque soit leur nature ou la catégorie dans laquelle ils sont classés sont enregistrés à la date de négociation.

Titres au passif (IAS 32)

Distinction dettes - capitaux propres

Un instrument de dette ou un passif financier constitue une obligation contractuelle :

  • de remettre des liquidités ou un autre actif financier ; ■
  • d'échanger des instruments dans des conditions potentiellement défavorables. ■

Un instrument decapitaux propresest un contrat mettanten évidence un intérêt résiduel dans une entreprise après déduction de toutes ses dettes (actif net).

Les parts sociales émises par les Caisses Régionales et des Caisses Locales sont considérées comme des capitaux propres au sens de l'IAS 32 et de l'interprétation IFRIC 2, et traitées comme telles dans les comptes consolidés du Groupe.

Par ailleurs, l'IFRIC a communiqué en novembre 2006 l'état de ses interprétations et commentairessur la normeIAS 32 sur laquelleelleavaitétésollicitée. Celaconcernela qualification decertainsinstruments financiersen instruments de dettes ou decapitaux propres. Néanmoins, il a rappelé que pour que ses analyses soient opérationnelles, il convenait de poursuivre un processus réglementaire inachevé à ce jour.

Reclassements d'instruments financiers

Conformément à l'amendement de la norme IAS 39 publié et adopté par l'Union Européenneen octobre 2008, ilest désormaisautorisé d'opérer lesreclassementssuivants :

  • des catégories "actifs financiers à la juste valeur par résultat" et "actifs financiers disponibles à la vente" vers la catégorie "prêts et créances", si l'entité a désormais l'intention et la capacité de conserver l'actif financier concerné dans un avenir prévisible ou jusqu'à l'échéance s'il répond aux critères de cette catégorie ; ■
  • dans le cas de circonstances rares et documentées, de la catégorie "actifs financiers à la juste valeur par résultat" vers les catégories "actifs financiers disponibles à la vente" ou "actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance ", si les critères d'éligibilité sont respectés. ■

Les reclassements sont comptabilisés à compter du 1er juillet 2008 et jusqu'au 31 octobre 2008 pour les transferts effectués avant le 1er novembre 2008, et à la date du transfert à compter de cette date.

L'actif financier est reclassé à sa juste valeur à la date du reclassement.

Cette juste valeur devient son nouveau coût ou son nouveau coût amorti selon le cas. La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas opéré, en 2008, de reclassement au titre de l'amendement de la norme IAS 39.

Activité de crédits

Les crédits sont affectés principalement à la catégorie "Prêts et créances". Ainsi, conformément à la norme IAS 39, ils sont évalués à l'initiation à la juste valeur, et ultérieurementau coûtamortiselon laméthode du taux d'intérêteffectif. Letaux d'intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les flux de trésorerie futurs à l'encours net d'origine. Ce taux inclut les décotes ainsi que les produits et coûts de transaction intégrables au taux d'intérêt effectif, le cas échéant.

Les prêts subordonnés, de même que les opérations de pension (matérialisées par des titres ou des valeurs), sont intégrés dans les différentes rubriques de créances, en fonction de la nature de la contrepartie.

Lesrevenuscalculéssur la base du taux d'intérêteffectifsur lescréancessont portésau compte de créances rattachées en contrepartie du compte de résultat.

Créances dépréciées

Conformément à la norme IAS 39, les créances affectées en "prêts et créances" sont dépréciées lorsqu'elles présentent un ou plusieurs événements de perte intervenus après la réalisation de ces créances. Les créances ainsi identifiées font l'objet d'une dépréciation sur base individuelle ou sur base collective. Les pertes prévisibles sont ainsi appréhendées à travers l'enregistrement de dépréciations, égales à la différence entre la valeur comptable des prêts (coût amorti) et la somme des flux futurs estimés, actualisés au taux d'intérêt effectif d'origine, ou sous forme de décotes sur prêts restructurés pour cause de défaillance du client.

On distingue ainsi :

  • les créances dépréciées sur base individuelle : il s'agit des créances assorties de dépréciations et des créances restructurées pour cause de défaillance du client assorties de décotes ; ■
  • les créances dépréciées sur base collective : il s'agit des créances non dépréciées sur base individuelle, pour lesquelles la dépréciation est déterminée par ensemble homogène de créances dont les caractéristiques de risque de crédit sont similaires. ■

L'évaluation d'une dépréciation sur base actualisée est estimée en fonction d'un certain nombre de facteurs, notamment économiques ou sectoriels. Il est possible que les évaluations futures du risque de crédit diffèrent de façon significative des évaluations actuelles, ce qui pourrait nécessiter une augmentation ou une diminution du montant de la dépréciation.

Les pertes probables relatives aux engagements hors bilan sont prises en compte par voie de provisions figurant au passif du bilan.

Les dotations et reprises de dépréciation pour risque de non recouvrement sont inscrites en coût du risque ; l'augmentation de la valeur comptable des créances du fait de la désactualisation de la dépréciation et de l'amortissement de la décote des créances restructurées est inscrite dans la marge d'intérêts.

Créances dépréciées sur base individuelle

Ce sont les créances de toute nature, même assorties de garanties, présentant un risque de crédit avéré correspondant à l'une des situations suivantes :

  • lorsqu'il existe un ou plusieurs impayés depuis trois mois au moins, compte tenu des caractéristiques particulières de ces crédits ; ■
  • lorsque la situation d'une contrepartie présente des caractéristiques telles qu'indépendamment de l'existence de tout impayé on peut conclure à l'existence d'un risque avéré ; ■
  • s'il existe des procédures contentieuses entre l'établissement et sa contrepartie. ■

Leclassement pour unecontrepartie donnée desencoursen encours dépréciésentraîne par "contagion" un classement identique de la totalité de l'encours et des engagements relatifs à cette contrepartie, nonobstant l'existence de garantie ou caution.

Parmi les encours dépréciés, la Caisse Régionale de Normandie-Seine distingue les encours dépréciés compromis des encours dépréciés non compromis :

  • les créances dépréciées compromises sont les créances dépréciées dont les perspectives de recouvrement sont fortement dégradées et pour lesquelles un passage en perte à terme est envisagé ; ■
  • les créances dépréciées non compromises sont les créances dépréciées qui ne répondent pas à la définition des créances dépréciées compromises. ■

Dans le cas d'une créance restructurée maintenue en créance dépréciée, la décote ne fait pas l'objet d'une comptabilisation séparée et est comptabilisée par le biais de la dépréciation.

La Caisse Régionale de Normandie-Seine constitue les dépréciations correspondant, en valeur actualisée au taux d'intérêt effectif d'origine, à l'ensemble de ses pertes prévisionnelles au titre des encours dépréciés et dépréciés compromis.

Pour les encours composés de petites créances présentant des caractéristiques similaires, l'étude,contrepartie parcontrepartie, peutêtreremplacée par uneestimation statistique des pertes prévisionnelles.

Dans le cas de créances restructurées, pour lesquelles l'entité a modifié les conditions financières initiales (taux d'intérêt, durée) du fait d'un risque de contrepartie, tout en reclassant l'encours en créances saines, la réduction des flux futurs accordée à la contrepartie lors de la restructuration donne lieu à l'enregistrement d'une décote.

La décote constatée lors d'une restructuration de créance est enregistrée en coût du risque. Cette décote correspond au manque à gagner de flux de trésorerie futurs, actualisés au taux effectif d'origine.

  • Elle est égale à l'écart constaté entre :
  • la valeur nominale du prêt ; ■
  • la somme des flux de trésorerie futurs théoriques du prêt restructuré, actualisés au taux d'intérêt effectif d'origine (défini à la date de l'engagement de financement). ■

Créances dépréciées sur base collective

Les séries statistiques et historiques des défaillances clientèle du Groupe démontrent l'existence de risques avérés de non recouvrement partiel sur les encours non classés en dépréciés. Afin de couvrir ces risques par nature non individualisés, la Caisse Régionale de Normandie-Seine a constaté à l'actif de son bilan, selon des modèles élaborésà partir decessériesstatistiques, diverses dépréciationssur basescollectives telles que dépréciations sur encours sensibles (encours sous surveillance), calculées à partir de modèles Bâle II.

Dans le cadre du projet Bâle II, la Direction des risques de la Caisse Régionale de Normandie-Seine détermine, à partir d'outils et de bases statistiques, un montant de pertes attendues à horizon d'un an, en fonction de multiples critères d'observation qui répondent à la définition de l'événement de perte au sens de la norme IAS 39.

L'évaluation dela dépréciation faitappelàla probabilité de défaillanceaffectéeàchaque classe de notation attribuée aux emprunteurs mais fait également appel au jugement expérimenté de la Direction.

Le montant de cette dépréciation est obtenu par l'application au montant de pertes attendues d'un coefficient correcteur, reflet du jugement expérimenté de la Direction, destiné à prendre en compte divers paramètres absents des modèles Bâle II, tels que l'extension au-delà d'un an de l'horizon de pertes attendu, ainsi que divers facteurs économiques, conjoncturels ou autres.

La Caisse Régionale à réalisé un stress scénario sur son portefeuille entreprises. Ce stress scénario est basé sur l'évolution des cotations enregistrées au sein du portefeuille au cours des trois derniers mois de l'année 2008. Les pourcentages de dégradation constatés (de 1 à 3 grades) sont appliqués à l'ensemble du portefeuille. Sur les nouveaux encours générés par ces dégradations, compris dans les grades E+ à Z, sont appliquées les mêmes règles de provisionnement collectif que pour le portefeuille non stressé.

Intérêts pris en charge par l'Etat (IAS 20)

Dans le cadre de mesures d'aides au secteur agricole et rural, ainsi qu'à l'acquisition de logement, certaines entités du Groupe Crédit Agricole SA accordent des prêts à taux réduits, fixés par l'Etat. En conséquence,cesentités perçoivent del'Etat une bonification représentative du différentiel de taux existant entre le taux accordé à la clientèle et un taux de référence prédéfini. En conséquence, il n'est pas constaté de décote sur les prêts qui bénéficient de ces bonifications.

Les modalités de ce mécanisme de compensation sont réexaminées périodiquement par l'Etat.

Les bonifications perçues de l'Etat sont enregistrées sous la rubrique "Intérêts et produits assimilés" et réparties sur la durée de vie des prêts correspondants, conformément à la norme IAS 20.

Passifs financiers

La norme IAS 39 adoptée par l'Union Européenne reconnaît trois catégories de passifs financiers :

  • les passifs financiers évalués par nature en juste valeur en contrepartie du compte de résultat. Les variations de juste valeur de ce portefeuille impactent le résultat aux arrêtés comptables ; ■
  • les passifs financiers évalués sur option en juste valeur, en contrepartie du compte de résultat. La comptabilisation de passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option pourra être retenue, sous réserve de répondre aux conditions définies dans la norme, dans les trois cas de figure suivants : pour des instruments hybrides comprenant un ou plusieurs dérivés incorporés, dans une optique de réduction de distorsion de traitement comptable ou dans le cas de groupe de passifs financiers gérés dont la performance est évaluée à la juste valeur. Cette comptabilisation est généralement utilisée pouréviter decomptabiliseretévaluerséparément des dérivés incorporés à des instruments hybrides ; ■
  • les autres passifs financiers : cette catégorie regroupe tous les autres passifs financiers. Ce portefeuille est enregistré en juste valeur à l'origine (produits et coûts de transaction inclus) puis est comptabilisé ultérieurement au coût amorti selon la méthode du taux d'intérêt effectif. ■

Produits de la collecte

Les produits de collecte sont comptabilisés en totalité dans la catégorie des "Dettes envers la clientèle" malgré les caractéristiques du circuit de collecte dans le Groupe Crédit Agricole, avec une centralisation de la collecte chez Crédit Agricole SA en provenance des Caisses Régionales. La contrepartie finale de ces produits de collecte pour le Groupe reste en effet la clientèle.

L'évaluation initiale est faite à la juste valeur, l'évaluation ultérieure au coût amorti. Les produits d'épargne réglementée sont par nature considérés comme étant à taux de marché. Les plans d'épargnelogementet lescomptes d'épargnelogement donnent lieu le cas échéant à une provision telle que détaillée dans la note 7.6.15.

Instruments dérivés

Les instruments dérivés sont des actifs ou des passifs financiers et sont enregistrés au bilan pour leur juste valeur à l'origine de l'opération. A chaque arrêté comptable, ces dérivés sont évalués à leur juste valeur qu'ils soient détenus à des fins de transaction ou qu'ils entrent dans une relation de couverture.

La contrepartie de la réévaluation des dérivés au bilan est un compte de résultat (sauf dans le cas particulier de la relation de couverture de flux de trésorerie).

La comptabilité de couverture

La couverture de juste valeur a pour objet de protéger contre une exposition aux variations de juste valeur d'un actif ou d'un passif comptabilisé ou d'un engagement ferme non comptabilisé.

La couverture de flux de trésorerie a pour objet de se prémunir contre une exposition à la variabilité des flux de trésorerie futurs sur des instruments financiers associé à un actif ou à un passif comptabilisé (par exemple, à tout ou partie des paiements d'intérêts futurs sur une dette à taux variable) ou à une transaction prévue hautement probable.

Dans le cadre d'une intention de couverture, les conditions suivantes doivent être respectées afin de bénéficier de la comptabilité de couverture :

  • éligibilité de l'instrument de couverture et de l'instrument couvert ; ■
  • documentation formalisée dès l'origine, incluant notamment la désignation individuelle et les caractéristiques de l'élément couvert, de l'instrument de couverture, la nature de la relation de couverture et la nature du risque couvert ; ■
  • démonstration de l'efficacité de la couverture, à l'origine et rétrospectivement, à travers des tests effectués à chaque arrêté. ■

Pour les couvertures d'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'actifs financiers ou de passifs financiers, le Groupe Crédit Agricole SA privilégie une documentation de couverture en juste valeur telle que permise par la norme IAS 39 adoptée par l'Union Européenne (version dite "carve out").

De plus, le Groupe documente ces relations de couverture sur la base d'une position brute d'instruments dérivés et d'éléments couverts. La justification de l'efficacité de ces relations de couverture s'effectue par le biais d'échéanciers.

L'enregistrement comptable de la réévaluation du dérivé se fait de la façon suivante :

  • couverture de juste valeur : la réévaluation du dérivé et la réévaluation de l'élément couvert à hauteur du risque couvert sont inscrites symétriquement en résultat. Il n'apparaît, en net en résultat, que l'éventuelle inefficacité de la couverture ; ■
  • couverture de flux de trésorerie : la réévaluation du dérivé est portée au bilan en contrepartie d'un compte spécifique de capitaux propres recyclables pour la partie efficace et la partie inefficace de la couverture est, le cas échéant, enregistrée en résultat. Les profits ou pertes sur le dérivé accumulés en capitaux propres sont ensuite reclassés en résultat au moment où l'élément couvert impacte le résultat. ■

Dérivés incorporés

Un dérivé incorporé est la composante d'un contrat hybride qui répond à la définition d'un produit dérivé. Le dérivé incorporé doit être comptabilisé séparément du contrat hôte si les 3 conditions suivantes sont remplies :

  • le contrat hybride n'est pas évalué à la juste valeur par résultat ; ■
  • séparé du contrat hôte, l'élément incorporé possèdelescaractéristiques d'un dérivé; ■
  • les caractéristiques du dérivé ne sont pas étroitement liées à celle du contrat hôte. ■

Détermination de la juste valeur des instruments financiers

Pour les instruments financiers évalués à la juste valeur, la meilleure indication de celle-ci est constituée par l'existence de cotations publiées sur un marché actif. En l'absence de telles cotations, la juste valeur est déterminée par l'application de techniques de valorisation.

Instruments traités sur un marché actif

Un marché est considéré comme actif si des cours sont aisément et régulièrement disponibles auprès d'une bourse, d'un courtier, d'un négociateur, d'un service d'évaluation des prix ou d'une agence réglementaire et que ces prix représentent des transactions réelles ayant cours régulièrement sur le marché dans des conditions de concurrence normale.

S'il existe un marché actif, les prix disponibles sur ce marché constituent la méthode d'évaluation de base. Les valeurs de marché retenues sont celles aux cours acheteurs pour les positions nettes vendeuses et aux cours vendeurs pour les positions nettes acheteuses. Par ailleurs, ces valeurs tiennent compte des risques de contrepartie.

Si, en date de valorisation, le prix côté n'est pas disponible, la Caisse Régionale de Normandie-Seine se référera notamment au prix des transactions les plus récentes.

Instruments traités sur des marchés non actifs

En l'absence de marchéactif, lajustevaleurest déterminéeen utilisant unetechnique de valorisation basée sur des données de marché "observables" ou "non observables". Ces méthodologies et ces modèles de valorisation intègrent tous les facteurs que les acteurs du marché utilisent pour calculer un prix. Ils doivent être au préalable validés par un contrôle indépendant.

La détermination de ces justes valeurs tient compte du risque de liquidité et du risque de contrepartie.

Instruments valorisés à partir de modèles internes utilisant des données de marché observables

Pour la plupart des instruments négociés de gré à gré, l'évaluation est faite à l'aide de modèles qui utilisent des données de marchés observables, c'est-à-dire qui peuvent être obtenues à partir de plusieurs sources indépendantes des sources internes et ce de façon régulière. Par exemple, la juste valeur des swaps de taux d'intérêt est généralement déterminée à l'aide de courbes de taux basées sur les taux d'intérêt du marché observés à la date d'arrêté.

Lorsque les modèles utilisés sont basés notamment sur des modèles standards (tels que des méthodes d'actualisation de flux futurs, le modèle de Black & Scholes), et sur des paramètres de marchés observables (tels que les courbes de taux ou les nappes de volatilité implicite des options), la marge à l'origine dégagée sur les instruments ainsi valorisés est constatée en compte de résultat dès l'initiation.

Pour l'évaluation d'autresinstruments financiers,c'est la méthode del'actualisation des flux futurs de trésorerie qui sera souvent retenue.

Instruments valorisés à partir de modèles internes utilisant des données de marché non observables

La détermination de la juste valeur de certains instruments complexes de marché, non traités sur un marché actif repose, quant à elle, sur des techniques d'évaluation utilisant des paramètres non observables, c'est-à-dire non directement comparables à des données de marché.

Le prix de transaction est réputé refléter la valeur de marché et la reconnaissance de la marge initiale est différée.

La marge dégagéesurcesinstruments financiersstructurésest généralementconstatée en résultat par étalement sur la durée pendant laquelle les paramètres sont jugés inobservables. Lorsque les données de marché deviennent "observables", la marge restant à étaler est immédiatement reconnue en résultat.

Lorsqu'il n'y a pas de prix coté sur un marché actif pour un titre de capitaux propres et qu'il n'existe pas de technique de valorisation reconnue, la Caisse Régionale de Normandie-Seine retient, lorsque cela est possible, des techniques reposant sur des indications objectives et vérifiables telles que la détermination de l'actif net réévalué ou tout autre méthode de valorisation des titres de capitaux propres.

Absence de technique de valorisation reconnue

Siaucunetechnique ne peut donnersatisfaction, ou si les diversestechniques utilisées donnent des estimations trop divergentes, le titre reste évalué au coût et est maintenu danslacatégorie"titres disponiblesàlavente". Danscecas, le Groupe necommunique pas de Juste Valeur, conformément aux préconisations de la norme IFRS7 en vigueur. Il s'agit principalement de titres de participation de sociétés non cotées sur un marché actif et non consolidées, dont l'évaluation à la juste valeur est rendue difficile par le caractère non significatif de leur importance au sein du Groupe ou par la faiblesse du pourcentage de contrôle.

Ces titres, listés dans la note 7.2.3 spécifique, sont destinés à être conservés durablement.

Gains ou pertes nets sur instruments financiers

Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat

Pour les instruments financiers désignés à la juste valeur par résultat et les actifs et passifs financiers conclus à des fins de transaction, ce poste comprend notamment les éléments de résultat suivants :

  • les dividendesetautresrevenus provenant d'actionsetautrestitresàrevenu variable classés dans les actifs financiers à la juste valeur par résultat ; ■
  • les variations de juste valeur des actifs ou passifs financiers à la juste valeur par résultat ; ■
  • les plus et moins-values de cession réalisées sur des actifs financiers à la juste valeur par résultat ; ■
  • lesvariations dejustevaleuret lesrésultats decession ou derupture desinstruments dérivés n'entrant pas dans une relation de couverture de juste valeur ou de flux de trésorerie. ■

Ce poste comprend également l'inefficacité résultant des opérations de couverture de juste valeur, de flux de trésorerie et d'investissements nets en devises.

Gains ou pertes nets sur actifs disponibles à la vente :

Pour les actifs financiers disponibles à la vente, ce poste comprend notamment les éléments de résultat suivants :

  • les dividendesetautresrevenus provenant d'actionsetautrestitresàrevenu variable classés dans la catégorie des actifs financiers disponibles à la vente ; ■
  • les plus et moins-values de cession réalisées sur des titres à revenu fixe et à revenu variable classés dans la catégorie des actifs financiers disponibles à la vente ; ■
  • les pertes de valeur des titres à revenu variable ; ■
  • les résultats de cession ou de rupture des instruments de couverture de juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente lorsque l'élément couvert est cédé ; ■
  • les résultats de cession ou de rupture des prêts et des créances, des titres détenus jusqu'à l'échéance dans les cas prévus par la norme IAS 39. ■

Compensation des actifs et passifs financiers

Conformément à la norme IAS 32, la Caisse Régionale de Normandie-Seine compense un actif et un passif financier et présente un solde net si et seulement si il a un droit juridiquement exécutoire de compenser les montants comptabilisés et a l'intention de régler le montant net ou de réaliser l'actif et de réaliser le passif simultanément.

Garanties financières données

Un contrat de garantie financière est un contrat qui impose à l'émetteur d'effectuer des paiements spécifiés pour rembourser le titulaire d'une perte qu'il encourt en raison de la défaillance d'un débiteur spécifié à effectuer un paiement à l'échéance aux termes initiaux ou modifiés de l'instrument d'emprunt.

Les contrats de garantie financière sont évalués initialement à la juste valeur puis ultérieurement au montant le plus élevé de :

  • celui déterminé conformément aux dispositions de la norme IAS 37 "provisions, passifs éventuels et actifs éventuels", ou ■
  • le montant initialement comptabilisé, diminué le cas échéant des amortissements comptabilisés selon la norme IAS 18 "Produits des activités ordinaires". ■

Les engagements de financement qui ne sont pas désignés comme actifs à la juste valeur par résultat ou qui ne sont pas considérés comme des instruments dérivés au sens de la norme IAS 39 ne figurent pas au bilan. Ils font toutefois l'objet de provisions conformément aux dispositions de la norme IAS 37.

Décomptabilisation des instruments financiers

Un actif financier (ou groupe d'actifs financiers) est décomptabilisé en tout ou partie :

  • lorsque les droits contractuels sur les flux de trésorerie qui lui sont liés arrivent à expiration ou sont transférés ou considérés comme tels parce qu'ils appartiennent de fait à un ou plusieurs bénéficiaires ; ■
  • lorsque la quasi-totalité des risques et avantages liés à cet actif financier sont transférés. ■

Dans ce cas, tous les droits et obligations créés ou conservés lors du transfert sont comptabilisés séparément en actifs et en passifs. Lorsque les droits contractuels sur les flux detrésoreriesont transférés mais queseule une partie desrisquesetavantages, ainsi que le contrôle, sont conservés, l'entité continue à comptabiliser l'actif financier dans la mesure de son implication dans cet actif.

Un passif financier est décomptabilisé en tout ou partie uniquement lorsque ce passif est éteint.

7.1.3.3 - Provisions (IAS 37,19)

La Caisse Régionale de Normandie-Seine identifie les obligations (juridiques ou implicites), résultant d'un évènement passé, dont il est probable qu'une sortie de ressourcessera nécessaire pour lesrégler, dont l'échéance ou lemontantsont incertains mais dont l'estimation peut être déterminée de manière fiable. Ces estimations sont le cas échéant actualisées dès lors que l'effet est significatif.

Au titre des obligations autres que liées au risque de crédit, la Caisse Régionale de Normandie-Seine a constitué des provisions qui couvrent notamment :

  • les risques opérationnels ; ■
  • les avantages au personnel ; ■
  • les risques d'exécution des engagements par signature ; ■
  • les litiges et garanties de passif ; ■
  • les risques fiscaux ; ■
  • les risques liés à l'épargne logement. ■

Cette dernière provision est constituée afin de couvrir les engagements aux conséquences défavorables des contrats épargne-logement. Ces engagements sont relatifs, d'une part, à l'obligation de rémunérer l'épargne dans le futur à un taux fixé à l'ouverture du contrat pour une durée indéterminée, et, d'autre part, à l'octroi d'un crédit aux souscripteurs des comptes et plans d'épargne-logement à un taux déterminé fixé à l'ouverture du contrat. Cette provision est calculée par génération de plan épargne-logement et pour l'ensemble des comptes d'épargne-logement, sachant qu'il n'y a pas de compensation possible entre les engagements relatifs à des générations différentes.

Les engagements sont établis en prenant en compte, notamment :

  • lecomportementmodélisé dessouscripteurs,en utilisant des hypothèses d'évolution de ces comportements, fondées sur des observations historiques et susceptibles de ne pas décrire la réalité de ces évolutions futures ; ■
  • l'estimation du montant et de la durée des emprunts qui seront mis en place dans le futur, établie à partir d'observations historiques de longue période ; ■
  • la courbe des taux observables sur le marché et ses évolutions raisonnablement anticipées. ■

L'évaluation des provisions suivantes peut également faire l'objet d'estimations :

  • la provision pour risques opérationnels pour lesquels, bien que faisant l'objet d'un recensement des risques avérés, l'appréciation de la fréquence de l'incident et le montant de l'impact financier potentiel intègre le jugement de la Direction ; ■
  • les provisions pour risquesjuridiques qui résultent delameilleureappréciation dela Direction,comptetenu desélémentsen sa possession àla date d'arrêté descomptes. ■

Des informations détaillées sont fournies au point 7.6.15.

7.1.3.4 - Avantages au personnel (IAS 19)

Les avantages au personnel, selon la norme IAS 19, se regroupent en quatre catégories :

  • les avantages à court terme, tels que les salaires, cotisations de sécurité sociale, les primes payables dans les douze mois de la clôture de l'exercice ; ■
  • les avantages à long terme (médailles du travail, primes et rémunérations payables douze mois ou plus à la clôture de l'exercice) ; ■
  • les indemnités de fin de contrat de travail ; ■
  • lesavantages postérieursàl'emploi,classéseux-mêmesen deuxcatégories décrites ci-après : les régimes à prestations définies et les régimes à cotisations définies. ■

Engagement en matière de retraite, de préretraite et d'indemnités de fin de carrière - régimes à prestations définies

La Caisse Régionale de Normandie-Seine détermine à chaque arrêté ses engagements deretraiteetavantagessimilairesainsi quel'ensemble desavantagessociauxaccordés au personnel et relevant de la catégorie des régimes à prestations définies.

Conformément à la norme IAS 19, ces engagements sont évalués en fonction d'un ensemble d'hypothèses actuarielles, financières et démographiques, et selon la méthode dite des Unités de Crédit Projetées. Cetteméthodeconsisteàaffecter,àchaque année d'activité du salarié, une charge correspondant aux droits acquis sur l'exercice. Le calcul de cette charge est réalisé sur la base de la prestation future actualisée.

Les calculs relatifs aux charges liées aux prestations de retraites et avantages sociaux futurs sont établis en se fondant sur des hypothèses de taux d'actualisation, de taux de rotation du personnel ou d'évolution des salaires et charges sociales élaborées par la Direction. Si les chiffres réels diffèrent des hypothèses utilisées, la charge liée aux prestations de retraite peut augmenter ou diminuer lors des exercices futurs (cf. note 7.7.3).

Le taux de rendement prévu sur les actifs des régimes est également estimé par la Direction. Les rendements estimés sont fondés sur le rendement prévu des titres à revenu fixe comprenant notamment le rendement des obligations.

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'applique pas la méthode optionnelle du corridoret imputelesécartsactuarielsconstatésen résultat. Defait, la Caisse Régionale de Normandie-Seine a choisi de ne pas appliquer l'option ouverte par la norme IAS 19 § 93 qui consiste à comptabiliser les écarts actuariels en dehors du résultat et à les présenter dans un état des variations des capitaux propres spécifique. Par conséquent, le montant de la provision est égal à :

  • la valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations définies à la date de clôture, calculée selon la méthode actuarielle préconisée par la norme IAS 19 ; ■
  • diminuée, le cas échéant, de la juste valeur des actifs alloués à la couverture de ces engagements. Ceux-ci peuvent être représentés par une police d'assurance éligible. Dans le cas où l'obligation est totalement couverte par une telle police, la juste valeur de cette dernière est considérée comme étant celle de l'obligation correspondante, (soit le montant de la dette actuarielle correspondante). ■

Afin de couvrir ses engagements, la Caisse Régionale de Normandie-Seine a souscrit des assurances auprès de Prédica.

Les engagements de la Caisse Régionale de Normandie-Seine vis-à-vis des membres de son personnel, en matière d'indemnités de départ à la retraite, sont gérés par PREDICA aux termes d'un contrat signé auprès de cette compagnie. Par ailleurs, les engagements liés à la retraite complémentaire des cadres de direction sont gérés le même établissement.

Plans de retraite - régimes à cotisations définies

Il existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés "employeurs". Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires si les fonds n'ont pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs. Par conséquent, la Caisse Regionale de Normandie-Seine n'a pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer pour l'exercice écoulé.

7.1.3.5 - Paiements fondés sur des actions (IFRS 2)

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas de plan de paiement fondés sur des actions.

7.1.3.6 - Impôts courants et différés

Conformément à la norme IAS 12, l'impôt sur le bénéfice comprend tous les impôts assis sur le résultat, qu'ils soient exigibles ou différés. Celle-ci définit l'impôt exigible comme "le montant des impôts sur le bénéfice payables (récupérables) au titre du bénéficeimposable(perte fiscale) d'un exercice". Le bénéficeimposableest le bénéfice (ou perte) d'un exercice déterminé selon les règles établies par l'administration fiscale. Les taux et règles applicables pour déterminer la charge d'impôt exigible sont ceux en vigueuren France. L'impôtexigibleconcernetout impôtsur lerésultat, dû ou àrecevoir, et dont le paiement n'est pas subordonné à la réalisation d'opérations futures, même si lerèglementestétalésur plusieursexercices. L'impôtexigible, tant qu'il n'est pas payé, doitêtrecomptabiliséen tant que passif. Si le montant déjà payéau titre del'exerciceet des exercices précédents excède le montant dû pour ces exercices, l'excédent doit être comptabilisé en tant qu'actif. Par ailleurs, certaines opérations réalisées par la Caisse Régionale de Normandie-Seine peuvent avoir des conséquences fiscales non prises en compte dans la détermination de l'impôt exigible. Les différences entre la valeur comptable d'un actif ou d'un passif et sa base fiscale sont qualifiées par la norme IAS 12 de différences temporelles.

La norme impose la comptabilisation d'impôts différés dans les cas suivants :

Un passif d'impôt différé doit être comptabilisé pour toutes les différences temporelles imposables, entre la valeur comptable d'un actif ou d'un passif au bilan et sa base fiscale, sauf dans la mesure où le passif d'impôt différé est généré par :

  • la comptabilisation initiale du goodwill ; ■
  • la comptabilisation initiale d'un actif ou d'un passif dans une transaction qui n'est pas un regroupement d'entreprises et n'affecte ni le bénéfice comptable, ni le bénéfice imposable (perte fiscale) à la date de la transaction. ■

Un actif d'impôt différé doit être comptabilisé pour toutes les différences temporelles déductibles, entre la valeur comptable d'un actif ou d'un passif au bilan et sa base fiscale, dansla mesure où ilest jugé probable qu'un bénéficeimposable,sur lequelces différences temporelles déductibles pourront être imputées, sera disponible.

Un actif d'impôt différé doit également être comptabilisé pour le report en avant de pertes fiscales et de crédits d'impôt non utilisés dans la mesure où il est probable que l'on disposera de bénéficesimposablesfuturssur lesquelsces pertes fiscalesetcrédits d'impôt non utilisés pourront être imputés.

Le calcul des impôts différés ne fait pas l'objet d'une actualisation.

Les plus-values latentes sur titres, lorsqu'elles sont taxables, ne génèrent pas de différences temporelles imposables entre la valeur comptable à l'actif et la base fiscale. Elles ne donnent donc pas lieu à constatation d'impôts différés. Lorsque les titres concernés sont classés dans la catégorie des titres disponibles à la vente, les plus et moins-valueslatentessontcomptabiliséesen contrepartie descapitaux propres. Aussi, lacharge d'impôt réellementsupportée par la Caisse Régionale de Normandie-Seineau titre de ces plus-values latentes est-elle reclassée en déduction de ceux-ci.

Les plus-values sur les titres de participation, tels que définis par le Code Général des Impôts, et relevant du régime fiscal du long terme, sont exonérées pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2007 (à l'exception d'une quote-part de 5% de la plus-value, taxée au taux de droit commun). Aussi les plus-values latentes constatées à la clôture de l'exercice génèrent une différence temporelle donnant lieu à constatation d'impôts différés à hauteur de cette quote-part.

Aussi les plus-values latentes constatées à la clôture de l'exercice génèrent un impôt différé passif, par contrepartie des capitaux propres, à hauteur de la quote-part, soit : a) Pour les titres de participations détenus sur des sociétés à prépondérance immobilières :

. . .Plus value latente * [taux de droit commun (33,33%) + contribution sociale (3,3%) si IS > 763 000 €] soit 34,43%.

b) Pour les autres titres de participation :

  • . . .5% * Plus value latente * [taux de droit commun (33,33%)
    • contribution sociale (3,3%) si IS > 763 000 €] soit 34,43%.

L'impôt exigible et différé est comptabilisé dans le résultat net de l'exercice sauf dans la mesure où l'impôt est généré :

  • soit par une transaction ou un événement qui est comptabilisé directement en capitaux propres, dans le même exercice ou un exercice différent, auquel cas il est directement débité ou crédité dans les capitaux propres ; ■
  • soit par un regroupement d'entreprises. ■

Les actifs et passifs d'impôt différés sont compensés si, et seulement si :

  • l'entité a un droit juridiquement exécutoire de compenser les actifs et passifs d'impôt exigible ; et ■
  • les actifs et passifs d'impôts différés concernent des impôts sur le résultat prélevés par la même autorité fiscale : ■
  • a). .soit sur la même entité imposable ;
  • b)..soit sur des entités imposables différentes qui ont l'intention, soit de régler les passifsetactifs d'impôtexigiblessur la base deleur montant net,soit deréaliser les actifs et de régler les passifs simultanément, lors de chaque exercice futur au cours duquel on s'attend à ce que des montants importants d'actifs ou de passifs d'impôt différés soient réglés ou récupérés.

Les crédits d'impôt sur revenus de créances et de portefeuilles titres, lorsqu'ils sont effectivement utilisés en règlement de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice, sont comptabilisés dans la même rubrique que les produits auxquels ils se rattachent. La charge d'impôt correspondante est maintenue dans la rubrique "Impôts sur le bénéfice" du compte de résultat.

7.1.3.7 - Traitement des immobilisations (IAS 16, 36, 38, 40)

Le Groupe Crédit Agricole SA applique la méthode de comptabilisation des actifs par composants à l'ensemble de ses immobilisations corporelles. Conformément aux dispositions de la norme IAS 16, la base amortissable tient compte de l'éventuelle valeur résiduelle des immobilisations.

Les terrains sont enregistrés à leur coût d'acquisition, diminué des dépréciations éventuelles.

Les immeubles d'exploitation et de placement, ainsi que le matériel d'équipement sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur mise en service.

Les logiciels acquis sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constatés depuis leur date d'acquisition.

Les logiciels créés sont comptabilisés à leur coût de production diminué des amortissements ou des dépréciations constatés depuis leur date d'achèvement.

Outre les logiciels, les immobilisations incorporelles comprennent principalement les fonds de commerce acquis. Ceux-ci ont été évalués en fonction des avantages économiques futurs correspondants ou du potentiel des services attendus.

Les immobilisations sont amorties en fonction de leurs durées estimées d'utilisation.

Les composants et durées d'amortissement suivants ont été retenus par le Groupe Crédit Agricole SA suite à l'application de la comptabilisation des immobilisations corporelles par composants. Il convient de préciser que ces durées d'amortissement sont adaptées à la nature de la construction et à sa localisation :

Composant Durée
d'amortissement
Type
d'amortissement
Foncier Non amortissable Non amortissable
Gros œuvre 30 ans Linéaire
Second œuvre 20 ans Linéaire
Agencements 8 à 10 ans Linéaire
Matériel informatique 3 à 4 ans Dégressif
Matériel spécialisé 4 à 5 ans Dégressif
Mobilier 8 à 10 ans Linéaire

Les amortissements dérogatoires, qui correspondent à des amortissements fiscaux et non à une dépréciation réelle de l'actif, sont annulés dans les comptes consolidés.

Les éléments dont dispose la Caisse Régionale de Normandie-Seine sur la valeur de ses immobilisations amortissables lui permettent de conclure que les tests de dépréciation ne conduiraient pas à la modification des valeurs inscrites au bilan.

7.1.3.8 - Opérations en devises (IAS 21)

En application de la norme IAS 21, une distinction est effectuée entre les éléments monétaires et non monétaires.

A la date d'arrêté, les actifs et passifs monétaires et non monétaires libellés en monnaie étrangère sont convertis au cours de clôture dans la monnaie de fonctionnement du Groupe Crédit Agricole SA Les écarts de change résultant de cette conversion sont comptabilisés pour les actifs monétaires en résultat. Cette règle comporte deux exceptions :

  • sur les actifs financiers disponibles à la vente, seule la composante de l'écart de change calculée sur le coût amorti est comptabilisée en résultat ; le complément est enregistré en capitaux propres ; ■
  • les écarts de change sur les éléments désignés comme couverture de flux de trésorerie ou faisant partie d'un investissement net dans une entité étrangère sont comptabilisés en capitaux propres. ■

Les traitements relatifs aux actifs non monétaires diffèrent selon la nature de ces actifs :

  • les actifs au coût historique sont évalués au cours de change du jour de la transaction ; ■
  • les actifs à la juste valeur sont mesurés au cours de change à la date de clôture. ■

Les écarts de change sur éléments non monétaires sont comptabilisés :

  • en résultat si le gain ou la perte sur l'élément non monétaire est enregistré en résultat ; ■
  • en capitaux propres si le gain ou la perte sur l'élément non monétaire est enregistré en capitaux propres. ■

7.1.3.9 - Commissions sur prestations de services (IAS 18)

Les produits et charges de commissions sont enregistrés en résultat en fonction de la nature des prestations auxquelles ils se rapportent :

  • les commissions qui font partie intégrante du rendement d'un instrument financier sont comptabilisées comme un ajustement de la rémunération de cet instrument et intégrées à son taux d'intérêt effectif ; ■
  • lorsque le résultat d'une transaction faisant intervenir une prestation de services peut être estimé de façon fiable, le produit des commissions associé à cette transaction est comptabilisé dans la rubrique "commissions" et en fonction du degré d'avancement de la transaction à la date de clôture : ■
  • a) les commissions perçues ou versées en rémunération de services ponctuels sont intégralement enregistrées en résultat.

Les commissions à verser ou à recevoir sous condition de réalisation d'un objectif de performance sont comptabilisées uniquement si l'ensemble des conditions suivantes sont respectées :

  • i) le montant des commissions peut être évalué de façon fiable,
  • ii) il est probable que les avantages économiques associés à la prestation iront à l'entreprise,
  • iii) le degré d'avancement de la prestation peut être évalué de façon fiable, et les coûts encourus pour la prestation et les coûts pour achever celle-ci peuvent être évalués de façon fiable.
  • b) les commissions rémunérant des services continus (commissions sur moyens de paiement, par exemple) sont, quant à elles, étalées en résultat sur la durée de la prestation rendue.

7.1.3.10 - Activités d'assurance (IFRS 4)

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas d'activité d'assurance.

7.1.3.11 - Contrats de location (IAS 17)

Conformément à la norme IAS 17, les opérations de location sont analysées selon leur substance et leur réalité financière. Elles sont comptabilisées selon les cas, soit en opérations de location simple, soit en opérations de location financière.

S'agissant d'opérations de location financière, elles sont assimilées à une acquisition d'immobilisation par le locataire, financée par un crédit accordé par le bailleur.

Dans les comptes du bailleur, l'analyse de la substance économique des opérations conduit à :

  • constater une créance financière sur le client, amortie par les loyers perçus ; ■
  • décomposer les loyers entre, d'une part les intérêts et, d'autre part l'amortissement du capital, appelé amortissement financier ; ■
  • constater une réserve latente nette. Celle-ci est égale à la différence entre :
  • a) l'encours financier net : dette du locataire constituée du capital restant dû et des intérêts courus à la clôture de l'exercice ;
  • b) la valeur nette comptable des immobilisations louées ;
  • c) la provision pour impôts différés.

Dans les comptes du locataire, les contrats de location-financement font l'objet d'un retraitement qui conduit à la comptabilisation comme s'ils avaient été acquis à crédit, par la constatation d'une dette financière, l'enregistrement du bien acheté à l'actif de son bilan et l'amortissement de celui-ci.

En conséquence, dans le compte de résultat, la dotation théorique aux amortissements (celle quiauraitétéconstatéesi le bien avaitétéacquis)ainsi quelescharges financières (liées au financement du crédit) sont substituées aux loyers enregistrés.

S'agissant d'opérations de location simple, le preneur comptabilise les charges de paiement et le bailleur enregistre les produits réciproques correspondant aux loyers, ainsi que les biens loués à son actif.

7.1.3.12 - Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées (IFRS 5)

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'est pas concernée par les actifs non courants destinés à être cédés et par les activités abandonnées.

7.1.4 - Principes et méthodes de consolidation (IAS 27, 28, 31) 7.1.4.1 - Périmètre de consolidation

Les états financiers consolidés incluent les comptes de la Caisse Régionale de Normandie-Seine et ceux de toutes les sociétés sur lesquelles, selon les dispositions des normes IAS 27, IAS 28 et IAS 31, la Caisse Régionale de Normandie-Seine dispose d'un pouvoir de contrôle. Celui-ci est présumé lorsque la Caisse Régionale de Normandie-Seine détient, directement ou indirectement, au moins 20% des droits de vote existants et potentiels.

Par exception, les entités ayant un impact non significatif sur les comptes consolidés de l'ensemble ne sont pas incluses dans le périmètre de consolidation.

Le caractère significatif de cet impact peut notamment être apprécié au travers de divers critères tels que l'importance du résultat ou des capitaux propres de la société à consolider par rapport au résultat ou aux capitaux propres de l'ensemble consolidé, l'impactsur lastructure desétats financiers, ou sur letotal du bilan, présumésignificatif s'ilexcède 1% du total de bilan dela Caisse Régionale de Normandie-Seineconsolidée qui détient ses titres.

DÉTAIL DES FILIALES DIRECTES NON CONSOLIDÉES (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Valeur % de capital Valeur % de capital
au bilan détenu par au bilan détenu par
le Groupe le Groupe

Consolidation des Caisses RégionalesNotions de contrôle

Les normes de consolidation existant dans le référentiel international, sont définies en référenceà des groupesayant desstructuresjuridiquesintégrant les notionsclassiques de société-mère et de filiales.

Le Groupe Crédit Agricole, qui repose sur une organisation mutualiste, ne s'inscrit pas directement et simplement dans le cadre de ces règles, compte tenu de sa structure dite de pyramide inversée. Le Crédit Agricole Mutuel a été organisé, par la loi du 5 novembre 1894, qui a posé le principe de la création des Caisses Locales de Crédit Agricole, la loi du 31 mars 1899 qui fédère les Caisses Locales en Caisses Régionales de Crédit Agricole et la loi du 5 août 1920 qui crée l'Office National du Crédit Agricole, transformé depuisen Caisse Nationale de Crédit Agricole, puis Crédit Agricole SA, dont le rôle d'organe central a été rappelé et précisé par le Code Monétaire et financier.

Ces différents textes expliquent et organisent la communauté d'intérêts qui existent, au niveau juridique, financier, économique et politique, entre Crédit Agricole SA, les Caisses Régionaleset lesCaisses Locales deCrédit AgricoleMutuel.Cettecommunauté repose, notamment,sur un même mécanisme derelations financières,sur une politique économique et commerciale unique, et sur des instances décisionnaires communes, constituant ainsi, depuis plus d'un siècle, le socle du Groupe Crédit Agricole.

Ces différents attributs, déclinés au niveau régional et attachés à la communauté régionale du Crédit Agricole de Normandie-Seinereprésentent leséléments principaux qui caractérisent généralement la notion de société-mère : valeurs, objectifs et idéal communs, centralisation financière et prises de décisions politique commerciale communes, histoire partagée.

C'est pourquoi,en accord aveclesautorités derégulation française, le Crédit Agricolea défini unesociété-mèreconventionnelleetexistantà deux niveaux, nationalet régional.

Cette maison-mère conventionnelle étant définie, le Groupe Crédit Agricole applique les normes de consolidation prévues dans le référentiel international. La maison-mère conventionnelle régionale est constituée de la Caisse Régionale de Normandie-Seine et des Caisses Locales de Crédit Agricole Mutuel qui lui sont affiliées ; ses comptes consolidés sont constitués de l'agrégation des comptes de ces différentes entités après élimination des opérations réciproques.

Conformément aux normes internationales, toutes les entités sous contrôle exclusif, sous contrôle conjoint ou sous influence notable sont consolidées, sous réserve que leur apport soit jugé significatif et qu'elles n'entrent pas dans le cadre des exclusions évoquées ci-après.

Le contrôle exclusif est présumé exister lorsque la Caisse Régionale de Normandie-Seine détient, directement ou indirectement par l'intermédiaire de filiales, plus de la moitié des droits de vote existants ou potentiels d'une entité, sauf si dans des circonstances exceptionnelles, il peut être clairement démontré que cette détention ne permet pas le contrôle. Le contrôle exclusif existe également lorsque la Caisse Régionale de Normandie-Seine détient la moitié ou moins de la moitié des droits de vote, y compris potentiels, d'une entité mais dispose de la majorité des pouvoirs au sein des organes de direction. Le contrôle conjoint s'exerce dans les co-entités au titre desquelles deux co-entrepreneurs ou plus sont liés par un apport contractuel établissant un contrôle conjoint.

L'influence notable résulte du pouvoir de participer aux politiques financière et opérationnelle d'une entreprise sans en détenir le contrôle. La Caisse Régionale de Normandie-Seine est présumée avoir une influence notable lorsqu'elle détient, directement ou indirectement par le biais de filiales, 20% ou plus des droits de vote dans une entité.

Consolidation des entités ad hoc

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'est pas concernée par la consolidation ad hoc.

Exclusions du périmètre de consolidation

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'est pas concernée par les exclusions du périmètre de consolidation.

7.1.4.2 - Méthodes de consolidation

Les méthodes de consolidation sont fixées respectivement par les normes IAS 27, 28 et 31. Elles résultent de la nature de contrôle exercée par la Caisse Régionale de Normandie-Seine sur les entités consolidables, quelle qu'en soit l'activité et qu'elles aient ou non la personnalité morale.

  • l'intégration globale, pour les entités sous contrôle exclusif, y compris les entités à structure de comptes différente, même si leur activité ne se situe pas dans le prolongement de celle de la Caisse Régionale de Normandie-Seine ; ■
  • l'intégration proportionnelle, pour les entités sous contrôle conjoint, y compris les entités à structure de comptes différente, même si leur activité ne se situe pas dans le prolongement de celle de la Caisse Régionale de Normandie-Seine ; ■
  • la mise en équivalence, pour les entités sous influence notable. ■

L'intégration globaleconsisteàsubstitueràlavaleur destitreschacun deséléments d'actif et de passif de chaque filiale. La part des intérêts minoritaires dans les capitaux propres et dans le résultat apparaît distinctement au bilan et au compte de résultat consolidés.

L'intégration proportionnelle consiste à substituer à la valeur des titres dans les comptes de la société consolidante la fraction représentative de ses intérêts dans le bilan et le résultat de la société consolidée.

La mise en équivalence consiste à substituer à la valeur des titres la quote-part du Groupe dans les capitaux propres et le résultat des sociétés concernées.

7.1.4.3 - Retraitements et éliminations

Lesretraitements nécessairesàl'harmonisation desméthodes d'évaluation dessociétés consolidées sont effectués, sauf s'ils sont jugés non significatifs.

L'effet sur le bilan et le compte de résultat consolidés des opérations internes au Groupe est éliminé. Les plus ou moins-values provenant de cessions d'actifs entre les entreprises consolidées sont éliminées ; les éventuelles dépréciations durables mesurées à l'occasion d'une cession interne sont constatées.

7.1.4.4 - Conversion des états financiers des filiales étrangères (IAS 21)

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'est pas concernée par la conversion des états financiers de filiales étrangères.

7.1.4.5 - Regroupements d'entreprises - Ecarts d'acquisition (IFRS 3)

Il n'y a eu aucun regroupement d'entreprise au cours de l'exercice.

7.2.Périmètre de consolidation

Le périmètre de consolidation au 31 décembre 2008 est présenté de façon détaillée à la fin des notes annexes.

7.2.1.Evolutions du périmètre de consolidation de l'exercice

7.2.1.1 - Sociétés nouvellement consolidées au 31 décembre 2008

Aucunesociété n'estentrée dansle périmètre deconsolidation au cours del'exercice 2008.

7.2.1.2 - Sociétés sorties du périmètre au 31 décembre 2008

Aucune société n'est sortie du périmètre de consolidation au cours de l'exercice 2008.

7.2.1.3 - Changement de dénomination sociale

Aucunesociétéfaisant partie du périmètre deconsolidation n'achangé de dénomination sociale au cours de l'exercice 2008.

7.2.1.4 - Changement de méthode de consolidation

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas opéré de changement de méthode de consolidation au cours de l'exercice.

7.2.2 - Participations dans les entreprises mises en équivalence

La Caisse Régionale de Normandie-Seine ne détient pas de participation dans les entreprises mises en équivalence.

7.2.3 - Participations non consolidées

Ces titres enregistrés au sein du portefeuille "Actifs disponibles à la vente", sont des titresàrevenu variablereprésentatifs d'unefraction significative du capital dessociétés qui les ont émis et destinés à être détenus durablement.

DÉTAIL DES PARTICIPATIONS NON CONSOLIDÉES (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Valeur % de capital Valeur % de capital
au bilan détenu par au bilan détenu par
le Groupe le Groupe
SA Crédit Immobilier de l'Eure 2 095 5,99% 2 013 5,99%
SA Sécomile 213 0,24% 213 0,24%
SAS Sacam Fireca 1 225 2,40% 1 179 2,40%
SAS TLJ 61 1,39% 70 1,39%
SAS Normandie Seine Immobilier 3 172 100,00% 892 100,00%
SARL Huche Leroy 265 20,83% 244 20,83%
SA Safer 1 172 19,34% 1 172 19,34%
GIE Cedicam 181 1,26% 176 1,26%
SCI Sociétè Immobilière de la Seine 5 350 4,55% 5 350 4,55%
SA Radian 35 1,59% 33 1,59%
SNC CA Titres 1 134 1,72% 1 472 2,53%
GIE ATTICA 130 1,28% 130 1,28%
SAS Sacam 2 780 2,98% 2 707 2,98%
SAS Sacam Assurance Caution 482 2,90% 408 2,90%
SAS Sacam Developpement 21 598 2,75% 25 876 2,75%
SAS Sacam International 26 401 2,50% 22 463 2,50%
SCI CAM 1 396 2,36% 1 261 2,36%
SAS Sacam Progica
SA Vauban Finance
212
4 604
2,35%
19,85%
209
4 275
2,35%
19,85%
SAS La Boétie 259 648 2,50% 530 436 2,50%
SAS Sacam Machinisme 112 3,66% 111 3,66%
SAS Sacam Santefi 34 2,33% 53 2,33%
SCI Cité de l'Agriculture 63 37,04% 63 37,04%
SAS Sacam Square Habitat 24 3,28% 24 3,28%
SAS Logiciel Immobilier 12 5,88% 13 5,88%
SA Normandie Capital Investissement 150 1,81% 150 1,68%
Autres Sociétés 475 429
Valeur
au
bilan
des
titres
de
participation
non
consolidés
(1)
333 024 601 422

(1) Dont 29 K€ comptabilisés en résultat au titre de la dépréciation durable.

7.2.4 - Ecarts d'acquisition

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'est pas concernée par les écarts d'acquisition.

7.3 - Gestion financière, exposition aux risques et politique de couverture

La gestion du risque bancaire au sein de la Caisse Régionale de Normandie-Seine est assurée par la direction des risques qui est rattachée au Directeur Général et qui a pour mission d'assurer la maîtrise des risques de crédit, de marchés et opérationnels ainsi que le pilotage des projets impactant ces risques.

La description de ce dispositif ainsi que les informations narratives figurent désormais dans le rapport de gestion, chapitre "facteurs de risque", comme le permet la norme IFRS7. Les tableaux de ventilation comptables continuent néanmoins de figurer dans les Etats financiers.

7.3.1.Risque de crédit

La gestion du risque au sein de la Caisse Régionale est assurée par le Direction des Risques rattachée au Directeur Général. Conformément à la réglementation, elle a pour mission d'assurer le contrôle permanent des risques comptables, financiers et de contrepartie ainsi que le contrôle de la conformité et des risques opérationnels.

Le cadre général d'intervention en matière de crédit

La stratégie risques de la Caisse Régionale de Normandie-Seine, pour le domaine du crédit répond principalement à deux objectifs :

  • faciliter la distribution du crédit sur les différents marchés de proximités en permettant une prise de décision au plus prés des clients ; ■
  • assurer une maîtrise des risques suffisante par la détermination de règles prudentes sans qu'elles soient un obstacle au développement. ■

Des évolutions apportées à la politique risque ont été validées par le Conseil d'Administration du 19/12/2008, pour mieux tenir compte des évolutions financières de l'entité au cours de ces dernières années et amplifier l'utilisation de Bâle II comme élément différenciant de notre stratégie.

Les principaux volets de cette stratégie concernent :

  • une définition des grands risques, spécifique à la Caisse Régionale. Ces derniers sontappréhendés par rapportàl'EAD (Exposition au Moment du Défaut) mesuré par groupe d'entreprises, leseuilétant de 10 M€ pour lesentrepriseset lescollectivités publiqueset de 5 M€ pour les professionnels del'immobiliers. Lalimite globale de 200% des fonds propres pour le total des grands risques est maintenue ; ■
  • un avis risque indépendant, instauré conformément à la réglementation, il concerne les grands risques définis ci-dessus ; ■
  • une politique de division des risques, déjà basée sur les cotations Bâle II depuis 2006, qui intègre les modifications liées au système de notation depuis cette période et permet d'accroître nos possibilités d'interventions sur les meilleures contreparties ; ■
  • une politique de partage desrisques pour laquellelescotations BâleII ontété prises en compte. De ce fait cette politique intègre ainsi tout à la fois, la qualité de la notation et l'exposition pondérée sur la contrepartie. ■

L'organisation de la fonction risque

Le contrôle des risques de contrepartie est assuré par une unité indépendante des entités opérationnelles. Elle est placée sous la responsabilité du RCPR (responsable du contrôle permanent).

Les activités de gestion des risques dans le cadre des processus de recouvrement sont en charge des réseaux pour la partie amiable. La partie pré-contentieuse est assurée dans des unités dépendantes des marchéscorrespondantset lerecouvrement judiciaire est réalisé par le service Contentieux.

Le dispositif de surveillance

Uncontrôledesdépassementssignificatifsdelignesestassurédemanièrehebdomadaire et un suivi mensuel est réalisé globalement et par marché sur l'évolution des différents niveaux de risques. Ce dernier point fait l'objet d'un reporting mensuel auprès de la Direction Générale et au moins trimestriellement au Conseil d'Administration. Il en est de même du respect des règles de partage et des limites. Par ailleurs des informations de pilotage des risques sont fournies mensuellement aux réseaux.

De plus, un comitérisqueset provisionsanalyseetsuit lesévolutions desrisquescrédit sur une base mensuelle. Il préconise, sur propositions des différents intervenants, des évolutions sur l'application des différentes politiques. Il suit également les entrées et sorties des dossiers pré-contentieux et contentieux supérieurs à 150 K€. Ce comité étudie également les dotations significatives aux provisions et l'évolution des encours. Pour compléter ce dispositif des revues de portefeuille existent, elles permettent d'analyser des dossiers en situation irrégulière ou potentiellement risqués. Elles sont mensuelles pour le réseau de la banque de détail, semestrielles pour la banque Entreprises et annuelle pour les dossiers contentieux.

Les données issues du dispositif Bâle II de notation de nos contreparties, ont été par ailleurs introduites dans les principaux processus de gestion et de pilotage des risques (traitement des opérations en suspens, délégations, mesure et suivi du risque, provisionnement,…).

La politique de provisionnement et de couverture

Chaque mois les nouvelles créances douteuses ou litigieuses font l'objet d'un provisionnement automatique de leurs intérêts et le capital est couvert en fonction de la valorisation des garanties. Des revues de provisions sont organisées de manière périodique pour vérifier sur les principales contreparties la validité de cette provision. Enfin, un suivi mensuel du niveau global et par marché de notre couverture est réalisé.

En tant qu'établissement de crédit soumis à la loi bancaire, la Caisse Régionale de Normandie-Seine assume la responsabilité des opérations qu'elle initie. Toutefois au titre de ses missions d'organe central du réseau, Crédit Agricole SA garantit la liquidité et la solvabilité des Caisses Régionales.

La Caisse Régionale présente à la garantie de FONCARIS (Fonds de garantie interne du Groupe Crédit Agricole, établissement de crédit, filiale à 100% de Crédit Agricole SA) tous les risques qu'elle prend sur un emprunteur donné dès lors que leur montant global atteint un seuil d'éligibilité contractualisé pour une période de 6 ans.

Après examen du dossier au sein d'un Comité ad hoc, FONCARIS peut décider de garantir la Caisse Régionale de Normandie-Seine en règle générale à hauteur de 50%. En cas de défaut effectif, la Caisse Régionale est indemnisée, dans la limite du taux de couverture, sur la perte résiduelle après épuisement des procédures de recouvrement et mise en jeu de toutes les sûretés.

Au 31/12/2008 le montant des dossiers en cours avec Foncaris s'élève à 44 M€.

Les tableaux ci-dessous présentent l'exposition des différentes catégories d'actifs financiers ainsi que les dettes clientèle selon diverses concentrations de risques.

Exposition maximum au risque de crédit

L'exposition maximum au risque de crédit d'une entité correspond à la valeur brute comptable, nette de tout montant compensé et de toute perte de valeur comptabilisée.

31/12/08 31/12/07
Actifs financiers à la juste valeur par le résultat (hors titres à revenu variable et actifs représentatifs de contrat en unités de compte). . 11 777 6 403
Instruments dérivés de couverture 34 320 7 708
Actifs disponible à la vente (hors titres à revenu variable ). 365 276 633 097
Prêts et créances sur les établissements de crédit (hors opérations internes). 3 058 11 489
Prêts et créances sur la clientèle 8 012 495 7 073 955
Actif financiers détenus jusqu'à l'échéance 64 184 80 955
Exposition
des
engagements
de
bilan
(nets
de
dépréciation
)
8 491 110 7 813 607
Engagements de financement donnés 1 270 927 1 419 499
Engagements de garantie financière donnés 138 940 106 916
Provisions - Engagements par signature 2 276 1 473
Exposition
des
engagements
hors
bilan
(nets
de
provisions
)
1 412 143 1 527 888
TOTAL Exposition
nette
7 078 967 6 285 719

La présentation de diverses concentrations de risques permet de donner une information sur la diversification de cette exposition aux risques.

Concentrations par agents économiques de l'activité de crédit

Prêts et créances sur la clientèle par agent économique (hors opérations internes au crédit agricole) (En milliers d'euros)

31/12/08
Encours
bruts
Dont encours
douteux
Dépréciations/
encours
douteux
Dont encours
douteux
compromis
Dépréciations/
encours
douteux
compromis
Total
Administrations centrales 0
Etablissements de crédit 0
Institutions non établissements de crédit 738 742 738 742
Grandes entreprises 1 482 164 20 043 13 594 17 935 16 317 1 452 253
Clientèle de détail 5 941 884 38 923 18 874 41 712 30 510 5 892 500
Total * 8 162 790 58 966 32 468 59 647 46 827 8 083 495
Créances rattachées nettes 45 606
Dépréciations sur base collective -116 606
Valeurs
nettes
au
bilan
8 012 495

* Dont encours clientèle sains restructurés pour 2 874 milliers d'euros.

31/12/07
Encours
bruts
Dont encours
douteux
Dépréciations/
encours
douteux
Dont encours
douteux
compromis
Dépréciations/
encours
douteux
compromis
Total
Administrations centrales 0
Etablissements de crédit 0
Institutions non établissements de crédit 742 676 6 6 742 670
Grandes entreprises 1 562 672 20 115 11 226 24 928 19 772 1 531 674
Clientèle de détail 4 909 170 31 136 14 420 37 338 30 550 4 864 200
Total * 7 214 518 51 251 25 646 62 272 50 328 7 138 544
Créances rattachées nettes 37 541
Dépréciations sur base collective -102 130
Valeurs
nettes
au
bilan
7 073 955

* Dont encours clientèle sains restructurés pour 4 410 milliers d'euros.

31/12/08 31/12/07
Engagements de financement en faveur de la clientèle
Administrations centrales
Institutions non établissements de crédit
Grandes entreprises
Clientèle de détail
89 207
496 800
684 920
9 287
27 286
710 141
666 226
Total 1 270 927 1 412 940
Engagements de garantie en faveur de la clientèle
Administrations centrales
Institutions non établissements de crédit
Grandes entreprises
Clientèle de détail
1 972
124 895
12 073
335
94 482
12 099
Total 138 940 106 916

Dettes envers la clientèle - Ventilation par agent économique (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Administrations centrales 8 8 851
Institutions non établissements de crédit 11 653
Grandes entreprises 390 062 466 090
Clientèle de détail 1 690 549 1 591 693
Total 2 092 272 2 066 634
Dettes rattachées 7 061 2 828
Valeur
au
bilan
2 099 333 2 069 462

Prêts et créances sur la clientèle par zone géographique (Hors opérations internes au Crédit Agricole) (En milliers d'euros)

31/12/08
Encours
bruts
Dont encours
douteux
Dépréciations/
encours
douteux
Dont encours
douteux
compromis
Dépréciations/
encours
douteux
compromis
Total
France (y compris DOM-TOM) 8 150 877 58 944 32 452 59 519 46 715 8 071 710
Autres pays de l'UE 6 678 9 5 107 91 6 582
Autres pays d'Europe 588 21 21 567
Amérique du Nord 1 280 9 9 1 271
Amériques Centrale et du Sud 807 807
Afrique et Moyen Orient 1 363 2 1 1 362
Asie et Océanie (hors Japon) 692 2 1 691
Japon. . 505 505
Total *
Créances rattachées nettes
Dépréciations sur base collective
8 162 790 58 966 32 468 59 647 46 827 8 083 495
45 606
-116 606
Valeurs
nettes
au
bilan
8 012 495

* Dont encours clientèle sains restructurés pour 2 874 milliers d'euros.

31/12/07
Encours
bruts
Dont encours
douteux
Dépréciations/
encours
douteux
Dont encours
douteux
compromis
Dépréciations/
encours
douteux
compromis
Total
France (y compris DOM-TOM) 7 202 725 51 234 25 637 62 119 50 210 7 126 878
Autres pays de l'UE 5 962 13 7 109 74 5 881
Autres pays d'Europe 734 21 21 713
Amérique du Nord 1 859 4 2 1 1 1 856
Amériques Centrale et du Sud 935 935
Afrique et Moyen Orient 989 22 22 967
Asie et Océanie (hors Japon) 588 588
Japon. . 726 726
Total *
Créances rattachées nettes
Dépréciations sur base collective
7 214 518 51 251 25 646 62 272 50 328 7 138 544
37 541
-102 130
Valeurs
nettes
au
bilan
7 073 955

* Dont encours clientèle sains restructurés pour 4 410 milliers d'euros.

31/12/08 31/12/07
Engagements de financement en faveur de la clientèle
France (y compris DOM-TOM)
Autres pays de l'UE
1 270 644
186
1 411 671
609
Autres pays d'Europe
Amérique du Nord
Amériques Centrale et du Sud
96 400
1
Afrique et Moyen Orient
Asie et Océanie (hors Japon)
Japon. .
1 97
162
Total 1 270 927 1 412 940
Engagements de garantie en faveur de la clientèle
France (y compris DOM-TOM)
Autres pays de l'UE
138 794 106 606
164
Autres pays d'Europe
Amérique du Nord
Amériques Centrale et du Sud
12 12
Afrique et Moyen Orient
Asie et Océanie (hors Japon)
Japon. .
134 134
Total

Dettes envers la clientèle par zone géographique (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
France (y compris DOM-TOM) 2 083 569 2 056 228
Autres pays de l'UE 4 831 5 144
Autres pays d'Europe 494 731
Amérique du Nord 1 041 2 014
Amériques Centrale et du Sud 208 336
Afrique et Moyen Orient 1 401 1 205
Asie et Océanie (hors Japon) 569 832
Japon. . 159 144
Organismes supra-nationaux
Total 2 092 272 2 066 634
Dettes rattachées 7 061 2 828
Valeur
au
bilan
2 099 333 2 069 462

Actifs financiers en souffrance ou dépréciés par agent économique (En milliers d'euros)

31/12/08
Arriérés de paiement sur créances non dépréciées
^ 90 jours 1 90 jours
^ 180 jours
1 180 jours
^ 1an
1 1 an Valeur
comptable
des actifs
financiers
en souffrance
Valeur
nette
comptable
des actifs
dépréciés
Dépréciations
d'actifs
financiers
individuellement
et collectivement
testés
Instruments de capitaux propres
Instruments de dette
Administrations centrales
Etablissements de crédit
Institutions non établissements
de crédit
Grandes entreprises
Clientèle de détail
0 0 0 0 0
0
0
0
0
0
0 0
Prêts et avances
Administrations centrales
Etablissements de crédit
Institutions non établissements.
de crédit
Grandes entreprises
Clientèle de détail
164 794
43 025
44 799
76 970
2 738
113
1 358
1 267
17
17
0 167 549
0
0
43 138
46 157
78 254
39 318
8 040
31 278
-89 486
-34 358
-55 128
Autres actifs financiers
Total
164 794 2 738 17 0 0
167 549
39 318 -89 486
31/12/07
Arriérés de paiement sur créances non dépréciées
^ 90 jours 1 90 jours
^ 180 jours
1 180 jours
^ 1an
1 1 an Valeur
comptable
des actifs
financiers
en souffrance
Valeur
nette
comptable
des actifs
dépréciés
Dépréciations
d'actifs
financiers
individuellement
et collectivement
testés
Instruments de capitaux propres
Instruments de dette
Administrations centrales
Etablissements de crédit
Institutions non établissements
de crédit
Grandes entreprises
Clientèle de détail
0 0 0 0 0
0
0
0
0
0
0 0
Prêts et avances
Administrations centrales
Etablissements de crédit
Institutions non établissements.
de crédit
Grandes entreprises
Clientèle de détail
154 118
5 904
35 349
43 966
68 899
558
4
554
256
256
288
288
155 220
5 904
0
35 349
43 970
69 997
37 549
14 045
23 504
-75 974
-6
-30 998
-44 970
Autres actifs financiers 0
Total 154 118 558 256 288 155 220 37 549 -75 974

Opérations sur instruments dérivés - Risque de contrepartie

Le risque de contrepartie sur instruments dérivés est représenté par le risque de crédit potentiel, calculé et pondéré selon les normes prudentielles.

Pour information, leseffets desaccords decompensation, qui réduisentcerisque,sont également présentés.

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Valeur
de marché
Risque
de crédit
potentiel*
Valeur
de marché
Risque
de crédit
potentiel*
Risques sur les gouvernements et banques centrales de l'OCDE et organismes assimilés.
Risques sur les établissements financiers de l'OCDE et organismes assimilés.
Risques sur les autres contreparties
6 065
2 982
16 250
8 400
1 947
-715
70 260
4 150
Total 9 047 24 650 1 232 74 410
Risques sur contrats de :
taux d'intérêt, change et matières premières
dérivés actions et sur indices
Total 0 0 0 0
Incidence des accords de compensation 0 0 0 0
Total
apr
ès effets
des
accords
de
compensation
9 047 24 650 1 232 74 410

Les contrats faits entre membres du réseau sont exclus, car ils ne présentent pas de risques. * calculé selon les normes prudentielles.

7.3.2 - Risque de marchés

La Caisse Régionale n'a pas développé d'activité significative en matière d'opérations de marché. Les opérations de placements de fonds propres, quant à elles, s'exercent dans un cadre structuré, formalisé et avalisé. Le risque est mesuré par l'établissement d'un scénario catastrophe sur le portefeuille de placements, fondé sur la survenance concomitante d'une baisse de 100 points de base du rendement des placements monétaires, d'une hausse de 200 points de base des taux obligataires, d'une baisse de 20% des placements actions et de 10% des placements de diversification.

La Caisse Régionale ne détient pas de portefeuille de négociation. Elle n'est donc pas assujettie à une exigence complémentaire en fonds propres pour couvrir les risques de marché relatifs à ce type de portefeuille.

Instruments dérivés de couverture - juste valeur actif (En milliers d'euros)

31/12/08
Opérations
sur marchés organisés
Opérations
de gré à gré
Total
en
Total
en
^ 1 an 1 1 an
^5 ans
1 5 ans ^ 1 an 1 1 an
^ 5 ans
1 5 ans valeur
de
marché
valeur
de
marché
Instruments de taux d'intérêt
Futures
FRA
Swaps de taux d'intérêts
Options de taux
Caps-floors-collars
Autres instruments conditionnels
0 0 0 1 364
1 364
1 421
1 421
31 535
31 535
34 320
34 320
7 708
7 708
Instruments de devises et or
Opérations fermes de change
Options de change
0 0 0 0 0 0 0 0
Autres instruments
Dérivés sur actions & indices boursiers
Dérivés sur métaux précieux
Dérivés sur produits de base
Dérivés de crédits
Autres
0 0 0 0 0 0 0 0
Sous
total
0 0 0 1 364 1 421 31 535 34 320 7 708
Opérations de change à terme
Valeurs
nettes
au
bilan
0 0 0 1 364 1 421 31 535 34 320 7 708

Instruments dérivés de transaction - juste valeur actif (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Opérations
sur marchés organisés
Opérations
de gré à gré
Total
en
Total
en
^ 1 an 1 1 an
^5 ans
1 5 ans ^ 1 an 1 1 an
^ 5 ans
1 5 ans valeur
de
marché
valeur
de
marché
Instruments de taux d'intérêt
Futures
FRA
0 0 0 719 3 397 2 201 6 317 895
Swaps de taux d'intérêts
Options de taux
426 3 397 2 105 5 928 821
Caps-floors-collars
Autres instruments conditionnels
293. 96 389 74
Instruments de devises et or
Opérations fermes de change
Options de change
0 0 0 0 0 0 0 0
Autres instruments
Dérivés sur actions & indices boursiers
Dérivés sur métaux précieux
Dérivés sur produits de base
Dérivés de crédits
Autres
0 0 0 0 0 127
127
127
127
234
234
Sous
total
0 0 0 719 3 397 2 328 6 444 1 129
Opérations de change à terme
Valeurs
nettes
au
bilan
0 0 0 719 3 397 2 328 6 444 1 129
31/12/08 31/12/07
Opérations
sur marchés organisés
Opérations
de gré à gré
Total
en
Total
en
^ 1 an 1 1 an
^5 ans
1 5 ans ^ 1 an 1 1 an
^ 5 ans
1 5 ans valeur
de
marché
valeur
de
marché
Instruments de taux d'intérêt
Futures
FRA
0 0 0 4 418 2 802 3 224 3 481
Swaps de taux d'intérêts
Options de taux
Caps-floors-collars
Autres instruments conditionnels
4 418 2 802 3 224 3 481
Instruments de devises et or
Opérations fermes de change
Options de change
10
10.
0 0 0 0 0 10
10
0
Autres instruments
Dérivés sur actions & indices boursiers
Dérivés sur métaux précieux
Dérivés sur produits de base
Dérivés de crédits
Autres
0 0 0 0 0 0 0 0
Sous
total
10 0 0 4 418 2 802 3 234 3 481
Opérations de change à terme
Valeurs
nettes
au
bilan
10 0 0 4 418 2 802 3 234 3 481

Instruments dérivés de transaction - juste valeur passif (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Opérations
sur marchés organisés
Opérations
de gré à gré
Total
en
Total
en
^ 1 an 1 1 an
^5 ans
1 5 ans ^ 1 an 1 1 an
^ 5 ans
1 5 ans valeur
de
marché
valeur
de
marché
Instruments de taux d'intérêt
Futures
FRA
Swaps de taux d'intérêts
Options de taux
Caps-floors-collars
Autres instruments conditionnels
0 0 0 719
426
293.
235
235
2 176
2 176
3 130
2 837
293
4 211
4 211
Instruments de devises et or
Opérations fermes de change
Options de change
0 0 0 0 0 0 0 0
Autres instruments
Dérivés sur actions & indices boursiers
Dérivés sur métaux précieux
Dérivés sur produits de base
Dérivés de crédits
Autres
0 0 0 0 0 504
504
504
504
557
557
Sous
total
0 0 0 719 235 2 680 3 634 4 768
Opérations de change à terme
Valeurs
nettes
au
bilan
0 0 0 719 235 2 680 3 634 4 768
31/12/08 31/12/07
Total Total
encours encours
notionnel notionnel
Instruments de taux d'intérêt 1 034 526 1 035 709
Futures
FRA
Swaps de taux d'intérêts 863 784 859 824
Options de taux 112 000 128 000
Caps-floors-collars 58 742 47 885
Autres instruments conditionnels
Instruments de devises et or 14 524 0
Opérations fermes de change
Options de change 14 524
Autres instruments 0 182 247
Dérivés sur actions & indices boursiers
Dérivés sur métaux précieux
Dérivés sur produits de base
Dérivés de crédits 182 247
Autres
Sous
total
1 049 050 1 217 956
Opérations de change à terme 53 635 26 548
Total 1 102 685 1 244 504

7.3.3 - Risques de taux

La Caisse Régionale de Normandie-Seine est exposée à la baisse des taux, de par la structure de son bilan. Le risque de taux pour l'année à venir est mesuré par la sensibilité du PNB à une variation des taux de marché de 100 points de base. La gestion du risque de taux vise à maintenir la sensibilité du PNB dans une limite de 1% sur les années 0 à 3 et 2% sur les échéances suivantes.

Par ailleurs, un stress scénario mesure le risque de taux avec une variation des taux de marché de 200 points de base.

Les limites sont alors celles préconisées par CASA à savoir :

  • sur une échéance 1 an : une perte maximale de 4% du PNB ou de 10% du Résultat Brut d'Exploitation ; ■
  • sur l'ensemble des années futures : une perte maximale de 10% des fonds propres. ■

Au 30/09/2008, l'exposition au risque à la baisse des taux de la Caisse Régionale se situe à l'intérieur des limites préconisées par CASA. Une baisse de taux de 200 bp entraîne une perte de 0,2% du PNB et de 0,6% du RBE sur l'échéance 0-1 an.

Conformément à la politique de couverture définie par le Conseil d'Administration, des opérations de micro couverture (représentant près de 47 millions d'euros) ont été réalisés. Il s'agit exclusivement d'opérations traitées avec la clientèle et parfaitement couvertes auprès de CASA.

Sur l'année 2008, la Caisse Régionale n'a pas réalisé d'autres opérations de couverture.

Le Comité Finances et Gestion s'assure trimestriellement de la mise en œuvre de la politique définie et rend compte du niveau d'exposition au Comité de Direction. Ces éléments font l'objet d'une présentation et d'une validation régulière du Conseil d'Administration.

Détail des emprunts obligataires et des dettes subordonnées par monnaie d'émission (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Emprunts
obligataires
Dettes
subordonnées
à durée
déterminée
Dettes
subordonnées
à durée
indéterminée
Emprunts
obligataires
Dettes
subordonnées
à durée
déterminée
Dettes
subordonnées
à durée
indéterminée
EUR. .
Taux fixe
Taux variable
0 9 136
9 136
0 0 20 569
20 569
0
Autres devises de l'UE
Taux fixe
Taux variable
0 0 0 0 0 0
USD. .
Taux fixe
Taux variable
0 0 0 0 0 0
JPY.
Taux fixe
Taux variable
0 0 0 0 0 0
Autres devises
Taux fixe
Taux variable
0 0 0 0 0 0
Total 0 9 136 0 0 20 569 0
Taux fixe
Taux variable
0
0
9 136
0
0
0
0
0
20 569
0
0
0

(Total en principal, hors dettes rattachées non ventilables)

7.3.4 - Risque de change

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'est pas impactée par le risque de change. La contribution des différentes devises au bilan consolidé s'établit comme suit :

La contribution des différentes devises au bilan consolidé (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Actif Passif Actif Passif
EUR 9 343 949 9 343 949 8 763 853 8 763 853
Autres devises de l'UE 382 382 467 467
USD 4 036 4 036 5 216 5 216
JPY 103 103 957 957
Autres devises 5 5 7 7
Total
bilan
9 348 475 9 348 475 8 770 500 8 770 500

7.3.5 - Risque de prix

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'est pas impactée par le risque de prix.

7.3.6 - Risque de liquidité et de financement

Dans le contexte de la crise financière qui s'est développée pendant l'année 2008, la Caisse Régionale de Normandie-Seineen tant qu'établissement decréditarespectéles exigences en matière de liquidité définies par les textes suivants :

  • le règlement CRBF n° 88-01 du 22 février 1988 relatif à la liquidité ; ■
  • l'instruction de la Commission bancaire n° 88-03 du 22 avril 1988 relative à la liquidité ; ■
  • l'instruction de la Commission bancaire n° 89-03 du 20 avril 1989 relative aux conditions de prise en compte des accords de refinancement dans le calcul de la liquidité. ■

Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle par durée résiduelle (En milliers d'euros)

31/12/08
^ 3 mois 1 3 mois
à ^ 1an
1 1 an
à ^ 5 ans
1 5 ans Total
Prêts et créances émis sur les établissements de crédit
(y compris opérations internes au Crédit Agricole)
62 908 69 858 9 626 60 500 202 892.
Prêts et créances émis sur la clientèle (dont location financement). 738 452 1 031 621 2 658 936 3 733 781 8 162 790
Total
Créances rattachées
Dépréciations
801 360 1 101 479 2 668 562 3 794 281 8 365 682
61 171
-206 092
Valeurs
nettes
au
bilan
8 220 761
31/12/07
^ 3 mois 1 3 mois
à ^ 1an
1 1 an
à ^ 5 ans
1 5 ans Total
Prêts et créances émis sur les établissements de crédit
(y compris opérations internes au Crédit Agricole)
324 885 20 076 4 016 31 200 380 177.
Prêts et créances émis sur la clientèle (dont location financement). 639 611 863 560 2 546 029 3 165 318 7 214 518
Total
Créances rattachées
Dépréciations
964 496 883 636 2 550 045 3 196 518 7 594 695
50 834
-189 129
Valeurs
nettes
au
bilan
7 456 400

Dettes des établissements de crédit et de la clientèle par durée résiduelle (En milliers d'euros)

31/12/08
^ 3 mois 1 3 mois
à ^ 1an
1 1 an
à ^ 5 ans
1 5 ans Total
Dettes envers les établissements de crédit (y compris opérations internes au Crédit Agricole).
Dettes envers la clientèle
862 357
2 018 945
1 207 567
52 378
2 355 462
18 876
1 510 785
2 073
5 936 171
2 092 272
Total
Dettes Rattachées
2 881 302 1 259 945 2 374 338 1 512 858 8 028 443
20 317
Valeur
au
bilan
8 048 760
31/12/07
^ 3 mois 1 3 mois
à ^ 1an
1 1 an
à ^ 5 ans
1 5 ans Total
Dettes envers les établissements de crédit (y compris opérations internes au Crédit Agricole).
Dettes envers la clientèle
594 808
1 999 456
1 116 465
44 957
1 937 614
20 414
1 419 904
1 807
5 068 791
2 066 634
Total
Dettes Rattachées
2 594 264 1 161 422 1 958 028 1 421 711 7 135 425
11 085
Valeur
au
bilan
7 146 510

Dettes représentées par un titre et dettes subordonnées (En milliers d'euros)

31/12/08
^ 3 mois 1 3 mois
à ^ 1an
1 1 an
à ^ 5 ans
1 5 ans Total
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse 5 346 1 663 7 009
Titres du marché interbancaire 0
Titres de créances négociables : 1 460 0 0 0 1 460
Émis en France 1 460 1 460
Émis à l'étranger 0
Emprunts obligataires 0
Autres dettes représentées par un titre 0
Total 6 806 1 663 0 0 8 469
Dettes rattachées 78
Valeur
au
bilan
8 547
Dettes subordonnées
Dettes subordonnées à durée déterminée 9 136 9 136
Dettes subordonnées à durée indéterminée 0
Dépôt de garantie à caractère mutuel 0
Titres et emprunts participatifs 0
Total 0 0 0 9 136 9 136
Dettes rattachées 27
Valeur
au
bilan
9 163
31/12/07
^ 3 mois 1 3 mois
à ^ 1an
1 1 an
à ^ 5 ans
1 5 ans Total
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse 5 544 926 6 470
Titres du marché interbancaire 0
Titres de créances négociables : 12 218 13 500 0 0 25 718
Émis en France 12 218 13 500 25 718
Émis à l'étranger 0
Emprunts obligataires 0
Autres dettes représentées par un titre 0
Total 17 762 14 426 0 0 32 188
Dettes rattachées 129
Valeur
au
bilan
32 317
Dettes subordonnées
Dettes subordonnées à durée déterminée 20 569 20 569
Dettes subordonnées à durée indéterminée 0
Dépôt de garantie à caractère mutuel 0
Titres et emprunts participatifs 0
Total 0 20 569 0 0 20 569
Dettes rattachées 340
Valeur
au
bilan
20 909

7.3.7 - Couverture des risques de flux de trésorerie et de juste valeur sur taux d'intérêts et de change

Couverture de juste valeur

Les couvertures de juste valeur modifient le risque de variations de juste valeur d'un instrumentàtaux fixecausées par deschangements detaux d'intérêts. Cescouvertures transforment des actifs ou des passifs à taux fixe en éléments à taux variables.

Les couvertures de juste valeur comprennent notamment la couverture de prêts, de titres, de dépôts et de dettes subordonnées à taux fixe.

Couverture de flux de trésorerie

Les couvertures de flux de trésorerie modifient notamment le risque inhérent à la variabilité des flux de trésorerie liés à des instruments portant intérêt à taux variable.

Les couvertures de flux de trésorerie comprennent notamment les couvertures de prêts et de dépôts à taux variable.

Instruments dérivés de couverture (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Valeur marché Montant Valeur marché Montant
Positive Négative notionnel Positive Négative notionnel
Couverture de juste valeur 34 320 2 994 605 548 7 097 3 462 647 048
Taux d'intérêt 34 320 2 994 605 548 7 097 3 462 647 048
Capitaux propres
Change
Crédit. .
Matières premières
Autres
Couverture de flux de trésorerie 0 230 24 500 611 19 14 500
Taux d'intérêt 230 24 500 611 19 14 500
Capitaux propres
Change
Crédit. .
Matières premières
Autres
Couverture d'investissement nets dans une activité à l'étranger
TOTAL INSTRUMENTS DÉRIVÉS DE COUVERTURE 34 320 3 224 630 048 7 708 3 481 661 548

7.3.8 - Risques opérationnels

En 2004, le déploiement du dispositif risques opérationnels "Europa" a permis de réaliser une cartographie, pour l'ensemble des Caisses Régionales et de leurs filiales, permettant ainsi de recenser et de qualifier les risques opérationnels avérés et potentiels.

En 2005, le groupe Crédit agricole a poursuivi la mise en œuvre du dispositif avec le déploiement de l'outil "Olympia" qui permet de collecter les incidents survenus depuis le 1er janvier.

Cette démarche quantitativeet pérenne permet de mesurer lesfréquences desincidents ainsi que leurs impacts financiers.

Ce dispositif permet d'évaluer le coût du risque opérationnel, d'en analyser l'évolution et les composantes, afin d'établir des priorités en matière d'actions correctrices ou de politique de couverture via la mise en place de polices d'assurance.

Outre les travaux récurrents de collecte et d'analyse des incidents et pertes financières, 2006 a essentiellement été consacré à la mise en place des nouveaux outils Europa et Olympia déployés par Crédit Agricole SA ainsi qu'à la résorption des écarts identifiés par l'Inspection Générale du Groupe, en vue de la validation du dispositif par la Commission Bancaire. Une mise à jour de la Cartographie a également été effectuée.

En 2007, les modalités de "gouvernance" des risques opérationnels ont été revues via la définition d'une politique de gestion, la mise en place d'un plan de contrôle interne et la révision de la procédure d'alerte.

En outre, pour quantifier lerisque opérationnelconformémentàl'approche de"mesures avancées" et calculer les exigences en fonds propres associées, le dispositif actuel de cartographie et de collecte des incidents et pertes a été complété par une analyse de scénarios majeurs dont le résultat a été injecté dans le moteur de calcul des besoins en fonds propres. Enfin, une nouvelle campagne de cartographie a été réalisée.

La Caisse Régionale a, en 2008, pérennisé les dispositifs antérieurs et participé aux réflexions du Groupe sur les changements d'outils (cartographie et collecte) qui seront opérationnels en 2009. Sollicitée par Crédit Agricole SA, elle a assuré, en tant que caisse pilote, la recette de l'outil de cartographie pour l'ensemble des Caisses Régionales.

Une analyse a également été menée sur le périmètre des risques opérationnels de la Caisse Régionale et de ses filiales ou entités, conduisant à intégrer la filière immobilière NSI dans celui-ci. Dotée d'outils bureautiques spécifiques, NSI réalisera, dès le 1er trimestre 2009, une cartographie de ses risques et collectera ses incidents et conséquences financières.

Enfin, un contrôle automatisé des points bloquants visant à améliorer la qualité de la collecte a été mis en place, dans le respect de l'intégralité des points à vérifier définis par Crédit Agricole SA.

7.3.9 - Gestion du capital et ratios réglementaires

Conformément à la réglementation prudentielle bancaire qui transpose en droits français les directives européennes "adéquation des fonds propres des entreprises d'investissement et des établissements de crédit" et "conglomérats financiers", la Caisse Régionale de Normandie-Seine est soumise au respect du ratio de solvabilité et des ratios relatifs à la liquidité, la division des risques ou les équilibres de bilan.

La gestion des fonds propres de la Caisse Régionale de Normandie-Seine est conduite de façon à respecter les niveaux de fonds propres prudentiels au sens du règlement 90-02 et exigés par la Commission Bancaire afin de couvrir les risques pondérés au titre des risques de crédit, des risques opérationnels et des risques de marché.

L'arrêté du 20 février 2007 transpose dans la réglementation française le dispositif européen CRD (Capital Requirements Directive) (2006-48-CE et 2006-49 CE). Le texte définit les "exigences de fonds propres applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement" et les modalités de calcul du ratio de solvabilité à compter du 1er janvier 2008.

Conformément à ces dispositions, la Caisse Régionale de Normandie-Seine a intégré dès 2007, dansla gestion desfonds propreset desrisques, lesimpactsliésau passage à la nouvelle directive européenne CRD.

Toutefois, lerégulateura défini jusqu'à fin 2009 les niveaux planchers defonds propres suivants :

  • 95% des exigences de fonds propres telles qu'elles auraient été calculées en CAD jusqu'au 31/12/2007 ; ■
  • 90% de ces exigences jusqu'au 31/12/2008 ; ■
  • 80% de ces exigences jusqu'au 31/12/2009. ■

Les fonds propres sont répartis en trois catégories :

  • les fonds propres durs (tier 1) déterminés à partir des capitaux propres du groupe et retraités notamment des gains et pertes latents ; ■
  • les fonds propres complémentaires (tier 2), limités à 100% du montant des fonds propres de base et composés principalement des dettes subordonnées ; ■
  • les fonds propres surcomplémentaires admis au ratio (tier 3) composés principalement de dettes subordonnées à maturité plus courte. ■

Les déductions relatives notamment aux participations dans d'autres établissements de crédit viennent minorer le total de ces fonds propres et s'imputent désormais directement sur les montants du tier 1 et du tier 2, conformément à la réglementation.

Niveau des fonds propres prudentiels calculés conformément à la réglementation (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Fonds propres de base (tier 1)
Fonds propres complémentaires (tier 2)
Fonds propres surcomplémentaires (tier 3)
597 741
0
0
994 843
133 290
0
Déductions (1) N/A 430 118
Total
des
fonds
propres
prudentiels
597 741 698 015

(1) désormais directement imputés sur les montants du tier 1 et du tier 2.

En application de la réglementation, la Caisse Régionale de Normandie-Seine doit respecter en permanence un ratio de fonds propres de base égal au moins à 4% et un ratio de solvabilité de 8%.

Au 31/12/08, comme au 31/12/07, la Caisse Régionale de Normandie-Seine répond à ces exigences réglementaires.

7.4 - Notes relatives au compte de résultat

7.4.1 - Produits et Charges d'intérêts

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Sur opérations avec les établissements de crédit 5 653 328
Sur opérations internes au Crédit Agricole 17 865 19 878
Sur opérations avec la clientèle 362 446 316 315
Intérêts courus et échus sur actifs financiers disponibles à la vente. 1 346 1 277
Intérêts courus et échus sur actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance. 3 258 3 755
Intérêts courus et échus des instruments de couverture 27 928 24 193
Sur opérations de location-financement
Autres intérêts et produits assimilés 1 1
Produits
d'intérêts
(1) (2)
418 497 365 747
Sur opérations avec les établissements de crédit -3 237 -71
Sur opérations internes au Crédit Agricole -221 026 -183 962
Sur opérations avec la clientèle -16 773 -9 713
Actifs financiers disponibles à la vente -11
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance
Sur dettes représentées par un titre -1 037 -641
Sur dettes subordonnées -717 -1 243
Intérêts courus et échus des instruments de couverture -28 495 -22 207
Sur opérations de location-financement
Autres intérêts et charges assimilées
Charges
d'intérêts
-271 296 -217 837

(1) dont 6 104 milliers d'euros sur créances dépréciées individuellement.

(2) dont 3 435 milliers d'euros correspondant à des bonifications reçues de l'Etat.

7.4.2 - Commissions nettes

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Produits Charges Net Produits Charges Net
Sur opérations avec les établissements de crédit 1 154 -490 664 629 -345 284
Sur opérations internes au Crédit Agricole 21 324 -13 249 8 075 18 108 -6 462 11 646
Sur opérations avec la clientèle 39 033 39 033 37 137 37 137
Sur opérations sur titres
Sur opérations de change 147 147 149 149
Sur opérations sur instruments dérivés et autres opérations de hors bilan. 3 062 -410 2 652 2 134 -409 1 725
Sur moyens de paiement et autres prestations de services bancaires et financiers. 59 143 -7 416 51 727 55 733 -6 618 49 115
Gestion d'OPCVM, fiducie et activités analogues 16 276 -144 16 132 18 155 -110 18 045
Produits
nets
des
commissions
140 139 -21 709 118 430 132 045 -13 944 118 101

7.4.3 - Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Dividendes reçus
Plus ou moins values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur par résultat par nature.
Plus ou moins values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur par résultat par option.
Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés (hors résultat des couvertures d'investissements nets des activités à l'étranger)
Résultat de la comptabilité de couverture
6 746
59
187
-3 238
289
122
75
Gains
ou
pertes
nets
sur
instruments
financiers
à la juste
valeur
par
résultat
6 992 -2 752
2008
Profits Pertes Net
Couvertures de juste valeur
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts. 20 252 47 084 -26 832
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couvertures). 47 084 20 252 26 832
Couvertures de flux de trésorerie
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace. .
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace. .
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers
Variations de juste valeur des éléments couverts
Variations de juste valeur des dérivés de couverture
Couvertures de l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments financiers au risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace
Cessation de la comptabilité de couverture dans le cas d'une couverture de flux de trésorerie
2007
Profits Pertes Net
Couvertures de juste valeur
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts. 14 478 5 084 9 394
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couvertures). 5 084 14 403 -9 319
Couvertures de flux de trésorerie
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace. .
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace. .
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers
Variations de juste valeur des éléments couverts
Variations de juste valeur des dérivés de couverture
Couvertures de l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments financiers au risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace
Cessation de la comptabilité de couverture dans le cas d'une couverture de flux de trésorerie

7.4.4 - Gains ou perte nets sur Actifs financiers disponibles à la vente

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Dividendes reçus 29 453 27 443
Plus ou moins values de cessions réalisées sur actifs financiers disponibles à la vente 2 571 4 445
Pertes sur titres dépréciés durablement (titres à revenu variable). -29 -10
Plus ou moins values de cessions réalisées sur actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance et sur prêts et créances. .
Gains
ou
pertes
nets
sur
actifs
financiers
disponibles
à la vente
31 995 31 878

Les provisions pour dépréciations durables comptabilisées en 2008 sur les titres de participations sont les suivantes : SACAM Santefi : 19 K€

TLJ : 9 K€ FIDEL B : 1 K€

7.4.5 - Produits et charges nets des autres activités

31/12/08 31/12/07
Gains ou pertes sur immobilisations hors exploitation 327 249
Participation aux résultats des assurés bénéficiaires de contrats d'assurance.
Autres produits nets de l'activité d'assurance
Variation des provisions techniques des contrats d'assurance.
Produits nets des immeubles de placement -84 -93
Autres produits (charges) nets 22 469 23 212
Produits
(charges
) des
autres
activités
22 712 23 368

7.4.6 - Charges générales d'exploitation

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Charges de personnel
Impôts et taxes
Services extérieurs et autres charges générales d'exploitation.
109 032
5 542
53 764
109 321
5 109
53 754
Charges
d'exploitation
168 338 168 184

Ce montant intègre les honoraires des commissaires aux comptes pour 164 K€ liés à la certification des comptes. Ces montants se répartissent respectivement pour 82 K€ pour le Cabinet ERNST & YOUNG ainsi que 82 K€ pour le Cabinet KPMG.

7.4.7 - Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Dotations aux amortissements
Dotations aux dépréciations
7 963 8 561
total 7 963 8 561

7.4.8 - Coût du risque

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Dotations
aux provisions
et aux dépréciations
-47 372 -37 105
Actifs financiers disponibles à la vente
Prêts et créances
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance
Autres actifs
-43 340 -33 574
Engagements par signature
Risques et charges
-1 454
-2 578
-835
-2 696
Reprises
de
provisions
et de
dépréciations
29 334 35 042
Actifs financiers disponibles à la vente
Prêts et créances
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance
Autres actifs
Engagements par signature
Risques et charges
17 887
5
447
10 995
31 233
744
3 065
Dotations
nettes
de
reprises
des
dépréciations
et provisions
-18 038 -2 063
Plus ou moins values de cession réalisées sur actifs financiers disponibles à la vente. .
Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non dépréciés.
Récupérations sur prêts et créances amortis
Décotes sur crédits restructurés
Pertes sur engagements par signature
Autres pertes
-589
106
-149
-597
36
-482
Coût
du
ris
que
-18 670 -3 106

7.4.9 - Gains ou pertes nets sur autres actifs

31/12/08 31/12/07
Immobilisations
corporelles
et incorporelles
d'exploitation
-73 -46
Plus-values de cession
Moins-values de cession
201
-274
33
-79
Titres
de
capitau
x propres
consolidés
0 0
Plus-values de cession
Moins-values de cession
Gains
ou
pertes
sur
autres
actifs
-73 -46

7.4.10 - Impôts

31/12/08 31/12/07
Charge d'impôt courant
Charge d'impôt différé
35 262
-898
43 104
-2 472
Charge
d'impôt
de
la période
34 364 40 632
31/12/08
Base Taux Impôt
d'impôt
Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisitions et résultats des sociétés mises en équivalence 132 286 34,43% 45 546
Effet des différences permanentes -8 708
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères 0
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit -565
Effet des autres éléments -1 909
Taux et charge
effectif
d'impôt
25,98% 34 364
31/12/07
Base Taux Impôt
d'impôt
Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisitions et résultats des sociétés mises en équivalence 138 606 34,43% 47 722
Effet des différences permanentes -8 086
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit -528
Effet des autres éléments 1 524
Taux et charge
effectif
d'impôt
29,31% 40 632

7.5 - Informations sectorielles

La Caisse Régionale de Normandie-Seine exerce l'essentiel de son activité en France, dans un seul secteur d'activité et dans la banque de proximité. Cela ne justifie donc pas la production de tableaux détaillés par zone géographique.

7.6 - Notes relatives au bilan

7.6.1 - Caisse, Banques centrales

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Actif Passif Actif Passif
Caisse
Banques centrales
53 757
13 362
52 366
4 581
Total en principal
Créances / Dettes rattachées
67 119
110
0 56 947
125
0
Valeur
au
bilan
67 229 0 57 072 0

7.6.2 - Actifs et Passifs financiers à la juste valeur par résultat

Actifs financiers à la juste valeur par résultat (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Actifs financiers détenus à des fins de transaction
Actifs financiers à la Juste Valeur par résultat sur option.
6 444
5 333
1 129
5 274
Juste
valeur
au
bilan
11 777 6 403
Dont Titres prêtés

Les montants relatifs aux titres reçus en pension livrée comprennent ceux que l'entité est autorisée à redonner en garantie.

31/12/08 31/12/07
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Valeurs reçues en pension
Titres reçus en pension livrée
Titres détenus à des fins de transaction 0 0
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe 0 0
Titres cotés
Titres non cotés
Actions et autres titres à revenu variable 0 0
Titres cotés
Titres non cotés
Instruments dérivés 6 444 1 129
Juste
valeur
au
bilan
6 444 1 129

Actifs financiers à la Juste Valeur par résultat sur option (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Créances sur la clientèle
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte
Valeurs reçues en pension
Titres reçus en pension livrée
Titres à la juste valeur par résultat sur option 5 333 5 274
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe 5 333 5 274
Titres cotés
Titres non cotés 5 333 5 274
Actions et autres titres à revenu variable 0 0
Titres cotés
Titres non cotés
Juste
valeur
au
bilan
5 333 5 274

Passifs financiers à la juste valeur par résultat (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Passifs financiers détenus à des fins de transaction
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option.
3 634 4 768
Juste
valeur
au
bilan
3 634 4 768

Passifs financiers détenus à des fins de transaction (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Titres vendus à découvert
Valeurs données en pension
Titres donnés en pension livrée
Dettes envers la clientèle
Dettes envers les établissements de crédit
Instruments dérivés 3 634 4 768
Juste
valeur
au
bilan
3 634 4 768

Une information détaillée sur les instruments dérivés de transaction est fournie à la note 7.3.2 relative au risque de marché, notamment sur taux d'intérêts.

7.6.3 - Instruments dérivés de couverture

L'information détaillée est fournie à la note 7.3.7 relative à la couverture du risque de flux de trésorerie ou de juste valeur, notamment sur taux d'intérêts et de change.

7.6.4 - Actifs financiers disponibles à la vente

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres assimilés 283 055 325 276
Titres cotés 274 578 321 334.
Titres non cotés 8 477 3 942
Actions et autres titres assimilés 348 939 617 665
Titres cotés 15 915 16 244
Titres non cotés 333 024 601 421
Total des titres disponibles à la vente 631 994 942 941
Total des créances disponibles à la vente
Créances rattachées 267 250
Valeur
au
bilan
des
actifs
financiers
disponibles
à la vente
(1)
632 261 943 191

(1) dont 1 212 K€ comptabilisés au titre de la dépréciation durable sur titres et créances.

Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Juste Gains Pertes Juste
valeur latents latentes valeur
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres assimilés 283 055 30 148 5 880 325 276
Actions et autres titres à revenu variable 15 915 959 98 16 244
Titres de participation non consolidés (1) 333 024 14 778 120 993 601 421
Créances disponibles à la vente
Créances rattachées 267 250
Valeur au bilan des actifs financiers disponibles à la vente 632 261 45 885 126 971 943 191
Impôts -10 977 -2 059
Gains
et pertes
latents
sur
actifs
financiers
disponibles
à la vente
(net
IS)
34 908 124 912

(1) Le montant des pertes latentes correspond principalement à la différence entre la juste valeur et la valeur comptable des titres de SAS Rue La Boétie, actionnaire majoritaire de Crédit Agricole SA.

7.6.5 - Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle

Prêts et créances sur les établissements de crédit (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Etablissements de crédit
Comptes et prêts
dont comptes ordinaires débiteurs sains
dont comptes et prêts au jour le jour sains
Valeurs reçues en pension
Titres reçus en pension livrée
Prêts subordonnés
Titres non cotés sur un marché actif
Autres prêts et créances
347
347
2 692
8 756
8 756
2 692
Total
Créances rattachées
Dépréciations
Valeur nette
3 039
19
3 058
11 448
41
11 489
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires
Comptes et avances à terme
Prêts subordonnés
Titres non cotés sur un marché actif
3 093
165 560
31 200
129 376
208 153
31 200
Total
Créances rattachées
Dépréciations
Valeur nette
199 853
5 355
205 208
368 729
2 227
370 956
Valeur
nette
au
bilan
208 266 382 445

Prêts et créances sur la clientèle (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Opérations avec la clientèle
Créances commerciales
Autres concours à la clientèle (1)
Titres reçus en pension livrée
22 458
7 916 615
18 430
7 076 420
Prêts subordonnés
Titres non cotés sur un marché actif
Créances nées d'opérations d'assurance directe
Créances nées d'opérations de réassurance
47 000
3 157
47 000
3 157
Avances en comptes courants d'associés
Comptes ordinaires débiteurs
108 932
64 628
18 860
50 651
Total
Créances rattachées
Dépréciations
Valeur nette
8 162 790
55 797
-206 092
8 012 495
7 214 518
48 566
-189 129
7 073 955
Opérations de location financement
Location-financement immobilier
Location-financement mobilier, location simple et opérations assimilées.
Total
Créances rattachées
Dépréciations
0 0
Valeur nette
Valeur
nette
au
bilan
0
8 012 495
0
7 073 955

(1) Dont 73 969 K€ donnés en garantie à Casa dans le cadre de la participation du Groupe Crédit Agricole aux refinancements accordés par la Société de Financement de l'Economie Française (SFEF). La Caisse Régionale de Normandie-Seine conserve l'intégralité des risques et avantages associés à ces créances.

7.6.6 - Dépréciations inscrites en déduction des actifs financiers

(En milliers d'euros)

31/12/07 Variation de
périmètre
Dotations Reprises Utilisations Autres
mouvements
31/12/08
Créances sur établissements de crédit
Créances clientèle
dont dépréciations collectives
Opérations de location financement
Titres détenus jusqu'à l'échéance
Actifs disponibles à la vente
Autres actifs financiers
189 129
102 130
1 183
45
46 857
14 861
29
-20 167
-385
-5
-9 726 -1 0
206 092
116 606
0
0
1 212
40
Total
des
dépréciations
des
actifs
financiers
190 357 0 46 886 -20 172 -9 726 -1 207 344
31/12/06 Variation de
périmètre
Dotations Reprises Utilisations Autres
mouvements
31/12/07
Créances sur établissements de crédit
Créances clientèle
dont dépréciations collectives
Opérations de location financement
Titres détenus jusqu'à l'échéance
Actifs disponibles à la vente
Autres actifs financiers
196 112
92 221
1 317
45
46 934
13 282
10
-44 780
-3 373
-145
-9 138 1
1
0
189 129
102 130
0
0
1 183
45
Total
des
dépréciations
des
actifs
financiers
197 474 0 46 944 -44 925 -9 138 2 190 357

7.6.7 - Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle

Dettes envers les établissements de crédit (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Etablissements de crédit
Comptes et emprunts
dont comptes ordinaires créditeurs
dont comptes et emprunts au jour le jour
Valeurs données en pension
Titres donnés en pension livrée
11 465
2 692
2 785
2 759
Total 11 465 2 785
Dettes rattachées 38 13
Valeur
au
bilan
11 503 2 798
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires créditeurs
Comptes et avances à terme
46 203
5 878 503
398
5 065 608
Total
Dettes rattachées
Valeur au bilan
5 924 706
13 218
5 937 924
5 066 006
8 244
5 074 250
Valeur
au
bilan
des
dettes
envers
les
établissements
de
crédit
5 949 427 5 077 048

Dettes envers la clientèle (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Comptes ordinaires créditeurs
Comptes d'épargne à régime spécial
Autres dettes envers la clientèle
Titres donnés en pension livrée
Dettes nées d'opérations d'assurance directe
Dettes nées d'opérations de réassurance
Dettes pour dépôts d'espèces reçus des cessionnaires et rétrocessionnaires en représentation d'engagements techniques.
1 833 538
30 591
228 143
1 819 311
36 855
210 468
Total
Dettes rattachées
2 092 272
7 061
2 066 634
2 828
Valeur
au
bilan
2 099 333 2 069 462

7.6.8 - Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe
5 667
57 741
2 662
77 122
Total
Créances rattachées
Dépréciations
63 408
776
79 784
1 171
Valeurs
nettes
au
bilan
64 184 80 955

7.6.9 - Dettes représentées par un titre et dettes subordonnées

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse
Titres du marché interbancaire
Titres de créances négociables :
Émis en France
7 009
1 460
1 460
6 470
25 718
25 718
Émis à l'étranger
Emprunts obligataires
Autres dettes représentées par un titre
Total
Dettes rattachées
8 469
78
32 188
129
Valeur
au
bilan
8 547 32 317
Dettes subordonnées
Dettes subordonnées à durée déterminée
Dettes subordonnées à durée indéterminée
Dépôt de garantie à caractère mutuel
Titres et emprunts participatifs
9 136 20 569
Total
Dettes rattachées
9 136
27
20 569
340
Valeur
au
bilan
9 163 20 909

7.6.10 - Actifs et passifs d'impôts différés

Impôts différés - Actif (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Provisions pour risques et charges non déductibles 47 048 42 916
Charges à payer non déductibles 305 1 655
Couvertures de Flux de Trésorerie 78 7
Autres impôts différés actif 17 496 9 568
Effet des compensations par entité fiscale -12 624 -7 016
Total
impôt
différé
actif
52 303 47 130

Impôts différés - PASSif (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Actifs disponibles à la vente 597 4 589
Couvertures de Flux de Trésorerie 212
Autres différences temporaires 61 2 215
Autres impôts différés passif 11 966
Effet des compensations par entité fiscale -12 624 -7 016
Total
impôt
différé
passif
0 0

7.6.11 - Comptes de régularisation actif, passif et divers

7.6.11.1 - Comptes de régularisation actif

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Autres actifs 59 550 47 036
Comptes de stocks et emplois divers 9 12
Gestion collective des titres Livret développement durable.
Débiteurs divers 58 300 45 873
Comptes de règlements 1 241 1 151
Capital souscrit non versé
Autres actifs d'assurance
Parts des réassureurs dans les provisions techniques
Comptes de régularisation 149 231 79 098
Comptes d'encaissement et de transfert 90 650 18 686
Comptes d'ajustement et comptes d'écarts 8 8
Produits à recevoir 47 382 41 912
Charges constatés d'avance 1 333 640
Autres comptes de régularisation 9 858 17 852
Valeur
nette
au
bilan
208 781 126 134

7.6.11.2 - Comptes de régularisation passif

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Autres passifs (1) 54 184 52 168
Comptes de règlements 1 007
Créditeurs divers 45 739 40 839
Versement restant à effectuer sur titres 7 985 9 862
Autres 460 460
Comptes de régularisation 108 395 125 191
Comptes d'encaissement et de transfert (2) 11 640 12 067
Comptes d'ajustement et comptes d'écarts 1
Produits constatés d'avance 34 541 25 178
Charges à payer 43 577 47 281
Autres comptes de régularisation 18 637 40 664
Valeur
au
bilan
162 579 177 359

(1) Les montants indiqués incluent les dettes rattachées.

(2) Les montants sont indiqués en net.

7.6.12 - Actifs et passifs liés aux actifs non courant destinés à être cédés

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Actifs non courants destinés à être cédés
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés.
Néant
Néant
Néant
Néant

7.6.13 - Immeubles de placement

(En milliers d'euros)

31/12/07 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions)
Diminutions
(Cessions
et échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
Solde
31/12/08
Valeur brute
Amortissements et dépréciations
2 596
-1 251
72
-84
-317
144
2 351
-1 191
Valeur
nette
au
bilan
1 345 0 -12 -173 0 0 1 160

Y compris Immeubles de placement donnés en location simple.

31/12/06 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions)
Diminutions
(Cessions
et échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
Solde
31/12/07
Valeur brute
Amortissements et dépréciations
2 750
-1 207
71
-93
-225
49
2 596
-1 251
Valeur
nette
au
bilan
1 543 0 -22 -176 0 0 1 345

Y compris Immeubles de placement donnés en location simple.

(En milliers d'euros)

31/12/07 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisition,
regroupement
d'entreprises)
Diminutions
(Cessions
et échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
Solde
31/12/08
Immobilisations corporelles
d'exploitation
Valeur brute
Créances rattachées (1)
158 567 15 021 -7 947 165 641
0
Amortissements et dépréciations -114 659 -7 729 7 574 7 -114 807
Valeur
nette
au
bilan
43 908 0 7 292 -373 0 7 50 834
Immobilisations incorporelles
Valeur brute
Amortissements et dépréciations
4 875
-4 621
208
-234
-876
874
4 207
-3 981
Valeur
nette
au
bilan
254 0 -26 -2 0 0 226

(1) Loyers courus non échus sur les immobilisations données en location simple.

31/12/06 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisition,
regroupement
d'entreprises)
Diminutions
(Cessions
et échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
Solde
31/12/07
Immobilisations corporelles
d'exploitation
Valeur brute 153 600 9 448 -4 170 -311 158 567
Créances rattachées (1) 0
Amortissements et dépréciations -110 397 -8 155 4 099 -206 -114 659
Valeur
nette
au
bilan
43 203 0 1 293 -71 0 -517 43 908
Immobilisations incorporelles
Valeur brute 4 764 122 -11 4 875
Amortissements et dépréciations -4 225 -406 10 -4 621
Valeur
nette
au
bilan
539 0 -284 -1 0 0 254

(1) Loyers courus non échus sur les immobilisations données en location simple.

7.6.15 - Provisions

(En milliers d'euros)

31/12/07 Variation de
périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises
non utilisées
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/08
Risques sur les produits épargne logement 11 770 1 150 12 920
Risques d'exécution des engagements par signature 1 473 1 454 -44 -606 -1 2 276
Risques opérationnels 9 740 995 -129 -4 077 -1 6 528
Engagements sociaux (retraites) et assimilés (1) 1 081 11 -240 852
Litiges divers 220 19 -54 185
Participations 0
Restructurations 0
Autres risques 20 909 1 983 -990 -8 433 13 469
Dont provision pour risques de litiges
. .
. (actions en responsabilité)
16 020 1 337 -104 -6 269 10 984
Dont autres provisions pour risques 4 889 646 -886 -2 164 2 485
Provisions 45 193 0 5 612 -1 403 -13 170 0 -2 36 230

(1) Dont 852 K€ au titre de la provision pour médaille du travail.

31/12/06 Variation de
périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises
non utilisées
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/07
Risques sur les produits épargne logement 11 230 1 810 -1 270 11 770
Risques d'exécution des engagements par signature 1 382 835 -186 -558 1 473
Risques opérationnels 10 416 1 010 -97 -1 589 9 740
Engagements sociaux (retraites) et assimilés (1) 1 023 143 -85 1 081
Litiges divers 219 30 -29 220
Participations 0
Restructurations 0
Autres risques 22 069 2 029 -1 716 -1 473 20 909
Dont provision pour risques de litiges
. .
. (actions en responsabilité)
14 979 1 686 -4 -641 16 020
Dont autres provisions pour risques 7 090 343 -1 711 -833 4 889
Provisions 46 339 0 5 857 -2 084 -4 919 0 0 45 193

(1) Dont 938 K€ au titre de la provision pour médaille du travail.

Encours collectés au titre des comptes et plans d'épargne-logement sur la phase d'épargne (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Plans d'épargne-logement
Ancienneté de moins de 4 ans 0 0
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 979 439 903 061
Ancienneté de plus de 10 ans 393 563 551 756
Total plans d'épargne-logement
Total comptes épargne-logement
1 373 002
251 385
1 454 817
248 697
Total
encours
collectés
au
titre
des
contrats
épargne
-logement
1 624 387 1 703 514

L'ancienneté est déterminée conformément au CRC 2007-01 du 14 décembre 2007.

Les encours de collecte sont des encours sur base d'inventaire à fin novembre 2008 et hors prime d'état.

Encours de crédits en vie octroyés au titre des comptes et plans d'épargne-logement (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Plans d'épargne-logement 25 893 24 254
Comptes épargne-logement 66 285 59 054
Total
encours
de
crédits
en
vie
octroyés
au
titre
des
contrats
épargne
-logement
92 178 83 308

Provision au titre des comptes et plans d'épargne-logement (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Plans d'épargne-logement
Ancienneté de moins de 4 ans 0 0
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 4 140 3 200
Ancienneté de plus de 10 ans 2 060 2 630
Total plans d'épargne-logement
Total comptes épargne-logement
6 200
6 720
5 830
5 940
Total
provision
au
titre
des
contrats
épargne
-logement
12 920 11 770

L'ancienneté est déterminée conformément au CRC 2007-01 du 14 décembre 2007.

31/12/07 Dotations Reprises Autres
mouvements
31/12/08
Plans d'épargne-logement
Comptes épargne-logement
5 830
5 940
370
780
6 200
6 720
Total
provision
au
titre
des
contrats
épargne
-logement
11 770 1 150 0 0 12 920

7.6.16 - Capitaux propres

7.6.16.1 - Composition du capital au 31 décembre 2008

La Caisse Régionale de Normandie-Seineest unesociétécoopérativeàcapitalvariable, soumise notamment aux articles L. 512-20 et suivants du Code monétaire et financier relatifs au Crédit Agricole, aux articles L. 231-1 et suivants du Code de commerce relatifs aux sociétés à capital variable, et aux dispositions de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération.

Son capital est composé de parts sociales cessibles nominatives souscrites par les sociétaires, de Certificats Coopératifs d'Investissement et de Certificats Coopératifs d'Associés.

Conformémentaux dispositions del'IFRIC 2, la qualité decapitalest reconnueaux parts sociales des coopératives dans la mesure où l'entité dispose d'un droit inconditionnel de refuser le remboursement des parts.

Répartition du capital de la Caisse régionale

La cession des parts sociales étant soumise à l'agrément du Conseil d'Administration de la Caisse Régionale, cette dernière caractéristique confirme par conséquent leur qualité de capital social au regard des normes IFRS.

Les CCIet/ou CCA sont desvaleurs mobilièressans droit devoteémises pour la durée delasociétéet représentatives de droits pécuniairesattachésà une part decapital. Leur émission est régie par les titres II quater et quinquies de la loi du 10 septembre 1947. A la différence des parts sociales, ils confèrent à leurs détenteurs un droit sur l'actif net de la société dans la proportion du capital qu'ils représentent.

Les CCIsontémisau profit detitulaires n'ayant pasàjustifier dela qualité desociétaire, et sont librement négociables.

Les CCA ne peuvent en revanche être souscrits et détenus que par les sociétaires de la Caisse Régionale et des Caisses Locales qui lui sont affiliées.

Nombre de
titres au
01/01/08
Nombre de
titres
émis
Nombre de
titres
remboursés
Nombre de
titres au
31/12/08
Certificats Coopératifs d'Investissements (CCI)
Dont part du Public
Dont part Crédit Agricole S.A.
Dont part Auto-détenue
1 053 618
1 053 618
0 0 1 053 618
1 053 618
Certificats Coopératifs d'Associés (CCA)
Dont part du Public
Dont part Crédit Agricole S.A.
1 513 954
1 513 954
0 0 1 513 954
1 513 954
Parts sociales
Dont 74 Caisses Locales
Dont 24 administrateurs de la CR
Dont Crédit Agricole S.A.
3 488 244
3 484 110
24
1
4 109
1
1
1
1
3 488 244
3 484 110
24
1
4 109
TOTAL 6 055 816 1 1 6 055 816

La valeur nominale des titres est de 15,25 € et le montant total du capital est 92 351 K€.

7.6.16.2 - Actions de préférences

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas émis d'actions de préférence.

7.6.16.3 - Résultat par action

Conformément à la norme IAS 33, une entité doit calculer le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires de l'entité mère. Celui-ci doit être calculé en divisant le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires par le nombre moyen d'actions ordinaires en circulation.

Ainsi qu'il est évoqué au paragraphe précédent, les capitaux propres de la Caisse Régionale de Normandie-Seine sont composés de parts sociales, de CCI (le cas échéant) et de CCA.

Conformément aux dispositions de l'article 14 de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 relative au statut de la coopération, la rémunération des parts sociales est au plus égale au taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées publiées par le ministre chargé de l'économie.

La rémunération des CCI et CCA est quant à elle fixée annuellement par l'Assemblée Générale des sociétaires et doit être au moins égale à celle des parts sociales.

Par conséquent, du fait des particularités liées au statut des sociétés coopératives à capital variable portant tant sur la composition des capitaux propres qu'aux caractéristiques de leur rémunération, les dispositions de la norme IAS 33 relative à la communication du résultat par action, sont inappropriées.

Année de rattachement du dividende (En milliers d'euros)

CCI CCA Part Sociale
Montant net Montant net Montant net
2005 3 024 4 345 1 942
2006 4 478 6 434 2 128
2007 4 878 7 010 2 421
Prévu 2008 4 752 6 828 2 394

7.6.16.4 - Dividendes

Les montants relatifs aux dividendes figurent dans le tableau de variation des capitaux propres.

7.6.16.5 - Affectations du résultat et fixation du dividende 2008

L'affectation du résultat et la fixation du dividende 2008 sont proposées dans le projet de résolutions présentées par le Conseil d'Administration à l'Assemblée Générale de la Caisse Régionale de Normandie-Seine du 25 mars 2009.

Le texte de la résolution est la suivante :

L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport de gestion du Conseil d'Administration et du rapport général des commissaires aux comptes, décide, sur proposition du Conseil d'Administration, d'affecter ainsi qu'il suit, le résultat de l'exercice clos le 31 décembre 2008 :

Bénéfice net de l'exercice : 91 007 702,68 €
Soit un résultat à affecter de : 91 007 702,68 €
Affectations :
A - Distribution d'intérêts :
aux parts sociales à hauteur de : 2 393 807,45 €
aux Certificats Coopératifs d'Investissement : 4 751 817,18 €
aux certificats coopératifs d'associés : 6 827 932,54 €
B - Réserve légale : 57 775 609,13 €
C - Fond d'action locale : 200 000,00 €
D - Réserves facultatives : 19 058 536,38 €
Soit un résultat affecté de : 91 007 702,68 €

7.7 - Avantages au personnel et autres rémunérations 7.7.1 - Détail des charges de personnel

(En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Salaires et traitements (*) 60 638 59 924
Cotisation au titre des retraites (régimes à cotisations définies). 6 576 6 404
Cotisation au titre des retraites (régimes à prestations définies). 1 421 1 267
Autres charges sociales 21 558 21 071
Intéressement et participation 10 689 12 801
Impôts et taxes sur rémunération 8 150 7 854
Total
charges
de
personnel
109 032 109 321

(*) Dont indemnités liées à la retraite pour 67 K€..

Dont Autres avantages à long terme : Médailles du travail pour 175 K€.

7.7.2 - Effectif fin de période

EFFECTIF
31/12/08 31/12/07
France 1 782 1 781
Etranger
Total 1 782 1 781

7.7.3 - Avantages postérieurs à l'emploi, régimes à cotisations définies

Il existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés "employeurs". Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires si les fonds n'ont pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs. Par conséquent, les sociétés du Groupe Crédit Agricole SA n'ont pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer.

(En milliers d'euros)

Variation
dette
actuarielle
31/12/08 31/12/07 31/12/06 31/12/05 31/12/04
Dette actuarielle au 31/12/n-1 22 166 26 930 24 464 21 326 19 469
Ecart de change
Coût des services rendus sur la période 1 212 952 1 096 898 842
Coût financier 1 090 1 041 947 1 111 977
Cotisations de l'employé
Modification / Réduction / liquidation de plan -5 861
Acquisition, cession (modification périmètre consolidation).
Indemnités de cessation d'activité
Prestations versées (obligatoire) -1 959 -716 -965 -758 -400
(Gains) / pertes actuariels 1 306 -6 040 1 388 1 887 438
Dette
actuarielle
au 31/12/n
17 954 22 167 26 930 24 464 21 326
Détail
de
la charge
comptabilisée
au
résultat
31/12/08 31/12/07 31/12/06 31/12/05 31/12/04
Coût des services rendus sur l'exercice 1 212 952 1 096 898 842
Coût financier 1 090 1 041 947 1 111 977
Rendement attendu des actifs sur la période -901 -1 078 -979 -990 -663
Amortissement du coût des services passés 1 394
Amortissement des gains / (pertes) actuariels 116 268 856 468
Gains / (pertes) sur les réductions et liquidations
Gains / (pertes) sur la limitation de surplus
Charge
nette
comptabilisée
au
compte
de
résultat
1 517 1 183 1 920 2 413 1 624
Variation
de
juste
valeur
des
actifs
du
régime
et des
droits
à remboursement
31/12/08 31/12/07 31/12/06 31/12/05 31/12/04
Juste valeur des actifs / droits à remboursement au 31/12/n-1 22 271 26 951 24 483 21 402 15 620
Ecart de change
Rendement attendu des actifs 901 1 078 979 990 663
Gains / (pertes) actuariels sur les actifs du régime 1 190 -6 308 533 493 -30
Cotisations de l'employeur 1 421 1 267 1 922 2 413 5 657
Cotisations de l'employé
Modification / Réduction / liquidation de plan -5 860
Acquisition, cession (modification périmètre consolidation). -57 -107
Indemnités de cessation d'activité
Prestations versées -1 959 -716 -966 -758 -400
Juste
valeur
des
actifs
/ droits
à remboursement
au 31/12/n
17 964 22 272 26 951 24 483 21 403

La Caisse Régionale de Normandie-Seine portait jusqu'à présent certains engagements vis-à-vis d'effectifs retraités de la Caisse Régionale. Ces engagements ont été totalement externalisés au 31 décembre 2008, ce qui a généré une diminution de la dette actuarielle ainsi que des actifs gérés correspondants.

Position
nette
31/12/08 31/12/07 31/12/06 31/12/05 31/12/04
Dette actuarielle nette fin de période
Juste valeur des actifs / Droits à remboursement fin de période.
17 954
17 964
22 167
22 272
26 930
26 951
24 464
24 483
21 326
21 403
Position
nette
(passif
) / actif
fin
de
période
-10 -105 -21 -19 -77
Régimes
à prestations
définies
: principales
hypoth
èses
actuarielles
31/12/08 31/12/07 31/12/06 31/12/05 31/12/04
Taux d'actualisation (1)
Taux de rendement attendus des actifs du régime et des droits à remboursement.
4,94%
4,00%
4,26%
4,00%
3,84% 4,90% 5,30%

(1) calculé sur la base des taux d'actualisation définis par le Groupe et sur la base des durées résiduelles d'engagements.

7.7.5 - Autres engagements sociaux

Droit Individuel de Formation

Droits acquis cumulés au 31/12/08 :
119 170 Heures
Droits consommés au 31/12/08 :
23 050 Heures
Solde des droits non consommés au 31/12/08 : 96 120 Heures

Prime attribuée pour la médaille d'honneur agricole

Tout salarié à qui la médaille d'honneur agricole a été officiellement décernée, a droit, s'il compte au moins cinq ans de service au Crédit Agricole, à une prime d'une valeur égale à 830 €.

Le bénéfice de cette prime est attribuée à l'occasion de l'obtention de chacune des médailles, ces dernières étant attribuées dans les conditions précisées par le décret n°84-591 du 04 Juillet 1984 du ministère chargé de l'agriculture. Les provisions constituées par la Caisse Régionale de Normandie-Seine au titre de ces engagements sociaux s'élèvent à 852 milliers d'euros à la fin de l'exercice 2008.

Indemnité de fin de carrières

Les indemnités de fin de carrière ne sont plus provisionnées dans les comptes de la Caisse Régionale de Normandie-Seine. La Caisse Régionale passe par Predica qui procède aux appels de fonds une fois par an en fin d'année. Lorsque l'évènement (départ à la retraite) intervient, la Caisse Régionale de Normandie-Seine demande à Predica le déblocage des fonds à destination du salarié qui part en retraite.

7.7.6 - Paiements à base d'actions

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas de paiement à base d'actions.

7.7.7 - Rémunérations de dirigeants

Le montant global des rémunérations alloué pendant l'exercice à l'ensemble des membres des organes de direction s'élève à 1 134 K€.

Le montant global des crédits réalisés pour le compte des membres des organes de direction est de 332 K€.

7.8 - Engagements de financement et de garantie et autres garanties

Engagements donnés et reçus (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Engagements
donnés
Engagements de financement 1 270 927 1 419 499
Engagements en faveur d'établissements de crédit 6 559
Engagements en faveur de la clientèle 1 270 927 1 412 940
Ouverture de crédits confirmés 657 100 711 349
- Ouverture de crédits documentaires 3 309 3 692
- Autres ouvertures de crédits confirmés 653 791 707 657
Autres engagements en faveur de la clientèle 613 827 701 591
Engagements de garantie 138 940 106 916
Engagements d'ordre d'établissement de crédit 0 0
Confirmations d'ouverture de crédits documentaires.
Autres garanties
Engagements d'ordre de la clientèle 138 940 106 916
Cautions, avals et autres garanties 10 686 10 537
Cautions immobilières 44 653 28 867
Gar. Rbt de crédits distr. /autres EC 31 973 17 670
Autres garanties d'ordre de la clientèle 51 628 49 842
Engagements
reçus
Engagements de financement 133 035 163 624
Engagements reçus d'établissements de crédit 133 035 163 624
Engagements reçus de la clientèle
Engagements de garantie 1 825 622 1 335 800
Engagements reçus d'établissements de crédit 333 097 238 086
Engagements reçus de la clientèle 1 492 525 1 097 714
Garanties reçues des administrations publiques et assimilées 218 711 217 229
Autres garanties reçues 1 273 814 880 485

7.9 - Juste valeur des instruments financiers

Les montants de juste valeur indiqués ci-dessous représentent les estimations effectuées à la date d'arrêté. Celles-ci sont susceptibles de changer dans d'autres périodes en raison de l'évolution des conditions de marché ou d'autres facteurs.

Les calculs effectués représentent la meilleure estimation qui puisse être faite. Elle se base sur un certain nombre de modèles d'évaluation et d'hypothèses. Dans la mesure où ces modèles présentent des incertitudes, les justes valeurs retenues peuvent ne pas se matérialiser lors de la vente réelle ou le règlement immédiat des instruments financiers concernés.

Dans la pratique, et dans une logique de continuité de l'activité, l'ensemble de ces instruments financiers pourrait ne pas faire l'objet d'une réalisation immédiate pour la valeur estimée ci-dessous.

Juste valeur des actifs et passifs financiers comptabilisés au coût (En milliers d'euros)

31/12/08 31/12/07
Valeur
au bilan
Valeur
de marché
Valeur
au bilan
Valeur
de marché
estimée estimée
ACTIFS
Prêts et créances sur les établissements de crédit
Prêts et créances sur la clientèle
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance
208 266
8 012 495
64 184
208 266
7 986 644
61 354
382 445
7 073 955
80 955
382 445
7 094 115
77 443
PASSIFS
Dettes envers les établissements de crédits
Dettes envers la clientèle
Dettes représentées par un titre
Dettes subordonnées
5 949 427
2 099 333
8 547
9 163
5 973 585
2 099 333
8 547
9 163
5 077 048
2 069 462
32 317
20 909
5 077 048
2 069 462
32 317
20 909

Pour les instruments financiers, la meilleure estimation correspond au prix de marché de l'instrument lorsque celui-ci est traité sur un marché actif (cours cotés et diffusés).

En l'absence de marché ou de données fiables, la juste valeur est déterminée par une méthode appropriée conforme aux méthodologies d'évaluations pratiquées sur les marchés financiers:soit laréférenceàlavaleur de marché d'un instrumentcomparable, soit l'actualisation des flux futurs, soit des modèles d'évaluation.

Dans les cas où il est nécessaire d'approcher les valeurs de marché au moyen d'évaluation, c'est la méthode de l'actualisation des flux futurs estimés qui est la plus couramment utilisée.

7.10 - Événements postérieurs à la clôture

La Caisse Régionale de Normandie-Seine n'a pas constaté d'événements postérieurs à la clôture.

Par ailleurs, dans un certain nombre de cas, les valeurs de marché se rapprochent de la valeur comptable. Il s'agit notamment :

  • des actifs ou passifs à taux variables pour lesquels les changements d'intérêts n'ont pas d'influence notable sur la juste valeur, car les taux de ces instruments s'ajustent fréquemment aux taux de marché ; ■
  • des actifs ou passifs à court terme pour lesquels nous considérons que la valeur de remboursement est proche de la valeur de marché ; ■
  • des instruments réalisés sur un marché réglementé (ex : l'épargne réglementée) pour lesquels les prix sont fixés par les pouvoirs publics ; ■
  • des passifs exigibles à vue ; ■
  • des opérations pour lesquelles il n'existe pas de données fiables observables. ■

7.11 - Périmètre de consolidation au 31 décembre 2008

CAISSE LOCALE ADRESSE CODE POSTAL PRESIDENT
LES ANDELYS 7, Place Nicolas Poussin 27700 Alain MARC
AUMALE Rue René Gicquel 76390 Jean-Pierre AVRIL
BEAUMESNIL 2, rue du Château 27410 Jean-Pierre LEVILLAIN
BEAUMONT-LE-ROGER 49, Rue Saint Nicolas 27170 Alain VANNIER
BERNAY Place du Cosnier 27300 Joseph VITTECOQ-WOLFF
BEUZEVILLE 97, Rue de Verdun 27210 Daniel HEUSSE
BOLBEC 1, Place Félix Faure 76210 Marcel QUESNEL
BOSC-LE-HARD Rue du grand Tendos 76850 Léon LEVASSEUR
BOURGTHEROULDE Grande Rue 27520 Patrick LIEVENS
BRETEUIL-SUR-ITON 8, Rue Aristide Briand 27160 Chantal VERMEULEN
BRIONNE 15, Rue de la soie 27800 Gilles GILLES
BROGLIE 12 Rue Augustin Fresnel 27270 Jean-Pierre DECULTOT
BUCHY 48, Route de Forges 76750 René CARON
CANY BARVILLE Place Robert Gabel 76450 Nicolas PETIT
CAUDEBEC-EN-CAUX Rue de la Vicomté 76490 Yvan LEMAIR
CONCHES-EN-OUCHE 30, Place Carnot 27190 Michel DELIVET
CORMEILLES 1, Place du Général de Gaulle 27260 Alain GUESDON
CRIQUETOT-L'ESNEVAL Place du Général Leclerc 76280 Gérard BARIL
DAMVILLE 2, Place de la Halle 27240 Benoît LEFORT
DIEPPE 200, Grande Rue 76200 Hubert BOULEY
DOUDEVILLE 11, Place du Général de Gaulle 76560 Thierry BONNET
DUCLAIR 5, Rue de Verdun 76480 Catherine LILLINI
ECOS 15, rue de Bray 27630 Denis CALLENS
Du pays d'ELBEUF 50, Rue des Martyrs 76500 Régis CAVILLON
ENVERMEU 7, Place du Marché 76630 Philippe CREVECOEUR
ETREPAGNY 18, Rue du Maréchal Foch 27150 Pierre DEGRAEVE
EU. 10, Place Guillaume le Conquérant 76260 Alain CREVECOEUR
EVREUX 14, Rue de Grenoble BP 153 27000 Jean-Louis MAURICE
FAUVILLE-EN-CAUX 775, rue Bernard THELU 76640 Benoît SERVAIN
FECAMP 63 et 65, Rue Jacques Huet 76400 Bernard LOUIS
FLEURY-SUR-ANDELLE Rue Pouyer Quertier 27380 Sylvain DELAHAYE
FONTAINE-LUNERAY Rue du Général de Gaulle 76810 Patrick OUVRY
FORGES-LES-EAUX 11, Place Brévière 76440 Jean-Louis GANTIER
FOUCARMONT-BLANGY-SUR-BRESLE Place du Marché 76340 François GENTY
GAILLON 25, Avenue du Maréchal Leclerc 27600 Clotilde SENECAL
GISORS 18, rue du Général de Gaulle 27140 Christian LANGLET
GODERVILLE Place Godart des Vaux 76110 Jacques LAMBERT
GOURNAY-EN-BRAY 17, Place Nationale 76220 Benoît DUCLOS
GRAND-QUEVILLY 108, Avenue des Provinces 76120 Jean FABEL
LE HAVRE 29 à 33, Avenue René Coty 76600 Régis SAADI
PLATEAU-DU-NEUBOURG 38, Rue de la République 27110 Jean-Marc LEROY
LILLEBONNE 11, Place du Général de Gaulle 76170 Didier BOCQUET
LONDINIERES
LONGUEVILLE S/SCIE - BACQUEVILLE
Place du marché
Rue Berthet Burlet
76660
76590
Hubert TABUR
Antoine LECOSSAIS
LOUVIERS 1, Rue Delamare 27400 Jean-Pierre TREZEUX
LYONS-LA -FORÊT 4, rue Froide 27480 Claude PARIS
MESNIL-ESNARD 80, Route de Paris 76240 Benoît DUBOSC
MONTFORT-SUR-RISLE 57, rue Saint Pierre 27290 Gérard AUBLE
MONT-SAINT-AIGNAN Centre commercial Coquets 76130 Jean-Louis BLANC
MONTIVILLIERS 9, Rue René Coty 76290 Pascal VIMBERT
NEUFCHATEL-en-BRAY 9, Grande Rue Notre Dame 76270 Patrick OZANNAT
NONANCOURT Place Aristide Briand 27320 Bruno LEROY
PACY-SUR-EURE 96, Rue Isambard 27120 Jean-Pierre BASILLAIS
PAVILLY 22, Rue Jean Maillard 76570 Rémy GRANDSIRE
PONT-DE-L'ARCHE 3, Rue Alphonse Samain 27340 Jean-Pierre ACHARD
PONT-AUDEMER 2, Rue du Maréchal Leclerc 27500 FrançoiseTOPSENT
ROUEN 37, Rue Jeanne d'Arc 76000 Gérard DEBRAY
ROUTOT- BOURG-ACHARD Route de la Chapelle Brestot 27350 Didier CAILLOUEL
RUGLES 33, Rue des Forges 27250 François COURVOISIER
RY Grande Rue 76116 José VERHAEGHE
SAINT-ANDRE-DE-L'EURE 23, Rue Chanoine Boulogne 27220 Jean-Claude LEFEBVRE
SAINT-GEORGES-DU-VIEVRE 16, Rue de l'Eglise 27450 Philippe COCAGNE
SAINT-SAENS Place Maintenon 76680 Igor ROUSSIGNOL
SOTTEVILLE-LES-ROUEN Place de l'Hôtel de Ville 76300 Claude DOUVILLE
SAINT-ROMAIN-DE-COLBOSC Place de la Libération 76430 Michel SAVALLE
SAINT-VALERY-EN-CAUX 16, Quai d'Amont 76460 Guy BUREL
THIBERVILLE 36, Rue de Bernay 27230 Bruno FRANCK DE PREAUMONT
TÔTES / AUFFAY 8, Rue Guy de Maupassant 76890 Damien PESQUET
VALMONT 9, Rue Jules Crochemore 76540 Dominique LEPLAY
VERNEUIL-SUR-AVRE 408, Rue de la Madeleine 27130 Roger DEPUYDT
VERNON 2 bis, Place d'Evreux 27200 André SWYNGEDAUW
YERVILLE Place du marché 76760 Pascal DUPERRON
YVETOT Le Mail 76190 Claude BOUTEILLER
MULTIPAR Chemin de la Bretèque 76238 Philippe LETHROSNE

Département de KPMG S.A. Faubourg de l'Arche S.A. au capital de e 5.497.100 S.A.S. à capital variable

KPMG Audit ERNST & YOUNG Audit

1, cours Valmy 11, allée de l'Arche 92923 Paris-La Défense Cedex 92037 Paris-La Défense Cedex

Commissaire aux Comptes Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie Membre de la compagnie régionale de Versailles régionale de Versailles

rapport des commissaires aux comptes sur LES COMPTES CONSOLIDÉS

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE NORMANDIE-SEINE

Exercice clos le 31 décembre 2008

Département de KPMG S.A. Faubourg de l'Arche S.A. au capital de e 5.497.100 S.A.S. à capital variable

KPMG Audit ERNST & YOUNG Audit

1, cours Valmy 11, allée de l'Arche 92923 Paris-La Défense Cedex 92037 Paris-La Défense Cedex

Commissaire aux Comptes Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie Membre de la compagnie régionale de Versailles régionale de Versailles

RAPPORT GÉNÉRAL des commissaires aux comptes

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE NORMANDIE-SEINE

Exercice clos le 31 décembre 2008

Département de KPMG S.A. Faubourg de l'Arche S.A. au capital de e 5.497.100 S.A.S. à capital variable

KPMG Audit ERNST & YOUNG Audit

1, cours Valmy 11, allée de l'Arche 92923 Paris-La Défense Cedex 92037 Paris-La Défense Cedex

Commissaire aux Comptes Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie Membre de la compagnie régionale de Versailles régionale de Versailles

RAPPORT SPÉCIAL des commissaires aux comptes sur les conventions et engagements réglementés

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE NORMANDIE-SEINE

Exercice clos le 31 décembre 2008

projet de RÉSOLUTIONS

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE NORMANDIE-SEINE

Assemblée Générale Ordinaire du 25 mars 2009

1re RÉSOLUTION Approbation des comptes individuels

L'Assemblée Générale, après avoir entendu la lecture des rapports du Conseil d'Administration et des commissaires aux comptes, approuve les comptes individuels de l'exercice clos le 31 décembre 2008, tels qu'ils lui ont été présentés, ainsi que les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans ces rapports. Elle donne quitus aux Administrateurs de leurs mandats pour cet exercice.

2e RÉSOLUTION Approbation des comptes consolidés

L'Assemblée Générale, après avoir entendu la lecture des rapports du Conseil d'Administration et des commissaires aux comptes, approuve les comptes consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2008, tels qu'ils lui ont été présentés, ainsi que les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans ces rapports. Elle donne quitus aux Administrateurs de leurs mandats pour cet exercice.

3e RÉSOLUTION Constat d'évolution du capital social et approbation de remboursement de parts

L'Assemblée Générale approuve le remboursement de la part sociale souscrite par Monsieur Maurice BUISSON administrateuratteint par lalimite d'âgeet lasouscription par Monsieur Régis CAVILLON nouvel administrateur d'une part sociale, opérations intervenues au cours de l'exercice.

L'Assemblée Générale constate que le capital social, qui était de 92 351 194 € au 31 décembre 2007 n'a pas évolué au cours de l'exercice.

4e RÉSOLUTION Approbation des dépenses visées à l'article 39-4 du Code Général des Impôts

L'Assemblée Générale, sur le rapport du Conseil d'Administration statuant en application de l'article 223 quater du CGI, approuve le montant global s'élevant à 15 516 € des charges non déductibles visées à l'article 39-4 de ce code, ainsi que le montant s'élevant à 5 342 €, de l'impôt sur les sociétés acquitté sur ces dépenses.

5e RÉSOLUTION Conventions articles L 225-38 à L 225-43 du Code de Commerce

En application de l'article L 511-39 du Code monétaire et financier l'Assemblée Générale, après avoir entendu la lecture du rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions visées aux articles L 225-38 à L 225-43 du Code de Commerce, déclare approuver sans réserve les conventions qui y sont énoncées.

6e RÉSOLUTION Rémunérations des parts sociales et dividendes aux CCI et CCA

L'Assemblée Générale fixe à 4,50% le taux de l'intérêt à servir aux parts sociales pour l'exercice 2008 et autorise le versement des intérêts, soit un montant de 2 393 807,45 €.

L'Assemblée Générale décide, sur une base de distribution de 30% du résultat net, de fixer à 4,51 € le montant du dividende à servir aux Certificats Coopératifs d'Investissement (soit un montant de versement de 4 751 817,18 €), et aux Certificats Coopératifs d'Associés (soit un montant de 6 827 932,54 €).

7e RÉSOLUTION Répartition du résultat

L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport de gestion du Conseil d'Administration et du rapport général des commissaires aux comptes, décide, sur proposition du Conseil d'Administration, d'affecter ainsi qu'il suit, le résultat de l'exercice clos le 31 décembre 2008.

Soit un résultat à affecter de : 91 007 702,68 €
Bénéfice net de l'exercice : 91 007 702,68 €
91 007 702,68 €
D - Réserves facultatives 19 058 536,38 €
C - Fond d'action locale 200 000,00 €
B - Réserve légale 57 775 609,13 €
aux certificats coopératifs d'associés 6 827 932,54 €
aux Certificats Coopératifs d'Investissement 4 751 817,18 €
aux parts sociales à hauteur de 2 393 807,45 €
A - Distribution d'intérêts :
Affectations :

En application de l'article 158 du Code Général des Impôts, l'Assemblée Générale précise la ventilation des revenus distribués.

Montants à distribuer au titre de l'exercice 2008 En €
Eligibles à l'abattement de 40 % (2° du 3 de l'article 158 du CGI)
- Intérêts aux parts sociales
- Intérêts aux Certificats Coopératifs d'Investissement
- Intérêts aux certificats coopératifs d'associés
2 393 807,45
4 751 817,18
6 827 932,54
Non éligibles à l'abattement de 40 % (3° du 3 de l'article 158 du CGI) Néant

Par ailleurs, l'Assemblée Générale rappelle le montant des revenus distribués au titre des trois derniers exercices.

Montants distribués au titre
des trois exercices précédents (en €)
2005 2006 2007
Eligibles à l'abattement
(2° du 3 de l'article 158 du CGI)
- Intérêts aux parts sociales
- Intérêts aux Certificats
Coopératifs d'Investissement
- Intérêts aux certificats
coopératifs d'associés
1 941 643,82
3 023 883,66
4 345 047,98
2 127 828,84
4 477 876,50
6 434 304,50
2 420 405,31
4 878 251 34
7 009 607,02
Non éligibles à l'abattement
(3° du 3 de l'article 158 du CGI)
Néant Néant Néant

8e RÉSOLUTION Programme de rachat

L'Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport du Conseil d'Administration, autorise le Conseil d'Administration, avec faculté de subdéléguer dans les conditions prévues par la loi, à opérer sur les Certificats Coopératifs d'Investissement (CCI) de la Caisse Régionale conformément aux dispositions des articles L.225-209 et suivants du Code de commerce et du Règlement 2273/2003 de la Commission Européenne du 22 décembre 2003.

La présente autorisation, qui se substitue à celle conférée par l'Assemblée Générale ordinaire du 26 mars 2008, est donnée au Conseil d'Administration jusqu'à la date de son renouvellement par une prochaine Assemblée Générale ordinaire et, dans tous les cas, pour une période maximale de dix-huit (18) mois à compter de la date de la présente assemblée.

Les achats de CCI de la Caisse Régionale qui seront réalisés par le Conseil d'Administration en vertu de la présente autorisation ne pourront en aucun cas amener la Caisse Régionale à détenir plus de dix pour cent (10%) du nombre de CCI composant son capital social. Toutefois, le nombre de CCI acquis par la Caisse Régionale en vue de leur conservation et de leur remise ultérieure en paiement ou en échange dans le cadre d'une opération de fusion, de scission ou d'apport ne peut excéder 5% du nombre de CCI composant son capital social.

Les opérations réalisées dans le cadre du programme de rachat de CCI mis en place par la Caisse Régionale pourront être effectuées, en une ou plusieurs fois, par tous moyens, c'est-à-dire sur le marché ou de gré à gré ou encore par le recours à des instruments financiers dérivés négociés sur un marché réglementé ou de gré à gré (telles des options d'achat et de vente ou toutes combinaisons de celles-ci) et ce, dans les conditions autorisées par les autorités de marché compétentes et aux époques que le Conseil d'Administration ou la personne qui agira sur la délégation du Conseil d'Administration appréciera. Il est précisé que la part du programme de rachat réalisée par acquisition de blocs de titres pourra atteindre l'intégralité dudit programme.

Lesachats pourront portersur un nombre de CCI qui ne pourraexcéder 3% du nombre total de CCI composant le capital social à la date de réalisation de ces achats, ce qui à ce jour correspond à un nombre maximal de 31 608 CCI, et le nombre maximal de CCI détenus après ces achats ne pourra excéder 10 % du nombre de CCI composant le capital de la Caisse Régionale.

Le montant total des sommes que la Caisse Régionale pourra consacrer au rachat de ses CCI au cours de cette période est de 5 373 360 (cinq millions trois cent soixante treize mille trois cent soixante) euros. L'acquisition de ces CCI ne pourra être effectuée à un prix supérieur à 170 (cent soixante dix) euros, étant toutefois précisé que ces CCI pourraient être attribuées gratuitement dans les conditions prévues par la loi.

Cette autorisation est destinée à permettre à la Caisse Régionale d'opérer en bourse ou hors marché sur ses CCI en vue de toute affectation permise ou qui viendrait à être permise par la loi ou la réglementation en vigueur. En particulier, la Caisse Régionale pourra utiliser la présente autorisation en vue :

1) de consentir des options d'achat de CCI de la Caisse Régionale au profit des membres du personnel salarié (ou de certains d'entre eux) et/ou mandataires sociaux exerçant des fonctions de dirigeant (ou de certains d'entre eux) de la Caisse Régionale et des sociétés ou groupements qui lui sont liés ou lui seront liés dans les conditions définies par les dispositions de l'article L.225 -180 du Code de commerce ;

2) d'attribuer des CCI de la Caisse Régionale aux salariés visés à l'alinéa ci-avant, au titre deleur participation auxfruits del'expansion del'entreprise ou d'un plan d'épargne d'entreprise ainsi qu'au titre des opérations visées aux articles L.225-197-1 à L.225- 197-3 du Code de commerce ;

3) de conserver les CCI de la Caisse Régionale qui auront été achetées en vue de leur remise ultérieure à l'échange ou en paiement dans le cadre d'éventuelles opérations de croissance externe ;

4) d'assurer la couverture de valeurs mobilières donnant accès au capital social de la Caisse Régionale ;

5) d'assurer l'animation du marché des CCI par un prestataire de services d'investissement dans le cadre d'un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie de l'AFEI ;

6) de procéderàl'annulation des CCIacquis,sousréserve qu'une décision d'Assemblée Générale Extraordinaire ultérieure autorise cette opération.

Les opérations effectuées par le Conseil d'Administration en vertu de la présente autorisation pourront intervenir à tout moment pendant la durée de validité du programme de rachat.

La Caisse Régionale pourra également utiliser la présente résolution et poursuivre l'exécution de son programme de rachat dans le respect des dispositions légales et réglementaires et notamment les dispositions des articles 231-1 et suivants du règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers, en période d'offre publique d'achat ou d'échange initiée par la Caisse Régionale.

L'Assemblée Générale donnetous pouvoirsau Conseil d'Administration pour décider la mise en œuvre de la présente autorisation et en fixer les modalités, à l'effet notamment de passer tous ordres en bourse, signer tous actes, conclure tous accords, effectuer toutes déclarations et formalités, notamment auprès de l'Autorité des Marchés Financiers, et plus généralement faire tout le nécessaire.

9e RÉSOLUTION Indemnités aux Administrateurs

L'Assemblée Générale ratifie le montant des indemnités versées aux Administrateurs au titre de l'exercice 2008 pour un montant de 200 688 € dans le cadre du budget de 210 000 € fixé par la précédente Assemblée Générale.

L'Assemblée Générale fixe le budget alloué aux indemnités aux Administrateurs au titre de l'exercice 2009 à 215 000 € et donne pouvoir au Conseil d'Administration pour décider de l'affectation de ce budget.

10e RÉSOLUTION Détermination du nombre d'Administrateurs composant le Conseil d'Administration

L'Assemblée Générale après avoir constaté que le Conseil d'Administration a dans sa séance du 19 décembre 2008 décidé qu'il fonctionnerait pour l'année 2009 et lesannées suivantes avec un nombre d'administrateurs fixé à 20, prend acte de cette décision.

11e RÉSOLUTION Renouvellement des mandats des administrateurs

L'Assemblée Généraleaprèsavoirconstaté qu'elle devait procéderauxrenouvellements des mandats de :

Monsieur Georges GOUMENT, Administrateur atteint par la limite d'âge Monsieur Dominique LOUE, Administrateur atteint par la limite d'âge Monsieur Jean-Pierre TREZEUX, Administrateur atteint par la limite d'âge

Et de Monsieur LEROY Bruno, Administrateur démissionnaire

Ainsi que de :

Monsieur Christian BATAILLE Administrateur sortant Monsieur Régis CAVILLON Administrateur sortant Monsieur François COURVOISIER Administrateur sortant Monsieur Jean-Claude LEFEBVRE Administrateur sortant Monsieur Pascal LHEUREUX Administrateur sortant

Constate également que Monsieur Christian BATAILLE ne souhaitait pas se faire représenter

L'Assemblée Générale constate que les candidatures suivantes ont été reçues :

Monsieur Régis CAVILLON Monsieur François COURVOISIER Monsieur Jean-Claude LEFEBVRE Monsieur Pascal LHEUREUX Madame (Monsieur)

Par un vote à bulletin secret, l'Assemblée Générale élit aux fonctions d'Administrateur :

Madame (Monsieur) Madame (Monsieur) Madame (Monsieur) Madame (Monsieur) Madame (Monsieur)

12e RÉSOLUTION Composition du Conseil d'Administration

La composition du Conseil d'Administration de la Caisse Régionale, à la suite de ce vote et de cette constatation, est désormais la suivante :

Monsieur AVRIL Jean-Pierre dont le mandat expirera en 2010

Monsieur BAFFARD Charles dont le mandat expirera en 2011 Monsieur CALLENS Denis dont le mandat expirera en 2011 Monsieur DELACROIX François dont le mandat expirera en 2011 Monsieur LETHROSNE Philippe dont le mandat expirera en 2011 Monsieur LEVASSEUR Léon dont le mandat expirera en 2011

Monsieur Dominique DAVID dont le mandat expirera en 2012 Madame Catherine De WITASSE THEZY dont le mandat expirera en 2012 Monsieur Noël DUFOUR dont le mandat expirera en 2012 Monsieur Alain GUESDON dont le mandat expirera en 2012 Madame Danielle JADART dont le mandat expirera en 2012

13e RÉSOLUTION Pouvoirs

L'Assemblée Générale confère tous pouvoirs au porteur d'un original, d'une copie ou d'un extrait de procès-verbal dela présente Assembléeàl'effet d'accomplir tous dépôts et formalités légales.

Monsieur DELIVET Michel dont le mandat expirera en 2010 Madame LILLINI Catherine dont le mandat expirera en 2010 Madame MARIE Dominique dont le mandat expirera en 2010 Madame TOPSENT Françoise dont le mandat expirera en 2010

Madame (Monsieur) dont le mandat expirera en 2013 Madame (Monsieur) dont le mandat expirera en 2013 Madame (Monsieur) dont le mandat expirera en 2013 Madame (Monsieur) dont le mandat expirera en 2013 Madame (Monsieur) dont le mandat expirera en 2013

RAPPORT FINANCIER 2008

Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Normandie-Seine Cité de l'agriculture – Chemin de la Bretèque 76230 Bois-Guillaume 02 27 76 60 30 www.ca-normandie-seine.fr

Société coopérative à capital variable immatriculée au RCS de Rouen sous le n° 433 786 738 - Etablissement de crédit agréé - Société de courtage en assurances immatriculée au registre des intermédiaires en assurances ORIAS sous le numéro 07 025 320. Service communication interne - 03/2009 - Crédits photo : couverture : Jean-François Lange / Pont Flaubert

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